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Tribune libre #10 Comment écrire l’éducation populaire en 2024 ?

Trois défis contemporains à relever

Par Jacques Trémintin1

Toute construction humaine évolue, mute et se transforme en miroir avec la société qui l’héberge. Il en va de l’Éducation populaire comme d’autres conceptions éducatives : elle ne peut rester insensible aux évolutions contextuelles. Le chantier ouvert par le questionnement posé par ce blog semble bien vaste, chacun(e) d’entre nous privilégiant selon sa sensibilité tel ou tel axe. J’en choisirai trois, non parce qu’ils s’imposeraient par leur centralité, mais parce qu’ils me semblent, personnellement, poser certains des enjeux essentiels en cette année 2024 qui s’apprête à clore le premier quart du nouveau siècle.

Trois questions vont être posées ici pour circonvenir l’interpellation de cette démarche émancipatrice dont beaucoup d’entre nous se revendiquent. Trois problématiques donc qui nous confrontent aux valeurs de référence : entre soi et les autres, entre la loi du plus fort et la solidarité, entre être acteur ou consommateur passif.

Identité versus identité

D’un côté il y a ce que nous partageons toutes et tous, quels que soient notre origine ethnique, culturelle ou nationale, la couleur de notre peau, notre âge, notre condition de santé, nos croyances religieuses, idéologiques ou politiques, notre lieu de résidence, notre situation socio-économique, notre contrée de naissance, nos goûts musicaux, sportifs ou littéraires, etc. … c’est notre commune humanité qui fait de nous les membres d’une même espèce dont l’histoire a commencé il y a 300 000 ans avec l’apparition de l’homo sapiens au fin fond de l’Afrique. Nous sommes toutes et tous identiques : telle est la première acception, sens, du concept d’identité.

D’un autre côté, il y a nos appartenances à une multitude de communautés les plus diverses auxquelles nous participons, en référence à des situations de fait (citoyenneté nationale, apparence physique, genre, orientation sexuelle…) ou de choix (adhésion à un culte religieux, à des croyances, à une vision du monde, à des convictions politiques, syndicales, associatives, à une éthique, à une philosophie, à une déontologie, à un corps professionnel, une implication dans une école de pensée, à une équipe sportive, une action militante etc.). Nous nous reconnaissons les uns les autres à partir de ce qui fait de nous des êtres uniques. C’est le second sens de la notion d’identité.

Comment articuler ce que nous partageons en commun avec ce qui est spécifique à chacun(e) d’entre nous ? Le premier risque serait de gommer les individualités, de noyer nos spécificités dans un grand tout et de nier ce qui fait notre personnalité individuelle. L’autre risque est de cultiver l’égoïsme, l’égocentrisme et la vanité, en nous enfermant dans nos particularismes.

Dans notre société, qui valorise la vision disjonctive du OU, il semble qu’il faille choisir son camp, là où la logique conjonctive préfère le ET. Il faudrait se revendiquer universaliste et combattre l’identitarisme ou l’inverse. Il est pourtant tout à fait possible de faire attention à chacun, à ses besoins et à ses désirs (ce qui permet de développer l’estime de soi). Mais il est tout autant légitime de cultiver parallèlement, successivement et concomitamment les registres du vivre avec, de la tolérance et de l’altruisme (pour développer la capacité d’empathie).

L’idéal déployé par l’Éducation populaire valorise une émancipation qui se traduit tout aussi bien par l’épanouissement personnel, le développement des compétences individuelles et la promotion d’une personnalité à chaque fois singulière que par une solidarité allant au-delà des clivages, une fraternité entre frères et sœurs humains et une entraide s’opposant à l’esprit de concurrence, de rivalité et du chacun pour soi. D’où ma seconde occurrence qui interroge la place de la compétition dans nos vies quotidiennes.

Compétition versus coopération

À peine élu Président de la République Emmanuel Macron déclara : « une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. » Quelle meilleure définition d’une société qui valorise les « winers » contre les « losers », les gagnants contre les perdants, ceux qui y arrivent contre ceux qui échouent ? Combien de temps faudra-t-il encore pour que le bonheur reste l’otage de la réussite ? N’y a-t-il pas plus de gloire à perdre avec panache, qu’en gagnant petitement s’interrogeait Xavier Garcia (« Les perdants magnifiques » 2023) ?

Le patron de Stellantis qui gagne 100 000 euros par jour ? La preuve d’une éclatante réussite ! Le plus gros salaire de footballeur atteignant 676 000 euros par jour ? Normal, c’est un prodige dans son sport. Près de 1 % de la population mondiale qui possède 50 % des richesses de la planète ? Ils se sont battus pour y parvenir et ils le méritent.

