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[NuméricitéFM S03E09] – Le métavers, un nouveau monde à réguler ? avec Dr. Ghizlane Loukili

11 juin 2024 à 18:11

Qu’est devenu le métavers ?

Le métavers, ce nouvel cyberespace né du Web3, a vu son avènement annoncé en grandes pompes par Mark Zuckerberg en octobre 2021. Le groupe Facebook devenait par la même occasion Meta. De nombreux secteurs se sont dès lors empressés de se saisir de ce qui semblait être une véritable révolution, à commencer par les grandes marques de mode et les maisons de luxe.

Le développement du métavers est allé de pair avec la démocratisation de l’intelligence artificielle générative et l’essor des NFT. Ces nouvelles technologies questionnent l’adaptation du cadre juridique pour préserver les droits et libertés des personnes sans pour autant limiter le potentiel de ces innovations.

Le métavers suppose-t-il une régulation particulière ou le cadre juridique du numérique suffit-il ? Nous en avons discuté avec Docteure Ghizlane Loukili, auteur d’un ouvrage paru dernièrement aux Editions LGDJ sur le droit du métavers.

Définition du métavers, opportunités technologiques offertes, état des lieux du droit existant, jumeau numérique, blockchain, privacy by design et compliance ont été au coeur de cet échange qui donne un aperçu de la richesse des réflexions conduites par Docteure Ghizlane Loukili dans son livre.

Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.

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Faire dialoguer les pratiques entre pays

10 juin 2024 à 11:36

Faire dialoguer les pratiques entre pays

Plongée au cœur de l'expédition apprenante rwandaise

Article rédigé par Mathilde Bras et Maxime Lubrano et publié le 10 juin 2024

Du 25 au 29 mars 2024, une délégation rwandaise a été accueillie à Paris pour une expédition apprenante inédite.

Au programme : 5 jours pour s’immerger dans les méthodes et projets de transformation numérique publique en France et échanger entre pairs afin d’identifier de futurs chantiers.

A mi-parcours d’un projet visant à accompagner le réseau des Chief Digital Officers (CDO) du Rwanda, animé par la Rwanda Information Society Authority (RISA), cette expédition apprenante a offert aux CDO la possibilité de se “décentrer” du quotidien et de se projeter vers la suite de leur parcours de transformation numérique.

Embarquez avec nous pour découvrir le programme proposé et les principaux enseignements de cette semaine !

Pour Numéricité, accompagner des équipes revient avant tout à leur transmettre les clés de compréhension et les bonnes pratiques pour mettre en œuvre leurs projets de transformation numérique. Avec nos clients, nous proposons ainsi des formats adaptés à leurs besoins : parcours de formations, gages de montée en compétences et d’autonomisation des équipes, événements de co-construction (hackathons, open labs), ou encore expéditions apprenantes, sources d’inspiration et de reconnaissance entre pairs.

Dans un projet au long cours, organiser une expédition apprenante à mi-parcours est un moment clé pour :

  • Se décentrer du quotidien et proposer de nouvelles perspectives aux CDOs sur les axes prioritaires du projet

    Le projet FEXTE s’articule autour de 5 priorités thématiques : la gouvernance, les process, outils et méthodologies, la gestion du changement, la gestion des talents, et les relations avec l’écosystème. Depuis septembre 2023, nous travaillons avec les CDOs de manière alternée : des sessions de travail à distance qui démarrent souvent par un retour d’expérience français puis un approfondissement des réflexions pour concevoir le cadre d’implémentation au Rwanda ; et des missions sur le terrain à Kigali, permettant d’être au plus proche du contexte local et se projeter.

    L’expédition apprenante en France est donc un format complémentaire, qui permet d’incarner davantage les retours d’expérience, notamment via des rencontres avec des praticiens et praticiennes de l’administration française, et des visites “in situ” dans les institutions.

  • Alterner temps d’échanges et moments réflexifs

    Une expédition apprenante est souvent un moment intense. Au total, la délégation rwandaise a suivi les présentations de 15 intervenants de 8 administrations différentes. Une diversité de représentants et de praticiens des administrations françaises, porteurs d’initiatives clés pour la transformation numérique publique.

    En concevant le programme de la semaine, nous avons choisi d’alterner des moments d’échange sur les thématiques de travail du projet FEXTE avec les experts français et des temps de discussion “internes” à la délégation, afin de relier les retours d’expérience avec leurs défis communs. La composition de la délégation a été pensée en ce sens : les CDO du Ministère de l’Environnement et de la Gestion des urgences, du Ministère du Commerce et de l’Industrie, du Ministère de la Justice et du Ministère des Affaires étrangères, un représentant de RISA et un représentant du Ministère des Technologies de l’Information et de Communication et de l’Innovation.

Nous remercions chaleureusement les intervenants qui ont fait de cette semaine une réussite :

Direction interministérielle du numérique
Philippe Vrignaud, directeur du département relation agents – usagers, fondateur de Démarches Simplifiées

Service d’information du gouvernement
Michaël Nathan, Directeur
Missak Kéloglanian, Chief Digital Officer, Conseiller Sécurité Numérique et Chef du Département Ecosystème numérique
Jean Delpech, Adjoint en charge du numérique
Maxime Beaugrand, Responsable de projet

Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
Henri Verdier, Ambassadeur pour les affaires numériques

Ministère de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique
Bénédicte Roullier, cheffe du pôle transformation numérique des TPE/PME, Responsable de l’initiative France Num, Direction générale des entreprises

Ministère de la Justice
Xavier Albouy, directeur du numérique

Agence nationale de la cohésion des territoires
Alexis Boudard, directeur de l’Incubateur des Territoires
Léa Gislais, Directrice adjointe du Programme Société numérique
Vincent Viers, développeur de Données et Territoires

PIX
Benjamin Marteau, directeur
Marie Bancal, directrice des partenariats, du développement et du juridique
Elsa Dufayard, Responsable des secteurs organismes de formation et international
Angélina Magne, chargée de partenariats et de développement international

Remerciements :
Pierre-Louis Rolle, ancien conseiller du ministre chargé du Numérique, ancien directeur stratégie et innovation à l’Agence nationale de la cohésion des territoires
Romain Talès, Digital Transformation Specialist à Numéricité, ancien chef du département data au sein d’Etalab

À Numéricité, nous sommes fiers de porter la vision du numérique public à la française, cette Digital French Touch, dont les valeurs résident dans l’usage d’un numérique ouvert et responsable, vecteur de transparence et d’efficacité pour l’action publique. Au fil de nos missions à l’international et des visites d’études que nous organisons, nous attachons une importance particulière à relayer ces valeurs, pratiques, méthodes et communs.

L’expédition apprenante à destination de la délégation rwandaise a été conçue pour créer des synergies entre les principes clefs de la Digital French Touch et les priorités du Rwanda.

En France, l’ouverture – ou l’open – est à la fois un mode d’action et un objectif dans la transformation numérique de l’action publique. Améliorer l’accès à l’information sur les démarches administratives, via la création du portail service-public.fr en 2000, rendre disponibles les données collectées et produites par l’administration, via la création de la plateforme interministérielle data.gouv.fr en 2011, ou encore ouvrir l’administration à des talents numériques issus de extérieurs, via la mise en place du programme Entrepreneurs d’intérêt général en 2017. Ces quelques initiatives illustrent l’approche choisie par l’administration française : en “faisant plateforme” avec l’extérieur, en permettant la réutilisation de ressources, le numérique contribue à l’amélioration de la qualité et l’efficacité de l’action publique.

 

Intervention de Philippe Vrignaud devant la délégation rwandaise - Mars 2024

Sur la donnée, cette approche a été accélérée par l’adoption de la loi pour une République numérique en 2016 : principe d’open data data by design, réutilisation gratuite des données publiques, facilitation de la circulation de la donnée entre administrations, principe du “dites-le-nous une fois”, évitant ainsi aux usagers la complétion de données déjà détenues par l’administration, ouverture des logiciels développés (ou financés) par l’administration, transparence des algorithmes. L’ouverture et la circulation des données réduisent la charge administrative pour les citoyens, renforcent la collaboration entre institutions, contribuent à la proactivité de l’administration auprès des usagers.

