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Créez facilement des livres électroniques avec mdBook

Par : Korben
7 juin 2024 à 09:00

Vous rêvez de créer votre propre livre électronique ou une bonne grosse documentation technique mais vous ne savez pas par où commencer ?

Ne cherchez plus, mdBook est là pour vous !

Il s’agit d’un outil codé en Rust, qui a l’aide de quelques commandes simples, vous permettra d’initialiser la structure de votre ouvrage, de rédiger votre contenu en Markdown, de personnaliser le rendu et de le mettre en ligne. Voici un exemple de ce que ça peut donner comme rendu.

Pour démarrer votre aventure avec mdBook, rien de plus simple. Installez l’outil en suivant les instructions sur le site officiel, puis lancez la commande suivante dans un terminal :

mdbook init mon-premier-livre

Et voilà, le squelette de votre chef-d’œuvre est prêt et vous n’avez plus qu’à rédiger !

mdBook regorge de fonctionnalités pour mettre en forme votre contenu. Vous pouvez organiser vos chapitres dans le fichier SUMMARY.md, ajouter une page d’introduction dans README.md, créer votre propre template, et même inclure des images et autres ressources. Et une fois votre prose finalisée, vous pourrez donner vie à votre livre à l’aide de la commande :

mdbook serve

Celui-ci va alors générer une version web interactive accessible via un serveur web, avec une navigation et moteur de recherche intégré, de vos écrits. Et la commande

mdbook build

… vous permettra de générer une version HTML de votre bouquin.

Je trouve ça très satisfaisant de passer par le markdown pour la rédaction et la mise en forme. Je le faisais pour des prez style Powerpoint mais full markdown à l’époque où je faisais des confs, et c’était un vrai gain de temps.

Mais le véritable atout de mdBook, c’est sa capacité à automatiser la publication de votre livre. Grâce à l’intégration continue, chaque modification que vous apportez peut être instantanément mise en ligne. Comme ça, fini les mises à jour manuelles bien reloues !

Bref, vous l’aurez compris, mdBook est un excellent outil pour les auteurs qui aiment partager leur travail avec leur communauté. Ah, j’allais oublier ! Si vous avez besoin d’inspiration, n’hésitez pas à explorer la documentation officielle de mdBook. Vous y trouverez des astuces, des exemples et même des témoignages d’auteurs conquis.

Trangram – Créez des animations pro sans coder en moins de 2 min

Par : Korben
20 avril 2024 à 09:00

Les amis, si vous cherchez une solution simple et efficace pour créer des animations et des graphiques animés sans vous prendre la tête, j’ai déniché un petit bijou pour vous : Trangram. C’est une plateforme en ligne gratuite qui vous permet de créer, d’animer et de partager vos créations en toute simplicité, sans avoir besoin de connaissances en programmation.

Avec Trangram, vous avez accès à une panoplie d’outils intuitifs et puissants pour donner vie à vos idées. Que vous soyez un professionnel du marketing qui cherche à créer des vidéos engageantes pour les réseaux sociaux, un enseignant qui souhaite rendre ses cours plus dynamiques, ou simplement un passionné de graphisme qui aime expérimenter, Trangram pourra vous aider.

L’interface est claire et bien pensée, avec des fonctionnalités accessibles en quelques clics. Vous pouvez choisir parmi une bibliothèque d’éléments graphiques prêts à l’emploi, ou importer vos propres images et illustrations. Ensuite, il suffit de les disposer sur votre scène, de définir les animations et les transitions, et le tour est joué ! Vous pouvez même ajouter du texte animé, des effets sonores et de la musique pour rendre vos créations encore plus immersives.

Ce que j’apprécie particulièrement avec Trangram, c’est la flexibilité qu’offre la plateforme. Vous avez le contrôle total sur chaque élément de votre composition, ce qui vous permet de laisser libre cours à votre créativité. Que vous souhaitiez réaliser une infographie animée pour présenter des données complexes de manière ludique, ou une vidéo teaser pour promouvoir un événement, les possibilités sont infinies.