Notre société se shoote à la compétition, à la victoire et à la performance. Que le meilleur gagne ! Sauf que la course à l’échalote n’a rien à voir avec le mérite ni l’effort déployé, pas plus d’ailleurs qu’avec la compétence. Les dés sont pipés d’avance. Les élites se reproduisent entre elles. Et les pauvres sont condamnés de génération en génération à stagner au bas de l’échelle. Les transferts de classe sont des exceptions qui confirment la règle !

Comment lutter contre ce cancer invasif des inégalités qui perdurent et s’aggravent ? Certainement pas en perpétuant le culte du plus fort, de la compétition et des résultats quantifiables que l’on retrouve à tous les niveaux de la société : à l’école (de plus en plus sélective) dans les activités culturelles (qui recherchent le succès) ou sportives (qui courent après la victoire). Le summum est sans doute atteint par ces Jeux olympiques dont la raison d’être, outre la corruption et/ou l’enrichissement personnel de certains de ses dirigeants, semble réduite aux records obtenus et à la valorisation du patriotisme, chaque nation participante mesurant sa valeur au nombre de médailles décrochées !

L’Éducation populaire nourrit une autre ambition en cultivant un autre registre : la solidarité. L’une de ses illustrations se manifeste sous la forme de la pédagogie de la coopération. Il ne s’agit plus alors de gagner sur l’adversaire, mais de faire équipe et cause commune pour avancer… ou de perdre ensemble, si l’équipe s’est mal organisée. Tout dépend alors de la qualité de l’entraide qui se déploie entre les joueurs. Par le dialogue et la négociation, il est possible de trouver ensemble la meilleure façon de jouer. La coopération crée dans le groupe une sécurité de base, une atmosphère de confiance où chacun peut apprendre à s’exprimer, à défendre son point de vue avec assurance et à participer selon ses moyens. Coopérer c’est « construire ensemble », démontrant ainsi que l’action collective n’est pas la simple addition des actions individuelles ! C’est par une posture proactive que l’on pourra faire reculer la prophétie de Thomas Hobbes enfermant l’espèce humaine dans la vision : « homme est un loup pour l’homme ».

Pouvoir d’agir ou consommation

S’il est bien un concept anglo-saxon très à la mode depuis les années 1970, c’est celui d’empowerment (traduit pas nos amis québécois allergiques aux anglicismes en « pouvoir d’agir »). Certes, cette notion a été détournée par un néolibéralisme le traduisant par une obligation de résultat au sein de publics rendus seuls responsables d’un éventuel échec, après avoir été sommés de « s’activer », en s’emparant des dispositifs mis à leur disposition. Au-delà de cet effet pervers subsiste une authentique démarche d’appropriation et de prise de pouvoir par les personnes concernées. La concrétisation la plus visible se manifeste dans ce passage de la simple consultation de la part des organisateurs à la co-décision, en passant par la co-élaboration. L’Éducation populaire doit-elle opérer une révolution copernicienne considérant l’usager comme l’expert et l’intervenant comme l’accoucheur de cette expertise ? L’usager est-il le mieux placé pour savoir ce qui est bien pour lui, et non le professionnel ? On retrouve encore là le réflexe très cartésien du « OU » évoqué précédemment. Préférons-lui cette unité des contraires d’une dialectique contenue dans le « co » de co-construction. Le public et l’intervenant possèdent chacun un savoir qui lui est propre : savoir expérientiel pour l’un, savoir professionnel pour l’autre. Et c’est bien la combinaison des deux, leur articulation et leur combinaison qui doivent être recherchées, sans souci de hiérarchisation ni de prévalence, chacun apportant sa spécificité et sa complémentarité.

Illustrer ce questionnement n’est guère compliqué. Il suffit pour cela de consulter les plaquettes de séjour de vacances en papier glacé proposées par les organismes ou leurs sites internet. Chaque famille est sollicitée par des programmations plus alléchantes les unes que les autres. Les offres rivalisent d’offres d’activités, clé en main, leur sophistication toujours plus pointue s’accompagnant de tarifs toujours plus onéreux. Manifestement, on vient là pour consommer. Je lance un défi : quel organisme osera le pari de ne rien proposer en affirmant que le groupe d’enfants concevra son séjour en collaboration avec l’équipe ? Que les compétences existantes de part et d’autre seront mises à profit pour élaborer un programme au plus près des choix à la fois individuels et collectifs ? Que chaque participant, qu’il soit vacancier ou encadrant, sera sollicité pour construire le séjour ? Mais c’est ce qu’on fait déjà, répondront certains lecteurs qui prévoient une journée de la semaine où rien n’est prévu à l’avance et tout se décide le jour même, avec la participation de toutes et de tous. Je fais le pari que ce type d’initiative n’est pas celle qui laissera le plus mauvais souvenir aux mômes !

