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Aujourd’hui — 17 septembre 2026Flux principal

Violences sexistes et sexuelles : les Insoumis défendent-ils les violeurs ?

14 août 2026 à 18:00
Dans ce numéro hors-série spécial été de Dissolution, on va se pencher sur une question épineuse : les VSS. Le PS accuse les insoumis de ne pas soutenir la loi dite "intégrale" contre les VSS, réclamée par 150 associations et presque tous les groupes,…

À partir d’avant-hierFlux principal

10 Years of Let's Encrypt

10 décembre 2025 à 01:34

10 Years of Let's Encrypt

Internet Security Research Group co-founder and Executive Director Josh Aas:

On September 14, 2015, our first publicly-trusted certificate went live. [...] Today, Let’s Encrypt is the largest certificate authority in the world in terms of certificates issued, the ACME protocol we helped create and standardize is integrated throughout the server ecosystem, and we’ve become a household name among system administrators. We’re closing in on protecting one billion web sites.

Their growth rate and numbers are wild:

In March 2016, we issued our one millionth certificate. Just two years later, in September 2018, we were issuing a million certificates every day. In 2020 we reached a billion total certificates issued and as of late 2025 we’re frequently issuing ten million certificates per day.

According to their stats the amount of Firefox traffic protected by HTTPS doubled from 39% at the start of 2016 to ~80% today. I think it's difficult to over-estimate the impact Let's Encrypt has had on the security of the web.

Via Hacker News

Tags: https, security

Evènement : Paris-Saclay SPRING vous donne rendez-vous les 16 et 17 mai prochains

30 avril 2024 à 15:00

Paris-Saclay, l’un des pôles scientifique et technologique les plus dynamiques d’Europe, organise les 16 et 17 mai prochains la 7ème édition de Paris-Saclay SPRING sur le campus HEC de Jouy-en-Josas. Cet évènement B2B, désormais incontournable, vitrine des start-ups les plus prometteuses de son écosystème d’innovation, permet aux visiteurs et investisseurs d’aller à la rencontre des deeptech des filières stratégiques de Paris-Saclay. L’édition 2024 mettra en avant les innovations dans le domaine des cleantech. L’accès est gratuit, sur inscription.

Projet phare du Grand Paris, la concentration de grands groupes et de PME innovantes associés à un pôle universitaire d’envergure mondiale, font, du cluster Paris-Saclay, l’un des 8 pôles d’innovation les plus importants au monde. Il concentre aujourd’hui 21 % de la recherche française, compte pas moins de 305 laboratoires multidisciplinaires et permet la création de plus de 100 start-ups chaque année.

Le SPRING 50

Depuis l’édition 2021, Paris-Saclay met chaque année à l’honneur 50 start-ups, issues ou en lien avec son écosystème d’innovation, portant un projet disruptif dans l’une de ses filières stratégiques : Foodtech, Cleantech, Digital Technologies, Industry & Services et Health-Biotech.

L’objectif est d’accroître leur visibilité dans les médias et de les mettre en relation avec des investisseurs, des industriels et, plus largement, des acteurs de l’innovation en France et à l’international. Chaque promotion est parrainée par un entrepreneur emblématique de la région, Cécile Villette, PDG et co-fondatrice d’Altaroad, issu des labos du plateau de Saclay, est la marraine de la promotion 2024.

Vingt-cinq des 50 start-ups sélectionnées à la suite d’un appel à candidatures, viendront pitcher le 16 mai sur la scène de l’évènement. Les prix seront remis en fin de journée par Marina Ferrarri, Secrétaire d’État chargée du Numérique.

Depuis son lancement, SPRING 50 a débouché sur des résultats concrets : lors de l’édition 2023 qui a compté plus de 3 000 participants, 7 200 rendez-vous d’affaires ont été organisés. Les start-ups des trois dernières promotions ont réussi à lever plus de 350 millions d’euros.

Le programme du Paris-Saclay SPRING

Le 16, des tables rondes et des ateliers seront animés par la French Tech Paris-Saclay autour de l’hydrogène, le nouveau nucléaire et l’innovation au service du changement climatique. Des échanges B2B en présentiel auront également lieu.

Tout au long de cette journée, les visiteurs pourront découvrir les 6 villages de l’innovation rassemblant une centaine d’exposants et assister à des démonstrations. Cinq seront organisés autour de chacune des filières de Paris-Saclay, le sixième consacré aux acteurs de Paris Saclay.

Le 17 mai, les participants pourront poursuivre les échanges lors de rencontres B2B en ligne. Les circuits de l’innovation les emmèneront à la découverte des centres de R&D et d’innovation de Paris-Saclay et ainsi, du premier cluster scientifique et technologique d’Europe…

Il est encore temps de vous inscrire : ici

paris-sclay-spring

Belgique: le ministre Dermine défend les «fondamentaux» du PS face à la poussée du PTB marxiste

28 avril 2024 à 12:06
Alors que la Belgique se rend aux urnes le 9 juin, le ministre Thomas Dermine, proche de Paul Magnette, livre à Mediapart sa vision du phénomène PTB, ce parti marxiste qui concurrence le PS. «Le PTB ne va jamais aller dans un gouvernement», assure-t-il.

