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Codex Alimentarus, ils choisissent votre alimentation !

Par : Danny
13 mars 2024 à 08:03

Bien peu de gens connaissent le Codex Alimentarius, le programme de l’ONU qui fixe en toute discrétion les normes alimentaires mondiales. Avec son nom semblant sorti d’un roman de Dan Brown, le Codex défend-il vraiment les intérêts des consommateurs… ou ceux des multinationales de l’agroalimentaire ?

Bien qu’il soit aujourd’hui rattaché à l’ONU, le Codex Alimentarius plonge ses racines dans l’empire austro-hongrois de la fin du XIVe siècle, d’où son nom latin. Le Codex Alimentarius Austriacus définissait en effet les règles d’hygiène, d’étiquetage et de commerce que devaient respecter les aliments partout sur les terres de la monarchie danubienne. Après la Seconde Guerre mondiale, dans une Europe dévastée, l’accès à une nourriture abordable et respectant certains standards devient un enjeu essentiel pour la subsistance de millions de réfugiés et personnes déplacées. Cette situation de crise conduit à la création de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en 1945, et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), trois ans plus tard. La première réunion conjointe des deux organisations a lieu en 1950. C’est lors de celle-ci que le politicien autrichien Hans Frenzel propose d’uniformiser les règlements alimentaires nationaux selon le modèle impérial austro-hongrois, mais à l’échelle européenne. Après des années de réunions, de comités et de propositions, la Commission du Codex Alimentarius tient sa première session formelle à Rome, en octobre 1963. Elle réunit alors 30 pays. Aujourd’hui, elle compte 189 membres : 188 pays et une organisation, l’Union européenne.

DES NORMES POUR TOUT

Le Codex n’est pas un document unique, mais un ensemble en perpétuelle expansion de normes, directives, études et autres recommandations, ayant pour objet principal la sécurité sanitaire des aliments. Le Codex établit également les standards à respecter pour l’étiquetage des aliments, leur publicité, les compléments, vitamines et minéraux, les additifs, les contaminants, produits chimiques et résidus de pesticides (notamment les limites maximales autorisées) et les aliments dérivés de la biotechnologie (OGM et aller- gènes). À l’origine, l’adoption par les États des différentes normes élaborées par le Codex était facultative, et formellement, c’est toujours le cas. Toutefois, la création le 1er janvier 1995 de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a fondamentalement changé la donne, puisque l’OMC utilise le Codex comme référence pour le règlement des disputes internationales concernant les denrées et la protection des consommateurs. Les pays membres de l’OMC n’ont donc guère d’autre choix que de s’y conformer. Dans l’espace francophone, les directives du Codex sont reprises et appliquées par les organismes nationaux que sont l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) en France ou l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) en Belgique. En Suisse, c’est l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) qui remplit ce rôle.

VERS UNE STANDARDISATION ALIMENTAIRE GLOBALE

L’OMC regroupant actuellement 164 pays, et le Codex comprenant désormais des règlements pour pratiquement tous les aliments existants, les décisions de sa Commission affectent directement la quasitotalité des habitants de la planète. Cette Commission joue aujourd’hui un rôle central dans la standardisation alimentaire globale, puisque c’est en son sein que se prennent les décisions qui régulent et contrôlent l’approvisionnement mondial, depuis les champs jusqu’à notre table. Ce ne sera une surprise pour personne : les défenseurs d’une agriculture et de systèmes écologiquement et socialement durables estiment que le Codex Alimentarius ne sert pas en réalité les intérêts des consommateurs, mais bien ceux des grandes multinationales de l’industrie agroalimentaire, pharmaceutique, chimique et la biotechnologique, tout en portant activement atteinte aux droits des agriculteurs et des consommateurs. Et il paraît indéniable que le Codex place souvent les intérêts économiques avant la santé humaine.