Articuler l’individuel et le collectif, promouvoir le vivre ensemble en faisant reculer la lutte de tous contre tous et vivre comme acteur de sa vie et non dans la passivité, ce sont là des valeurs que l’Éducation populaire a toujours cultivées en phase avec la société de son temps. Il nous revient collectivement d’avoir à initier, promouvoir et amplifier le contenu qu’elle peut leur donner aujourd’hui.

La messe au pendu · Georges Brassens




À lire, son dernier ouvrage paru en 2023 : Voir la critique sur le site de Didier Dubasque.

  1. Jacques Trémintin a été assistant socio-éducatif dans un service départemental de l’Aide sociale à l’enfance entre 1992 et 2020. Il s’est fait connaître en écrivant notamment dans les colonnes de Lien Social de 1995 à 2023, a été contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999. Auteur de « Fragments de vie d’un référent ASE » publié aux éditions Érès, 2023. ↩

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Tribune libre #5 Comment écrire l’éducation populaire en 2024 ?

Interview de Pierre Cardo : Réconcilier la démocratie représentative et la démocratie participative par une réelle volonté politique d’éducation populaire

Pierre Cardo a su conserver une énergie (contagieuse !). L’ancien maire de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), qui va vers ses 75 ans cette année, fut député de la 7e circonscription des Yvelines et président de la communauté d’agglomération des Deux Rives de la Seine (CA2RS). Il a quitté trois fois le monde politique : en 2009 (mandat municipal), en 2010 (député) et en 2012 (intercommunalité). Il s’est éloigné des Yvelines pour s’installer dans le Poitou, mais n’hésite pas à y revenir de temps à autre.

Pierre Cardo a relevé le défi d’ériger, au fil de ses mandats politiques, une perception et une conception fines et éclairées des politiques de la ville, tout en conservant son attachement sans faille au sens de la rigueur, au goût de l’indépendance et une aptitude essentielle à l’ouverture d’esprit.

J’ai pris attache auprès de Monsieur Pierre Cardo afin qu’il rejoigne la série de points de vue relative à l’éducation populaire sur mon blog.

Comme pour les autres personnes sollicitées, je lui ai indiqué avant l’échange qu’il ne s’agissait pas de distribuer de bons ou mauvais points, que ce soit aux acteurs d’éducation populaire, ou que ce soit à leurs structures, mais d’interroger nos utopies réalistes nos capacités à penser ce qui nous arrive. Quelles seraient les formes d’éducation populaire dans lesquelles les bouleversements en cours pourraient se représenter ? Face aux grandes crises (écologique, financière que nous connaissons, et alimentaire en particulier), le mouvement d’éducation populaire serait-il capable d’intégrer le monde qui vient ?

Aussi, je vous partage non pas son écrit, mais la retranscription d’un échange direct avec un homme d’action, comme il se définit.

« Je vous remercie pour votre proposition qui m’honore. Mais sincèrement j’ai assez peu de temps en ce moment pour m’attaquer à un sujet qui fait déjà l’objet de tant de débats pour sa définition. (l’entretien qui ne devait pas être long durera plus de 2h !)
J’ai toujours été davantage dans un élan pour l’action, plutôt que de perdre mon temps et celui des habitants en tergiversations, même s’il m’est arrivé d’écrire livre et rapports à une autre époque.
L’éducation populaire est pour moi le seul moyen de lutter contre la violence dans et de la société, en donnant du pouvoir à des usagers qui veulent devenir acteurs de leur vie en apportant leurs propres réponses à des besoins de la population, pas toujours pris en compte par les décideurs. Simplement il faut avoir la volonté politique de les accompagner dans leur démarche, en permettant de valoriser leurs aptitudes pour qu’elles deviennent des compétences. Ce pouvoir que l’on donne ainsi à une population est non pas un affaiblissement de la démocratie représentative par la création d’un contre-pouvoir potentiel, mais au contraire un renforcement de celle-ci par la création d’un autre pouvoir. C’est ainsi que l’on pourra réconcilier la démocratie représentative et la démocratie participative. L’éducation populaire dans ses multiples formes peut être le meilleur remède contre la violence, la désinformation, la déculturation. Elle doit seulement se garder de trop s’institutionnaliser et aussi de se laisser instrumentaliser. Les maires doivent accompagner les habitants dans une démarche de proximité.

A l’époque où j’étais maire à Chanteloup les Vignes, j’ai eu affaire à des Ministres qui me proposaient des équipements type médiathèque ou théâtre pour répondre aux besoins de ma population alors que j’évoquais des initiatives qui me paraissaient plus urgentes comme le cinéma d’animation, les activités de plein air, les ateliers de cuisine interculturel etc. Mon attitude réservée à l’égard de ces équipements provenait sans doute de l’époque où j’étais président d’association socio-culturelle. Il existait une section ciné-club. Problème : ils étaient 5 organisateurs et leurs propres spectateurs. Ils m’expliquaient que c’était important d’avoir des films à thèse pour provoquer des débats et conscientiser la population. Ça ne m’a pas convaincu. J’ai demandé à un animateur bénévole de la Cité si il avait une idée de ce qui pourrait attirer du monde dans notre grande salle de cinéma de l’ancien foyer Sonacotra (renommé COALLIA aujourd’hui) où nous avions nos activités.

