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Le Mouvement pour l'économie solidaire recrute sa/son futur délégué.e général.e

Apres 20 ans d'implication au sein du Mouvement dont 9 ans au poste de délégué général, Bruno LASNIER prends sa retraite à la fin de l'année, Le MES recherche donc son/sa nouveau.elle délégué.e national.e, le poste est à pourvoir au 1er novembre 2024, afin de permettre une passation.

OFFRE D'EMPLOI AU POSTE DE DELEGUE(E) GENERAL(E) DU MES FRANCE A pourvoir à la date du 1 er Novembre 2024


Présentation du réseau :

Le MOUVEMENT POUR L'ECONOMIE SOLIDAIRE vise à promouvoir et développer l'économie solidaire à travers le développement de réseaux territoriaux et thématiques (https://www.le-mes.org/).

Le réseau associatif a pour objet de :
• promouvoir l'économie solidaire et la citoyenneté économique en France
• développer un mouvement d'économie solidaire national
• intervenir au niveau européen et international
Les missions du MES sont :
• promouvoir le développement de réseaux nationaux, territoriaux et thématiques de l'économie solidaire
• capitaliser et mutualiser les expériences
• promouvoir les coopérations dans le cadre de la construction de l'économie solidaire européenne et internationale
• s'exprimer, proposer et interpeller les pouvoirs publics et l'opinion publique sur tous les champs qui concernent l'économie solidaire
• et toute autre mission entrant dans le cadre de son objet social et conforme aux lois et règlements en vigueur.
Conditions générales d'exercice
Poste nécessitant une présence importante à Paris : siège dans le 20ème, Participation à des réunions de réseaux, inter-associatives, avec les partenaires publics et financiers- Activités de représentation- Participation aux actions des membres du réseau- Réseautages nécessitant des déplacements en région et en Europe.

1. Missions

Le poste de Délégué(e) général(e) s'inscrit dans le cadre général défini par les statuts et le rapport d'orientation du Mouvement pour l'Economie Solidaire.
Le/la Délégué(e) a pour fonctions, sous l'autorité des membres du Bureau et de l'Assemblée Permanente de :
• Assurer la représentation du réseau, de porter le plaidoyer co-construit avec l'ensemble des adhérents du réseau,
• Mettre en œuvre la stratégie de développement du mouvement.
• Proposer, en lien avec le Bureau, une organisation agile, en adéquation avec les moyens existants et offrant des conditions de travail et d'activités adaptées, favorisant le bien être de tous-toutes.

Coordination générale
Le ou la Délégué(e) s'assure de la continuité des actions menées, contrôle leur financement et leur bon déroulement, notamment vérifie l'adaptation des moyens aux buts fixés au regard du plaidoyer, des actions et des partenariats portés collectivement et de la stratégie fixée en Assemblée Permanente.
Il ou elle coordonne en ce sens l'équipe salariée et les volontaires/membres du réseau associés aux actions.

Représentation et plaidoyer
• Représentation politique au sein des instances de l'ESS. Il ou elle veille au contexte politique, juridique et économique dans lequel évolue l'économie solidaire, afin de mieux positionner le mouvement dans son écosystème d'acteurs au niveau local, national et européen (participation à des réseaux ESS et espaces de représentation du mouvement, veille presse et revues spécialisées, réseaux sociaux, prospective)
• Il ou elle produit des éléments d'analyse avec les membres de l'AP.
• Il ou elle favorise la connaissance et l'influence du mouvement auprès des institutions, bailleurs et financeurs et réseaux d'acteurs de la transition et de l'ESS, notamment par des rendez-vous bilatéraux ou multipartenariaux.
• Il ou elle veille aux actions de communication du Mouvement via les outils de communication du mouvement, les réseaux sociaux, la participation ou l'organisation d'évènements,
• Il ou elle initie ou appuie la production de plaidoyers ; favorise la mise à disposition de recherches en ESS ainsi que la capitalisation et l'essaimage de méthodologies appliquées pouvant consolider les acteurs de l'économie solidaire dans une perspective de transformation sociale, écologique, démocratique et économique.

Vie associative

• Le ou la Délégué (e) générale a la responsabilité de préparer et tenir, avec le Bureau, les réunions de Bureau, les Assemblée Permanentes, les Séminaires Adhérents, Assemblées générales et extraordinaires et de produire les documents nécessaires à la vie associative.

• Il ou elle veille aux besoins des adhérents et à l'élargissement à de nouvelles structures ou réseaux engagés dans l'économie solidaire, la transition écologique et la transformation sociale.

Animation et développement socio-économique du réseau

• Il ou elle favorise l'écoute des besoins spécifiques de chaque adhérent (réseau ou structure), leur participation à la mise en œuvre du projet associatif commun, la co-création à partir de leurs réalités de filières ou de territoires (réalités politiques, techniques ou financières) des processus de coopération et de mutualisations ciblés (plaidoyers, chantiers communs, méthodologies, ressources humaines et moyens techniques, )
• Il ou elle contribue à l'amélioration de l'horizontalité et de la transversalité des rapports entre adhérents, salarié·e·s pour déployer des espaces de participation.
• Il.elle mène des actions visant à développer de nouveaux partenariats et de nouvelles actions.
• Il ou elle mène des actions visant à développer la convergence avec les réseaux (participation comités de pilotage, évènements, université d'été des mouvements sociaux, etc.) ; lien avec le monde universitaire, de la recherche, recherches- action.
• Suivi des actions, participation aux projets et programmes inter associatifs et inter membres.
Gestion administrative et financière

• Construire et suivre le budget consolidé annuel en lien avec le Bureau, notamment le-la trésorier-e et l'Assemblée permanente ;
• Rechercher et mobiliser les financements et partenariats publics et privés (fondations …) : élaboration des projets et des budgets, constitution de dossiers, établissement des conventions, rédaction de bilans ;
• Suivre la comptabilité, les déclarations fiscales et sociales et la clôture des comptes en lien avec l'expert-comptable et le/la commissaire aux comptes ;
• Gérer les aspects administratifs et juridiques liés au personnel ; ;
• Effectuer et contrôler les dépenses, gérer les comptes bancaires et le plan de trésorerie ;
• Analyser l'équilibre financier de la structure et rédiger le rapport financier annuel en lien avec le-la trésorier-e
• Participer au pilotage et à la rédaction de documents de référence et de capitalisation ;
• Gérer les locations, contrats de fournisseurs et conventions juridiques nécessaires à l'activité du réseau..

Gestion des ressources humaines & gestion d'équipe

Le ou la Délégué(e) général(e),
Avec le bureau :
• Organise le recrutement de salarié·e·s permanent·e·s ou vacataires, les services civiques et stagiaires, en lien avec l'AP et l'équipe salariée ;
• Accompagne la vie du/de la salarié·e dans la structure (objectifs, entretiens annuels, évolution) ;
Avec l'appui du bureau, si besoin :
• Met en œuvre la formation professionnelle ;
• Accompagne l'équipe dans le suivi des actions et la gestion de projets ;
• Anime et mobilise l'équipe sur la base du projet associatif ;
• Assure un rôle d'appui-conseil et d'accompagnement méthodologique des salarié·e·s sur leur activité ; ;
• Supervise la planification annuelle des activités et l'organisation du temps de travail ;
• Anime une concertation régulière sur les modalités de fonctionnement interne.

2. Profil et compétences

Une expérience dans un poste analogue est souhaitée

Compétences

  • Connaissances : Connaissance forte de l'économie sociale et solidaire ; des éco-systèmes politiques et institutionnels ; des réseaux ESS et alternatifs ; de l'interculturalité, de l'éducation populaire
  • Capacités : rédactionnelles, d'analyse et de synthèse ; utilisation et gestion des outils numériques ; maîtrise de l'anglais ; capacités en montage et gestion de projet ; développement économique et socio-économique de réseau ;
    vision prospective de gestion de la structure et de son développement ; vision politique et stratégique ;
  • Gestion financière ; ressources humaines et management transversal

Qualités

  • Sens de l'écoute et du dialogue ; Force de proposition ;
  • Rigueur et organisation ; Communication et adaptabilité,
  • Prise de décision : esprit de concertation, capacités d'arbitrage, de négociation, diplomatie.
  • Autonomie, esprit d'équipe, polyvalence et sens pratique.
  • Anticipation et résistance au stress.

3. Conditions du poste

Démarrage le 1 novembre 2024
CDI à temps plein ; 35 h hebdomadaires
Salaire brut de 38 K€ par an ; Statut cadre
50% carte transport sur justificatif. Mutuelle prise en charge à 50 %.
Disponibilité occasionnelle en soirée et le week-end.
Permis B

Merci d'adresser votre candidature (lettre de motivation + CV) à : candidature@le-mes.org à partir du 1 juin 2024.

Fiche de poste Délégué général MES France
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Pour une convergence des réseaux de la Transition citoyenne, écologique et Solidaire

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire en partenariat avec le Collectif pour la Transition Citoyenne et le Collectif des Associations Citoyennes, organise une rencontre de trois jours qui se tiendra à la Bergerie de Villarceaux du 21 au 23 mai 2024.