Le Hub France IA dévoile les 328 start-ups de l’édition 2024 de sa cartographie

23 avril 2024 à 14:00

C’est devant une salle comble chez Bpifrance que le Hub France IA a présenté la semaine dernière la 4ème édition du volet français de la Cartographie Européenne des Startups d’IA. Alors que l’édition 2023 comptait 279 startups, 328 jeunes pousses font partie de la cartographie 2024, démontrant la vitalité de l’écosystème d’IA français.

Association à but non lucratif créée en 2017, le Hub France IA fédère plus de 170 membres et partenaires afin d’accélérer le développement de propositions et de solutions concrètes aux niveaux national et européen. Il agit pour faire émerger une IA de confiance et souveraine, respectueuse des citoyens, au service des entreprises et du secteur public.

Depuis 2020, il apporte, via sa cartographie, de la visibilité aux start-ups françaises prometteuses dont l’IA est le cœur du produit ou du service proposé. D’autres critères sont également requis : le nombre d’employés (au moins deux), une santé financière seuil (les startups en redressement ou liquidation sont notamment exclues), le siège social et les capitaux de la startup doivent être français.

Un comité d’experts a été institué pour trier les dossiers de candidatures afin de valider le référencement de chacune des startups. Pour s’assurer de la qualité et la justesse du processus de sélection, le Hub France IA a souhaité qu’il intègre au moins un acteur public, un financeur et une scale-up mature. L’objectif était qu’il inclue toutes les typologies de parties prenantes de l’écosystème avec un haut niveau de maturité et de connaissance sur l’IA.

Le comité a donc réuni des représentants de :

  • Bpifrance Le Hub : Grégoire Souloy ;
  • Serena : Raphaël Wat et Matthieu Lavergne ;
  • Le Voice Lab : Consuelo Innocenti ;
  • Vinci Construction : Camille Vaneenoge ;
  • ESSEC Metalab : Benoit Bergeret ;
  • TNP Consultants : Frédéric PORTA.

La cartographie de l’édition 2024

Fruit de plusieurs mois de travail, cette nouvelle version de la cartographie compte 328 startups dont 103 nouvelles. Parmi elles :

  • 46 nouvelles startups référencées dans le domaine de l’IA générative ;
  • 65% des startups référencées localisées en Ile-de-France, 8% en Auvergne Rhône-Alpes et 7% en Occitanie ;
  • 46% des startups référencées « cross secteur », 15% dans la santé et le bien-être ;
  • 19% des startups référencées en traitement d’image, 17% en système de recommandation, 17% en IA générative.

On peut retrouver ces 328 start-ups sur le nouveau site web dédié à la cartographie, créé par le Hub France IA en collaboration avec TNP Consultants.

hub-france-ia-cartographie

Le Problème à Trois Corps de Netflix divise les fans et serait moins bon que la version chinoise

Par : Korben
11 avril 2024 à 18:47

Si vous êtes passionnés de science-fiction, laissez-moi vous parler de la dernière sensation qui agite la toile : l’adaptation par Netflix du monument de la SF chinoise, Le Problème à Trois Corps de Liu Cixin.

Autant vous dire que ça fait des vagues, surtout en Chine où les fans sont en ébullition !

Bon, déjà, petit rappel pour ceux qui vivraient dans une grotte (ou qui n’auraient pas encore eu la chance de découvrir cette pépite) : Le Problème à Trois Corps, c’est LE roman de hard SF qui a propulsé Liu Cixin au rang de légende vivante. Il s’agit d’une fresque épique qui nous embarque dans une histoire de premier contact avec une civilisation extraterrestre, le tout saupoudré de physique quantique, de sociologie et de réflexions sur la nature humaine. Bref, du lourd comme j’aime.

Donc forcément, quand Netflix a annoncé qu’ils allaient adapter ce mastodonte en série, il y a eu de l’excitation dans l’air. Sauf que voilà, en Chine, Netflix n’est pas vraiment le bienvenu. Mais vous croyez que ça arrête les fans ? Que nenni ! VPN, sites de streaming illégaux… ils ont plus d’un tour dans leur sac pour mettre la main sur les épisodes. Et là, c’est le drame…

Déjà, il faut savoir que les Chinois vouent un culte quasi religieux à l’œuvre de Liu Cixin. Chaque détail, chaque virgule est sacré. Alors forcément, quand ils ont vu que Netflix avait pris quelques libertés avec l’œuvre originale, ça a fait des étincelles ! Changements dans l’intrigue, personnages modifiés, voire carrément remplacés… Pour certains puristes, c’est un scandale, une hérésie, un crime de lèse-majesté !

Mais en même temps, il y a aussi pas mal de fans qui sont ravis de voir leur roman fétiche adapté par une grosse machine hollywoodienne et propulsé sur le devant de la scène internationale. Faut dire que les adaptations chinoises précédentes, bien que plus fidèles, n’avaient pas vraiment le même impact.

