Vivifier le patrimoine par la culture vivante ?
Regards sur les Centres Culturels de Rencontre, tenants d’une culture ancrée et en mouvement
The post Vivifier le patrimoine par la culture vivante ? appeared first on Observatoire des Tiers-Lieux.
Regards sur les Centres Culturels de Rencontre, tenants d’une culture ancrée et en mouvement
The post Vivifier le patrimoine par la culture vivante ? appeared first on Observatoire des Tiers-Lieux.
Numéricité est un studio des transformations, pour un numérique au service de l’impact et de l’intérêt général. Choisir Numéricité, c’est opter pour une méthode originale qui transforme la transformation (et les organisations).
L’année 2023 a été marquée par une consolidation et une diversification de nos activités.
Nous avons affirmé notre expertise dans la formation et le coaching des équipes projets, l’élaboration de stratégies data, la conception d’ateliers innovants et stimulants, ainsi que le développement de services numériques performants, toujours en conformité avec le RGPD.
Retour sur les moments phares qui ont rythmé cette année.
Numéricité a poursuivi sa croissance et s’est affirmé comme un acteur de la transformation numérique. Pour continuer d’accompagner au mieux les projets de nos clients, huit nouvelles personnes ont rejoint la famille Numéricité. Par ordre d’arrivée :
Notre réseau d’experts s’est renforcé. Mathilde Hoang, Experte en transformation numérique, nous a rejoint en février. Cette collaboration nous permet d’avoir une deuxième implantation internationale, à Hanoï au Vietnam. Nous avons également renouvelé notre collaboration avec Vincent Motte, Chef de projet, et maintenons ainsi notre présence à Abidjan en Côte-d’Ivoire.
Afin d’œuvrer à la réussite des projets de nos clients, nous mettons nos expertises en commun. Celles-ci sont de plus en plus reconnues et demandées. Certains de nos experts sont d’ailleurs référencés par de grandes institutions internationales telles que le FMI ou la Banque Mondiale, et sélectionnés par ailleurs dans le cadre du Collège Numérique France 2030 du Secrétariat général pour l’investissement.
Un pôle communication s’est structuré au sein de Numéricité. Le défi ? Traduire et transmettre les expertises de l’équipe et mieux faire connaitre l’accompagnement 360° que l’on peut proposer qu’il s’agisse de conformité juridique, de développement produit en mode agile ou d’accompagnement en transformation numérique.
Cette année a également été marquée par la poursuite de nos partenariats avec d’autres acteurs de la transformation numérique tels qu’Octo, Nextmap, La Javaness, Hubvisory, Bearing Point, Malt et Opteamis.
Au sein de cet écosystème, nous faisons de notre connaissance fine du numérique public français une force. Plusieurs membres de l’équipe en ont été les forgerons dans une précédente vie professionnelle. En conciliant cela aux méthodes et techniques issues de la culture numérique, nous proposons une approche originale en mesure de donner de nouvelles capacités aux organisations que nous accompagnons.
Ensemble, transformons la transformation numérique pour en faire un levier d’amélioration de vos organisations :
Les entreprises et administrations publiques sont convaincues de la valeur de la donnée qui est un actif stratégique pour l’ensemble de l’organisation et pas seulement pour un seul service ou une direction métier. C’est pourquoi les entreprises et les administrations publiques se transforment afin de mieux valoriser ces données et investissent dans la construction et la mise en place d’une stratégie data au service de leur stratégie globale.
Nous appuyons cette transformation à travers la co-construction de stratégies data portant sur l’ouverture des données, la modernisation des SI afin de les orienter vers une meilleure circulation de la donnée, et construisons des produits data à destination des métiers. Nous intervenons ainsi dans des secteurs à l’impact quotidien : les mobilités, la santé, le logement, le travail, l’inclusion, l’environnement, la fiscalité, les douanes, etc.
Nous réinterrogeons et transformons les organisations à travers une meilleure prise en compte des données au service de l’impact : c’est une des traductions concrètes de notre offre Transfo-soft.
Afin de faciliter la vie des usagers, citoyens comme entreprises, notre pôle Intelligence juridique et conformité a appuyé l’ouverture des données, comme celles produites par France Chaleur Urbaine ou MaCantine.