Un autre point fort de Trangram, c’est la communauté qui gravite autour de la plateforme. Vous pouvez explorer les créations d’autres utilisateurs pour vous inspirer, mais aussi partager les vôtres et obtenir des retours constructifs. C’est une excellente façon de progresser et de faire de belles découvertes. Et si vous avez besoin d’un coup de pouce, la documentation fournie est très complète, avec des tutoriels vidéo et des guides pas à pas pour vous aider à prendre en main les différents outils.

Évidemment, Trangram ne remplacera pas les logiciels de motion design haut de gamme utilisés par les professionnels. Mais pour la grande majorité des utilisateurs qui cherchent une solution abordable et facile à prendre en main, c’est un excellent choix. Que vous soyez une startup qui souhaite créer des vidéos explicatives pour présenter ses produits, ou une agence qui a besoin de produire rapidement des contenus animés pour ses clients, Trangram saura vous faire gagner un temps précieux.

A découvrir ici : Trangram.

Etude EPFL : comment les grands modèles de langage modifient les opinions

19 avril 2024 à 14:00

Une récente étude préenregistrée de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) met en lumière le pouvoir de persuasion des grands modèles de langage (LLM) lors des interactions en ligne. Les chercheurs ont démontré que lorsqu’on fournissait des informations personnelles à GPT-4 sur son interlocuteur, le modèle adaptait ses arguments de façon bien plus efficace qu’un être humain pour le faire changer d’avis.

Les modèles de langage ont fait d’énormes progrès ces dernières années et sont désormais capables de générer un contenu textuel souvent indiscernable de celui écrit par des humains. Cependant, l’étendue de leur capacité à persuader les gens dans des interactions directes était jusqu’à présent peu explorée. Dans l’étude “On the Conversational Persuasiveness of Large Language Models: A Randomized Controlled Trial“, Francesco Salvi, Manoel Horta Ribeiro, Riccardo Gallotti, Robert West visent à combler cette lacune en examinant comment les IA influencent les opinions et les décisions des individus lors de débats en ligne.

Méthodologie

Pour leur plateforme web expérimentale, les auteurs ont utilisé Empirica, un laboratoire virtuel conçu pour soutenir des expériences interactives multi-agents en temps réel.

L’étude a impliqué 820 participants qui se sont vu attribuer aléatoirement un sujet et un interlocuteur. Certains ont débattu avec des humains ayant ou non accès à leurs données personnelles, tandis que d’autres ont débattu avec GPT-4, dans les mêmes conditions. Les débats étaient structurés selon un format similaire aux débats universitaires compétitifs, et les participants ont été interrogés avant et après les débats sur leurs opinions.

Robert West, l’un des auteurs, professeur associé et responsable du Laboratoire de science des données de la Faculté informatique et communications de l’EPFL, explique :

“Nous voulions vraiment voir quelle différence cela fait lorsque le modèle d’IA sait qui vous êtes – votre âge, votre genre, votre origine ethnique, votre niveau d’éducation, votre statut professionnel et votre appartenance politique. Ces quelques informations ne sont qu’un indicateur partiel de ce qu’un modèle d’IA pourrait savoir de plus sur vous par le biais des réseaux sociaux, par exemple”.

Après avoir été assignés aléatoirement à l’une des quatre conditions de traitement : Humain-Humain, Humain-IA, Humain-Humain personnalisé et Humain-IA personnalisé, les participants ont été soumis à différentes étapes de débat, chacune étant minutieusement structurée pour permettre une comparaison équitable entre les conditions de traitement.

Pendant ces étapes, les participants ont articulé leurs arguments et répondu à ceux de leur adversaire, ils ont ensuite réévalué leur accord avec la proposition de débat et indiqué s’ils pensaient que leur adversaire était humain ou une IA.

Les données collectées ont été ensuite analysées en utilisant des modèles statistiques pour évaluer l’effet persuasif des différentes conditions de traitement sur les opinions des participants.