Et puis il y a ceux qui s’interrogent sur la façon dont la Chine est représentée dans la série. Parce que mine de rien, Le Problème à Trois Corps a une sacrée portée politique et historique. Ça parle de la Révolution Culturelle, des relations sino-américaines, de la place de la science dans la société… Pas vraiment des sujets anodins. Alors quand ils voient que les gentils sont joués par des acteurs occidentaux et les méchants par des chinois, certains crient au complot et à la propagande anti-chinoise. Faut les comprendre aussi…

Mais pour moi, l’essentiel est ailleurs.

OK, la série de Netflix n’est pas une adaptation littérale du bouquin. Mais est-ce vraiment un problème ? L’important, c’est que ça permet à un public encore plus large de découvrir l’univers fascinant de Liu Cixin et les questionnements vertigineux qu’il soulève sur notre place dans le cosmos. Et ça, c’est quand même sacrément excitant !

Après, je ne vais pas vous mentir, je viens de découvrir la version chinoise sortie l’année dernière et à ce qu’il parait, elle est incroyablement fidèle au bouquin. D’ailleurs, je ne remercierai jamais assez P5Lawrence de m’avoir fait découvrir cette pépite ! Figurez-vous que tous les épisodes sont dispos gratuitement sur Viki, la plateforme de streaming de Rakuten, avec des sous-titres en français s’il vous plaît.

Donc je vais faire confiance à mes followers Twitter et stopper immédiatement mon visionnage sur Netflix et je vais basculer sur cette version. Ensuite, on verra, mais je pense que je me ferais quand même celle de Netflix juste pour pouvoir comparer.

Allez, je vous laisse, j’ai un rendez-vous ce marathon de SF chinoise (30 épisodes quand même…).

Et n’oubliez pas de toujours garder un œil sur le ciel, on ne sait jamais qui pourrait nous rendre visite ! D’ailleurs, je crois que c’est prévu pour cette année ^^.

Data et IA générative, l’obsession de LVMH lors de ses trophées de l’innovation des startups

12 avril 2024 à 16:35
Le leader mondial du luxe LVMH annonce les 18 finalistes de ses trophées de l’innovation. Ces finalistes présenteront leurs solutions au Pavillon LVMH lors du salon Viva Technology, organisé du 22 au 25 mai 2024 à Paris. Cette promotion est (suite…)

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Area 51 – Le code source du jeu culte dispo sur GitHub

Par : Korben
11 avril 2024 à 09:00

Ça y est les rétro-gamers, c’est le moment de boucler vos combinaisons et de prendre vos meilleures armes, car le code source du jeu culte Area 51 vient d’être rendu public ! Ce FPS de science-fiction sorti en 2005 nous plongeait dans les entrailles de la fameuse base militaire du Nevada, qui selon la légende est le théâtre d’expériences ultra-secrètes sur des extraterrestres. Développé par Midway Studios Austin, le jeu était sorti à l’époque sur PS2, Xbox et PC. Il s’agissait en fait d’un remake du jeu de tir au pistolet optique Area 51 des salles d’arcade, sorti dix ans plus tôt.

Dans cet épisode, on incarnait Ethan Cole, un agent en combinaison HAZMAT envoyé dans la zone 51 pour nettoyer la base d’un virus mutant qui a transformé le personnel en monstres sanguinaires. Un casting trois étoiles avait été réuni pour le doublage, avec David Duchovny (X-Files) dans le rôle principal, Marilyn Manson qui jouait Edgar un extraterrestre gris retenu prisonnier, et des acteurs comme Powers Boothe (Deadwood) ou Nolan North (Uncharted).

Malgré des critiques mitigées et des ventes décevantes, Area 51 est devenu un petit jeu culte pour son ambiance SF bien fichue, son gameplay nerveux et ses fusillades en vue subjective bien foutues pour l’époque. Mais alors qu’il était tombé dans un relatif oubli, voilà que ce bon vieux jeu refait surface de manière totalement inattendue en 2023 !

Le code source du jeu, datant du 31 mars 2005 c’est à dire juste avant la sortie officielle, a été retrouvé par hasard lors d’un vide-grenier chez un ancien développeur de THQ. Il a été mis en ligne sur GitHub par un groupe de fans dans l’espoir de faire revivre ce titre oublié. On y trouve tout le code du moteur Entropy Engine, la logique du jeu, ainsi que des versions Xbox, PS2 et même une ébauche de portage GameCube qui avait été annulé à l’époque. C’est une véritable mine d’or pour les archéologues du jeu vidéo et une occasion unique d’étudier les entrailles d’un titre commercial des années 2000.

Si vous êtes développeur, voilà une belle occasion de mettre la main à la pâte pour essayer de faire tourner Area 51 sur les machines actuelles. Pas mal de boulot en perspective pour arriver à compiler ce vieux code, retrouver les bons outils et débugger le bouzin, mais ça peut être un sacré défi intéressant. Et si vous voulez rejoindre la communauté de dingues qui s’est montée autour du projet, un Discord est même disponible pour échanger. De quoi raviver la flamme des vieux geeks nostalgiques de ce bon FPS à l’ancienne.