Dans un contexte de crises écologiques, sociales et démocratiques, où les acteurs de la transition citoyenne souffrent d'un manque de visibilité, où les réseaux et mouvement qui les structurent ne sont pas ou peu soutenu par les politiques publiques, et où les fondations engagées dans le champs de la transition sont de plus en plus sollicitées, tisser les liens de l'interconnaissance pour coopérer et nous renforcer devient une nécessité.

L'objectif de ce séminaire est de :

Renforcer l'interconnaissance de ce que chacune de nos organisations porte pour accompagner la transition citoyenne.

Croiser notre compréhension des enjeux et construire un diagnostic et une éthique partagé·e

Coconstruire une dynamique de coopération inter-organisations en faveur d'une transition économique, écologique, culturelle, démocratique, sociale et solidaire, qui passe par la co-construction d'objectifs et d'actions partagé·es.

Programme :

Mardi 21 mai 2024 : Qui sommes-nous ? Quels sont nos liens ?

MATIN : Accueil et introduction

  • 12h15 – 13h Accueil et plénière d'introduction (intention, programme et cadre de confiance)

13h – 14h30 Repas

APRES MIDI : Interconnaissance et mise en lien

  • 14h30 - 14h45 : petit jeu
  • 14h45 - 16h : lignes de temps partagées
  • 16h - 17h30 : Jeu Time's up, carte mentale, Grande histoire / Petite histoire...
  • 17h30 - 19h : Installation des stands et apéro

SOIREE

  • 19h – 21h Apéro et repas
  • 21h – 22h30 Soirée Jeux pas que sérieux !

Mercredi 22 mai 2024 : Nos outils, nos analyses, nos perspectives ?

MATIN : Partage et analyse

  • 9h – 9h30 Réveil nature
  • 9h30 - 10H30 : Plénière : restitutions (CESE, Danser l'orage, convergence Villarceaux)
  • 10h30 – 12h : Ateliers (thèmes en cours)
  • 12h - 12h30 : Restitution en plénière

12h30 – 14h Repas

APRES MIDI : Co construction, coopération, mutualisation

  • 14h30 - 14h45 : petit jeu
  • 14h15 - 17h : Ateliers en petits groupes (thèmes en cours)
  • 17h – 17h30 : Synthèse en plénière

SOIREE

  • 17H30 – 20h30 Pause apéro et repas
  • 20h30 – 22h30 Scène ouverte !

Jeudi 23 mai 2024 : Convergence, synthèse et rencontre

MATIN : Synthèse, priorisation, décision

  • 9h – 9h30 nature
  • 9h30 - 11h : Ateliers : Prochaines actions, Quelles relations financeurs-financés, Rebonds d'une convergence à l'autre...
  • 11h - 12h30 : Plénière :
    Rencontre avec des fondations progressistes : ECF (European Climate Foundation), FPH, FCCoop, FUMPT, Terres Solidaires, Opération Milliard...

12h30 – 13h45 Repas partagé et café

APRES MIDI : Bilan

  • 13h45 - 14h : Petit jeu
  • 14h – 14h45 Bilan et clôture
  • 15h – 14h45 Rangement et départ

L'ensemble des temps de travail alterneront plénières, petits groupes de travail et PAUSES !

Le nombre de place étant limitée, les inscriptions se font uniquement sur invitation pour information : contact@le-mes.org

Pour vos organisations logistique :

Le lieu de la rencontre : Au sein d'un ancien corps de ferme entièrement éco-réhabilité, la Bergerie de Villarceaux offre un cadre privilégié de détente et de réflexion sur le développement durable et la transition écologique pouvant accueillir rencontres professionnelles ou privées. L'écosite de Villarceaux s'inscrit dans l'action de la Fondation pour le Progrès de l'Homme.

La Bergerie de Villarceaux est située sur la commune de Chaussy 95710, à 1h30 en voiture de Paris et 30 minutes de Cergy-le-Haut (station RER la plus proche est accessible en RER A en 1h à 1h20 selon les gares parisiennes).

Nous avons mis en place des navettes au départ de la Gare de Chessy le haut :

  • le Mardi 21 mai 2024 départ Cergy-le-Haut à 10h30 (cf logistique) et 11h30
  • le Jeudi 23 mai 2024 départ de la Bergerie à 15h (arrivée au RER à 15h30/40) et 16h (arrivée au RER à 16h30/40)
Programme séminaire convergence à Villarceaux 2024
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Claude nous a quitté, et c'est un ami que nous...

Claude nous a quitté, et c'est un ami que nous perdons ! Le Mouvement pour l'Economie Solidaire s'associe aux nombreux hommages qui lui sont rendus et apporte son soutien amical et chaleureux à sa famille et particulièrement à Marc Alphandéry. Marc a été militant de la première heure des AMAP et impliqué dans le Mouvement pour l'Economie Solidaire, bénévolement, puis durant quelques années comme salarié de notre réseau national. Claude a accompagné le MES France depuis ses origines. Avec lui, nous avons construit les États Généraux de l'ESS en 2011, puis participé à la fondation du Labo de l'ESS. Tout au long du chemin parcouru ensemble, Claude n'a cessé de nous montrer, dans la bienveillance, la résistance et la diplomatie, le chemin d'une transition écologique et sociale indispensable pour un futur désirable et soutenable. Il continuera d'inspirer nos actions et notre détermination pour qu' elle advienne.
Merci à Claude Alphandery d'avoir ouvert des chemins d'espérance, de résistance et de joie et d'avoir reconnu chaque jour de son existence ceci : les femmes et les hommes qui choisissent la solidarité et la justice sociale en prenant soin du vivant si fragile, fondent un avenir désirable pour les générations futures. Une force vitale plus qu'un devoir, une autre façon de créer la richesse !
Nous avons partagé les multiples chemins de l'économie solidaire, pour laquelle il avait une passion. Nous avons eu le goût avec lui, de la conversation engagée, celle qui ose les controverses et le dialogue et avons toujours reconnu ce compagnon, à l'écoute si aiguisée, à l'œil pétillant et à l'esprit vif et fraternel".
Toutes nos condoléances sincères à ses enfants et petits enfants, à sa famille et à ses proches.
L'Assemblée permanente du MES France
Josette Combes, Jean-Louis Laville, Bruno Lasnier, Patricia Coler, José Dhers, Berenice Dondeyne, Gerard Dechy , Luc Belval, Laurent Fraisse, Luc de Larminat, Annie Berger,
L'ensemble de l'équipe salariée, et des réseaux partenaires adhérents : APES Hauts de France, Mouvement pour l'Economie Solidaire Occitanie, Collectif des associations citoyennes AliceCoop, Ardes Associations e-graine, BaBalex, Artisans du Monde Mouvement SOL - Monnaies Locales Citoyennes Mouvement des AMAP - MIRAMAP Association Opale Pôle d'Economie Solidaire 21 UFISC Habitat Participatif France SelIdaire France credit photo : F A Bretagne

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Transiscope en bande organisée à Marseille

Pour la neuvième rencontre du Transiscothon, le projet coopératif Transiscope.org vous donne RDV à Marseille les 29 et 30 Mars !

Un Transiscothon ! Ce sont des rencontres en présentiel qui ont été instaurées suite au confinement lié au COVID où le projet, comme beaucoup de projets associatifs, a eu du mal a retrouvé du souffle. Pour y répondre, il a été décidé que régulièrement le projet se retrouverait sur 2 jours en présentiel. Initialement pensé comme un temps de travail, il s'est progressivement transformé en un temps hybride, occasion d'expérimenter et d'aller à la rencontre des territoires, dans le but de nourrir le projet et faire vivre le troisième axe de notre stratégie « Faire Système » qui s'intitule : « Dynamiser et outiller les écosystème territoriaux ».

Pour sa neuvième édition, le Transiscothon se déroule à Marseille, une ville archipel, riche d'initiatives et de dynamiques collectives. Des luttes contre l'habitat indigne ou la gentrification, pour le droit à la ville, à l'accès aux services publics dans une ville qui reste l'une des plus inégalitaires en France. Des initiatives économiques citoyennes pour transformer le cadre de vie, autour des questions de mobilité, d'accès aux ressources naturelles ou de lutte contre la pollution. Des collectifs émergent, des lieux s'ouvrent, des terrains se cultivent, des espaces de mobilisation plus ou moins organisés, plus ou moins institutionnels ou autonomes se construisent.

Depuis longtemps, des collectifs tissent des liens et produisent des cartographies pour les faciliter, mais il reste encore du chemin pour diffuser une culture de la coopération et dépasser un système qui a trop joué sur les concurrences et la compétition.

C'est l'intention d'une première communauté de partenaires qui vous proposent de se retrouver à l'occasion de ce Transiscothon, pour en parler, partager ses expériences et outils, et consolider des liens entre nos quartiers, nos initiatives et nos savoirs, à partir de l'expérience du projet transiscope.org, comme un premier pas modeste mais utile.

Le Tour Alternatiba qui se terminera début octobre à Marseille peut être une occasion de se fixer un objectif commun : relier les enjeux sociaux et écologiques en démontrant que l'écologie populaire s'ancre dans des réalités marseillaises.