Sur les codes sources, le développement de briques logicielles communes pour la transformation connaît aujourd’hui une nouvelle impulsion. Au sein de la Direction interministérielle du numérique (DINUM), le pôle opérateur coordonne la mise en place d’une suite numérique consolidée – depuis démarches-simplifées à FranceConnect, en passant par des outils de messagerie, d’agenda, de partage de documents – qui s’attachent mettre l’open source au cœur. Cette approche de mutualisation est particulièrement prometteuse. Lire les dernières actualités sur la suite numérique collaborative.

Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – L’open
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :

  • L’importance de la qualité des données et leur mise à disposition en vue de leur réutilisation par d’autres administrations ou des personnes externes
  • L’ouverture et la circulation des données brutes produites par des acteurs publics complémentaires à l’approche de production statistique
  • La nécessité d’installer une gouvernance interministérielle pour développer une politique de la donnée 360 (open data, API, IA) au service de l’amélioration de l’action publique
  • La mutualisation de briques logicielles selon le mode “volontaire” : par exemple, un ministère peut choisir d’instancier un logiciel commun à toutes les administrations tout comme ne pas utiliser une autre solution de la suite, tant que l’information existe sur ce qui est mis à disposition ! 

En 2014, la France est le premier pays à créer par décret une fonction d’administrateur général des données (AGD), traditionnellement incarnée par le Directeur interministériel du numérique (DINUM).

  • L’AGD doit assurer l’accélération de l’ouverture, de la circulation et de l’exploitation des données publiques au profit des politiques publiques. Cette fonction est venu compléter l’action et le réseau d’Etalab pour mettre en œuvre la transformation des politiques publiques de la donnée.
  • En 2021, l’équivalent ministériel de l’AGD est créé, via une circulaire définissant les missions des administrateurs ministériels des données, des algorithmes et des codes sources (AMDAC). Les AMDAC (qui peuvent être les directeurs du numérique dans les ministères, mais pas toujours), ont pour fonction la mise en œuvre et le suivi des stratégies ministérielles pour l’ouverture des données, algorithmes et codes sources. Ils coconstruisent et mettent en œuvre leur feuille de route ministérielle en ce sens, toutes disponibles en accès libre sur numerique.gouv.fr.
  • Une comitologie est mise en place : le Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques assure le suivi stratégique, et chaque mois, les AMDAC se réunissent avec l’AGD. Des projets conjoints peuvent être menés en parallèle.

Intervention de Romain Talès devant la délégation rwandaise - Mars 2024

La gouvernance du réseau des AMDAC est une approche parmi d’autres de modes de pilotage de la transformation numérique. Il est important de pouvoir ajuster les mécanismes de gouvernance en fonction des acteurs concernés et des décisions à prendre. Un spectre large de dispositifs de gouvernance existent en France. Parmi les initiatives présentées lors de l’expédition apprenante :

  • L’approche partenariale public-privé-communs, consistant à mettre ouvrir les codes sources des logiciels développés sur des financements publics, à créer une communauté d’utilisateurs et de développeurs et à réemployer au maximum l’existant. Par exemple, le gouvernement, comme de nombreux incubateurs ministériels, est présent sur GitHub : https://github.com/GouvernementFR. Dans cette dynamique de numérique d’intérêt général, il existe également l’Accélérateur d’initiatives citoyennes (AIC), lancé en 2021 par la DINUM afin de renforcer les coopérations entre l’Etat et les initiatives citoyennes porteuses de communs numérique.

Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – La gouvernance
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :

  • L’avantage de bénéficier d’une organisation interministérielle pour collaborer avec les CDO sectoriels et placer la transformation numérique à un niveau de décision élevé au sein du gouvernement
  • L’open-source et les communs numériques pour
    • Développer des infrastructures de services numériques offre plusieurs avantages, tels que l’efficacité des investissements, la garantie de la souveraineté numérique et l’attraction de talents
    • Favoriser l’innovation ouverte et collaborative, essentielle pour l’adaptation rapide aux nouvelles technologies et aux besoins évolutifs des citoyens
    • Animer des communautés de pratiques, essentielles pour le partage de connaissances et de meilleures pratiques, la résolution de problèmes communs et le soutien mutuel dans les initiatives de transformation numérique

De nombreux chantiers liées aux politiques d’inclusion numérique ont été lancées depuis plus de 10 ans. Aujourd’hui, la Stratégie nationale pour un numérique inclusif est structurante pour les acteurs publics.

La délégation a découvert les initiatives phares, qui couvrent l’ensemble des champs de l’inclusion (de la connectivité aux usages) : le Plan France Très Haut Débit, le programme France Mobile, les programmes de médiation numérique, l’accompagnement des collectivités territoriales, par exemple avec la création des conseillers numériques. La progression de l’inclusion numérique est suivie par une nouvelle métrique développée par l’ANCT : la distance numérique. Celle-ci englobe l’accès aux équipements, la diversité des usages, les compétences formelles, la facilité.

Les équipes de l’ANCT et de PIX devant la délégation rwandaise - mars 2024
Intervention de Bénédicte Roullier devant la délégation rwandaise - mars 2024

Pour ce qui est de la formation, l’équipe de Pix a présenté l’histoire du service, le modèle de mise en œuvre et les caractéristiques clés. Pix est une startup d’État devenue un service autonome, avec un modèle de financement hybride. L’équipe s’appuie sur le cadre européen des compétences numériques pour construire des modules pédagogiques, dispensés de l’école primaire à l’université. A l’occasion de la présentation de Pix, la délégation a partagé leurs préoccupations sur la façon de s’attaquer à l’alphabétisation numérique pour les populations ayant des problèmes d’alphabétisation ou des questions de diversité linguistique.

La méthode startup d’Etat a été explorée par la délégation à travers la présentation de deux initiatives portées par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) : Aidants Connect et Données et Territoires. Cette méthode permet d’apporter une réponse à un problème de politique publique par le développement d’un service numérique à impact, conçu à partir des besoins exprimés par les utilisateurs (citoyens ou agents publics).

Aidants Connect est un service basé sur les principes d’authentification de FranceConnect permettant aux aidants de soutenir les utilisateurs dans la réalisation de leurs démarches administratives.

Données et Territoires est un service proposé par l’ANCT à destination des agents, des services et des collectivités territoriales afin de les accompagner dans toutes les étapes de la création à l’utilisation des données.

Ces deux exemples de produits, centrés sur l’exploitation de la donnée au service des besoins des utilisateurs, montrent combien les bases de données standardisées et ouvertes permettent d’opérer des politiques publiques ou d’outiller les agents, gages de confiance et d’efficacité.

Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – La méthode produit des start-up d’État
Plusieurs bonnes pratiques ont été relevées par la délégation :

  • L’importance de maintenir un lien constant avec les utilisateurs finaux lors du développement de services numériques
  • La nécessité de faciliter l’expérience utilisateur en proposant un univers graphique cohérent
  • L’utilité du modèle start-up d’État pour dynamiser des projets numériques au service des politiques publiques

Afin de proposer aux usagers des interfaces numériques standardisées et un univers de marque État uniformisé, la France s’est doté d’un système de design : le DSFR (Système de Design de l’Etat).

  • Elaboré par le Service d’information du gouvernement (SIG), le DSFR permet d’assurer la cohérence des produits numériques publics avec la stratégie de marque de l’État. Des composants sont mis à disposition des designers et développeurs de services (blocs fonctionnels, typographies, modèles, références colorimétriques, boutons, fil d’Ariane, etc.). Ils sont prêts à l’emploi, accessibles et standardisés. Le DSFR est ouvert, une documentation est mise à disposition, et les utilisateurs peuvent émettre des besoins en évolution ou ajouts de composants.
  • La force du DSFR réside dans son adaptabilité, en ce qu’il est « agnostique » en termes de langages web et de programmation. Il vient outiller les équipes de services numériques pour mieux construire leurs produits et mettre en œuvre les normes d’éco-conception et d’accessibilité.

Les membres de la délégation en compagnie de Michaël Nathan et Missak Kéloglanian - mars 2024

La transformation numérique n’est pas synonyme de la mise en œuvre des nouvelles technologies. Comme le précise la Fing suite à la création du groupe de travail Nos Systèmes, il est essentiel d’opéter une rétroingénierie des solutions techniques émergentes avant de les déployer. Ils préconisent d’ailleurs d’opter pour une rétroingénierie sociale, méthode permettant de comprendre et d’améliorer les systèmes techniques en interagissant avec eux : l’idée est de rendre les systèmes techniques socialement responsables et transparents sans nécessairement dévoiler tous leurs secrets.