LA BATAILLE DES SUPPLÉMENTS

Un exemple parmi d’autres : depuis le début des années 1990, la Commission s’est donné pour mandat de réglementer les nutriments vendus comme suppléments, notamment les vitamines, minéraux et autres substances naturelles. L’industrie pharmaceutique, qui ne voit pas forcement d’un bon œil la popularité des remèdes naturels, tente depuis longtemps de promouvoir une législation plus stricte pour ces suppléments. La question fondamentale étant : doit-on considérer ces produits de santé comme des aliments ou comme des « remèdes » ? En 1996, la délégation allemande présente une première proposition, parrainée par trois sociétés pharmaceutiques. Radicale, celle-ci prévoit qu’aucune plante, vitamine ni aucun minéral ne puisse plus être vendu librement à des fins préventives ou thérapeutiques, et que tous les suppléments alimentaires soient reclassés en tant que médicaments. Cette proposition est acceptée par la Commission… mais ne sera jamais appliquée face à la tempête de protestations qu’elle soulève immédiatement un peu partout. En revanche, lors de la 28e session de la Commission qui s’est tenue en juillet 2005, les directives concernant les compléments en vitamines et sels minéraux ont bien été adoptées. Ces directives ne visent pas cette fois à les interdire purement et simplement, mais à imposer des règles sur l’étiquetage, la fabrication, ainsi que les dosages minimaux et maximaux autorisés. Les produits présentant une forte concentration (au-delà de l’apport journalier recommandé) et des prétentions thérapeutiques doivent être considérés comme des médicaments, et sont donc soumis à une tout autre réglementation : des normes sévères et coûteuses, qui ont pour résultat que seules les grandes compagnies pharmaceutiques sont en mesure de les fabriquer et les distribuer.

LES APPORTS JOURNALIERS RECOMMANDÉS : UN STRICT MINIMUM !

L’idée de fixer des concentrations maximales pour les suppléments est elle-même sujette à controverse. Dans l’UE, celles-ci sont limitées à trois fois l’apport journalier recommandé (AJR). Or, loin d’être une formule garantissant une bonne santé, l’AJR est simplement la dose minimale nécessaire pour prévenir les carences. Les AJR ont été élaborés pendant la Seconde Guerre mondiale, pour éviter que les soldats ne tombent malades. Aujourd’hui, la recherche sur les propriétés positives des vitamines et des minéraux se concentre sur des niveaux supérieurs sûrs, ou « apports nutritionnels optimaux suggérés » (SONA), des doses beau- coup plus importantes qui favorisent activement la santé, plutôt que de seulement prévenir la maladie. L’exemple de la vitamine C est parlant : son AJR a commencé par être fixé à 30 mg (soit l’apport minimum pour prévenir le scorbut), puis est passé à 45 mg et enfin à 60 mg, alors qu’aux États-Unis, il est de 85 mg.

PRÈS DE 300 ADDITIFS AUTORISÉS

Autre exemple : l’indice Codex répertorie actuellement un total d’environ 300 additifs aussi bien synthétiques que naturels autorisés aux fins suivantes : maintenir la qualité nutritionnelle, améliorer la qualité ou la stabilité de la conservation, fournir des aides essentielles à la transformation, et enfin rendre les aliments plus attrayants pour les consommateurs. À noter que le terme « attrayants » ne concerne ici que l’apparence des aliments (ou le renforcement artificiel de leur arôme) et non l’amélioration plus coûteuse et non rentable de leur substance et de leur valeur nutritive. L’effet cumulatif à long terme de la consommation de multiples additifs artificiels sur la santé des consommateurs est largement ignoré. Faut-il s’en étonner, puisque ceux-ci sont fabriqués par les mêmes sociétés pharmaceutiques et chimiques qui souhaiteraient interdire les suppléments vitaminiques et forcer les aliments génétiquement modifiés dans nos assiettes ?

Lars KOPHAL, journaliste

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Jus de tomate : Un élixir anti-bactérien !

Par : Danny
26 février 2024 à 11:09

Des chercheurs de l’Université Cornell de New York ont récemment fait une découverte prometteuse dans le domaine de la lutte contre les maladies entériques comme le choléra, la salmonelle et escherichia coli. Leur étude révèle que le jus de tomate pourrait être un allié efficace dans la lutte contre la fièvre typhoïde, une maladie tropicale débilitante.

La fièvre typhoïde, souvent transmise par des aliments contaminés, est causée par salmonelle typhi, un agent pathogène spécifique à l’homme. Outre les symptômes classiques d’une intoxication alimentaire, cette maladie peut entraîner des complications graves et même être mortelle, en dépit des progrès médicaux réalisés au fil des décennies.

L’équipe de recherche a confirmé que le jus de tomate possède des propriétés antimicrobiennes capables d’éliminer non seulement salmonella typhi, mais aussi d’autres bactéries nuisibles pour la santé digestive et urinaire. Cette efficacité découle notamment de la présence de peptides antimicrobiens dans le jus de tomate, qui altèrent la membrane bactérienne, entraînant la destruction des agents pathogènes.