Les résultats

Les résultats ont révélé une différence significative dans la capacité de persuasion des IA et des humains. Les participants qui ont débattu avec GPT-4, avec accès à leurs données personnelles, étaient 81,7% plus susceptibles de changer d’avis que ceux qui ont débattu avec des humains. Même sans personnalisation, GPT-4 s’est révélé plus persuasif que les humains, mais dans une moindre mesure. Selon Robert West, il fallait s’y attendre : “les modèles d’IA sont toujours meilleurs parce qu’ils représentent la quasi-totalité des êtres humains présents sur Internet“.

Faisant allusion à Cambridge Analytica qui a fait scandale pour avoir collecté les données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook sans leur consentement afin de les cibler pour influencer les résultats électoraux, il commente :

“Nous avons été très surpris par le chiffre de 82%. Si l’on se souvient de la société Cambridge Analytica, qui n’avait utilisé aucune des technologies actuelles, que vous prenez les J’aime de Facebook et les associez à un LLM, ce dernier peut personnaliser son message en fonction de ce qu’il sait de vous. C’est Cambridge Analytica sous stéroïdes. Dans le contexte des prochaines élections américaines, les gens sont inquiets car c’est toujours à ce moment-là que ce type de technologie est testé pour la première fois. Ce qui est certain, c’est que des personnes utiliseront la puissance des grands modèles de langage pour tenter de faire basculer les élections”.

Pour les auteurs, ces résultats ont des implications importantes pour la gouvernance des médias sociaux et la conception de nouveaux environnements en ligne.

Robert West conclut :

“Les LLM ont montré qu’ils peuvent raisonner sur eux-mêmes. Étant donné que nous sommes en mesure de les interroger, je peux imaginer que nous pourrions donc demander à un modèle d’expliquer ses choix et la raison pour laquelle il dit une chose précise à une personne particulière possédant des qualités spécifiques. Il y a beaucoup à découvrir ici car, en termes de persuasion, les modèles peuvent faire des choses dont nous n’avons pas encore connaissance, à partir de nombreux éléments différents de la connaissance qu’ils ont”.

Références de l’article : blog EPFL rédigé par Tanya Petersen

Etude EPFL comment les grands modèles de langage modifient les opinions

L’avenir du jeu en ligne sur Wii U et 3DS est assuré grâce à Pretendo Network

Par : Korben
9 avril 2024 à 07:04

Alors que Nintendo vient tout juste de tirer la prise de ses serveurs pour la Wii U et la 3DS, condamnant des pans entiers de leur ludothèque à une mort certaine, Pretendo Network débarque pour sauver les meubles et perpétuer l’héritage de ces consoles cultes.

Grâce à une équipe de développeurs passionnés et un peu fêlés (comme on les aime), Pretendo se propose ni plus ni moins que de remplacer les serveurs officiels de Nintendo par ses propres serveurs custom, pour permettre à tous les joueurs de continuer à s’éclater en ligne comme au premier jour. Alors ok, pour l’instant le projet est encore en phase de développement et tout n’est pas rose, mais les avancées sont plus que prometteuses. Ils ont déjà réussi l’exploit de faire tourner leurs serveurs sur des émulateurs comme Cemu, ce qui veut dire qu’on pourra bientôt ressortir nos ISO de jeux Wii U et leur redonner une seconde jeunesse en ligne, même sans la console.

Mais le plus excitant, c’est qu’ils prévoient d’implémenter tout un tas de fonctionnalités inédites, dont certaines qui feront pâlir d’envie les joueurs Switch. Je pense notamment à SSSL (pour « SSL Splatoon »), un exploit découvert sur la Wii U par Shutterbug, un membre de l’équipe de Pretendo Network, suite à la mise à jour 5.5.5 du firmware de la console sortie le 1er mars 2021. Cette mise à jour avait pour but de renforcer la vérification SSL de la Wii U, mais elle a en fait introduit un bug permettant de forger des certificats SSL qui seront reconnus comme signés par Nintendo.