Rien que pour le plaisir de retrouver cette ambiance de thriller SF à la X-Files et de défourailler du mutant au fusil à pompe dans les couloirs glauques de la zone 51, ça vaudrait presque le coup d’essayer de le faire remarcher sur nos bécanes modernes. Imaginez le kiff d’ajouter en plus des mods, du online, ou de mixer ça avec un casque VR pour une expérience encore plus immersive ! Bon allez j’arrête de m’emballer, faudrait déjà réussir à recompiler ce bin’s et c’est pas gagné…

Mais quand même, on ne peut que saluer cette initiative de fans passionnés qui s’unissent pour sauver de l’oubli numérique ce petit morceau d’histoire du jeu vidéo. En espérant que ça inspirera d’autres projets de résurrection de vieux jeux abandonnés ! Comme disait l’autre, « le code source est éternel, seul le compilateur est volatile ». Ou un truc comme ça.

Relief Maps – L’app d’itinéraires indispensable pour vos aventures outdoor

Par : Korben
10 avril 2024 à 15:49

Vous êtes un passionné d’activités en pleine nature comme la randonnée, le ski de randonnée ou encore le parapente ? Alors laissez-moi vous présenter l’application mobile Relief Maps ! Créée par Batiste, un lecteur de Korben.info, cette petite merveille va révolutionner vos sorties dans la pampa.

Fini les galères d’orientation, avec Relief Maps, vous avez accès à des cartes 3D ultra détaillées pour la randonnée qui vont vous permettre de visualiser votre environnement comme jamais : Vallées, sommets, cols, sentiers… Tout est représenté de manière intuitive et interactive. Vous pouvez zoomer, dézoomer, faire pivoter la carte dans tous les sens pour mieux appréhender le terrain. Bref, c’est un vrai régal pour les yeux et un outil hyper pratique pour préparer vos itinéraires.

En parlant d’itinéraires, l’application propose un catalogue très fourni de parcours pour différentes activités et cela dans le monde entier : randonnée à pied ou à ski, alpinisme, trail… Il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux ! Vous pouvez aussi créer vos propres tracés, les enregistrer et les partager avec la communauté. C’est top pour découvrir de nouveaux spots ou échanger des bons plans avec d’autres passionnés.

Autre point fort de Relief Maps : son mode hors-ligne. Parce qu’en montagne, on n’a pas toujours du réseau (ce serait trop facile sinon), l’application permet de télécharger des cartes pour les consulter offline. Comme ça, même au fin fond du Queyras ou du massif des Écrins, vous pouvez continuer à vous repérer sans problème. Génial pour éviter de se retrouver comme un con à bouffer son casse-croûte en pleine face nord !

Mais Relief Maps, ce n’est pas qu’une app de cartographie, c’est aussi une mine d’infos pour optimiser vos sorties : Relevés météo détaillés, webcams des sommets, horaires des remontées mécaniques pour les skieurs… Tout est à portée de doigt pour ne rien laisser au hasard. De quoi mettre toutes les chances de votre côté pour profiter un max !

Alors certes, même si la plupart des fonctionnalités sont gratuites, celles pour les pro ont un coût. Pour débloquer le plein potentiel de l’application (cartes hors-ligne, couches spécifiques, météo…), il faudra passer à la version Premium. Comptez donc un abonnement à 29,99 € par an. Ça peut paraître un peu cher mais croyez-moi, vu tout ce que vous avez pour ce prix-là, ça les vaut largement ! C’est toujours moins qu’un télésiège à la journée et au moins, vous êtes sûr de rentabiliser votre investissement.

Alors encore un grand bravo à Batiste pour cette app bien pensée et diablement efficace. Je la recommande à tous les amoureux de nature et de sensations fortes !

L’application est disponible gratuitement sur l’App Store et le Google Play Store. Il suffit de la télécharger sur votre smartphone et vous êtes parés pour vos prochaines aventures en altitude.

JBL Quantum Guide Play – L’audio 3D au service de l’accessibilité dans les FPS

Par : Korben
8 avril 2024 à 15:29

Vous connaissez sans doute déjà JBL, parce qu’on a tous une de leur enceinte à la maison, mais saviez-vous qu’ils se sont associés à l’association AbleGamers et à la société Harman pour créer un outil vraiment utile ? Ça s’appelle JBL Quantum Guide Play, et ça va changer la donne pour les joueurs malvoyants !

C’est un outil pour Windows qui utilise la technologie de l’audio 3D pour rendre les jeux de tir à la première personne (FPS) accessibles aux joueurs ayant une vision réduite notamment grâce à des indices sonores bien pensés. Ainsi, les joueurs peuvent se repérer dans l’environnement du jeu et localiser les éléments importants comme les murs, les ennemis, etc. C’est un peu comme si on leur donnait des super-pouvoirs d’écholocalisation, comme Daredevil !

Alors comment ça marche ?

Et bien ce soft le suivi des mouvements de tête des casques JBL Quantum, couplée à des algorithmes d’IA et de machine learning, pour transformer les objets et bâtiments du jeu en signaux audio 3D, comme si le jeu vous chuchotait à l’oreille : « Attention, il y a un mur à 2h, un ennemi à 11h, une porte à 4h…« . Avec un bon casque audio, vous pouvez donc littéralement visualiser la scène dans votre tête !