Enseignements de l’expédition apprenante avec le Rwanda – Ne pas tomber dans le techno-solutionnisme

Xavier Albouy, Directeur du numérique au Ministère de la Justice, a insisté sur un point : lorsqu’une innovation est présentée comme un virage incontournable à prendre, le rôle d’un directeur du numérique est de remettre l’usage, la valeur, au centre, et de considérer la technologie comme un moyen et non une fin.

Intervention de Xavier Albouy devant la délégation rwandaise - mars 2024

Pour autant, la recherche de l’état de l’art dans l’usage d’innovations technologiques majeures est importante. Par exemple, la France expérimente et met en œuvre diverses initiatives liées à l’intelligence artificielle :

  • “Pour une intelligence artificielle française” (PIAF), portée dès 2018 par le Lab’IA d’Etalab et visant à construire le premier jeu de données ouvert de questions-réponses francophone ;
  • Albert, nouvel outil d’IA générative lancé en 2023 à destination des agents de l’administration et porté par le Datalab d’Etalab ;

Dans le sillon de l’approche public-privé-communs, l’État a également lancé en juillet 2023 une communauté : AllIAnce. Sous l’égide de la DINUM, AllIAnce rassemble des ministères, des administrations publiques, des opérateurs de services publics, des start-up et entreprises privées, des organismes de recherche et des établissements d’enseignement supérieur. L’objectif : répondre à des problématiques concrètes rencontrées par les administrations sur le terrain en réunissant toutes les expertises permettant à l’État de s’approprier tout le potentiel des technologies d’IA.

Cette communauté assure la gouvernance en expérimentant régulièrement des solutions avant de les passer à l’échelle. A l’instar des DNUM ministériels, la communauté joue le rôle d’éclaireur et permet à la France de se positionner techniquement, juridiquement et éthiquement sur les innovations technologiques et de créer des produits souverains et libres. In fine, cela revient interroger la technique pour en dévoiler le potentiel en vue de répondre aux besoins des agents et des administrés.

À la fin de la semaine d’expédition apprenante, trois mots-clés ont marqué les discussions entre les membres de la délégation rwandaise : open-source, souveraineté et user-centric. En privilégiant le dialogue entre praticiens et en intégrant les meilleures pratiques de la Digital French Touch, cette expédition a offert une vision complète et pragmatique des opportunités et des défis de la transformation numérique.

Les différents enseignements ont mis en lumière l’importance d’une approche ouverte et collaborative, de la transparence des systèmes techniques, et d’une gouvernance adaptée et placée à un haut niveau stratégique. Ces éléments ont permis aux membres de la délégation rwandaise de redéfinir leur perspective sur les différents aspects du projet FEXTE.

L’expédition apprenante a ainsi apporté des orientations supplémentaires pour formuler des besoins et idées pour la suite du programme. L’échange avec Henri Verdier, Ambassadeur pour les affaires numériques a été très enthousiasmant pour les CDOs, qui ont perçu qu’il était possible – et souhaitable – d’associer des principes de transformation numérique et des projets concrets à impact.

Les membres de la délégation en compagnie de Henri Verdier, Ambassadeur français pour les affaires numériques - mars 2024

À l’instar de cette expédition apprenante, accompagner à la transformation numérique, c’est aussi garantir la montée en compétences et l’autonomisation des équipes.

Partant de cette conviction, nous avons fait le choix de concevoir une diversité de formats et modules de formation que nous pouvons proposer clé en main ou intégrer dans des missions spécifiques.

Découvrez notre offre sur la page dédiée aux formations

[NuméricitéFM S03E08] – L’art à l’épreuve du numérique, avec Paula Forteza

28 mai 2024 à 17:18

Entre Space Invaders et Open Food Facts, n’y a-t-il qu’un pas ?

En avril 2021, Arnaud Février venait discuter du fait de vivre de son art au micro de NuméricitéFM. Trois saisons plus tard, nous nous sommes intéressés à l’impact du numérique sur l’art, tant du point de vue de la création que de l’expérience, et à la propriété intellectuelle à l’heure des NFT.

Les intelligences artificielles n’ont cessé de faire débat ces derniers mois au sein du monde de la création. Les artistes vont-ils se faire remplacer par les ordinateurs ? Comment distinguer la réalité quand les images générées sont plus vraies que nature ? Les artistes alertent également sur le respect des droits d’auteur par ces générateurs d’image : en janvier 2023, une première plainte collective a été déposée par 3 artistes aux Etats-Unis mettant en avant le préjudice subi à cause de l’exploitation de leurs œuvres par les IA à travers le machine learning.

L’art à l’épreuve du numérique : aubaine ou menace ? Si le rôle des nouvelles technologies interroge, elles ouvrent néanmoins de nouvelles perspectives en matière de diffusion, d’accessibilité et de conservation des biens culturels, et de l’art en général. Pour en discuter, nous avons eu le plaisir d’être reçu.e.s par Paula Forteza au sein de sa galerie d’art, Artivistas.

Communautés artistiques et numériques, évolution des pratiques artistiques, place des nouvelles technologies dans le processus créatif et l’expérience artistique, NFT et protection de la propriété intellectuelle : une demie-heure à la découverte de ces sujets, à écouter sur le chemin d’Artivistas (mais pas seulement) !

Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne et Sarah Pilhan


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Prenez les manettes de la com pour un stage de 6 mois !

28 mai 2024 à 16:42

Vous êtes dynamique, curieux.se et créatif.ve et vous recherchez une expérience en communication ? Rejoignez notre équipe pour un stage dans nos bureaux à Paris dès l’été 2024 !

🪐 Qui sommes-nous ?

Numéricité est un collectif d’experts et d’expertes, spécialisés en transformation numérique. Nous proposons à des organisations publiques et privées un accompagnement sur-mesure avec pour ambition de mettre l’humain, l’éthique et l’impact au service de la transformation numérique.

Depuis 2016, nous accompagnons des organisations en France (métropolitaine et outre-mer) et à l’international.

Ce que nous vous proposons

Évoluer dans un cadre dynamique et stimulant au sein d’une entreprise à taille humaine, et d’une équipe pluridisciplinaire (juristes, développeurs, consultants…). Participer à des missions diversifiées pour des clients aussi bien locaux qu’internationaux. Être intégré.e à un collectif rigoureux qui ne se prend pas au sérieux et qui met du sens dans son travail.

🥍 Vos missions

Vous travaillerez aux côtés du responsable de la communication et de la chargée de communication. Vous pouvez consulter notre page LinkedIn ainsi que notre site numericite.eu pour avoir un aperçu de nos productions. Durant votre stage vous allez :

  • Contribuer à la définition de la stratégie éditoriale de l’entreprise
  • Créer et rédiger des contenus pour valoriser nos missions et/ou nos clients
  • Rédiger des articles de blog, de notes d’analyse et de synthèse
  • Proposer des actions de communication à engager avec les équipes
  • Participer à l’organisation d’événements (plan de communication, logistique,…)
  • Participer à la production d’un podcast (préparation des interviews, recherches…)
  • Assurer une veille du secteur
🔎 Votre profil :
  • Vous êtes en 4ème ou 5ème année (ou en césure) d’un cursus dans les domaines de la communication, des sciences sociales ou des sciences politiques
  • Vous avez une appétence pour le numérique, les nouvelles technologies, les problématiques internationales et d’intérêt général
  • Vous avez de très bonnes qualités rédactionnelles et une orthographe irréprochable
  • Vous maitrisez l’anglais (B2/C1) et une autre langue serait un plus
  • Vous êtes sensible aux enjeux de communication multi canaux
  • Vous êtes à l’aise avec les outils numériques et curieux.se des nouvelles manières de travailler
  • Vous maitrisez l’usage des réseaux sociaux (LinkedIn, Twitter,…),
  • Des compétences en montage vidéo et logiciels de PAO seraient un plus
  • Une première expérience réussie en communication serait un plus (stage, expérience associative, bénévolat…)
🚀 Vos conditions de travail
  • Une prise en charge du Pass Navigo à 50%
  • Une carte tickets restaurants
  • Possibilité de télétravail à définir ensemble

Envoyez CV et Lettre de motivation à recrutement@numericite.eu. L’envoi de toute autre production écrite sera valorisé.


Transformation et pérennisation de l’insertion par le numérique et … par le droit !

14 novembre 2023 à 17:37

Priorité de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, les Start-up d’Etat du Groupement d’intérêt public (GIP) “Plateforme de l’inclusion” se sont pleinement engagées dans la transformation numérique du service public de l’insertion. Les Emplois de l’inclusion, Immersion Facilitée, Dora et bien d’autres, ont pour objectif de former un écosystème cohérent pour faciliter la vie des acteurs de l’insertion et des usagers !