🎯 Objectifs plus concrets

  • Rendre visible les alternatives et des collectifs dans les quartiers populaires en lien avec les initiatives de transition
  • Questionner nos freins et nos leviers pour mieux coopérer. Quelle posture et quelles conditions à la rencontre ?

📆 Calendrier

  • La journée du vendredi sera dédiée aux acteur.ices des réseaux des transitions, des solidarités, autant de tisserands qui tentent de mieux se connaître pour initier ou consolider des alliances.
    Le soir nous nourrirons nos échanges grâce à la conférence de Laurent Marseault : "Pourquoi la stratégie du Colibris n'est plus suffisante ?"
  • Le samedi, nous accueillerons des collectifs de tous les quartiers de Marseille autour d'un forum ouvert sur les conditions de la coopération pour une transformation radicale de notre ville. Partant de nos racines et allant à la racine de nos difficultés, nous allons tenter de construire nos désaccords afin de les dépasser avec la présence de Patrick Viveret. Un atelier en marchant nous permettra aussi d'avancer ensemble, avec des regards sur nos quartiers singuliers.

👉️Inscrivez vous 👈️ pour qu'on puisse organiser le logement et diffusez l'info dans vos réseaux marseillais !

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Journée Pacte pour la Transition "Quelle stratégie des mouvements de la société civile pour porter politiquement une société juste et écologique ?"

Le Collectif pour la transition citoyenne et ses partenaires du Pacte pour la Transition organise le jeudi 14 mars de 9h30 à 18h00 à l'Académie du Climat, 2 Pl. Baudoyer, 75004 Paris, une journée dédiée au plaidoyer en faveur de la Transition : Quelle stratégie des mouvements de la société civile pour porter politiquement une société juste et écologique ?

Au programme :

  • le matin : retours sur plusieurs expériences de plaidoyers et de projets pour une société juste et écologique portés ces dernières années (Pacte pour la Transition, Alternatives territoriales, Fréquence Commune, Primaire Populaire, Pacte Pourvoir de Vivre), suivis d'une discussion avec d'autres organisations et avec la salle sur les facteurs de réussite et d'échec de ces expériences
  • l'après-midi : ateliers pour imaginer et réfléchir à comment dépasser ces blocages en s'appuyant sur les facteurs de réussite : rapport au politique, inclusivité, démocratie permanente, positionnement face à l'extrême droite et à la criminalisation des militant·es, plaidoyer en réseau...

Inscription 👉️https://www.helloasso.com/associati...


On ne s'arrête plus !

La journée s'achèvera à partir de 18h30 par l' Apéro réseau de la transition !
📍 A la buvette de l'Académie du Climat, 2 Pl. Baudoyer, 75004 Paris
📋 inscription : https://framadate.org/4BWxHgkWE8hyOiNY

Ouvert aux personnes impliquées dans les organisations de la transition et les personnes qui souhaiteraient s'en rapprocher, hésitez pas à partager l'invitation !

A très bientôt !

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CESE : QUELS MODÈLES DE FINANCEMENT DU MONDE ASSOCIATIF POUR CONSOLIDER SA PLACE ?

A l'occasion de son Bureau du 5 décembre 2023, le Conseil économique, social et environnemental, a confié à sa commission économie et finances la préparation d'un projet d'avis sur le modèle de Financement du monde associatif qui pourrait faire l'objet d'une présentation en séance plénière le mardi 28 mai 2023.

Le MES et la CAC à travers l'Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations ont été auditionné par la commission et ont pu apporter leur contribution.

Face au constat alarmant que « [ …] depuis plus d'une décennie, le monde associatif traverse des difficultés liées en grande partie à une évolution des cadres qui régissent les rapports entre pouvoirs publics et associations, » le bureau du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adressé une saisine à sa commission économie et finances sur le modèle de financement du monde associatif.

Dans sa saisine le CESE déclare : « 20 millions de bénévoles animent plus de 1,5 million d'associations sur notre territoire » l'évolution à la baisse des financements des associations et les évolutions tant conjoncturelles que structurelles mettent en difficultés le monde associatif français : « Cette évolution est marquée notamment par la baisse des subventions et des financements dans la part des recettes associatives (-41% entre 2005 et 2017) et, pour compenser cette baisse, l'augmentation de ressources marchandes (+34,6%)2 notamment à travers des réponses à des appels d'offres. Ce faisant, les associations peuvent s'éloigner de leurs missions premières en accentuant des logiques concurrentielles et peuvent se détourner de leurs publics cibles, notamment les personnes les plus précaires ou les plus fragiles
Dans un contexte de stagnation des dons et du mécénat, l'augmentation de la part des recettes commerciales dans les recettes totales fait courir un risque de basculement des associations dans une fiscalité de droit commun. Un tel changement (déjà à l'œuvre dans les secteurs de l'aide à la personne, des EHPAD ou de la culture) pourrait aggraver le phénomène de fermetures d'associations, tendance amorcée depuis quelques années : entre 2011 et 2017, ce tissu multisectoriel porteur d'activités d'intérêt général a vu disparaître des associations employeuses8// qu'elles rencontrent, le CESE va analyser les différents modèles économiques associatifs et établir des préconisations afin de maintenir ces structures essentielles à la cohésion sociale.
»

Pour nourrir sa réflexion sur le sujet, le CESE a lancé du 23 janvier au14 février 2024 une grande consultation pour recueillir l'avis des responsables et trésoriers d'association, qui a recueilli plus de 6500 réponses, issue d'associations de petite ou grande taille, de tout le territoire et de différents secteurs. Les réponses sont à l'étude et constitueront une base à une journée délibérative organisée au CESE le 20 mars au cours de laquelle un panel de personnes ayant répondu au questionnaire et volontaires pourront débattre et échanger avec les rapporteurs Dominique Joseph (Groupe Santé & Citoyenneté) et Martin Bobel (Groupe des associations) au nom de la Commission Economie et finances. Partageant les expériences et idées des associations présentes, les rapporteurs vont ainsi pouvoir prolonger leur réflexion et enrichir leurs propositions.

Avec le même objectif, la Commission a également effectué la visite de la ressourcerie "La Petite Rockette" à Paris et eu des échanges avec 9 responsables associatifs issus de différents secteurs (social, sportif, environnemental, culturel…) et les membres du CESE à la mairie d'arrondissement du 11e. Découvrez le reportage vidéo de ce déplacement.

Par ailleurs la Commission a organisé une série d'auditions, qui ont donné lieu a des interviews vidéo que vous pouvez retrouver ici

Parmi ces auditions nous retiendrons l'interview de Maxime Baduel, Délégué ministériel à l'économie sociale et solidaire. Au-delà de définir son rôle et de présenter la feuille de route gouvernementale qui s'appuie sur trois briques :
• la consolidation de l'ESS à l'échelle territoriale, par le renforcement des services déconcentrés de l'État sur ces sujet, par le renforcement des CRESS
• le développement des modes d'entreprendre dans l'ESS, que ce soit coopératives, entreprises sociales, notamment via l'agrément ESUS ou la réflexion sur les modèles économiques et la pérennité économique des associations
• le volet du financement et de l'investissement, que ce soit par les banques publiques BPI et Banque des Territoires et plus largement le développement de la finance solidaire, l'accès à l'épargne citoyenne et aux fonds européens,

Maxime Baduel constate que « les associations sont en train de vivre la lame de fond de la crise sanitaire, de la crise économique, qu'elles vont avoir dans les prochains mois, années, des trésoreries qui vont être difficiles, qui vont fondre . », ajoutant : « Il est de notre devoir de réfléchir aussi au renforcement de leur fonds propres que ce soit par le développement de titres associatifs, comme cela a été fait, ou par d'autres instruments de financement, par une réflexion sur leurs charges , par exemple la taxe sur les salaires. Toutes les options, toutes les solutions sont sur la table et nous souhaitons discuter aussi bien avec le Mouvement associatif que l'ensemble des représentants du monde de associatif, pour trouver les bons leviers pour aider et être au soutien des associations »

Pour atteindre l'objectif d'un meilleur accès aux financement publics et privés des associations, Maxime Baduel nous propose trois axes d'actions qui permettent de soutenir les associations par du financement :

• Soutenir la générosité du public qui peut passer aussi par de l'épargne en fléchant l'épargne du Livret A et du livret développement durable solidaire vers les structures de l'ESS et notamment les structures associatives. En permettant l'application d'unité de compte solidaire dans les assurances vie tel que prévue par la loi pacte.
• Travailler sur les instruments existants. Les titres associatifs sont aujourd'hui dans une période d'inflation, de taux d'intérêt élevés et peuvent paraitre à coté des besoins, des ressources des structures associatives. Il faut que l'on puisse travailler ensemble à ces leviers
• Développer la finance solidaire qui est le poumon financier de l'économie sociale et solidaire, l'État souhaite déplafonner les fonds 90/10 pour permettre que jusqu'à 15 % de ces fonds soient dédiés à des actions de solidarités, aux structures de l'ESS, aussi bien que le développement des fonds ESUS et de tous les fonds d'investissement fléchés vers l'ESS.

Des propositions certes intéressantes mais qui s'appuient essentiellement sur la générosité des citoyens et ne prévoit aucun engagement de l'état .