Alors pour l’instant ça ne fonctionne qu’avec Counter Strike 2, mais les développeurs ont prévu de rendre le code open-source pour que d’autres jeux puissent en bénéficier. D’ailleurs, ils ont même créé une map d’entraînement spéciale sur Steam pour vous permettre de vous familiariser avec ce système.

Alors bien sûr, certains gros relous diront que c’est de la triche, que ça donne un avantage injuste… Mais honnêtement, quand on sait que plus de 2 milliards de personnes dans le monde souffrent d’un trouble de la vision, de près ou de loin, on se dit que c’est une belle initiative pour rendre le gaming plus inclusif comme ce qu’à proposé Playability dernièrement.

Bref, c’est gratuit, c’est dispo sur le site de JBL, ça fonctionne même sans casque (mais c’est mieux avec), et ça ouvre de nouveaux horizons pour des milliers de joueurs qui pensaient devoir dire adieu aux FPS.

Source

Pâques : le passage vers une nouvelle rive de Soi

Par : Arouna
25 mars 2024 à 18:02
2024 est une année tournant ! Vous le sentez sûrement aussi un peu… beaucoup… profondément : Plus rien ne sera jamais pareil après 2024 pour le monde et donc forcément pour chacun de nous à titre personnel !Pour la Science Initiatique, 24 est le chiffre du karma = cette année tout le monde aura quelques vérités à regarder en face pour être, après ce passage de Pâques, plus en résonance avec l’ère du Verseau, un esprit de fraternité qui a bien du mal à se frayer un passage énergétique en ce moment…Mon invitation personnelle pour accélérer son propre passage : entre maintenant et lundi de Pâques, essayons, autant que se peut, de passer en esprit de l’énergie de crucifixion à l’énergie de résurrection, afin de garder le meilleur lumineux et amoureux de l’ère des Poissons en train de s’achever. C’est pour moi la meilleure façon de prendre le tournant spirituel demandé en cette année 2024 en dépit du ténébreux en cours 💫💫💫Si vous vous sentez appelé par cette invitation, je vous en dis plus dans mon bulletin-vidéo d’accompagnement « Au Fil du Réel » : Se préparer à une Pâques de Résurrection 💫💫💫 Belle résurrection à tout un chacun 🐣.– Arouna Rappel […]

«Attiré» par Soral, journaliste chez Russia Today: une enquête de Mediapart provoque la démission d’une plume du gouvernement

2 avril 2024 à 22:35
Avant même d’avoir été publiée, une enquête de Mediapart sur le CV caché du conseiller «discours et opinion» de la porte-parole du gouvernement a provoqué sa démission. Alexis Bétemps fut, il y a quelques années encore, le relais de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Il dit avoir évolué, tout en refusant l’étiquette de «repenti».

Innovations dans l’hôtellerie restauration : robotisation, digitalisation et IA

30 mars 2024 à 10:23
Le salon Food Hotel Tech qui se tient les 3 et 4 avril à Paris est l’occasion de découvrir la vague d’innovation du secteur, robots, digitalisation et intelligence artificielle en tête dans l’accueil et le service aux clients de toutes (suite…)

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Spie Batignolles progresse dans l’impression 3D pour le BTP

26 mars 2024 à 13:12
Le 25 avril, Spie Batignolles, entreprise de BTP, inaugurera son nouvel atelier d’impression 3D situé à Saint Bonnet de Mure (69), à 30 km de Lyon. Spie est engagé dans une stratégie d’industrialisation et de décarbonation des modes constructifs. Spie (suite…)

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OVHCloud inaugure son premier ordinateur quantique

19 mars 2024 à 06:32
OVHCloud, fournisseur de services d’hébergement informatique et de Cloud, a inauguré le 18 mars à Croix dans le Nord de la France, son premier ordinateur quantique. L’évènement célèbre la mise en route de l’ordinateur quantique MosaiQ de la startup française (suite…)

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Réforme des « Grands corps » : le grand enfumage de Macron

« Il y a dans notre fonction publique, au fond, deux maladies que nous devons régler : déterminisme et corporatisme » déclarait Emmanuel Macron en avril 2019. Dans son interminable monologue dénommé « Grand Débat », il promettait alors, face à la colère exprimée par le mouvement des Gilets Jaunes, une réforme en profondeur des grands corps de l’Etat, comme l’ENA, l’Inspection Générale des Finances, le Conseil d’Etat ou l’Ecole des Mines et celle des Ponts. En réalité, cette réforme, basée sur le rapport d’un pantoufleur lui-même issu des grands corps, ne règle pratiquement aucun problème de fond. Certains grands corps sont épargnés, tandis que d’autres, qui avaient pourtant fait la preuve de leur utilité, sont sacrifiés. Analyse par Alexandre Moatti, auteur de Technocratisme. Les grands corps à la dérive (Editions Amsterdam, 2023), dont cet extrait est issu.