Moderniser les SI est un prérequis pour faciliter la circulation de la donnée. Pour cela, nous proposons une expertise d’audit nous permettant de formuler des recommandations d’actions concrètes. L’objectif est d’engager la transformation par les métiers, en améliorant leur process internes ou leur organisation produit par exemple.
Nous avons accompagné de nombreux acteurs, territoires et gouvernements dans la concertation, la construction et la priorisation de leurs stratégies data. Un seul impératif : mettre l’humain, que ce soit les métiers, les acteurs économiques et/ou les usagers au cœur de la réflexion.
Pour embarquer ces différents collectifs, qu’ils soient spécialistes ou non de la data, nous disposons d’un large éventail de formats : open-lab, ateliers, entretiens, expérimentations, cas d’usage, datadays, hackathons. Il s’agit là d’une première brique de notre approche produit des stratégies data, visant ensuite à s’interroger sur les données à mobiliser, la gouvernance à constituer, les compétences à renforcer, avant de réaliser des expérimentations à petite échelle pour confirmer les orientations.
Ces missions ont largement ponctué notre activité en 2023. Voici quelques exemples emblématiques :
Nous suivons la même méthode produit dans la conception de services numériques appuyés sur des données. 2023 a été marquée par la conception de 10 produits numériques par notre Pôle design et technologies.
Par exemple, avec La Fabrique des ministères sociaux et l’ARS Île-de-France, nous avons conçu et développé un outil de datavisualisation des causes médicales de décès, s’appuyant sur quelques 315K certificats de décès franciliens émis depuis 2020 et l’industrialisation d’un flux de données de l’INSERM.
Nous avons également accompagné l’Agence Nationale d’Information sur le Logement (ANIL) dans l’élaboration d’une base de données partagée avec ses relais départementaux, afin de faciliter le partage d’informations au sein du réseau. AdilStatWeb2 a été consulté 815 000 fois et une interface de croisement des données a été créée.
La démocratisation des intelligences artificielle génératives (IAG) est en train de bousculer nos pratiques à une vitesse fulgurante. Avec ces avancées, viennent des défis complexes en matière de sécurité, de responsabilité et de protection des droits fondamentaux.
Pour en savoir plus sur l’encadrement législatif de l’intelligence artificielle, (re)découvrez nos derniers articles de décryptage :
Écoutez notre podcast sur la régulation du numérique par le législateur avec Éric Bothorel, député de la 5e circonscription des Côtes-d’Armor :
En interne, nous mobilisons plusieurs outils d’IAG (ChatGPT, MidJourney et Copilot) pour gagner en maîtrise et en efficacité tout en explorant les fonctionnalités pour de futures missions. Nous sommes d’ailleurs en train d’entraîner un NuméricitéGPT, connecté à OpenAI et basé sur le scraping des contenus de notre site, pour répondre à des besoins de communication et de partage des savoirs en interne.
Dans le cadre de nos missions, nous nous sommes particulièrement intéressés au domaine des agents conversationnels appuyés sur de grands modèles de langage (Large Language Model ou LLM). Ces innovations nous ont permis de développer des solutions adaptables, qui garantissent la protection des données exploitées.
Nous avons entraîné un modèle basé sur le LLM Mistral pour expérimenter l’usage d’un agent conversationnel sur des questions de santé sexuelle. Pour répondre, l’agent s’appuie sur des contenus web scrapés sur différents sites officiels.
Nous avons prototypé deux agents conversationnels connectés à OpenAI grâce à une clé d’API. L’hébergement de ces bots sur nos serveurs garanti la souveraineté en assurant qu’aucune données fiscales sensibles ne soient transmises à OpenAI. Grâce à ces bots, les agents de la Direction Générale des Impôts (DGI) de Mauritanie acquièrent de l’autonomie dans leurs tâches quotidiennes en pouvant générer de manière automatisée des rapports d’analyse des indicateurs issus de leur tableau de bord (bot Reporter) et interroger directement leurs jeux de données (FileBot).