Les enjeux de notre accompagnement ont été doubles, une mise en conformité rapide et complète, comme nous le faisons classiquement avec les Start-up d’Etat, et la pérennisation de ces solutions numériques dans des structures juridiques adaptées.

Accompagner la conformité des SE du GIP Plateforme de l’inclusion : une mission délicate mais passionnante

Amorcée dès 2020, la conformité des Start-up de l’inclusion s’est poursuivie avec nos experts en 2023. Pour rappel l’entrée en vigueur du RGPD en 2018 exige désormais un travail d’accountability, c’est-à-dire de suivi et de mise en œuvre de documentation et procédure interne (politique de confidentialité, fiche de registre de traitement, audit et Privacy by design), permettant de démontrer la mise en conformité du service numérique.

Le point commun de ces Start-up et du travail de conformité ?

Les deux visent à aider des usagers en situation délicate sur le plan de l’insertion. Pour la CNIL, cela suppose une analyse des risques juridiques et techniques sur leur vie privée et sur leurs données, notamment eu égard aux types de données traitées : la situation économique ou encore l’accompagnement lié à une situation spécifique comme le handicap.

Pour Numéricité, cela signifie un travail de co-construction de l’argumentaire juridique se fondant sur les besoins métiers ou utilisateurs. Tout ça dans notre grande spécialité : la rédaction des terribles… mais passionnantes analyses d’impact sur la protection des données (AIPD) et ce dans un temps record !

Établir et sécuriser le service public numérique dans la durée !

Cet enjeu s’est manifesté dans la création d’un Groupement d’intérêt public « Plateforme de l’inclusion ». Nos experts en conformité l’ont notamment accompagnée sur les questions relatives au droit du numérique.

L’échange des données au sein des administrations, déjà affirmé par la loi de 2016 pour une République numérique a été renforcé au sein de la loi 3DS. Cet engagement législatif, formalisé dans le code de l’action sociale et des familles, devrait être un facilitateur pour les équipes des start-up d’États et pour nos experts. L’ouverture et la mise en commun de la donnée demeurent des éléments essentiels à l’amélioration des services publics numériques.

Le GIP, une instance dont l’objectif est de favoriser une gouvernance agile et plurielle, répond à ces problématiques, tout en conservant une composante « publique ».

L’objectif et la structure juridique du GIP permettent la mise en œuvre d’une politique publique numérique, conservant l’idée des start-up d’Etat : une co-construction au service des usagers dans le respect des sujets de conformité au RGPD, dont les citoyens se saisissent de plus en plus.

Retrouvez plus en détail notre réalisation pour le GIP Plateforme de l’inclusion

(Re)découvrez l’épisode de NuméricitéFM en compagnie d’Arnaud Denoix, directeur du GIP Plateforme de l’inclusion

[NuméricitéFM S03E07] – Les algorithmes, moteurs d’inégalités, avec Soizic Pénicaud

4 avril 2024 à 17:21

Institutionnalisation du traitement algorithmique, travaux sur le Guide de la transparence des algorithmes publics, rôle de la société civile dans la publicité des algorithmes, datamining et ciblage des contrôles, prévention des dérives technologique : prenez 45 minutes pour découvrir les dessous de ces sujets passionnants.

Après nous être intéressés aux inégalités de genre dans la filière numérique et sur le numérique avec Rachel Wadoux, on ne pouvait que porter notre attention sur la reproduction voire l’intensification des inégalités sociales et sociétales par le traitement algorithmique.

Nombreux sont les exemples d’algorithmes vivement critiqués. Judith Duportail s’est attaquée à l’algorithme Tinder, attribuant une note en fonction de la désirabilité supposée de l’utilisateur. L’agence BETC et Heetch ont épinglé Midjourney sur les résultats de génération d’images concernant la banlieue, reproduisant des biais racistes et sexistes. Mediapart a mis en lumière le fait que la SNCF voulait tester la reconnaissance faciale à l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, pour identifier les comportements des usagers. Sans oublier les polémiques autour de l’algorithme Parcoursup, procédure qualifiée d’opaque par le Sénat visant à l’affectation des futurs étudiants en fonction de leur voeux… mais surtout de leurs origines sociales et géographiques.

Les algorithmes, moteurs d’inégalités croissantes ? Pour en discuter, nous avons reçu Soizic Pénicaud, chercheuse indépendante, consultante et facilitatrice freelance. Cet entretien fait suite à la publication en décembre dernier dans Le Monde des résultats de l’enquête qu’elle a portée, avec le collectif de journalistes d’investigation indépendants Lighthouse Reports, sur l’algorithme des CAF.

Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.


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“Profilage et discriminations : enquête sur les dérives de l’algorithme des caisses d’allocations familiales”, article du Monde du 4 décembre 2023 

Dans la vie de Juliette, mère isolée, précaire et cible de l’algorithme des CAF

L’ouverture des données de forte valeur, un enjeu d’intérêt général ?

11 mars 2024 à 18:03

Des données précieuses pour nos sociétés dans des domaines tels que l’environnement ou la mobilité doivent être publiées en Open Data par les autorités publiques avant le 9 juin prochain. Ces données “de forte valeur” sont celles dont le potentiel de valorisation est élevé sur le plan socio-économique. Elles s’inscrivent, tout comme les données d’intérêt général, dans le cadre juridique européen actuel (règlement d’exécution, Data Act, Data Governance Act).

Dès 2007, la directive “Inspire” exigeait que les autorités publiques européennes puissent rendre ces données accessibles au public. L’Union européenne a mis en place une infrastructure d’information géographique pour faciliter le suivi des politiques environnementales, en obligeant les autorités publiques à recenser les données qu’elles détiennent et à les mettre sous une forme interopérable.

En 2019, la directive sur les données ouvertes définissait le régime particulier des ensembles de données de forte valeur. Elle déterminait également une liste de thématiques des données à forte valeur (en reprenant largement celle de la directive Inspire). L’objectif était donc de prévoir des obligations de diffusion particulières.

Le 20 janvier 2023, la Commission publie une liste d’ensembles de données de forte valeur que les organismes publics doivent partager gratuitement. Le règlement entré en vigueur le 9 février 2023 est applicable 16 mois plus tard, soit le 9 juin prochain. 

Le règlement de la commission ajoute toutefois de nouvelles données : stations et alertes pour la thématique météorologique, ou encore les données sur la situation d’une société, telle que sa date d’enregistrement. Il prévoit notamment d’exempter – au sens du considérant numéro 6 – certains organismes du secteur public “à leur demande et conformément aux critères énoncés dans la directive” de leur obligation pour une durée n’excédant pas deux ans à compter de la date d’entrée en vigueur du règlement soit après le 9 février 2025. Cette exemption est déterminée dans le cas où la mise à disposition des données de forte valeur implique “une incidence importante sur le budget des organismes concernés”.

Pour mémoire, les thématiques des données de forte valeur sont les suivantes : 

  • Géospatiale ;
  • Observation de la terre et de l’environnement ;
  • Météorologie ;
  • Statistiques globales sur le pays (très large car beaucoup de sujets divers : flux touristique en Europe, chômage, main d’œuvre fonctionnelle) ;
  • Entreprises et propriété d’entreprises ;
  • Mobilité (réseaux de transport notamment).


Ces données doivent être diffusées en respectant plusieurs critères à savoir : 

  • Être ouvertes sous licence “CC BY 4.0” ou toute licence ouverte équivalente ;
  • Par le biais d’une API et sous la forme d’un téléchargement en masse ;
  • Dans leur version la plus récente et sous un format ouvert et lisible par machine (reconnue au niveau européen ou international) ;
  • Immédiatement après la dernière actualisation ;
  • Accompagnées de métadonnées.

Ce cadre autour des données de forte valeur traduit une volonté de favoriser l’accès et la réutilisation des données publiques. Il fait notamment écho aux travaux menés par Etalab et la DINUM au sujet du Service public de la donnée (SPD) et du portail national “data.gouv”. 

Ce chantier se poursuit et il y a fort à parier que des données de fortes valeurs soient accessibles dans les prochaines semaines, à l’instar des données météo. 