Dans le cadre de l'audition de l'Observatoire de la Marchandisation des Associations, le MES et le CAC ont proposé un certain nombre de Préconisations :

1/Rappeler qu'il est aujourd'hui essentiel de défendre le modèle associatif français et sa définition première de la subvention dans un contexte de politique européenne qui pousse, via la vision de l'entrepreneuriat social et la notion de lucrativité limitée, vers un isomorphisme marchand au détriment de l'intérêt général.

2/ mettre en place une loi de programmation sur l'ESS, sans oublier les associations qui en constituent la majeure partie, donnerait un cap politique et budgétaire à cet écosystème à même de proposer des alternatives face aux grands enjeux de bifurcation écologique et sociale.

3/La nécessité de (re)donner du souffle à la notion de co-construction, de relation partenariale avec les collectivités territoriales, viendrait contrer un processus d'instrumentalisation des associations qui les cantonne à exécuter des politiques publiques décidées sans elles. L'histoire associative montre que les initiatives citoyennes sont souvent à la racine de nos institutions et dispositifs sociaux. Dans ce cadre, il est nécessaire d'encourager des espaces de diagnostic et de stratégie partagée au niveau territorial.

3/ Valoriser les expériences de partenariats avec des Conventions Pluriannuelles d'Objectifs longues (5 ans) entre association/collectivités locales, des exemples de ce type de relation existe déjà par exemple à Rennes ou à Nantes.

5/ Le besoin d'appui à la recherche associative non lucrative, coopérative : Créer des espaces de recherches-action (l'autre versant de la recherche, qui constitue un besoin social aussi légitime et ne coûte pas plus cher, tout en étant très complémentaire à la recherche fondamentale parce plus proche du terrain, plus concrète et plus dans les pratiques (métiers, partenariat, droit,...). Ces recherches se mènent et se mettent en lien sur le long terme, ce qui implique de travailler la sécurité du travail réalisé par les parties prenantes (notamment les gouvernances et les salariées). Ce besoin était très partiellement rempli par le "Fonjep recherche" qui vient de disparaître alors qu'il était essentiel.

6/ Quelques pistes et réflexions sur les financements
• - Rendre effective la redistribution des biens mal acquis à des associations, des fédérations comme l'autorise maintenant la loi. Désormais, en application de la loi du 8 avril 2021 améliorant l'efficacité de la justice de proximité et de la réponse pénale, les associations d'intérêt général, les associations et fondations reconnues d'utilité publique pourront bénéficier temporairement des biens mal-acquis ayant fait l'objet d'une décision de confiscation définitive par les tribunaux.
• Reconnaissance des réseaux et de leur financement : Un des points assez central dans le phénomène de marchandisation est l'insuffisante reconnaissance de réseaux et coordinations en tant que corps intermédiaires au sein de l'ESS et leur non financement. Ces espaces créés pour dialoguer avec les pouvoirs publics le font aujourd'hui quasi gratuitement !
• Souligner la question de la gestion d'une association et l'importance de pouvoir constituer des fonds propres. Proposition : dédier 10% à 20% de la subvention de fonctionnement ou de projet accordé à la constitution de fonds propres pour pouvoir assumer les obligations employeurs (fonds en cas de difficultés économiques et possibilité de garantir un cadre à une équipe salariée, réserves obligatoires pour les retraites etc.).
• Créer un fonds public mutualisé de trésorerie.
• Revenir sur la requalification fiscale des associations qui auraient quelques activités commerciales sur la base du principe de concurrence. Différencier d'une structure commerciale de ces structures associatives non lucrative définie par la gouvernance et le réinvestissement des excédents dans la structure (non partage des bénéfices).
• Enfin, la défense de l'association comme espace d'expression, de construction des colères, d'exercice et de construction des droits culturels, sociaux, politiques, économiques, de participation pleine à la vie de la cité, d'invention des alternatives pour la rendre plus démocratique, écologique et sociale passe par des financements pérennes et dans le temps long, consolidés par des instances de gestion démocratiques et citoyennes.

En attendant, le CESE nous donne rendez-vous le 28 mai à 14h30 à la séance plénière pour découvrir les préconisations et les propositions du CESE sur le financement des associations.

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Retour sur la visite apprenante au Musée du Capitalisme belge à Namur le 9 février 2024

Une délégation française composée de Cécile Verschaeve ( en mission pour le MES pour le projet du musée en France) ; Pascale Roquet (militante à Attac Toulouse) ; Emmanuel Saillard (militant Attac 91) ; Marianne Langlet (coordinatrice de l'Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations) et Isabelle Boyer (salariées du CAC) s'est rendu en Belgique pour rencontrer l'équipe du musée du Capitalisme Belge à l'occasion des 10 ans du musée belge.

A l'origine du projet :

Le Musée du capitalisme belge est né d'une initiative citoyenne mise sur pied en 2012 par une quinzaine de personnes bénévoles âgées de 24 à 31 ans. L'idée de créer un tel projet est venue, lors d'une visite au Musée du Communisme à Prague, du constat qu'il n'existait pas de “Musée du Capitalisme” dans le monde (à leur connaissance). Le Musée du Capitalisme est aujourd'hui une « Association sans but lucratif - ASBL » orientée autour d'un projet central : le Musée Nomade. Exposition itinérante et innovante sur notre système économique et culturel, le Musée Nomade propose un contenu accessible à un large public, à travers de nombreuses animations interactives.
Le Musée du capitalisme est avant tout une initiative citoyenne portée par une dizaine de personnes. Il emploie actuellement 3 salariés à mi-temps qui tournent tous les 2 ans. Il reçoit notamment une subvention de l'Etat.

Le MES, qui avait pu découvrir le musée itinérant du Capitalisme à deux reprises en Belgique, cherchait à savoir comment faire venir cette exposition en France. Le collectif belge à l'origine de cette exposition a décliné l'invitation en proposant plutôt de transmettre son expérience et ses savoirs pour impulser la création d'un musée en France.
Persuadé que le Musée Belge était une manière d'illustrer autrement le travail mené par l'Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations, le MES a convaincu le CAC de le rejoindre dans ce projet et ensemble, ils ont alors découvert qu'il existait deux autres musées en Allemagne et aux Etats-Unis.

L'idée a germé d'une rencontre de tous ces musées lors de l'Université des mouvements sociaux et des solidarités (UEMSS) en août 2023 à Bobigny.

Après plusieurs temps d'échange entre les différents musées, le CAC et le MES, le déplacement d'une partie de l'expo belge a été organisé et un atelier d'une journée sur le projet d'un nouveau musée du capitalisme en France a été construit pour les UEMSS. Lors des UEMSS du 23 au 27 août, dix pour cent de l'exposition belge a pu être présentée aux participants de l'université d'été. Le 26 août, l'atelier « Vers un musée du Kapitalisme en France » a permis :

  • de rendre compte de l'histoire des trois musées,
  • de permettre une rencontre de l'IMOCA (l'union internationale des musées du capitalisme portée par les trois musées),
  • de consolider l'interconnaissance entre tous ces musées et les personnes des collectifs français intéressées par ce projet,
  • de faire des ateliers pour imaginer les premiers éléments, les premiers pas et les appuis d'un possible musée du capitalisme en France.

Vous pouvez retrouver :
l'article de restitution de l'atelier ici
une partie de cet atelier, en vidéo ici

Les avancées du Projet français depuis :

Suite à ce premier temps d'échange, en décembre 2023, le CAC a proposé un atelier lors de sa journée d'automne réunissant les réseaux partenaires proches, afin de présenter les 3 musées et d'ouvrir la réflexion sur ce projet. Ces rencontres ont également ouvert la dynamique à d'autres réseaux : le mouvement Colibris, Ingénieurs sans frontière, Transiscope, l'Ufisc, Acepp, Attac, Ritimo, E-graine, Framasoft…

Une page « musée du capitalisme » a été créée sur la « gare centrale » du CAC , elle regroupe à la fois la note d'intention, les premières explications, la rencontre à l'UEMSS (et les vidéos réalisées), puis les notes de l'atelier mené lors de la journée d'automne du CAC (déc 23).

A l'occasion de cette rencontre, dans le cadre de l'organisation des 10 ans du Musée du Capitalisme Belge, une exposition du Musée est organisée dans le lieu même de sa première édition, à Namur du 9 février au 28 mars 2024 dans les locaux de la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin, le Collectif des associations citoyennes (CAC) et notamment son Observatoire Citoyen de la Marchandisation des Associations, prends l'initiative de monter une visite apprenante pour visiter l'exposition du musée belge à Namur le 9 février, afin de s'approprier le travail des belges et de continuer le travail de préfiguration d'un projet de musée du capitalisme en France.

Déroulé et contenu de la visite :

La délégation française, composée de 5 personnes, a reçu un très bon accueil de l'équipe belge et a pu être hébergée pour la nuit du 8 au 9 chez l'une de ses représentants (salariée) à Bruxelles. Un moment d'échanges a pu avoir lieu le soir du 8 avec d'autres représentants de l'ASBL. L'équipe française est arrivée le matin du 8 à Namur et a pu donner un petit coup de main pour aider aux derniers préparatifs avant l'ouverture et la 1ère visite du musée à 17h.