Cette découverte revêt une importance particulière dans un contexte où la résistance aux antibiotiques représente un défi croissant. Chaque année, la fièvre typhoïde affecte des millions de personnes dans le monde, entraînant des centaines de milliers de décès, en particulier dans les pays en développement où l’accès aux traitements appropriés reste limité.

Les implications de cette étude vont au-delà de la simple consommation de jus de tomate. Les chercheurs espèrent sensibiliser le public à l’importance d’une alimentation riche en fruits et légumes, dont les tomates, qui regorgent de composés bénéfiques pour la santé. En effet, les tomates sont largement reconnues pour leur contenu en lycopène, polyphénols et vitamines, offrant une gamme d’avantages pour la santé.

Alors que la prévalence de la malnutrition persiste dans de nombreux pays développés et en développement, encourager la consommation de fruits et légumes comme les tomates pourrait contribuer à renforcer l’immunité et à prévenir les infections entériques. Cette approche pourrait être particulièrement pertinente dans des régions où les enfants ne consomment pas suffisamment de fruits et légumes, comme le souligne une étude récente menée dans 64 pays en développement.

Cette nouvelle étude met en lumière une fois de plus les incroyables pouvoirs de la nature. Cependant, il est regrettable de constater que ces découvertes, bien que précieuses pour la santé publique, sont reléguées au second plan dans les programmes d’éducation et d’innovation. Au lieu d’être intégrées au développement des produits vendus eux-mêmes, elles se limitent à des stratégies marketing dans le domaine de l’agroalimentaire. Cela soulève des questions sur les priorités de notre société en matière de santé et de bien-être, ainsi que sur l’orientation de nos efforts de recherche et de développement. En fin de compte, cette étude nous rappelle l’importance de reconnaître et d’exploiter pleinement les ressources naturelles qui nous entourent pour améliorer notre qualité de vie. Bref… Bienvenue sur terre !

Danny Marquis

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Shilajit : Le boost naturel dont tout le monde parle !

Par : Danny
16 janvier 2024 à 17:29

Le Shilajit, également connu sous le nom de Mumiyo, est une substance minérale semblable à du goudron, trouvée parmi les roches sédimentaires des montagnes de l’Himalaya, de l’Altaï, de l’Oural et du Caucase. D’une couleur brun foncé à noire, cette matière est composée d’humus, de matières organiques et minérales, qui ont été emprisonnées dans la roche pendant des millénaires, préservées de toute pollution. Le Shilajit suinte des rochers sous l’effet de la chaleur, créant ainsi ce précieux composé.

Histoire et utilisations traditionnelles :

L’histoire raconte que la découverte du Shilajit s’est inspirée de l’observation des grands singes blancs de l’Himalaya, qui mâchaient cette substance. Ce fut le point de départ pour les humains, qui ont alors expérimenté ses bienfaits sur le corps et l’esprit. Les textes sacrés, vieux de plus de 3000 ans, révèlent les utilisations traditionnelles du Shilajit : tonique sexuel, remède contre le diabète, l’anémie, les ulcères, la jaunisse, l’asthme, l’anxiété, et même les maladies cardiaques.

Études récentes et composition :

Des études contemporaines ont confirmé les vertus vantées par la médecine ayurvédique, mettant en lumière les effets rajeunissants, revitalisants, antiallergiques et anxiolytiques du Shilajit. Principalement composé d’humus, d’acide humique et d’acide fulvique, il renferme également 85 minéraux et oligo-éléments différents, incluant du sélénium, des vitamines A, B et C, des triterpènes, des benzopyrones et des lipides phénoliques.

Propriétés et bienfaits :

Le Shilajit offre une panoplie de bienfaits pour la santé :

  • Tonique et revitalisant : Il agit sur la fatigue chronique et améliore la résistance physique et mentale.
  • Anti-inflammatoire : Réduit le stress et l’inflammation, protégeant l’estomac contre l’acidité gastrique.
  • Antioxydant puissant : Grâce à l’acide fulvique, il lutte contre l’oxydation cellulaire.
  • Amélioration des capacités cognitives : Favorise la mémoire et les fonctions cognitives, suscitant l’intérêt pour la maladie d’Alzheimer.
  • Renforcement de l’immunité : Stimule les défenses immunitaires, bénéfique pour l’asthme et les allergies.