Depuis 2017, la caste techno-libérale menée par les grands corps a pris le pouvoir, en brûlant les étapes. Cette technocratie, qui a toujours pensé qu’elle pouvait mieux faire que le pouvoir politique, depuis les années 1960  jusqu’aux « visiteurs du soir » de Sarkozy ou Hollande, est passée à l’acte avec le macronisme, forme aboutie du technocratisme. Elle a de fait remplacé la politique, en usant notamment de son leitmotiv « ni droite, ni gauche ». Elle draine avec elle une sous-couche à la fois d’hommes et femmes politiques sans grande envergure, seconds couteaux du Parti socialiste ou renégats de LR et de l’UMP, mais aussi des consultants en communication d’écuries politiques, des attachés parlementaires, des administrateurs des assemblées n’ayant connu que la vie politique, qui eux aussi y trouvent une occasion inespérée de brûler les étapes. Cette seconde couche, en plus des postes de ministres, en vient aussi à peupler les cabinets ministériels, à côté des grands corps. 

La technocratie macronienne qui apparaît au grand jour en 2017 ne vient pas de nulle part. Historiquement, elle prend sa source dans les réseaux Fabius à partir de 1981, dans les écuries de communication gravitant autour de Strauss-Kahn, dans la fondation Saint-Simon (1982-1999) et ses réseaux rocardiens, voire dans le CERES chevènementiste. Elle vient de la gauche, tout en balayant le personnel politique des deux côtés de l’échiquier. La technocratie a pris l’habit de la « deuxième gauche »  – la transformation de l’inspecteur des Finances Rocard, du PSU (Parti socialiste unifié, devenu avec lui d’obédience « gauchiste ») à la fondation Saint-Simon, jusqu’au « Grand Emprunt » avec Juppé, en est un symbole ; comme l’est le parcours, plus opportuniste et plus rapide, de l’inspecteur des Finances Macron. 

Que la gauche ait engendré cette mutation en son sein pose une vraie question, qu’elle ne saurait évacuer en proclamant simplement que ce sont des gens de « droite » : une reconstruction de la gauche passera nécessairement par l’analyse de la mutation technocratique qu’elle a engendrée. Peut-être même est-ce cette technocratie fort opportuniste, celle qui a pris ses marques et les places de pouvoir en 1981 – ou plus sûrement en 1983-1984 avec le « tournant de la rigueur » -, la responsable quasi unique de cette mutation. Quant à la technocratie « de droite », il est possible qu’elle ait, par tradition politique, moins joué la carte des réseaux, ses membres restant plus individualistes, plus respectueux de la valeur du « chef », en l’occurrence le pouvoir politique ; jusqu’au ralliement au technocratisme macronien d’un certain nombre de ses membres, issus de la droite orléaniste notamment (Juppé), eux aussi à voir tels des ambitieux ayant rallié le nouveau pouvoir, comme en 1981.

La poudre aux yeux de la réforme Thiriez-Macron

La réforme actuelle des élites, c’est-à-dire des grands corps et de l’ENA, annoncée médiatiquement en mai 2019 et menée depuis, consiste en la suppression de l’ENA et son remplacement par une entité plus généraliste encore, l’INSP (Institut national du service public). Cet institut est inspiré de la partie « Décloisonner » du rapport Thiriez de début 2020 – lui-même issu des conclusions d’avril 2019 du monologue du « Grand Débat », réponse au mouvement des Gilets jaunes. La partie « Diversifier » (le recrutement) reprend d’anciennes propositions datant de dix ans et jamais vraiment mises en œuvre – il s’agit de discourir et proclamer, avant tout . 

Cette réforme se fait suivant les principes les plus inanes qu’on puisse imaginer. L’INSP regroupe plusieurs écoles, dont l’ENA – toujours cette manie du plus gros, de la fusion, qui sévit pour l’enseignement supérieur (regroupement des universités), en imitation du capitalisme industriel et financier et de ses fusions d’entreprises. Le choix même de confier une mission à Frédéric Thiriez, conseiller d’État ayant « pantouflé » comme avocat au Conseil d’État (« avocat aux conseils » est l’appellation consacrée) illustre un certain nombre de travers : l’entre-soi – confier cette tâche à un membre de grand corps - ; le lien avec le secteur privé, proche du conflit d’intérêts – l’avocat aux conseils est supposé rester en bons termes avec le Conseil d’État, pour lui et pour les clients qu’il représente - et enfin une forme d’amateurisme (telle que décrite par Suleiman à propos des grands corps) – le missionnaire, loin d’être un spécialiste de la formation à l’ENA, qu’il avait quittée quarante-deux ans auparavant, avait simplement fait une note rapide au chef de l’État à ce sujet .

Le choix même de confier une mission à Frédéric Thiriez, conseiller d’État ayant « pantouflé » comme avocat au Conseil d’État illustre un certain nombre de travers : l’entre-soi, le lien avec le secteur privé, proche du conflit d’intérêts, et enfin une forme d’amateurisme.