La visite du musée se déroule en 6 étapes, présentées chacune dans un espace dédié :

-* Une étape introductive sur l'origine du projet et la raison d'être d'un tel musée. Ainsi que la dimension citoyenne et « non-experte » des médiateur.rices et des guides.

  • La salle « Origines » : cette première salle est consacrée aux origines du capitalisme. Elle propose une (des) définition(s) du capitalisme.
  • La salle « Espoirs » : on mange mieux, on prend plus soin de soi, on travaille moins, on a plus de temps pour les
    loisirs, on est libéré de lourdes tâches ménagères, on a la possibilité de se soigner... d'où un salon confort ! Même si
    l'on entend de plus en plus parler des limites du capitalisme, il est important de mettre en évidence que tout n'est pas blanc ou noir et qu'en Occident, le capitalisme a amené un certain confort de vie.
Salle espoir
  • La salle « Limites » : cette salle est présentée comme l'« envers de la médaille » de la salle précédente. Oui, le capitalisme a amené un certain confort de vie en occident mais il est actuellement porteur de menaces pour la vie sur terre. L'une des activités (photo ci-contre) propose de trouver l'année du jour du dépassement (aux environs de 1960, année où l'Humanité consommait seulement la moitié de la capacité régénératrice de la Terre). C'est là qu'est abordé la question du travail, du système bancaire, des inégalités, du « développement » Nord-Sud ou plus Sud-Nord …
  • Le SAS couloir de la surconsommation : cette salle constitue une transition entre la Salle Limites dans lequel le visiteur réalise tous les points négatifs du capitalisme et la Salle Alternatives, plus positive, sur les alternatives et les
    imaginaires à développer pour dépasser le modèle capitaliste dominant.
  • La salle « Alternatives » : elle ouvre un horizon (sur quelques) possibles, auquel le visiteur est invité à participer. Les définitions suspendues alentour sont là pour guider les visiteurs dans leur découverte ou leur exploration des alternatives proposées dans les différents domaines de la vie. Il existe des alternatives « dans le système », qui peuvent prendre place en son sein, pour en réformer certaines choses et des alternatives « hors-système », qui se pensent
    carrément hors du système capitaliste. Dans cette salle, un affichage des initiatives locales est présenté en fonction de l'endroit où se déploie l'exposition.

Parallèlement à l'exposition et ses visites guidées, une riche programmation dans la ville d'événements
par des associations partenaires (arpentage, vernissage, ateliers, conférences gesticulées…), à Namur
jusqu'à fin mars autour du Musée du Capitalisme.

Quelles suites pour le projet de création du Musée français :

L'idée est d'avancer dans le projet en construction en profitant d'événements ouverts du réseau CAC
et MES pour partager l'idée, la confronter aux personnes, militant.es et associations, permettre aux
un.es et aux autres de rejoindre le noyau de départ et d'amener sa pierre à l'édifice.

La première étape repérée :
6ème édition de Pop Mind du 13 au 15 mai à Rennes. https://www.pop-mind.eu/
POP MIND s'affirme depuis neuf ans comme un événement intersectoriel et fédérateur au-delà du secteur professionnel des arts et de la culture. Gratuit et ouvert à tou·tes, c'est un temps de rassemblement et de partage, C'est un temps d'échange, de décloisonnement, de recherche et de prospective. L'ambition de POP MIND est de creuser des problématiques culturelles, sociales, politiques et économiques sur lesquelles les structures, organisations, acteur.rices, chercheur.euses et partenaires publics ont à réfléchir et à partager, en articulant les dimensions territoriales, nationales et européennes voire internationales. Cette 6ème édition de POP MIND s'inscrit dans une dynamique du FAIRE, de la MISE EN MOUVEMENT EN COMMUN, de la capacité d'agir à différents endroits, du local au global.
A l'initiative du CAC et du MES, une proposition a été faite d'y animer un atelier sur le projet de musée du Capitalisme en France, Une réunion fin est prévu le 2 avril avec le double objectif de préparation du temps Popmind mais aussi
de discuter de notre organisation à venir et des potentielles prochaines phases d'avancée et de développement du musée.
Si vous souhaitez participer a la construction de ce projet n'hesitez pas a nous rejoindre en vous inscrivant framadate ICI
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À VOUS DE JOUER ! Le jeu de rôle PFH à Solly/Dère vient à Paris le 11 et 12 mars 2024

Le MES vous donne rendez-vous le 11 mars de 17h à 20h pour tester le jeu de rôle PFH à Solly/Dère et incarner différents personnages, et le 12 mars de 9h à 18h pour vous former et devenir meneur·se du jeu.
La session jeu et la formation auront lieu à la Fondation Charles Léopold Mayer, pour le Progrès de l'homme, 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris.

PFH à Solly/Dère est le prolongement des recherches actions réalisées par le MES sur l'animation de dynamiques de coopération territoriale et des enjeux de la gouvernance collective. Si aujourd'hui le besoin de coopérer devient une évidence pour de nombreuses personnes et de nombreuses organisations, mettre en acte des projets coopératifs appelle à prendre conscience de nos postures individuelles et des dynamiques collectives qui en résultent. Or, par notre histoire personnelle et collective, nous sommes conditionnés à développer notre individualité, à agir dans la concurrence et à reproduire des schémas sociaux. Pour coopérer, nous devons remettre en cause nos postures, souvent (re)créer les cadres de la confiance et de respect mutuel préalables à toute démarche coopérative et exercer notre humanité dans des contextes toujours changeants, mais souvent contraints.

Par ce jeu, nous avons essayé de recréer l'ambiance du projet collectif et citoyen, dont une part non négligeable se joue en réunion. Nous vous proposons, à travers différents personnages, des rôles qui tournent et des aléas qui apportent un peu de complexité (la réalité dépasse en général la fiction), d'expérimenter le fameux PFH, si possible en mode “précieux” !

Ce jeu est guidé par un·e meneur·se du jeu, qui vous accompagne tout au long de ce parcours périlleux !!!

Ce jeu vous intrigue et vous désirez en savoir plus ? Consulter notre article : https://www.le-mes.org/PFH-a-Solly-...

Si vous êtes intéressé·es par ce jeu, les prochaines dates à retenir sont :
🗓️11 mars | session test du jeu
🗓️12 mars | formation pour devenir meneur·se du jeu
📍Fondation Charles Léopold Mayer, pour le Progrès de l'homme, 38 rue Saint-Sabin, 75011 Paris.

À VOUS DE JOUER ! Le jeu de rôle PFH à Solly/Dère vient à Paris le 11 et 12 mars 2024

Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 7 mars et doivent s'effectuer par le formulaire ci-dessous !

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Formation Gouvernances Collectives : nouvelle date à Paris | 11 et 12 juin 2024

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire vous propose une nouvelle session de formation sur les gouvernances collectives les 11 et 12 juin 2024 à Paris, suivie d'une journée dédiée à la communauté apprenante le 13 juin.

Vous participez à une organisation de l'économie sociale et solidaire (ESS) désireuse d'améliorer ses pratiques de gouvernance, pour qu'elle soit plus partagée et plus collective ?
Cette formation organisée en partenariat MES France, MES Occitanie et la SCIC Savoir devenir, vous en donne à la fois une vision globale et une approche pratique et concrète pour vous accompagner dans cette mutation.

Nous y abordons à la fois les enjeux, les valeurs qui encadrent ce type de gouvernance, les principes, les méthodes et les outils que ce type d'organisation nécessite pour mettre en acte la coopération et l'intelligence collective, mais aussi les questions de posture individuelle et de culture collective que cette démarche induit.

Cette formation s'adresse aux dirigeant·es, salarié·es, bénévoles, accompagnatrice·eurs de projets relevant de l'économie solidaire et de la transition écologique, c'est-à-dire des acteur·ices qui :

  • s'organisent pour améliorer et maintenir leur qualité de vie et de travail
  • co-construisent des initiatives alternatives aux fonctionnements économiques dominants (prédateurs et inconscients des besoins d'autrui)
  • sont intéressé·es par les problématiques de gouvernance collective et partagée comme levier de résilience des communautés humaines.

Objectifs d'apprentissage :

A l'issue de la formation, le stagiaire sera en capacité de :

  • REPÉRER les facteurs individuels et collectifs relatifs à la gouvernance collective en acquérant des bases théoriques et pratiques d'animation de collectif·s de gouvernance
  • ACCOMPAGNER les personnes à PRENDRE SOIN d'elles-mêmes et des dynamiques collectives pour favoriser la montée en confiance et des relations humaines authentiques dans le respect des besoins et des limites de chacun·e
  • CONCEVOIR des modèles de gouvernances collectives instaurant des processus de régulation qui favorisent agilité décisionnelle et consolidation des moyens d'intervention en cohérence avec la finalité sociétale de l'organisation

Vous souhaitez en savoir plus sur le contenu de cette formation ? Consultez notre article : https://www.le-mes.org/Formation-Go...

Modalités de la formation :

Nombre de stagiaires : 20 personnes maximum

Tarif et prise en charge : 1 000 € pour les 2 jours. Si vous n'avez pas de prise en charge au titre de la formation professionnelle, contactez-nous directement. Nous souhaitons que les contraintes financières ne soient pas un obstacle.