Notre pôle Intelligence juridique et conformité participe à déterminer et maîtriser les impacts de l’IA dans l’administration. Cela l’a conduit à élaborer différents guides de bonnes pratiques. Avec La Javaness, nous avons accompagné Pôle Emploi afin de confronter l’offre de service de la plateforme IA aux différents usages, afin d’en adapter le contenu et inscrire ce produit et les services associés dans un processus d’amélioration. L’enjeu était de créer un socle IA du service public de l’emploi qui soit un gage de souveraineté et d’efficacité pour la puissance publique.
Numéricité prône une approche 360° de la conformité : nos missions s’articulent entre la protection de la vie privée et la circulation des données. Nous intervenons tant à l’échelle d’un projet qu’à l’échelle d’une organisation et proposons pour cela une conception agile de la conformité. Pour cela, nous travaillons au plus près des équipes, en leur proposant de nombreux formats adaptés à leurs besoins, que ce soit des cliniques, des formations, des stands ou du question/réponse via messagerie instantanée.
Nous avons accompagné la conformité d’acteurs de toutes tailles, publics comme privés, dont plus d’une centaine de Startups d’État.
Nous avons pu également administrer un premier audit “blanc” à l’Unédic, inspiré des audits de certification appliqués par la CNIL, afin de formuler des recommandations et des corrections.
Chez Numéricité, nous avons l’open source chevillé au corps (et au cœur). Dans l’ensemble de nos projets, nous nous efforçons de mettre en place ou orienter nos clients vers des solutions open source.
Par exemple, nous avons déployé Onyxia afin de permettre aux agents de quatre pays d’Afrique de l’Ouest partenaires du projet DATAFID de se former et s’entraîner à la datascience avec pour objectif d’améliorer les recettes fiscales et douanières. Pour en savoir plus sur Onyxia, et plus largement sur le projet DATAFID.
Nos convictions dans les communs se sont aussi traduites par notre participation à la sixième édition de Numérique en Commun[s]. À cette occasion, nous avons pu proposer deux ateliers sur la conception de produits data avec et pour des utilisateurs non spécialistes de la donnée, et sur le RGPD comme accélérateur des projets. Nous avons également accompagné l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), partenaire de l’évènement, dans la conception et l’éditorialisation de ses formats.
Vivez notre aventure à Numérique en Commun[s] et découvrez les cinq principes d’action pour développer des produits data avec et pour des utilisateurs non spécialistes de la donnée issus de l’atelier :
Cette rétrospective de nos activités en 2023 serait incomplète sans parler nos interventions à l’international et notre expertise e-gov. Nous intervenons actuellement dans 15 pays.
Nos interventions e-gov sont au croisement de l’ensemble de nos expertises.
Nos experts référencés par le Fonds Monétaire International (FMI) ont par ailleurs appuyé la réalisation d’études préparatoires au Cameroun et en Tunisie.
Pour en savoir plus sur notre accompagnement de la Libye dans l’appréhension des enjeux de la transformation numérique
2023 a été une année de succès, d’innovation et d’impact pour Numéricité. Nous nous imposons comme un acteur de l’écosystème de la transformation numérique, tout en y apportant notre touche d’originalité.
Nous continuons de transformer la transformation numérique avec une équipe talentueuse d’experts et des projets ambitieux, en portant une attention particulière à l’impact et à l’éthique.
Pour en découvrir davantage sur notre méthode et envisager de nouveaux projets ensemble, contactez-nous : contact@numericite.eu
Rétrospective de Mathilde Bras, avec les contributions de Cécile Le Guen, Augustin Courtier et Quentin Leroy
Les 19 et 20 octobre 2023, la communauté du numérique d’intérêt général s’est retrouvée à Bordeaux pour sa – désormais traditionnelle – grande réunion : Numérique en Commun(s). Cette année, 5 axes thématiques ont ponctué la programmation : données & territoires, écologie & soutenabilité, éthique & émancipation, communs & souveraineté, médiation & compétences numériques.
L’occasion pour Numéricité, partenaire de l’événement, de proposer plusieurs formats de partage d’expérience et de bonnes pratiques autour de défis qui nous tiennent à coeur : l’acculturation par le produit d’équipes ou d’organisations qui souhaitent se transformer, et la mobilisation du droit, en particulier du RGPD, comme un levier d’accélération des services publics numériques.