On est par ailleurs assez consterné, à la lecture de ce rapport, par la novlangue néo-managériale et de consultants qu’il applique à l’administration et au service de l’État. Il y est question d’assessment, d’outplacement, d’onboarding, de soft et de hard skills, de leadership, de fast track, de mediatraining, de pitch, d’art thinking ; en français, de « vivier », de « suivi RH des hauts fonctionnaires », de « co-élaboration de parcours », de « co-construction de référentiels », d’« évaluations à 360 degrés », de « faire de la DGAFP une véritable “DRH groupe” », d’«oser une posture nouvelle ». Cette partie pourrait être qualifiée, au sens académique, et à dessein en anglais, de bullshit .

On pouvait croire au départ, en lisant chez les auteurs du rapport un souhait d’en finir avec le « système des grands corps  », qu’ils critiquaient nominalement ce système pour mieux conserver les grands corps – qui ainsi sauveraient leur peau, comme à chaque fois. En fait, c’est l’inverse, et c’est pire : un certain nombre de corps (pas les plus nocifs, et certains fort utiles) sont supprimés, mais certainement pas le système qu’ils véhiculaient. Le système, c’est encore une fois celui que formeront un certain nombre de personnes issues de l’INSP (ex-ENA) ou de Polytechnique, qui continueront à utiliser à leur profit les parcours bien connus pour entrer en politique ou en entreprise ; en revanche, la suppression des corps eux-mêmes, c’est l’assurance qu’il n’y aura pas d’autres profils, déviants, critiques ou tout simplement différents, qui en effet pouvaient être protégés par leur statut. 

Ceci n’est pas que théorie, et est particulièrement visible dans le cas d’autres corps : ainsi en est-il de la suppression du corps préfectoral, au profit d’administrateurs de mission qui deviendront temporairement préfets de département ou de région : voudra-t-on installer un champ d’éoliennes à tel endroit, on ira chercher dans le privé un ex-fonctionnaire (ou non), disposant de quelques compétences connexes au sujet, et sa mission de dix-huit mois sera d’installer ces éoliennes ; ou alors, plus simplement, un ami du pouvoir à recaser. Quant à la suppression du corps diplomatique, elle est fort préoccupante dans le contexte géopolitique actuel : la diplomatie est un travail et une expérience de tous les instants – les incursions qu’y font certains de nos dirigeants ne laissent pas d’étonner. Hors les grands corps de sortie de l’ENA, les corps diplomatique et préfectoral étaient les seuls que celle-ci respectait, puisqu’ils avaient une onction historique qui lui était bien antérieure  [1]. Il sera nécessaire de rétablir au plus vite ces deux corps ; on peut penser – en tout cas fortement espérer – que n’importe quel président succédant à Emmanuel Macron en 2027 le fera. Il faudra aussi se poser la question du rétablissement de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), seul corps qui faisait entendre une voix indépendante et un peu différente dans le domaine social. Aussi bien pour les corps diplomatique et préfectoral que pour l’Igas, leur suppression équivaut à la négation et au mépris d’une compétence accumulée au cours d’une carrière ; là encore, c’est le savoir et la compétence qui sont malmenés. 

Certains corps épargnés

La seule mesure appréciable est la suppression de l’Inspection des finances : là, Macron savait d’expérience qu’un système qui avait pu le mener à la présidence de la République était problématique, voire en dérive ; c’est peut-être d’ailleurs la seule mesure palpable et appréciable de ses deux quinquennats. En revanche, la « réforme » laisse intacts le Conseil d’État et la Cour des comptes, corps décrits comme « juridictionnels » et prétendument intouchables : selon le rapport Thiriez, toute réforme de ces corps nécessiterait une réforme constitutionnelle… En dehors du fait que sous au moins deux quinquennats (2007-2017), la Constitution a été modifiée pour des motifs assez futiles  – ne serait-ce pas faisable, quand c’est nécessaire ? -, la France reste l’un des seuls pays où ces missions ne sont pas assurées par l’ordre judiciaire régulier  [2] : il faut à cet effet un ordre extrajudiciaire pour les assurer, en conformité avec l’institutionnalisation que Napoléon en avait faite (le Conseil d’État est créé en 1799), elle-même vieil héritage du Conseil du roi d’Ancien Régime, régime dont la France et ses Républiques successives se sont souvent inspirées. 

Surtout, en maintenant tels quels le Conseil et la Cour, on spécifie, pour les énarques (ou pour les élèves du nouvel INSP, ce qui est équivalent) ces grands corps comme voie royale d’accès, notamment aux carrières politiques d’envergure. Une mesure cosmétique avait été annoncée à la suite du rapport de 2020 : un jeune issu de l’INSP devrait attendre cinq ans avant de pouvoir intégrer le Conseil d’État, en faisant ses preuves dans l’administration de terrain  [3]. Parmi les options du rapport, a été finalement choisie la moins contraignante  : peuvent candidater dans ces corps les diplômés de l’INSP après deux ans d’administration (et s’ils sont issus d’une liste de 14 corps bien spécifiée), sachant qu’en sortie d’INSP certains élèves seront « fléchés » pour la Cour ou le Conseil… 

Les futurs maîtres des requêtes au Conseil ou conseillers à la Cour verront donc leur dossier personnel examiné par trois jurys de grands corps avant titularisation : 1/ à la sortie de l’INSP, en cas de conflit entre les « vœux exprimés » et les notes obtenues ; 2/ après deux ans en tant qu’administrateur civil, lorsqu’ils candidateront à la fonction d’« auditeur en détachement » du Conseil, pour une durée de trois ans ; 3/ après ces trois ans, pour titularisation définitive au Conseil. Quand on connaît le rôle des jurys de pairs pour former et perpétuer le « moule », on se dit que le maître des requêtes une fois titularisé après ces trois jurys a toutes les chances d’y entrer… De quoi faire regretter l’unique jury d’entrée au Conseil d’État d’avant 1945, dont on considérait qu’il avait une part d’arbitraire et de cooptation mondaine (à laquelle était supposée remédier la création de l’ENA). 