D’ailleurs n’hésitez pas à participer au prochain hackathon : https://www.data.gouv.fr/fr/posts/hackathon-donnees-ouvertes-meteo-france-venez-valoriser-les-donnees-publiques-meteorologiques/ 

[NuméricitéFM S03E06] – Féminisons le numérique, avec Rachel Wadoux

8 mars 2024 à 15:23

“Un monde fait par et pour les hommes : ainsi peut-on résumer le secteur numérique qui a tendance à invisibiliser, caricaturer, agresser et exclure les femmes”.

C’est par cette phrase que le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, le HCE, ouvre son rapport intitulé “La Femme Invisible dans le numérique, le cercle vicieux du sexisme” publié le 7 novembre 2023. Celui-ci est assez alarmant sur la place des femmes dans le numérique, aussi bien en terme d’images sur les réseaux sociaux, qu’en terme de présence dans les filières et métiers de la tech.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : “29 % de femmes sont employées dans le secteur du numérique et ce chiffre descend à 16 % dans les métiers « techniques » . Cela signifie que les femmes sont davantage employées dans des métiers de supports : elles sont par exemple 96 % à occuper des postes de secrétaires et 68 % à être présentes dans les ressources humaine”. Ce constat est d’autant plus dommageable, qu’historiquement les femmes ont grandement participé aux évolutions, et aux révolutions technologiques. On pense par exemple aux femmes afro-américaines et mathématiciennes, les “computer girls”, qui faisaient les calculs de pour la mission Apollo 11 sur la lune en 1958, ou encore à Ada Lovelace, considérée comme la première programmeuse de l’histoire pour son travail sur les algorithmes dans les années 1830.

De manière générale, la France est assez à la traine en matière de féminisation du secteur du numérique. “Depuis 2020, la proportion de femmes dans le numérique a augmenté de 5 % en France, tandis qu’au niveau européen, elle a augmenté de 15 %”. Pour accélérer les choses, le gouvernement a lancé un grand plan national pour essayer de rattraper ce retard qui n’est pas sans conséquences, et les initiatives menées par des collectifs indépendants se multiplient.

On reçoit aujourd’hui une actrice à part entière de ce changement, Rachel Wadoux. Rachel a été pendant 5 ans référente égalité femmes-hommes à la direction interministérielle du numérique, elle est membre du collectif Femmes@Numériques, et a fondé Point médian, une agence de conseil et de formation à la prévention du sexisme au travail.

Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.

Ecouter sur Spotify

Deviens juriste stagiaire droit du numérique et protection des données

8 mars 2024 à 12:35

📣 Numéricité recrute un(e) juriste en stage pour rejoindre notre équipe de passionné(e)s !

📌 En bref :

  • Stage de 6 mois
  • Paris, travail à distance facilité
  • Rémunéré
  • Poste à pourvoir dès à présent !
  • 📩 recrutement@numericite.eu
  • 📍Numéricité 9 rue de Mulhouse 75002 Paris

 

Qui sommes-nous ?

Nous sommes Numéricité, un collectif d’experts qui accompagne les acteurs publics et privés, en France et à l’étranger, pour réussir leur transformation numérique en faisant en sorte que cette transition soit aussi un plaisir.

Numéricité s’organise autour de 3 pôles qui travaillent ensemble et s’enrichissent mutuellement :

  • Coaching & consultance : accompagner, transformer et pérenniser les organisations et leurs projets à l’ère du tout numérique
  • Design & technologies : imaginer, concevoir, développer et délivrer des produits numériques d’excellence
  • Intelligence juridique & conformité : instruire le cadre légal de la transition numérique et designer le volet juridique des projets digitaux – C’est ce pôle que tu rejoindras !

Pour renforcer nos équipes mobilisées auprès de clients ayant des enjeux fort d’intérêt général tels que le GIP de l’Inclusion, Expertise-France ou encore la communauté des Startups d’Etat, nous recrutons un(e) stagiaire Juriste en droit du numérique et protection des données.

Être chez Numéricité, c’est croire qu’un autre numérique est possible et agir concrètement, à travers les missions que l’on nous confie, pour le rendre plus utile, frugal, ouvert, responsable, protecteur, vertueux et universel.

Si tu te retrouves dans ces valeurs : rejoins nous !

 

Missions

  • Conseil, audit et assistance pour la mise en conformité et le suivi de la conformité de nos clients (startup, grands comptes et organisations gouvernementales) en matière de protection de la vie privée et des données à caractère personnel (RGPD, Loi Informatique & Libertés, Règlement ePrivacy, NIS² etc) ;
  • Analyse, audit et stratégie de mise en conformité de produits numériques dans une approche privacy by design (rédaction des éléments indispensables à la conformité : mentions légales, AIPD, politique de confidentialité, CGU…) ;
  • Audit “façon CNIL” : dans le cadre de notre offre, audit sur pièce et sur site de la conformité d’organisations variées puis contribution à l’élaboration du plan d’actions et des mesures afférentes (tenue du registre, AIPD, procédures internes) ;
  • Etude de droit comparé sur les cadres juridiques relatifs au droit du numérique, notamment lors de missions auprès d’administrations ou de gouvernements étrangers ;
  • Veille juridique & technique, recherche et droit comparé.
  •  

Quelques exemples de nos missions :

 

Voir toutes nos réalisations : https://numericite.eu/realisations/

Profils recherchés

  • BAC + 5 spécialité droit du numérique et protection des données à caractère personnel ;
  • Autonome, créativité, rigueur, à l’aise à l’écrit comme à l’oral, maitrise de l’anglais ;
  • S’intéresse aux sujets numériques ayant un impact sur la société ;
  • Apprécie le travail en réseau, et comprend les enjeux de ses interlocuteurs ;
  • Connait, si possible, le secteur public et ses rouages.

 

Rémunérations & Avantages

  • Stage rémunéré conventionné
  • Travail à distance facilité
  • Carte tickets restaurant, 9 € par jour travaillé (prise en charge société à 50%)
  • Carte de transport remboursées à 50% ou forfait mobilité vélo
  • Participation possible aux éventuels événements internes et séminaires sur la période

L’open-data, vecteur de transformation et d’innovation

4 mars 2024 à 16:26

Pour Numéricité, l’open est vecteur de transformation et d’innovation. La donnée est un actif à haute valeur stratégique. Elle permet de partager et d’interpréter de l’information. Fluidifier la circulation des données et encourager leur ouverture, c’est engager les organisations, publiques comme privées, dans l’adoption d’une culture de la donnée. C’est aussi un gage d’une meilleure transparence et efficacité de l’action publique, dans une logique de gouvernement ouvert. Enfin, c’est faciliter le développement de l’économie numérique en permettant des innovations privées appuyées sur des données publiques ouvertes.

C’est pourquoi les entreprises et les administrations publiques se transforment afin de mieux valoriser ces données et investissent dans la construction et la mise en place d’une stratégie data au service de leur stratégie globale.

Retour sur nos missions phares, traduction concrète de notre offre Transfo-soft !

Afin de faciliter la vie des usagers, citoyens comme entreprises, notre pôle Intelligence juridique et conformité a appuyé l’ouverture des données, comme celles produites par France Chaleur Urbaine ou MaCantine.

Moderniser les SI est un prérequis pour faciliter la circulation de la donnée. Pour cela, nous proposons une expertise d’audit nous permettant de formuler des recommandations d’actions concrètes. L’objectif est d’engager la transformation par les métiers, en améliorant leur process internes ou leur organisation produit par exemple.

Numéricité, c’est une équipe d’hommes et de femmes motivés par l’usage d’un numérique ouvert et responsable pour opérer des transformations. Loin d’être promoteur d’un solutionnisme technologique, nous nous faisons chantres de l’open, facteur de transparence et d’efficacité et d’innovation.

La France a une longue histoire d’amour avec l’open-data, et a forgé une vision particulière, notamment sous l’impulsion d’Etalab. Au travers de nos missions, nous sommes fiers de promouvoir ce numérique public français, cette “Digital French Touch”. Nous dessinons déjà la suite d’Etalab grâce aux anciens de la mission ayant rejoint Numéricité et notre réseau de partenaires, et ne cessons d’interroger l’open au regard des nouvelles dimensions technologiques et réglementaires afin de l’entretenir.

Découvrez nos missions phares de sensibilisation à la culture de la donnée et de transmission de la logique d’État-plateforme.

Nous avons accompagné de nombreux acteurs, territoires et gouvernements dans la concertation, la construction et la priorisation de leurs stratégies data. Un seul impératif : mettre l’humain, que ce soit les métiers, les acteurs économiques et/ou les usagers au cœur de la réflexion.