Il m’a proposé tout simplement de louer des films et dessins animés pour enfants et de distribuer le programme pour le mercredi après-midi dans les écoles. Nous avions prévu une séance pour une centaine d’enfants, en réalité nous avons été obligés d’en faire 2 de 200 enfants chacune dès la première projection. On avait les enfants, on aurait les parents.

De cette expérience, je retirais 2 choses : la première, ça ne sert à rien de vouloir éduquer un public qui n’a pas envie de venir sauf à espérer éduquer les murs ; la seconde, c’est que peut importe le projet, ce qui compte c’est de créer l’envie de venir. Le travail éducatif peut venir ensuite.

Au cours de mes différents mandats politiques, j’ai souhaité une nouvelle approche de la politique : plus simple, plus directe, plus humaine. On est certes élu pour agir pour les gens, mais ce qui compte le plus c’est de faire avec les gens dans les sens du terme “avec”, autrement dit avec eux et comme ils sont.

L’intérêt de l’éducation populaire est qu’elle peut prendre des formes extrêmement diversifiées, ce qui lui permet de répondre au plus près des besoins des populations auxquelles elle s’adresse. Dans sa forme associative, elle peut être un trait d’union essentiel entre le pouvoir institutionnel et les habitants. Dans mon esprit, même si le maire est l’échelon le plus décisionnel le plus proche du territoire, l’administration municipale n’est pas pour autant la mieux placée pour gérer l’ensemble des problématiques locales et en initier les réponses. Par contre, elle est essentielle pour accompagner les projets issus de la population et donner les moyens de leur épanouissement.

Je prendrai un autre exemple : un éducateur spécialisé qui trouvait que sa mission ne répondait plus aux besoins de la population, est venu un jour me proposer, avec des jeunes bénévoles issus du quartier, un projet d’aide aux devoirs pour les enfants du primaire. Pour cela, on m’a demandé un appartement. Chaque jour de la semaine, après l’école, en plus de l’aide aux devoirs, était proposé un goûter gratuit aux gamins. Ce fut un succès. Il fallut un deuxième appartement, puis des locaux plus adaptés, car les parents ont rejoint l’association apportant une aide bénévole pour la plupart et surtout leurs idées de projets pour améliorer le quotidien de la Cité. Et c’est ainsi que, à partir de la volonté de jeunes, puis d’adultes, fut créé le premier centre social associatif de la commune, générateur de très nombreux projets. Dans cette affaire, la commune n’était pas à l’initiative mais la confiance réciproque a permis l’éclosion de nombreux projets adaptés aux besoins de la population, la ville se contentant d’accompagner avec ses moyens l’évolution de cette structure associative.

Je pense que c’est un peu selon ses principes que l’on peut bâtir une démocratie participative qui complète parfaitement la démocratie institutionnelle. L’éducation populaire étant en quelque sorte le carburant de ce mode de fonctionnement ».

Johnny Montreuil – Le coeur qui saigne – Acoustic @ Le Grand Soufflet 2016

Pour citer cet article :

Tribune libre #5 Comment écrire l’éducation populaire en 2024 ? Réconcilier la démocratie représentative et la démocratie participative par une réelle volonté politique d’éducation populaire. Pierre Cardo, André Decamp, Regards sur le travail social, 30 janvier 2024. https://andredecamp.fr/2024/01/30/tribune-libre-5-comment-ecrire-leducation-populaire-en-2024/

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Faire Recherche En Commun

Pascal NICOLAS-LE STRAT, responsable du projet « Territoires en expérience(s) », sociologue, professeur en sciences de l’éducation, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis vient de publier Faire recherche en commun aux éditions du Commun.

L’auteur déroule, sous la forme de chroniques de terrain, sa pratique de chercheur qui s’exerce en coopération et en complicité avec les personnes les plus directement concernées. En plaidant pour une science sociale qui se risque et expérimente, il rappelle la nécessité de défaire les privilèges de conditions et d’indiscipliner la recherche pour tendre vers un « faire recherche en commun », éprouvé par les expériences du quotidien. Dans une écriture accessible, il esquisse de nouveaux possibles pour une science sociale…

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Pour citer cet article :

Faire Recherche En Commun. André Decamp, André Decamp, Regards sur le travail social, 21 janvier 2024. https://andredecamp.fr/2024/01/21/faire-recherche-en-commun/

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