C’est, encore une fois, la marque de l’intrication entre pouvoir d’entreprise et pouvoir politique : les corps techniques ont pesé de toute leur influence pour obtenir ce statu quo . 

Quant aux corps techniques (Mines, Ponts, INSEE, etc.), un autre rapport roboratif leur a été consacré , remis en janvier 2022. Y figurent plusieurs hypothèses, que nous ne détaillerons pas ici, puisque ce rapport – comme tant d’autres rapports administratifs – a été rangé dans un tiroir. À l’approche de l’élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron n’a rien voulu faire concernant ces corps dits « techniques », très proches des milieux économiques, pour les Mines et les Ponts. C’est le maintien du statu quo et même un avantage pour le corps des Mines qui voit supprimée l’Inspection des finances, son éternelle rivale pour l’accès aux comités exécutifs des grands groupes. C’est, encore une fois, la marque de l’intrication entre pouvoir d’entreprise et pouvoir politique : les corps techniques ont pesé de toute leur influence pour obtenir ce statu quo . 

Emmanuel Macron, lié à ce pouvoir d’entreprise, n’a pas osé y toucher juste avant l’élection présidentielle de 2022. Tout au plus une mesure mineure, mais allant dans le mauvais sens, comme le reste, a été retenue : les ingénieurs-élèves des Mines passeront trois à six mois d’enseignement en « tronc commun » à l’INSP, et certains des élèves de cet institut participeront à des « mémoires communs » avec les élèves du corps des Mines – mémoires faits à douze élèves au lieu de deux ou trois ! De quoi amplifier le caractère généraliste de la formation : le but politique étant de montrer que les corps techniques sont inclus dans la « réforme », et celui des corps de paraître s’y associer. Alors que justement, si on ne touche pas à ces corps, c’est parce qu’ils ont vocation à conserver leur spécificité scientifique et technique. On n’en est pas à une contradiction près dans cette réforme faite de faux-semblants.

Notes :

1/ Ces corps avaient sur l’ENA le primat de l’ancienneté, comme le rappelle Jean-Michel Eymeri dans La Fabrique des énarques.

2/ Paul Cassia propose de scinder en deux les fonctions du Conseil d’État (qui lui aussi pourrait être fonctionnalisé) : celle de conseil du gouvernement pour les lois, à rattacher à une administration interministérielle comme le secrétariat général du gouvernement, celle d’appel et/ou de cassation administrative, « en créant une chambre administrative au sein de la Cour de cassation » (Conflits d’intérêts. Les liaisons dangereuses de la République, Paris, Odile Jacob, 2014).

3/ L’ironie est que cette mesure est loin d’être nouvelle, puisqu’elle figure déjà chez Michel Crozier (La Crise de l’intelligence. Essai sur l’impuissance des élites à se réformer, Paris, Interéditions, 1995), qui assortissait ces cinq ans de terrain d’une année de formation complémentaire (suivant le principe de l’Institut Auguste Comte, dont il avait été un des cinq directeurs d’enseignement).

Technocratisme. Les grands corps à la dérive, Alexandre Moatti, Edition Amsterdam, 2023, 18€.

Ces mots qui guérissent

Par : Caronbelato
12 avril 2022 à 19:20

Larry Dossey est médecin. Son parcours personnel l’a amené à s’interroger sur l’utilisation de la prière en tant que thérapie. Il a publié ses recherches et ses réflexions dans un livre intitulé « Ces mots qui guérissent ». Le sous-titre « Le pouvoir de la prière en complément de la médecine » donne la tonalité du livre. L’approche est scientifique, ce qui génère un livre un peu verbeux sans toutefois occulter des réflexions de base à mettre en exergue. Parmi les bémols, je souligne également l’absence du moindre exposé permettant de détailler les différentes façons de prier. L’auteur balaie le sujet en disant clairement que chacun doit procéder comme il le sent. Dès l’introduction, le sujet est posé : les effets de la prière sont limités. Parmi tous les miracles constatés à Lourdes, aucun ne mentionne un membre amputé qui aurait repoussé ou un œil crevé qui se serait reconstitué. D’autre part, les statistiques montrent que si la prière entraîne une guérison dans 20% des cas, il n’est pas possible de prédire au préalable dans quels cas la guérison aura lieu. Toutefois, ces 20% de réussite permettent à Larry Dossey d’écrire : « Il est indubitable que la prière influe efficacement sur des processus physiques de divers […]

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