Pour embarquer ces différents collectifs, qu’ils soient spécialistes ou non de la data, nous disposons d’un large éventail de formats : open-lab, ateliers, entretiens, expérimentations, cas d’usage, datadays, hackathons. Il s’agit là d’une première brique de notre approche produit des stratégies data, visant ensuite à s’interroger sur les données à mobiliser, la gouvernance à constituer, les compétences à renforcer, avant de réaliser des expérimentations à petite échelle pour confirmer les orientations.

Voici quelques exemples emblématiques :

Co-construire une stratégie data et rédiger une feuille de route actionnable et appropriable pour Bruxelles, en se faisant facilitateur d’ateliers de travail thématiques.

Mobiliser le potentiel des datas pour améliorer les mobilités à l’échelle régionale lors d’un hackathon au cours duquel les participants pouvaient répondre aux quatre défis pensés en lien avec la stratégie open data d’Île-de-France Mobilités.

Aligner les différentes parties prenantes du Groupe Vyv sur une position ambitieuse autour de l’ouverture des données assurantielles, qui permette de mettre l’usager au centre de l’utilisation de ces données, en organisant une série d’open-lab.

Accompagner la rédaction de la feuille de route de la Direction du Numérique et de la Modernisation de Nouvelle-Calédonie, en organisant en partenariat avec Atlas Management une série d’ateliers, en proposant un parangonnage des exemples internationaux et en coachant des prototypes (POC) data appuyés sur la donnée.

[NuméricitéFM S03E05] – Éco-concevoir le numérique by design, avec Romane Clément

12 février 2024 à 10:02

Le numérique représenterait 3 à 4 % des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale et 2,5 % de notre empreinte carbone nationale. Même si cette part demeure relativement modeste par rapport à d’autres secteurs, la croissance annuelle de la consommation de numérique interroge, d’autant que l’empreinte environnementale du numérique ne se limite pas aux émissions de gaz à effet de serre. Il apparaît essentiel de prendre en compte l’ensemble du cycle de vie des réseaux, des équipements et des terminaux, leur durée de vie et les conditions de leur recyclage.

Comment éco-concevoir by design des produits ou solutions numériques ? Peut-on sortir d’un techno-solutionnisme insoutenable au regard des limites planétaires et injustes envers une grande partie des humains ? Ces questions, essentielles pour la prise en compte holistique du numérique, sont au coeur de ce nouvel épisode de NuméricitéFM.

Pour en discuter, nous avons reçu Romane Clément, co-fondatrice de CtrlS. Découvrez comment un projet de recherche académique entre amis sur l’impact écologique du numérique est devenu un studio de design et d’innovation numérique et pourquoi le numérique responsable mérite un traitement pluridisciplinaire.

Approche sociologique du numérique, principes et approche sectorielle du numérique responsable, internalisation de la responsabilité et démarche RSO, éco-conception, accessibilité et stratégie durable, autant de sujets que nous avons pu aborder au cours de notre échange passionnant que nous vous invitons à écouter.

Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.

Ecouter sur Spotify

Les travaux de la Mission d’information sénatoriale sur l’empreinte environnementale du numérique

2023 : une année de consolidation, de diversification et d’innovations

30 janvier 2024 à 11:00

2023 : une année de consolidation, de diversification et d’innovations

Numéricité est un studio des transformations, pour un numérique au service de l’impact et de l’intérêt général. Choisir Numéricité, c’est opter pour une méthode originale qui transforme la transformation (et les organisations).

L’année 2023 a été marquée par une consolidation et une diversification de nos activités.

Nous avons affirmé notre expertise dans la formation et le coaching des équipes projets, l’élaboration de stratégies data, la conception d’ateliers innovants et stimulants, ainsi que le développement de services numériques performants, toujours en conformité avec le RGPD.

Retour sur les moments phares qui ont rythmé cette année.

Numéricité a poursuivi sa croissance et s’est affirmé comme un acteur de la transformation numérique. Pour continuer d’accompagner au mieux les projets de nos clients, huit nouvelles personnes ont rejoint la famille Numéricité. Par ordre d’arrivée :

  • Romain Tales, Digital Transformation Specialist
  • Alexandre Le Borgne, Juriste en droit du numérique public
  • Daniel Manéa, Apprenti développeur full-stack
  • Mathilde Bras, Strategy & Innovation Manager
  • Maxime Lubrano, Responsable communication multimédia et stratégie éditoriale
  • Sarah Pilhan, Chargée de communication multimédia et stratégie éditoriale
  • Antoine Lelong, Développeur full-stack, apprenti recruté en CDI
  • Sam Khouma, Chef de projet & Product owner

Notre réseau d’experts s’est renforcé. Mathilde Hoang, Experte en transformation numérique, nous a rejoint en février. Cette collaboration nous permet d’avoir une deuxième implantation internationale, à Hanoï au Vietnam. Nous avons également renouvelé notre collaboration avec Vincent Motte, Chef de projet, et maintenons ainsi notre présence à Abidjan en Côte-d’Ivoire.

Afin d’œuvrer à la réussite des projets de nos clients, nous mettons nos expertises en commun. Celles-ci sont de plus en plus reconnues et demandées. Certains de nos experts sont d’ailleurs référencés par de grandes institutions internationales telles que le FMI ou la Banque Mondiale, et sélectionnés par ailleurs dans le cadre du Collège Numérique France 2030 du Secrétariat général pour l’investissement.

Un pôle communication s’est structuré au sein de Numéricité. Le défi ? Traduire et transmettre les expertises de l’équipe et mieux faire connaitre l’accompagnement 360° que l’on peut proposer qu’il s’agisse de conformité juridique, de développement produit en mode agile ou d’accompagnement en transformation numérique.

Cette année a également été marquée par la poursuite de nos partenariats avec d’autres acteurs de la transformation numérique tels qu’Octo, Nextmap, La Javaness, Hubvisory, Bearing Point, Malt et Opteamis.

Au sein de cet écosystème, nous faisons de notre connaissance fine du numérique public français une force. Plusieurs membres de l’équipe en ont été les forgerons dans une précédente vie professionnelle. En conciliant cela aux méthodes et techniques issues de la culture numérique, nous proposons une approche originale en mesure de donner de nouvelles capacités aux organisations que nous accompagnons.

Ensemble, transformons la transformation numérique pour en faire un levier d’amélioration de vos organisations : 

Les entreprises et administrations publiques sont convaincues de la valeur de la donnée qui est un actif stratégique pour l’ensemble de l’organisation et pas seulement pour un seul service ou une direction métier. C’est pourquoi les entreprises et les administrations publiques se transforment afin de mieux valoriser ces données et investissent dans la construction et la mise en place d’une stratégie data au service de leur stratégie globale.

Nous appuyons cette transformation à travers la co-construction de stratégies data portant sur l’ouverture des données, la modernisation des SI afin de les orienter vers une meilleure circulation de la donnée, et construisons des produits data à destination des métiers. Nous intervenons ainsi dans des secteurs à l’impact quotidien : les mobilités, la santé, le logement, le travail, l’inclusion, l’environnement, la fiscalité, les douanes, etc.

Nous réinterrogeons et transformons les organisations à travers une meilleure prise en compte des données au service de l’impact : c’est une des traductions concrètes de notre offre Transfo-soft.

Afin de faciliter la vie des usagers, citoyens comme entreprises, notre pôle Intelligence juridique et conformité a appuyé l’ouverture des données, comme celles produites par France Chaleur Urbaine ou MaCantine.

Moderniser les SI est un prérequis pour faciliter la circulation de la donnée. Pour cela, nous proposons une expertise d’audit nous permettant de formuler des recommandations d’actions concrètes. L’objectif est d’engager la transformation par les métiers, en améliorant leur process internes ou leur organisation produit par exemple.

Nous avons accompagné de nombreux acteurs, territoires et gouvernements dans la concertation, la construction et la priorisation de leurs stratégies data. Un seul impératif : mettre l’humain, que ce soit les métiers, les acteurs économiques et/ou les usagers au cœur de la réflexion.

Pour embarquer ces différents collectifs, qu’ils soient spécialistes ou non de la data, nous disposons d’un large éventail de formats : open-lab, ateliers, entretiens, expérimentations, cas d’usage, datadays, hackathons. Il s’agit là d’une première brique de notre approche produit des stratégies data, visant ensuite à s’interroger sur les données à mobiliser, la gouvernance à constituer, les compétences à renforcer, avant de réaliser des expérimentations à petite échelle pour confirmer les orientations.