Ce bug repose sur deux failles :

  1. La Wii U accepte un certificat d’autorité (CA) avec un nom commun contenant uniquement un astérisque (*), ce qui permet au certificat d’être reconnu pour n’importe quel domaine.
  2. Depuis la 5.5.5, les certificats d’autorité créés d’une certaine manière peuvent emprunter un nouveau chemin de vérification alternatif qui ne valide pas correctement la signature du certificat. La Wii U vérifie simplement si le certificat d’autorité correspond à un certificat déjà connu du système, sans vérifier la signature ou le contenu.

Pour exploiter cette faille, il faut donc utiliser un certificat d’autorité déjà accepté par la Wii U à l’origine (comme le certificat « Nintendo CA – G3 ») et y apporter quelques modifications (changer la clé publique et l’identifiant de la clé d’autorité). On obtient alors une clé privée et un certificat d’autorité modifié permettant de contourner la vérification SSL sans avoir besoin d’installer de homebrew ou de custom firmware sur la console.

L’équipe de Pretendo Network a mis au point un script permettant de générer facilement ces certificats SSL modifiés à partir du certificat « Nintendo CA – G3 » original de la Wii U. Il y a néanmoins quelques limitations :

  • Cela ne fonctionne que pour les Wii U en version 5.5.5 ou supérieure.
  • Les jeux ou applications utilisant leur propre bibliothèque SSL (comme l’eShop) ne sont pas compatibles.

Malgré ces contraintes, SSSL reste un exploit très intéressant car il ouvre la porte du jeu en ligne alternatif au plus grand nombre, sans nécessiter de manipulation complexe sur la console, à part un simple changement de DNS.

Cette nouvelle méthode de connexion sera très utile pour ceux qui ont des difficultés à installer des homebrews, ceux qui s’inquiètent des mods, et les utilisateurs vivant dans des régions où la réglementation rend plus difficile l’installation de tout ça.

Et pour les puristes qui s’inquiéteraient de voir tout un pan de l’histoire du jeu vidéo partir en fumée numérique, rassurez-vous. En parallèle de leur projet de résurrection, l’équipe de Pretendo s’est lancée dans une gigantesque opération d’archivage des données des serveurs Nintendo, pour immortaliser à jamais les créations des joueurs, les classements, les fantômes de Mario Kart et toutes ces petites choses qui ont fait le sel du jeu en ligne sur Wii U et 3DS.

Alors, tout ça peut paraître un peu technique et nébuleux pour le commun des mortels, mais si vous avez ne serait-ce qu’une once de passion pour le jeu vidéo, une étincelle de curiosité pour son histoire et son avenir, je ne peux que vous encourager à suivre de près leurs avancées car au-delà de la prouesse technique, c’est un véritable acte de préservation culturelle qui est en train de se jouer sous nos yeux.

Source

Embrouillez les sites qui vous trackent avec l’extension User-Agent Switcher

Par : Korben
4 avril 2024 à 09:00

Si ça vous saoule que des sites web vous trackent et récoltent des tas d’infos comme le type de navigateur et de système d’exploitation que vous utilisez, et bien j’ai ce qu’il vous faut les amis ! Il s’agit d’une petite extension Firefox bien pratique qui s’appelle « User-Agent Switcher » et qui comme son nom l’indique, va vous permettre d’embrouiller ces fouineurs en modifiant votre « user-agent » c’est-à-dire la façon dont votre navigateur s’identifie.

Avant d’aller plus loin, un petit rappel s’impose. Le « user-agent », c’est tout simplement une chaîne de caractères envoyée par le navigateur au serveur à chaque requête pour indiquer des infos comme le type et la version du navigateur, le système d’exploitation, etc. Ça ressemble à un truc du genre : Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64; rv:87.0) Gecko/20100101 Firefox/87.0

Maintenant que c’est dit, revenons à nos moutons. L’extension « User-Agent Switcher » va vous permettre de contrôler ce fameux user-agent et de le remplacer par ce que vous voulez. Comme ça, vous pourrez faire croire aux sites que vous utilisez un autre navigateur, un autre OS ou même un appareil mobile.