Dans cet article rétrospective, Mathilde Bras, Strategy & Innovation Manager chez Numéricité, revient sur les principaux enseignements partagés lors de l’atelier “Meilleures pratiques pour un projet data avec et pour des utilisateurs non tech”, et consolide 5 principes d’action pour des projets et produits data.
J’accompagne et entreprends de multiples projets autour de la donnée, depuis la conception de feuilles de route data jusqu’au développement de services d’exploitation de données métiers. Très souvent, je me retrouve dans une situation où les acteurs du projet ont besoin de parler le même langage, tout en mobilisant leurs propres expertises.
Mon rôle de coach est justement de traduire “le langage” des décideurs, faire remonter les besoins des utilisateurs auprès des équipes produit, être médiatrice des besoins opérationnels, et aussi de faciliter l’identification collective de points de passage. Cela se traduit concrètement par la définition des premières orientations du produit, l’identification des parties prenantes à associer, mais aussi la manière de mobiliser les utilisateurs, le mode de communication sur le produit, les risques potentiels, les compétences à mobiliser, etc.
Pour Numérique en Communs, j’ai donc proposé un exercice ouvert d’introspection à plusieurs porteurs d’initiatives liées à la valorisation des données publiques, qu’elles soient partagées en open data ou entre administrations :
En racontant nos expériences aux participants de l’atelier, nous avons pu partager des défis communs lorsqu’il s’agit de construire des produits qui se fondent sur l’exploitation de données. Leur similitude : à chaque étape, il est important de transformer des idées reçues en opportunités pour faire avancer son projet. Quelques exemples partagés pendant l’échange (nous avons partagé des exemples fictifs, mais inspirés de la réalité) :
Forts de ces témoignages et des questions posées par les participations de l’atelier NEC, nous avons consolidé quelques principes d’action pour guider des personnes travaillant actuellement ou prochainement sur des projets ou produits data, qu’elles aient des compétences “techniques” en données ou non.
Notre livrable pour la communauté Numérique en Communs – 5 principes d’action de projet data en commun(s) :
Ces principes ne sont pas exhaustifs, nous espérons qu’ils pourront guider le plus grand nombre ! N’hésitez pas à nous faire part de vos retours d’expérience par mail : communication@numericite.eu !
Ressources associées
Un support d’atelier pour identifier des bonnes pratiques dans des projets data
« Réhabiliter l’État » : tel pourrait être le titre de Penser l’alternative – réponses à quinze questions qui fâchent (Fayard, 2024), co-écrit par les économistes David Cayla, Philippe Légé, Christophe Ramaux, Jacques Rigaudiat et Henri Sterdyniak. Membres du collectif des Économistes atterrés, ils entendent fournir des pistes à propos des grandes lignes de clivage qui fracturent la gauche. Union européenne, « communs », économie sociale et solidaire, énergie : dans chacun de ces domaines, c’est une optique résolument étatiste qui est défendue. Une démarche bienvenue, servie par une argumentation fournie… à l’exception du domaine monétaire, où l’on regrette que le rôle de l’État soit aussi aisément déconsidéré.
Avec quels leviers, à quelle échelle parviendra-t-on à rompre avec le capitalisme néolibéral ? Les auteurs s’inscrivent en faux avec une sensibilité qui a longtemps dominé à gauche. Finies les illusions post-nationales : le socialisme sera étatiste (« républicain », écrivent-ils) ou ne sera pas.
Les « communs » ? Une utopie « souvent en contradiction avec une gestion socialement rationnelle de la production et des ressources ». C’est qu’à l’inverse des biens publics, les communs sont des biens « privés » aux yeux des auteurs, qui vont à l’encontre du principe de redistribution nationale. À leur actif, ils démontrent de manière convaincante que la généralisation de ce principe, appliqué aux ressources naturelles, aurait des implications à tout le moins individualistes.
L’économie sociale et solidaire ? Une piste intéressante, mais dont il serait naïf de penser qu’elle puisse remplacer les formes traditionnelles d’organisation.