Ces missions ont largement ponctué notre activité en 2023. Voici quelques exemples emblématiques :

  • Réaliser le bilan de la feuille de route du numérique 2021-2023 du Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et des Académies et identifier les actions du futur plan relatif aux données et codes sources pour la période 2024-2027 à travers un open-lab.
  • Mobiliser le potentiel des datas pour améliorer les mobilités à l’échelle régionale lors d’un hackathon au cours duquel les participants pouvaient répondre aux quatre défis pensés en lien avec la stratégie open data d’Île-de-France Mobilités.
  • Aligner les différentes parties prenantes du Groupe Vyv sur une position ambitieuse autour de l’ouverture des données assurantielles, qui permette de mettre l’usager au centre de l’utilisation de ces données, en organisant une série d’open-lab.
  • Accompagner la rédaction de la feuille de route de la Direction du Numérique et de la Modernisation de Nouvelle-Calédonie, en organisant en partenariat avec Atlas Management une série d’ateliers, en proposant un parangonnage des exemples internationaux et en coachant des prototypes (POC) data appuyés sur la donnée.

Nous suivons la même méthode produit dans la conception de services numériques appuyés sur des données. 2023 a été marquée par la conception de 10 produits numériques par notre Pôle design et technologies.

Par exemple, avec La Fabrique des ministères sociaux et l’ARS Île-de-France, nous avons conçu et développé un outil de datavisualisation des causes médicales de décès, s’appuyant sur quelques 315K certificats de décès franciliens émis depuis 2020 et l’industrialisation d’un flux de données de l’INSERM.

Nous avons également accompagné l’Agence Nationale d’Information sur le Logement (ANIL) dans l’élaboration d’une base de données partagée avec ses relais départementaux, afin de faciliter le partage d’informations au sein du réseau. AdilStatWeb2 a été consulté 815 000 fois et une interface de croisement des données a été créée.

 

La démocratisation des intelligences artificielle génératives (IAG) est en train de bousculer nos pratiques à une vitesse fulgurante. Avec ces avancées, viennent des défis complexes en matière de sécurité, de responsabilité et de protection des droits fondamentaux.

Pour en savoir plus sur l’encadrement législatif de l’intelligence artificielle, (re)découvrez nos derniers articles de décryptage :

Écoutez notre podcast sur la régulation du numérique par le législateur avec Éric Bothorel, député de la 5e circonscription des Côtes-d’Armor : 

En interne, nous mobilisons plusieurs outils d’IAG (ChatGPT, MidJourney et Copilot) pour gagner en maîtrise et en efficacité tout en explorant les fonctionnalités pour de futures missions. Nous sommes d’ailleurs en train d’entraîner un NuméricitéGPT, connecté à OpenAI et basé sur le scraping des contenus de notre site, pour répondre à des besoins de communication et de partage des savoirs en interne.

Dans le cadre de nos missions, nous nous sommes particulièrement intéressés au domaine des agents conversationnels appuyés sur de grands modèles de langage (Large Language Model ou LLM). Ces innovations nous ont permis de développer des solutions adaptables, qui garantissent la protection des données exploitées.

Nous avons entraîné un modèle basé sur le LLM Mistral pour expérimenter l’usage d’un agent conversationnel sur des questions de santé sexuelle. Pour répondre, l’agent s’appuie sur des contenus web scrapés sur différents sites officiels.

Nous avons prototypé deux agents conversationnels connectés à OpenAI grâce à une clé d’API. L’hébergement de ces bots sur nos serveurs garanti la souveraineté en assurant qu’aucune données fiscales sensibles ne soient transmises à OpenAI. Grâce à ces bots, les agents de la Direction Générale des Impôts (DGI) de Mauritanie acquièrent de l’autonomie dans leurs tâches quotidiennes en pouvant générer de manière automatisée des rapports d’analyse des indicateurs issus de leur tableau de bord (bot Reporter) et interroger directement leurs jeux de données (FileBot).

Notre pôle Intelligence juridique et conformité participe à déterminer et maîtriser les impacts de l’IA dans l’administration. Cela l’a conduit à élaborer différents guides de bonnes pratiques. Avec La Javaness, nous avons accompagné Pôle Emploi afin de confronter l’offre de service de la plateforme IA aux différents usages, afin d’en adapter le contenu et inscrire ce produit et les services associés dans un processus d’amélioration. L’enjeu était de créer un socle IA du service public de l’emploi qui soit un gage de souveraineté et d’efficacité pour la puissance publique.

Numéricité prône une approche 360° de la conformité : nos missions s’articulent entre la protection de la vie privée et la circulation des données. Nous intervenons tant à l’échelle d’un projet qu’à l’échelle d’une organisation et proposons pour cela une conception agile de la conformité. Pour cela, nous travaillons au plus près des équipes, en leur proposant de nombreux formats adaptés à leurs besoins, que ce soit des cliniques, des formations, des stands ou du question/réponse via messagerie instantanée.

Nous avons accompagné la conformité d’acteurs de toutes tailles, publics comme privés, dont plus d’une centaine de Startups d’État.

Nous avons pu également administrer un premier audit “blanc” à l’Unédic, inspiré des audits de certification appliqués par la CNIL, afin de formuler des recommandations et des corrections.

Chez Numéricité, nous avons l’open source chevillé au corps (et au cœur). Dans l’ensemble de nos projets, nous nous efforçons de mettre en place ou orienter nos clients vers des solutions open source.

Par exemple, nous avons déployé Onyxia afin de permettre aux agents de quatre pays d’Afrique de l’Ouest partenaires du projet DATAFID de se former et s’entraîner à la datascience avec pour objectif d’améliorer les recettes fiscales et douanières. Pour en savoir plus sur Onyxia, et plus largement sur le projet DATAFID. 

Nos convictions dans les communs se sont aussi traduites par notre participation à la sixième édition de Numérique en Commun[s]. À cette occasion, nous avons pu proposer deux ateliers sur la conception de produits data avec et pour des utilisateurs non spécialistes de la donnée, et sur le RGPD comme accélérateur des projets. Nous avons également accompagné l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), partenaire de l’évènement, dans la conception et l’éditorialisation de ses formats.

Vivez notre aventure à Numérique en Commun[s] et découvrez les cinq principes d’action pour développer des produits data avec et pour des utilisateurs non spécialistes de la donnée issus de l’atelier :

Cette rétrospective de nos activités en 2023 serait incomplète sans parler nos interventions à l’international et notre expertise e-gov. Nous intervenons actuellement dans 15 pays.

Carte des pays d'intervention de Numéricité en 2023

Nos interventions e-gov sont au croisement de l’ensemble de nos expertises.

  • Accompagnement dans l’élaboration de stratégies data
    • Au Rwanda, nous avons poursuivi notre mission afin d’évaluer la maturité numérique des administrations, mettre en place et animer la gouvernance du réseau interministériel des “chiefs digital officers”.
    • À Madagascar, nous sommes intervenus sur les enjeux du partage des données entre administration et la nécessaire rationalisation des architectures du SI en vue de la numérisation de l’État-civil, afin d’Insuffler la dynamique et la culture de l’interopérabilité au sein d’administrations fonctionnant en silo.
    • Au Botswana, nous avons formulé un cadrage stratégique des activités de l’opérationnalisation de la stratégie SmartBots, visant à stimuler la transformation numérique dans l’économie, le gouvernement et la société.

Nos experts référencés par le Fonds Monétaire International (FMI) ont par ailleurs appuyé la réalisation d’études préparatoires au Cameroun et en Tunisie.

    • En juillet 2023, nous avons été sollicités afin de construire et faciliter un séminaire de partage d’expérience organisé par le FMI pour 8 administrations fiscales d’Afrique centrale à Yaoundé : Burundi, Cameroun, Guinée équatoriale, République centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe, et Tchad.
    • En octobre 2023, nous avons évaluer la gestion de la conformité et l’analyse des données de la DGI tunisienne afin de formuler des recommandations techniques, et sensibiliser les agents et les cadres au lien avec le Compliance Risk Management.