Alors comment ça marche ce truc ? Et bien c’est tout simple. Une fois l’extension installée depuis la page officielle, vous aurez un nouveau bouton dans votre barre d’outils Firefox. En cliquant dessus, vous pourrez choisir un user-agent prédéfini dans une liste (il y en a des tonnes !) ou entrer une chaîne personnalisée.

Et là c’est la fête du slip, l’extension va modifier le user-agent dans le navigateur mais aussi dans les entêtes des requêtes envoyées aux serveurs. Du coup, pour les sites, ça sera comme si vous utilisiez un autre navigateur ou appareil. La combine parfaite pour se faire passer pour l’ordinateur que vous n’êtes pas !

Parfois certains sites ou services surveillent le user-agent pour vous autoriser ou non à voir certains contenus comme des versions mobiles ou que sais-je. Avec cette extension, vous serez donc capable de tout voir 🙂

Mais ce n’est pas tout puisque User-Agent Switcher dispose plein d’autres options bien pensées :

  • Vous pouvez choisir d’appliquer le user-agent uniquement sur certains domaines, en mode liste blanche ou liste noire.
  • Il y a une option pour avoir un user-agent aléatoire qui change à chaque requête. Comme ça, vous brouiller encore plus les pistes !
  • Vous pouvez même définir un user-agent différent pour chaque fenêtre ou onglet de Firefox. Pratique pour tester le rendu d’un site sous différentes configurations.

Et si vous êtes du genre parano (ou précautionneux, c’est vous qui voyez), sachez que l’extension n’utilise aucune ressource quand elle est désactivée. De plus, elle ne modifie le user-agent que pour les requêtes HTTP, HTTPS et FTP, donc pas de souci pour vos pages locales.

Autre bon point, User-Agent Switcher est open-source et dispo sur GitHub.

Ah et j’oubliais, l’extension supporte une chiée de systèmes et navigateurs différents ! Que vous soyez sur Windows, Mac, Linux, Android ou même BeOS (si si ça existe encore), vous trouverez votre bonheur. Pareil côté navigateurs avec la totale : Chrome, Firefox, Opera, Safari et cie. Même Internet Explorer est de la partie, c’est dire !

Bref, si vous voulez reprendre un peu le contrôle sur vos infos de navigation face aux sites un peu trop curieux, User-Agent Switcher est clairement un incontournable. C’est sans danger, facile à utiliser et ça peut servir dans plein de cas, que ce soit pour raisons de sécurité, de test ou juste pour le fun.

Merci à Lorenper pour l’info

L’outrage en ligne – Une nouvelle connerie qui menace notre liberté d’expression

Par : Korben
30 mars 2024 à 07:38

Tremblez, chers lecteurs, Big Brother arrive et il n’a pas le sens de l’humour !

Figurez-vous que nos honorables députés s’apprêtent, le 10 avril prochain, à adopter définitivement une loi qui risque de transformer le web français en cimetière de la liberté d’expression. Le projet de loi « visant à sécuriser et réguler l’espace numérique« , aussi rassurant que le sourire d’un crocodile, nous promet en effet une toute nouvelle terreur juridique : le délit de, je cite, « outrage en ligne« .

Ainsi, si jamais vous osez publier un contenu créant une « situation intimidante, hostile ou offensante » envers un quidam (mais surtout envers une personne de pouvoir, j’imagine), vous voilà bon pour un an de vacances à l’ombre et 3750 euros d’amende ! Et quand on vous dit « en ligne« , c’est large : réseaux sociaux, forums, et même les groupes WhatsApp privés, tout y passe ! À ce tarif, autant fermer Twitter.

Par contre, pas de panique si vos propos relèvent déjà d’infractions comme le harcèlement, les menaces ou les injures raciales. Ce nouveau délit exclut bizarrement ces cas-là… Cherchez l’erreur.

À l’origine de ce chef-d’œuvre, on retrouve donc notre champion Loïc Hervé, sénateur centriste autoproclamé grand pourfendeur du cyberharcèlement.

mdrrrrr…. il a l’air de kiffer Wikipédia en tout cas.