🗓️ 11 & 12 juin 2024 | Formation sur 2 jours
🗓️ 13 juin 2024 | Journée Communauté apprenante
📍Paris

Pour découvrir la plaquette de présentation de cette formation c'est ici !

Plaquette d'information | Formation Gouvernances Collectives
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Le Milliard : à la recherche d'une articulation entre une démarche de mobilisation citoyenne et les réseaux institués de l'ESS.

A l'initiative de Bastien Sibille (Président de l'Association Les Licoornes, espace de regroupement de coopératives agissant pour une Transition écologique et solidaire, dont notamment Mobicoop et Enercoop dans lesquels Bastien Sibille est respectivement Président et Administrateur ) un appel pour obtenir un milliard d'euros pour faire avancer la transformation écologique et sociale de notre économie a été lancé au Printemps 2023.

A l'origine de cet appel une réflexion économique et politique :

Selon Bastien à l'origine de cet appel, on trouve son constat qu'il y a un problème de financement d'une transition juste transformatrice des territoires en France. Car si des outils de financement existent, ils nous mènent dans l'impasse, en ne finançant pas les bons projets, ni les bonnes entreprises. Selon lui, depuis 10 ans, les financements dédiés à la transition sont principalement captés par un entreprenariat social pour développer des entreprises capitalistiques et non les organisations de personnes, hors il ne peut y avoir de réel transition que si l'on sort de la seule recherche de profit.

Ce problème de financement est donc fortement lié a un problème politique du en partie à l'évolution du secteur de l'ESS, incapable de rester clair sur son périmètre de lucrativité nul ou limité et à la menace que le secteur capitalistique s'affirmant dans le champs de l'entreprise à mission récupère les actions portées par les acteurs de l'ESS.

Un appel qui mobilise un mouvement citoyen autour d'un plan d'action :

Dans cet appel, Bastien Sibille appelait donc les entrepreneur.neuses, dirigeant·es et des militant·es de la transition écologique juste agissant sur tous les territoires pour une transformation en actes de l'économie et de la société à travers des innovations sociales et écologiques, dans et hors des marchés économiques à se constituer en collectif pour devenir une force en capacité de lever 1 Milliard pour faire avancer la transformation écologique et sociale de notre économie.

Quelques semaines plus tard, le jeudi 6 juillet, près d'un millier de personnes avaient rejoint l'appel et se retrouvait aux Bernardins à Paris pour s'organiser et construire la suite, il en sortait quelques semaines plus tard un plan d'action construit autour de 3 axes : se relier, se renforcer et s'étendre.
L'objectif est de lever 1 milliard pour soutenir les actions en faveur de la transition dans les territoires à partir d'une stratégie en trois temps :
• la constitution d'un fond citoyen grâce à la finance participative solidaire
• un dialogue avec les acteurs financiers d'un secteur de l'ESS ( Maif, Credit cooperatif, crédit mutuel… qui constituent déjà des fond en faveur de la transition qui pourrait abonder au fond citoyens
• la négociation à l'horizon 2027 avec la Banque des territoires et l'État pour un apport complémentaire de l'État

Dans le cadre de son plan d'action, le collectif a besoin :

• de soutien pour faire et renforcer le mouvement
• de construire un récit commun
• de s'articuler avec les réseaux existant pour qu'ils s'approprient et soutiennent la démarche
• de repérer des lieux de confiance dans les territoires pour permettre aux acteurs locaux du mouvement de se réunir et de préparer les relais locaux d'investissement

Aujourd'hui le mouvement continue d'avancer et se cherche un nom et souhaite le faire collectivement et démocratiquement à travers un appel à idées, vous trouverez sur la boîte à idées qui suit le cahier des charges du nom, un rappel de ce que nous sommes et un lien vers le plan d'action. Lien vers la boîte à idées : https://lnkd.in/eFNu5sWa
Si vous êtes intérressé par la démarche, celles et ceux qui n'ont pas encore rejoint la démarche peuvent le faire ici : https://lnkd.in/eyMfiy6P

Vers une articulation avec les réseaux structurés :

Le MES qui a suivi la démarche depuis le début a invité Bastien Sibille à rencontrer notre mouvement. Une première rencontre a été organisé à l'occasion de notre dernière AG en septembre (cf. https://www.le-mes.org/Retour-sur-le-Conference-debat-L-economie-solidaire-un-mouvement-politique.html). Puis, nous avons également favorisé une rencontre avec Bastien lors du dernier Copil du collectif pour la Transition Citoyenne et nous invitons nos réseaux à organiser également des rencontres, ainsi Bastien participera à la journée d'automne du CAC à Paris le 20 décembre 2023.

Si nous sommes convaincu par l'objectif, il reste pour nous à comprendre et à mettre en pratique l'articulation avec notre mouvement. Comment croiser cette dynamique innovante qui rencontre déjà l'adhésion de plus d'un millier de personnes et les initiatives que portent notre mouvement à travers ses réseaux ? Un sacré chalenge qui peut booster les transformations des territoires que nous espérons. Nous ne tarderons pas à vous informer des suites de cette dynamique.

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Formation Gouvernances Collectives : vers un référentiel

Le MES France a créé avec ses adhérent·es une formation-action sur le thème des gouvernances collectives. Les 5 premières sessions ont réuni des profils très divers qui toutes avaient un désir fort et ou une implication dans un projet collectif, ou encore un engagement dans des actions de changements sociétaux. La prochaine session se déroulera à Paris, le 11 et 12 juin 2024.

Le MES France a créé avec ses adhérent·es (MES Occitanie, MIRAMAP, UFISC, PES 21, APES-HdF et Collectif des Associations Citoyennes) une formation-action sur le thème des gouvernances collectives. Les 5 premières sessions ont réuni des profils très divers (salarié·es et bénévoles actifs et ou administrateur·ices, porteur·ses de projets, personnes en reconversion / bifurcation) qui toutes avaient un désir fort et ou une implication dans un projet collectif, ou encore un engagement dans des actions de changements sociétaux. Leurs contributions, pétries de leurs expériences plus ou moins longues de gouvernances plus ou moins collectives, ont permis de co-construire un module de formation de base et le début d'un référentiel, qui allie création de ressources et pratique d'outils.

Si vous souhaitez améliorer vos pratiques en matière de gouvernance collective, inscrivez-vous à la prochaine session du module de base qui aura lieu le 11 et 12 juin 2024 : https://www.le-mes.org/Formation-Go...

Nous y travaillons l'articulation du JE au NOUS
, tant cette pratique de mener un projet à plusieurs met à l'épreuve nos modèles de communication, où nous espérons toujours être plus créatifs et plus agiles face au changement tout en restant performants, productifs, mobilisés et pertinents... Peut-on vraiment être tout cela à la fois ? Dans le respect de chacun·e ? Peut-on choisir sans renoncer à l'intégrité du groupe ?

En travaillant ensemble, nos systèmes réactionnels (nos émotions) sont fortement sollicités
, puisque ce sont nos outils principaux de communication avec les autres. Charge à chacun·e alors, d'apprendre à se connaître soi-même, avec indulgence et bienveillance, pour se donner les moyens d'observer, de comprendre, voire d'infléchir ses propres réactions pour fonctionner ensemble. Plus facile à dire qu'à faire… Nous vivons généralement ces processus de manière inconsciente parce qu'il est difficile d'agir avec plusieurs niveaux de conscience : faire avec l'extérieur (les autres et notre environnement) et simultanément s'observer intérieurement avec patience et nuance.

Le plus souvent, nous avons appris, dans nos processus de sociabilisation (à l'école, en famille, dans le réseau amical et ou en situation de travail…) à expédier nos états d'âmes en nous concentrant sur le résultat.
Quand nos émotions nous donnent de l'énergie (toutes les nuances de la joie et dans une moindre mesure certaines dimensions de la colère : se sentir courageux·se, enthousiaste, détendu·e, confiant·e, excité·e, indigné·e, énervé·e, agité·e…), nous en profitons sans vergogne et sans nous en apercevoir. Et souvent, nous partageons cette énergie avec générosité. Ce sont bien ces émotions individuelles qui façonnent et alimentent les dynamiques de groupe, y compris dans nos organisations.
En revanche, quand nos émotions nous freinent : les différentes facettes de la peur, de la tristesse et certaines de la colère (anéanti.e, crevé.e, découragé.e, désorienté.e, confus.e, déstabilisé.e, méfiant.e, paniqué.e, …), nous avons souvent honte de nous, sans même nous en rendre compte et ne sommes plus disponibles au collectif et aux relations qu'il nous procure. Plombé.e, nous n'avons plus d'énergie, nous nous sentons inefficaces et cherchons désespérément des solutions, ou à comprendre ce qui nous arrive et là, souvent, face à la difficulté de s'observer avec bienveillance, surtout lorsqu'on à dépassé le stade de l'ouverture, nous nous effaçons ou créons des complications. Comme dit Sartre : « L'enfer, c'est les autres ». Là, c'est souvent l'effet de miroir qui nous fait réagir, le plus souvent tout à fait inconsciemment : il suffit que notre interlocuteur apparaisse, par un comportement ou un trait de caractère, à l'endroit où nous n'aimons pas nous voir pour que cela réactive chez nous quelques chose de douloureux. Et alors, sans nous rendre compte que c'est cet effet de miroir qui nous irrite souvent plus que le comportement lui-même, nous déchargeons notre énergie négative en lui plaquant la responsabilité de notre énervement (que nous passions à l'acte ou pas).
Ainsi, les effets de miroir, propices au travail sur soi quand on les observe, sont aussi des pièges relationnels, qui nous permettent souvent de nous dédouaner d'aller regarder du côté de nos biais cognitifs, nos vieilles blessures, nos marges de progrès, nos conflits intérieurs qui sont souvent réactivés par les conflits que nous vivons dans les collectifs…
Le conflit intérieur est aussi un grand impenser de notre société qui reconnaît plus facilement les comportements rationnels que ceux qui font apparaître des zones d'incertitudes ou des symptômes de dysfonctionnements. Qu'est-ce qu'un conflit intérieur ? Une tension entre quoi et quoi ? Entre qui et qui ? Sommes-nous plusieurs à l'intérieur d'un même individu ? La plupart des courants de penser, de psychologie et de spiritualité, reconnaissent en effet que nous avons plusieurs parts qui cohabitent à l'intérieur de nous-mêmes et qu'elles peuvent entrer en conflit. Par exemple, comme La Fontaine le montre si bien dans La Cigale et la fourmi, nous sommes souvent confrontés aux tensions entre la part de nous qui VEUT FAIRE quelque chose (l'envie, le désir, l'élan dans l'instant présent…) et celle qui nous dit ce que nous DEVONS FAIRE (pour assurer notre avenir, notre intégration sociale, nos projets). Un autre éclairage de nos relations est alors d'observer nos désordres intérieurs.