 

Dosage et précautions :

Pour profiter des bienfaits du Shilajit, respecter les doses recommandées, généralement entre 500 mg et quelques grammes par jour. Toutefois, il est impératif de consulter un professionnel de la santé, notamment en cas de prises médicamenteuses ou de conditions médicales spécifiques, pour éviter des interactions indésirables.

Le Shilajit, avec sa richesse en vitamines, minéraux et ses bienfaits prouvés pour la santé, s’avère être un allié puissant pour ralentir les signes de vieillissement, renforcer l’immunité, et améliorer la santé globale. Toutefois, sa consommation requiert une approche prudente et avisée, respectant les dosages recommandés et les conseils médicaux. De plus, ne l’ayant pas encore utilisé, je ne peux pas encore vous faire un retour personnel.

Danny Marquis

Sources:

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3296184/

https://www.supersmart.com/fr/blog/renforcer-organisme/shilajit-bienfaits-dangers-larmes-himalaya-s504

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2 recettes de lacto-fermentation – Mathieu Castant

Par : Danny
27 décembre 2023 à 13:54

Je suis ravis d’accueillir à nouveau Mathieu Castant, un véritable passionné de la lacto-fermentation. Mathieu est devenu un expert dans l’art ancestral de la préservation alimentaire. Sa fascination pour les méthodes de conservation naturelles l’a conduit à découvrir le kimchi d’une manière tout à fait fortuite lors d’un séjour en Australie. Ce fut le point de départ d’un voyage passionnant dans l’univers complexe mais fascinant de la lacto-fermentation.

Cette semaine il nous partage 2 recettes de lacto-fermentation qui vont vous donner les bases pour les deux façons de faire vos propres préparations. Et pour ceux qui auraient manqué la première partie, RDV sur ce lien : https://lechou.fr/la-lacto-fermentation-avec-mathieu-castant/

Après s’être inspiré des cuisines à travers le monde et avoir suivi une formation approfondie en cuisine à Barcelone, Mathieu a consacré son expertise à explorer les merveilles de la lacto-fermentation. Il partage désormais son savoir-faire, révélant comment ce procédé simple, nécessitant seulement des légumes bio, du sel et une touche de patience, peut métamorphoser des ingrédients bruts en des trésors gastronomiques vivants.

Au-delà de ses expériences personnelles, Mathieu Castant incarne un véritable ambassadeur de la cuisine probiotique. Il nous invite à découvrir comment la lacto-fermentation, souvent méconnue du grand public, peut révolutionner notre façon de percevoir les conserves alimentaires. Son approche alliant tradition et création dévoile des possibilités infinies pour créer des condiments exquis, des super-aliments, et des saveurs uniques, tout en préservant les bienfaits nutritionnels des aliments de manière naturelle.

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La lacto-fermentation avec Mathieu Castant

Par : Danny
17 novembre 2023 à 10:33

Je suis ravis d’accueillir cette semaine un invité au cœur de  l’exploration CRU-linaire : Mathieu Castant, un véritable passionné de la lacto-fermentation. Mathieu est devenu un véritable expert dans l’art ancestral de la préservation alimentaire. Sa fascination pour les méthodes de conservation naturelles l’a conduit à découvrir le kimchi d’une manière tout à fait fortuite lors d’un séjour en Australie. Ce fut le point de départ d’un voyage passionnant dans l’univers complexe mais fascinant de la lacto-fermentation.

Après s’être inspiré des cuisines à travers le monde et avoir suivi une formation approfondie en cuisine à Barcelone, Mathieu a consacré son expertise à explorer les merveilles de la lacto-fermentation. Il partage désormais son savoir-faire, révélant comment ce procédé simple, nécessitant seulement des légumes bio, du sel et une touche de patience, peut métamorphoser des ingrédients bruts en des trésors gastronomiques vivants.

Au-delà de ses expériences personnelles, Mathieu Castant incarne un véritable ambassadeur de la cuisine probiotique. Il nous invite à découvrir comment la lacto-fermentation, souvent méconnue du grand public, peut révolutionner notre façon de percevoir les conserves alimentaires. Son approche alliant tradition et création dévoile des possibilités infinies pour créer des condiments exquis, des super-aliments, et des saveurs uniques, tout en préservant les bienfaits nutritionnels des aliments de manière naturelle.

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