Et son idée géniale c’est de s’inspirer de l’outrage sexiste, déjà en vigueur, mais en retirant allègrement le côté sexuel. Résultat, un propos isolé un peu taquin ou un trait d’humour acide pourra vous valoir de goûter au régime des prisons françaises. Vive la proportionnalité et la bouffe de merde !

Mais le pire, c’est que la notion d’outrage en ligne est tellement vague et subjective qu’elle pourrait s’appliquer à peu près à tout et n’importe quoi. Et « Situation intimidante, hostile ou offensante« , ça vous parle ? Non ?

Normal, c’est du grand n’importe quoi juridique, comme le soulignent les avocats Tewfik Bouzenoune et Arié Alimi. Ce dernier qualifie d’ailleurs cette loi de « nouvel outil extrêmement lourd de restriction de la liberté d’expression« .

Et pour couronner le tout, sachez que les flics pourront vous mettre direct une prune de 300 euros, façon amende forfaitaire, sans passer par la case tribunal. La team Police / Politique de Twitter va kiffer. Plus besoin d’aller chouiner dans les jupes d’Elon dès qu’ils sont vexés. Un petit signalement et hop !

Super pratique pour embastiller les emmerdeurs sans s’embarrasser de la présomption d’innocence. La Défenseure des droits elle-même, Claire Hédon, s’alarme de ce « pouvoir considérable » confié aux forces de l’ordre et des risques « d’arbitraire » et « d’erreurs ». Mais bon, comme dit Robert, « pas vu, pas pris » !

Le plus savoureux dans tout ça ?

C’est que les députés avaient déjà courageusement supprimé ce délit liberticide lors de l’examen du texte. Mais c’était sans compter sur les sénateurs qui l’ont réintroduit en force en Commission mixte paritaire tel un zombie législatif. Internet, ça leur fait tellement peur ^^, faut les comprendre.

Alors oui, certains diront qu’il faut bien lutter contre les trolls et autres harceleurs du web. C’est certain, mais fallait-il vraiment pour cela pondre un texte aussi mal fichu et potentiellement ravageur pour la liberté d’expression ? Fallait-il sacrifier notre liberté de ton, notre droit à l’humour même acide ? J’ai comme un doute.

Toutefois, une petite lueur d’espoir subsiste : le Conseil constitutionnel pourrait bien censurer cet article 5 bis mal embouché, et ce pour deux raisons. D’abord parce qu’il porte une atteinte disproportionnée à notre droit fondamental de dire ce qu’on pense. Ensuite parce que ces fameuses « amendes forfaitaires » sont normalement réservées aux délits « aisément constatables ». Autant dire qu’avec une infraction aussi nébuleuse et piégeuse, ça risque de coincer sévère.

En attendant, si ce texte indigne devait entrer en vigueur en l’état, je vous parie que l’autocensure deviendra la règle sur les réseaux sociaux français. Plus personne n’osera égratigner le moindre puissant de peur de finir au trou. Formidable victoire de la liberté sur l’obscurantisme, n’est-ce pas ?

Merci en tout cas à Mediapart pour son article et espérons que cela contribuera à faire reculer nos élus avant qu’il ne soit trop tard. La démocratie s’accommode toujours très mal de ce genre de lois scélérates même quand elles sont maquillées en croisade vertueuse.

Saint-Valentin !🎁💝

💖 Valentins, Valentines, s’il vous manque des idées cadeaux, avez-vous pensé à offrir, à vous faire offrir ou à offrir à vous-m’aime un moment de détente, de bien-Être, de douceur, de légèreté, d’harmonie, de santé et tellement plus ?! 🎁🎉✨ Un moment rien que pour soi, pour Etre Soi, des retrouvailles avec son corps, avec […]

Signaler un problème éthique lié à un outil numérique en santé

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Depuis le 14 décembre, une plateforme est en ligne pour recueillir les alertes sur des problèmes éthiques rencontrés dans l’usage d‘outils numériques de santé. Cet ...

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