Nombre d'entre nous en sont de plus en plus conscients : apprendre à se connaître est nécessaire à la coopération. Prendre soin de soi et des autres ne sont pas 2 approches contradictoires bien au contraire, elles sont complémentaires et souvent indissociables. Cela peut sembler contre intuitif dans notre culture rhétorique de réflexion binaire, mais il semble qu'apprendre à respecter les autres passe par apprendre à se respecter soi-même.
Ces quelques lignes de conduites peuvent paraître évidentes mais se heurtent bien souvent à un manque de conscience et de pratique en conscience. Notre culte du résultat, de la performance, et de la compétition, en cultivant des moteurs à explosion comme l'orgueil, la comparaison, l'auto-évaluation, le dépassement de soi (...), mettent à mal le droit à l'échec et le fonctionnement humain d'apprentissage par petits pas et essais-erreurs. Il n'y a qu'à regarder un petit d'homme apprendre à marcher et à parler pour s'en convaincre.
En effet, la confiance en soi et en l'autre, nécessaire à la coopération est souvent détournée, abîmée par nos réactions de défenses, nos stratégies d'anticipation et de contrôle, les injonctions et jugements incessants qui les accompagnent (« Attention, ça va mal se passer ! » « Y'a qu'à… Faut qu'on… », « tu devrais... »). Au risque parfois de céder à l'évitement « cela ne m'intéresse pas », voire aux découragement, « Ah ben voila, c'est raté maintenant ! », « ce n'est plus la peine » qui protègent en quelque sorte notre intégrité et nous évite des risques cognitifs plus ou moins puissants, comme l'irritabilité, l'anxiété, l'insomnie, le burn-out...

Malgré toutes ces failles et impensés dans notre culture collective, nous construisons partout des méthodes et outils de fonctionnements pour coopérer et faire ensemble. Cette formation action souhaite créer un espace de collecte, de synthèse et si possible de réflexion pour prendre du recul ensemble sur nos gouvernances collectives.

Alors, sans prétention de résultat miraculeux, cette formation sur les gouvernances collectives poursuit un double objectif :

Sensibiliser les participant·es au principe selon lequel contribuer à des gouvernances collectives passe par observer et travailler sa gouvernance intérieure :

  • Tête/penser, cœur/émotions ; corps/action,
  • Reconnaître son enfant intérieur, mais aussi ses « parents intérieurs » et leur permettre de grandir
  • S'observer avec bienveillance et s'exercer en pratique à réagir de différentes manières

Mettre à plat les pratiques de gouvernances collectives dans nos organisations et s'appuyer sur ces faits pour coconstruire un référentiel commun de gouvernance collective :

  • Coconstruire un référentiel avec les pratiques de nos organisations
  • Vivre une situation de gouvernance collective : en participant à une communauté ayant un objectif commun qui compte, les participant·es pratiquent différents outils de gouvernance
  • Au fil des sessions, les participant·es des différentes "promo" peuvent s'ils ou elles le souhaitent intégrer la communauté du référentiel qui travaille à sa propre inclusivité
  • Tou·tes ensemble, nous échafaudons progressivement un référentiel partagé.

Pour cela, la formation est l'occasion de créer un espace sécurisant, le plus souvent détendu, concret et créatif, pour échanger sur nos pratiques, s'accompagner les un·es et les autres sur ce chemin escarpé du changement de soi et de notre environnement, et co-construire des outils pour se redonner collectivement du pouvoir d'agir.
La communauté apprenante est ouverte et voudrait se réunir 2 fois par an. A chaque session, nous prenons soin le premier jour, d'accueillir les nouveaux membres, de prendre le temps de l'interconnaissance, de leur présenter et faire vivre nos modes de fonctionnement et de leur présenter le chemin parcouru. Les 2 jours suivants, nous enrichissons les différentes dimensions du futur référentiel par les pratiques des nouvelles recrues, et pratiquons par le chemin de décision que nous expérimentons, des modalités de gouvernance. Une place est faite à la possibilité de faire évoluer les règles et les éléments préalablement établis.

Si cet état d'esprit et ces pistes de travail vous parlent , vous pouvez encore vous inscrire à la prochaine session et ou sur la liste des personnes intéressées, pour que nous puissions vous contacter pour fixer les dates de la prochaine session.

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La Formation Gouvernances Collectives arrive à Tours

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire vous propose une nouvelle session de formation sur les gouvernances collectives les 14 et 15 décembre à Tours - Pépinière d'entreprises, 30 Rue André Theuriet 37000 Tours.

Vous participez à une organisation de l'économie sociale et solidaire (ESS) désireuse d'améliorer ses pratiques de gouvernance, pour qu'elle soit plus partagée, plus collective, cette formation organisée en partenariat MES France e MES Occitanie et la SCIC Savoir devenir, vous en donne à la fois une vision globale et une approche pratique et concrète pour vous accompagner dans cette mutation.
Nous y abordons à la fois les enjeux, les valeurs qui encadrent ce type de gouvernance, les principes, les méthodes et les outils que ce type d'organisation nécessite pour mettre en acte la coopération et l'intelligence collective, mais aussi les questions de posture individuelle et de culture collective que cette démarche induit.

Cette formation s'adresse aux dirigeant·es, salarié·es, bénévoles, accompagnatrice·eurs de projets relevant de l'économie solidaire et de la transition écologique, c'est-à-dire des acteur·ices qui :

  • s'organisent pour améliorer et maintenir leur qualité de vie et de travail
  • co-construisent des initiatives alternatives aux fonctionnements économiques dominants (prédateurs et inconscients des besoins d'autrui)
  • sont intéressé·es par les problématiques de gouvernance collective et partagée comme levier de résilience des communautés humaines.

Objectifs d'apprentissage :

A l'issue de la formation, le stagiaire sera en capacité de :

  • REPÉRER les facteurs individuels et collectifs relatifs à la gouvernance collective en acquérant des bases théoriques et pratiques d'animation de collectif·s de gouvernance
  • ACCOMPAGNER les personnes à PRENDRE SOIN d'elles-mêmes et des dynamiques collectives pour favoriser la montée en confiance et des relations humaines authentiques dans le respect des besoins et des limites de chacun·e
  • CONCEVOIR des modèles de gouvernances collectives instaurant des processus de régulation qui favorisent agilité décisionnelle et consolidation des moyens d'intervention en cohérence avec la finalité sociétale de l'organisation

Modalité de la formation :

Nombre de stagiaires : 20 personnes maximum

Tarif et prise en charge : 1 000 € pour les 2 jours. Si vous n'avez pas de prise en charge au titre de la formation professionnelle, contactez-nous directement. Nous souhaitons que les contraintes financières ne soient pas un obstacle.

Dates et lieux : 14 & 15 décembre 2023, Start'in Box 30 rue André Theuriet 37000 Tours

Pour découvrir la plaquette de présentation de cette formation c'est ici !

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« Une économie sociale et solidaire en mouvement pour une société en transition »

Le Cnam et ESS France vous invitent à leur séminaire le 21 novembre prochain, durant lequel sera analysé l'état de l'économie sociale et solidaire dans une société en transition, en compagnie de plusieurs intervenants.