Les frontières ? Une question qui est « souvent source de malentendus et suscite la controverse » à gauche. Alors que celle-ci reste attachée à un idéal d’ouverture, la guerre commerciale s’intensifie, la production se relocalise, et l’horizon apparaît plus protectionniste que jamais.
On appréciera une analyse particulièrement corrosive des institutions européennes, incluant leur tournant post-confinement (« euro-obligations », plans de relance). Contre les discours enthousiastes à propos d’un saut « fédéral » qui aurait été initié, les auteurs établissent à quel point les plans de relance ont servi des objectifs nationaux, parfois concurrents les uns des autres. Sans entraver la dynamique de dumping entre États : tandis que la France d’Emmanuel Macron mettait en place le sien, elle annonçait des exemptions fiscales de plus de dix milliards d’euros pour les entreprises…
Ils rappellent du reste que le montant des fonds de cohésion, censés réduire les écarts entre États-membres, a diminué pour la période 2021-2027 par rapport à la précédente. Rien, donc, qui indique que les fractures traditionnelles de l’Union européenne puissent être résorbées par son inflexion récente. Ou qu’une quelconque « souveraineté européenne » soit à l’ordre du jour : l’ouvrage mentionne avec la lucidité la dépendance croissante du Vieux continent vis-à-vis des États-Unis depuis le commencement du conflit ukrainien, en termes énergétiques comme militaires.
Sceptiques quant à la voie fédérale, hostiles au statu quo, les auteurs ne suggèrent pourtant aucun axe concret de rupture avec le cadre européen. Une remarque bienvenue, cependant : « il serait illusoire de croire qu’un choix politique aussi fondamental que l’appartenance à une zone monétaire commune puisse être irréversible ».
Cet ouvrage trace les contours d’une gauche qui puise dans Jaurès en matière de philosophie politique, et dans Keynes en matière économique (avec quelques références disparates au courant marxiste). S’il n’échappe pas à certaines simplifications – format court des chapitres oblige -, son argumentation demeure assez convaincante pour porter au-delà des défenseurs traditionnels de cette fibre « socialiste et républicaine ».
Seul véritable bémol : le rôle de l’État en matière monétaire est déconsidéré sans nuances. Remplacer le crédit privé par un système public, régi par la Banque centrale ? « Ce n’est pas son rôle », tranchent les auteurs. Des injections monétaires pilotées par l’État dans certains domaines stratégiques ? Impensable : « il ne faut [d’ailleurs] pas parler de création monétaire mais de financement ». Annuler une partie de la dette française ? Non, la faire rouler (emprunter à un taux inférieur au taux de croissance). Qui plus est, « les dettes publiques sont nécessaires ». Affirmation que d’aucuns jugeront péremptoire.
Les auteurs ajoutent que l’on peut songer à contester une dette uniquement si elle a été contractée par un « régime dictatorial », qu’elle n’a pas été utilisée pour « le bien de la population » et que son remboursement plonge « le peuple dans la misère ». La France d’Emmanuel Macron n’étant pas le Zaïre de Mobutu, on comprendra que cette voie est exclue.
On peut certes les suivre lorsqu’ils dénoncent le discours catastrophiste sur la dette (et son pendant, consistant à faire de sa répudiation un préalable à toute politique sociale). On est néanmoins en droit de leur trouver une certaine légèreté lorsqu’ils écartent la possibilité que la dette puisse être transformée en arme de chantage contre le gouvernement français par les créanciers.
On l’aura compris : cet ouvrage est hostile à la Modern Monetary Theory [courant économique né aux États-Unis, qui prône le remplacement du crédit privé par une création monétaire publique pilotée par Banque centrale NDLR]. Et, ici, l’argumentation est trop peu élaborée pour emporter la conviction. Surtout pour un ouvrage qui défend une voie étatiste dans les autres domaines.
« Une force tranquille dans une tempête joyeuse »
The post Une journée avec Mathilde Gestin, coordinatrice des Nouvelles Coordonnées appeared first on Observatoire des Tiers-Lieux.
Quelle place de l’acteur public dans les formes de gouvernance collective mobilisées par les tiers-lieux ?
The post Gouvernance participative : source d’inspiration pour les acteurs publics ? appeared first on Observatoire des Tiers-Lieux.
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()