L'économie sociale et solidaire a pris une importance inédite dans l'économie et la société depuis quelques décennies, aussi bien en France qu'en Europe et dans les autres continents. Cette importance quantitative grandissante se double d'une actualité particulière avec l'affirmation forte dans le mouvement « République de l'ESS » d'une ambition nouvelle, celle d'être un levier pour accélérer les nécessaires transitions écologique et solidaire. C'est bien le devenir démocratique qui est la raison de l'engagement dans de nombreuses émergences de cette économie.
Programme

Le débat ouvert à toutes les actrices et tous les acteurs comme à leurs partenaires institutionnels et scientifiques sera animé par Elisabetta Bucolo, maitresse de conférences – Cnam, il est introduit par quatre interventions :

Anthony Ratier, Responsable développement organisationnel et mobilisation de fonds – ESS Forum International
Jérôme Saddier, Président d'ESS France, auteur de Pour une économie de la réconciliation – Les petits matins Quel pouvoir transformateur pour l'ESS ?
Josette Combes, MES, RIPESS, RIUESS, co-autrice de L'économie solidaire en mouvement, co-autrice de L'économie solidaire en mouvement – Erès
Jean-Louis Laville, Titulaire de la chaire Économie solidaire – Cnam, co-auteur de L'économie solidaire en mouvement – Erès

Informations

Le mardi 21 novembre 2023 de 18h30 à 20h30.

Au Conservatoire Nationale des Arts et Métiers - Salon d'honneur, 2 rue Conté, 75003 Paris.

Inscription en ligne

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“PFH à Solly/Dère” LE JEU DE RÔLE du MES

Expérimentez le précieux facteur humain par le jeu de rôle ! Une promesse tenue par le MES grâce à son nouveau jeu intitulé "PFH à Solly/Dère”

Ce jeu est le prolongement des recherches actions réalisées par le MES sur l'animation de dynamiques de coopération territoriale et des enjeux de la gouvernance collective. Si aujourd'hui le besoin de coopérer devient une évidence pour de nombreuses personnes et de nombreuses organisations, mettre en acte des projets coopératifs appelle à prendre conscience de nos postures individuelles et des dynamiques collectives qui en résultent. Or, par notre histoire personnelle et collective, nous sommes conditionnés à développer notre individualité, à agir dans la concurrence et à reproduire des schémas sociaux. Pour coopérer, nous devons remettre en cause nos postures, souvent (re)créer les cadres de la confiance et de respect mutuel préalables à toute démarche coopérative et exercer notre humanité dans des contextes toujours changeants, mais souvent contraints.
Par ce jeu, nous avons essayé de recréer l'ambiance du projet collectif et citoyen, dont une part non négligeable se joue en réunion.

Nous vous proposons, à travers différents personnages, des rôles qui tournent et des aléas qui apportent un peu de complexité (la réalité dépasse en général la fiction), d'expérimenter le fameux PFH, si possible en mode “précieux” !

Ce jeu est guidé par un·e maître du Jeu, qui vous accompagne tout au long de ce parcours périlleux !!!

But du jeu :

Le but du jeu est de créer une initiative dans le village de Solly/Dère, qui répondent à un besoin de biens ou de services des habitants. Ils doivent obtenir le maximum de points collectifs pour atteindre le Précieux Facteur Humain. Les joueurs vont donc devoir agir et décider collectivement pour parvenir à la création de cette initiative en participant à 3 réunions clé de la création de ce projet. Pour cela, chaque joueur va incarner un personnage avec ses caractéristiques socio-économiques, son talent et ses humeurs et participer à 3 réunions clés de la création de ce projet :

  1. Informer et faire émerger un besoin,
  2. Intelligence Collective, construire des possibilités de solutions
  3. Décider collectivement les modalités de prise de décision qui permettrait de valider la solution à mettre en place.

Pour vivre le “putain/précieux de facteur humain”, chacun·e va devoir incarner son personnage avec son talent selon son niveau d'énergie (lié aux aléas) et réaliser simultanément à chaque réunion :

  • des objectifs individuels
  • des objectifs collectifs

Objectifs pédagogiques :

À la fin du jeu, les joueurs auront :

  • Éprouvé la richesse et la conflictualité du facteur humain dans un projet collectif
  • Découvert plusieurs initiatives solidaires qui répondent à des besoins sociaux construits par et pour ceux qui en ont besoin
  • Découvert et travaillé la relation entre le “je” et le “nous” en acte dans les projets collectifs
  • Découvert et approfondi la dimension relationnelle et la dynamique collective qui fondent la coopération (complexité, relationnel, place des émotions dans la réactivité, diversité, gouvernance)

Modalités du jeu :

Nombre de joueurs : 5 à 6 + 1 maître de jeu

Temps de jeu : 1H30, suivi de 30 min de débriefing

Contexte du jeu : Au village Solly/Dère, des habitant·es, des décideur·ses et des acteur·ices socio-économiques (association·s, entreprises, habitants, travailleurs, collectivités locales) souhaitent créer un projet commun. Pour cela, chaque joueur·se va incarner un personnage avec un talent particulier et participer à 3 réunions clés de la réalisation d'un projet. Chacun·e va devoir réaliser des objectifs individuels tout en devant collectivement atteindre le projet commun.

Si vous êtes intéressé·es par ce jeu et/ou souhaitez vous former pour être maitre·sse du jeu, une session de formation se déroulera le 12 et 13 décembre 2023 à la Ferme Brechoise, 26 rue principale, 37 330 Brèches.

Le MES, le CRE-SOL et Les Feux d'Optimisme vous donnent rendez-vous pour tester le jeu de rôle et incarner différents personnages !

Télécharger le programme juste ici :

Pour en découvrir davantage sur les règles du jeu et en savoir plus sur son matériel, sa mise en place et son déroulé, télécharger la plaquette d'information du jeu :

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FORMATION GOUVERNANCES COLLECTIVES notions de base, outils, postures

Le Mouvement pour l'Economie Solidaire vous propose deux nouvelles sessions de formation sur les gouvernances collectives : les 23 et 24 novembre, 21 rue des Malmaisons 75013 Paris - les 14 et 15 décembre à Tours.

Vous participez à une organisation de l'économie sociale et solidaire (ESS) désireuse d'améliorer ses pratiques de gouvernance, pour qu'elle soit plus partagée, plus collective, cette formation organisée en partenariat MES France e MES Occitanie et la SCIC Savoir devenir, vous en donne à la fois une vision globale et une approche pratique et concrète pour vous accompagner dans cette mutation.
Nous y abordons à la fois les enjeux, les valeurs qui encadrent ce type de gouvernance, les principes, les méthodes et les outils que ce type d'organisation nécessite pour mettre en acte la coopération et l'intelligence collective, mais aussi les questions de posture individuelle et de culture collective que cette démarche induit.

Cette formation s'adresse aux dirigeant·es, salarié·es, bénévoles, accompagnatrice·eurs de projets relevant de l'économie solidaire et de la transition écologique, c'est-à-dire des acteur·ices qui :

  • s'organisent pour améliorer et maintenir leur qualité de vie et de travail
  • co-construisent des initiatives alternatives aux fonctionnements économiques dominants (prédateurs et inconscients des besoins d'autrui)
  • sont intéressé·es par les problématiques de gouvernance collective et partagée comme levier de résilience des communautés humaines.

Objectifs d'apprentissage :

A l'issue de la formation, le stagiaire sera en capacité de :

  1. REPÉRER les facteurs individuels et collectifs relatifs à la gouvernance collective en acquérant des bases théoriques et pratiques d'animation de collectif·s de gouvernance
  2. ACCOMPAGNER les personnes à PRENDRE SOIN d'elles-mêmes et des dynamiques collectives pour favoriser la montée en confiance et des relations humaines authentiques dans le respect des besoins et des limites de chacun·e
  3. CONCEVOIR des modèles de gouvernances collectives instaurant des processus de régulation qui favorisent agilité décisionnelle et consolidation des moyens d'intervention en cohérence avec la finalité sociétale de l'organisation

Modalité de la formation :

Nombre de stagiaires : 20 personnes maximum

Tarif et prise en charge : 1 000 € pour les 2 jours. Si vous n'avez pas de prise en charge au titre de la formation professionnelle, contactez-nous directement. Nous souhaitons que les contraintes financières ne soient pas un obstacle.

Dates et lieux :

  • 23 & 24 novembre 2023 chez Opale 21 rue des Malmaisons 75013 Paris
  • 14 & 15 décembre 2023, Start'in Box 30 rue André Theuriet 37000 Tours

Pour connaitre le programme, les formateurs et les modalités de la formation merci de télécharger la plaquette d'information ci-jointe :

Plaquette Formation GOUVERNANCES COLLECTIVES notions de base, outils, postures
Plaquette Formation GOUVERNANCES COLLECTIVES notions de base, outils, postures
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Appel à communications 23e Rencontres du RIUESS

Dans le cadre de la préparation des 23e rencontres du RIUESS qui se dérouleront du mercredi 22 mai au vendredi 24 mai 2024 à Metz, campus Ile du Saulcy (centre ville), organisé par le Centre de Recherche Expertises Arts et Transitions (CREAT) et le département de sociologie de l'UFR SHS Metz de l'Université de Lorraine, le Réseau inter-universitaire de l'Économie sociale et solidaire, lance son Appel à communications :
L'économie sociale et solidaire hors la loi, Quels projets politiques pour l'économie sociale et solidaire ?

Les intentions de communications sont à envoyer pour le lundi 11 décembre 2023.
Télécharger l'appel à communications :

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