  • Ingénierie juridique et conformité :
    • En Libye, au Bénin, en Mauritanie, au Cameroun et au Vietnam, nous avons réalisé une cartographie du droit applicable, et formulé des guides des bonnes pratiques afin d’orienter les édifices juridiques de ces pays.
    • Pour Ho Chi Minh Ville, nous avons analysé les textes prévus dans le cadre du déploiement d’une plateforme de services publics en lignes afin d’identifier les manques pour la mise en application opérationnelle (gouvernance des données, régulation, responsabilité, interopérabilité, etc.). Nous avons également formulé une série de recommandations en nous appuyant sur les meilleurs pratiques issues des standards internationaux en la matière.

Pour en savoir plus sur notre accompagnement de la Libye dans l’appréhension des enjeux de la transformation numérique

  • Ruptures et expérimentations technologiques :
    • Mobiliser des modèles d’intelligence artificielle pour améliorer l’efficacité du contrôle douanier ? Nous l’avons rendu possible en expérimentant RandomForestClassifier, un algorithme d’apprentissage supervisé, avec les douanes nigériennes.
    • Automatiser la génération de rapports de données grâce à l’intelligence artificielle ? Nous avons prototypé deux bots pour la Direction Générale des Impôts mauritanienne. Le bot “Reporter” et le “FileBot” sont des Proof of concept servant de base à une étude préalable avant de développer un modèle d’intelligence artificielle générative.

  • Formations et transmission d’expertise :
    • Nous avons rédigé un guide à destination des cadres de l’administration vietnamienne, sur les bonnes pratiques françaises en matière de dématérialisation de l’administration.
    • En Côte-d’Ivoire, au Togo et en Mauritanie, 180 agents des administrations fiscales et douanières ont été formés aux techniques de datascience, à travers plus de 80 sessions de formations, donnant lieu à la création d’une quarantaine de tableaux de bord.
    • Les agents des impôts du Sénégal ont suivi nos formations aux techniques de webscraping et datamining.

2023 a été une année de succès, d’innovation et d’impact pour Numéricité. Nous nous imposons comme un acteur de l’écosystème de la transformation numérique, tout en y apportant notre touche d’originalité.

Nous continuons de transformer la transformation numérique avec une équipe talentueuse d’experts et des projets ambitieux, en portant une attention particulière à l’impact et à l’éthique. 

Pour en découvrir davantage sur notre méthode et envisager de nouveaux projets ensemble, contactez-nous : contact@numericite.eu

L’IA Act, presque parfait ?

15 janvier 2024 à 16:24

Article rédigé par Wissem Bellili, expert en intelligence juridique et conformité

Encadrer l’intelligence artificielle est au cœur des débats depuis de nombreuses années et ce, bien avant l’explosion des IA génératives comme ChatGPT. Après plus d’une trentaine d’heures de débat le 8 décembre 2023, les parties prenantes se sont accordées au sujet du futur règlement sur l’intelligence artificielle.

Toutefois, rien n’est encore définitif puisque des votes et des négociations sont toujours en cours. Il faudra attendre, a priori, une entrée en vigueur du texte pour 2025 voire 2026. Le fameux “IA Act”, basé sur une approche par les risques (minimal, limité, élevé et inacceptable), est toutefois jugé trop rigide par certains États membres. À titre d’exemple, l’Allemagne ou la France, eu égard aux propos tenus par Emmanuel Macron ou Jean-Noël Barrot, prônent un encadrement plus souple.

La protection des données à caractère personnel et l’IA

La CNIL, comme à l’époque du RGPD, se positionne en première ligne pour garantir “une IA innovante et respectueuse de la vie privée”. Le 11 octobre 2023, l’autorité française publie 7 fiches pratiques pour “apporter de la sécurité juridique aux acteurs de l’intelligence artificielle” en affirmant que le RGPD “offre un cadre innovant et protecteur pour l’IA”.

Grâce à son service dédié à l’IA mis en place en janvier 2023, le grand public se verra fournir par la CNIL ce que l’on appelle du droit souple (par opposition au droit dur comme le règlement en question). On entend par là tout ce qui relève des recommandations, des lignes directrices, des guides (n’ayant pas, cependant, de portée normative, et donc contraignante).

L’IA et le service public numérique

À l’échelle nationale, l’IA Act ne s’est pas fait attendre :

  • Le 31 août 2022, le Conseil d’État dévoile une étude autour de l’IA et l’action publique. Elle porte sur le rôle de l’État et sa manière à s’adapter aux évolutions technologiques au sein des services publics. Logiquement, le droit national doit s’aligner sur l’IA Act. Le CE préconise de développer une culture IA, en recrutant des experts aguerris car la transparence et la confiance sont les mots d’ordre ;
  • Le 5 octobre 2023, le ministère de la Transformation et de la fonction publiques et la Direction interministérielle du numérique (DINUM) annoncent la stratégie de l’État en matière d’IA générative. Le ministre Stanislas Guerini qui, dans l’objectif de réduire la charge de travail des agents publics, a lancé une expérimentation (un ChatGPT version service public) reposant sur une intelligence artificielle au sein du service numérique “Services Public+”. Le résultat ? 6 fois sur 10, l’agent public n’a pas eu besoin de modifier la réponse apportée par l’IA et le délai de réponse a été divisé par 2 en moyenne ! Pour mémoire, c’est toujours une personne physique (à savoir l’agent public) qui évalue la réponse et l’envoie à l’usager ;
  • La DINUM développe une IA générative nommée “Albert” qui a vocation à être déployée auprès de conseillers France services volontaires et qui se veut une “alternative souveraine et accessible à l’ensemble des administrations” différente de ChatGPT ;
  • La Cour des comptes, en novembre 2023, qui dans son rapport sur la fraude fiscale des particuliers constate les évolutions technologiques en matière d’IA pour détecter les fraudes, même si les résultats ne sont pas encore suffisants ;
  • La CNIL en novembre 2023 qui a sélectionné plusieurs projets qui bénéficieront d’un accompagnement par des experts de l’IA dans l’objectif de vérifier le “potentiel et les limites de l’IA dans le secteur public” ;
  • Le Conseil d’État qui lors d’un hackathon a souhaité tester le potentiel de l’IA générative : faciliter la compréhension de la jurisprudence administrative pour des non-juristes. Les équipes mobilisées lors de cet évènement ont utilisés des LLM comme ChatGPT dans le temps qui leur était imparti. En quelques secondes, l’outil génère des paragraphes clairs et concis de décisions parfois “absolument incompréhensibles pour le commun des mortels” ;
  • La DINUM depuis juillet 2023, développe un incubateur “Alliance” pour répondre aux “problématiques concrètes rencontrées par les administrations” et permettre à l’État de “s’approprier tout le potentiel des technologies d’IA”.

Nouveautés et interrogations

Par ailleurs, l’intelligence artificielle est notamment concernée par une toute récente norme “ISO/IEC 42001” de l’AFNOR, le 20 décembre dernier. À l’instar du futur règlement européen, cette norme entend fixer un cadre (même si la normalisation est volontaire) sans pour autant “brider l’innovation”.

Enfin, hormis le Bureau de l’IA mis en place par l’IA Act (dont le rôle concret est encore flou), il n’existe pas (encore) de postes similaires à ceux que nous connaissons depuis quelques années : le Délégué à la protection des données (DPO) ou le Responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI).

Rétrospective : les bonnes pratiques d’un produit data partagées auprès de la communauté de Numérique en Commun(s)

18 décembre 2023 à 17:16

Rétrospective de Mathilde Bras, avec les contributions de Cécile Le Guen, Augustin Courtier et Quentin Leroy

Les 19 et 20 octobre 2023, la communauté du numérique d’intérêt général s’est retrouvée à Bordeaux pour sa – désormais traditionnelle – grande réunion : Numérique en Commun(s). Cette année, 5 axes thématiques ont ponctué la programmation : données & territoires, écologie & soutenabilité, éthique & émancipation, communs & souveraineté, médiation & compétences numériques.

L’occasion pour Numéricité, partenaire de l’événement, de proposer plusieurs formats de partage d’expérience et de bonnes pratiques autour de défis qui nous tiennent à coeur : l’acculturation par le produit d’équipes ou d’organisations qui souhaitent se transformer, et la mobilisation du droit, en particulier du RGPD, comme un levier d’accélération des services publics numériques.

Dans cet article rétrospective, Mathilde Bras, Strategy & Innovation Manager chez Numéricité, revient sur les principaux enseignements partagés lors de l’atelier “Meilleures pratiques pour un projet data avec et pour des utilisateurs non tech”, et consolide 5 principes d’action pour des projets et produits data.

 

Entreprendre un projet data, un défi pour des profils techniques et non techniques

J’accompagne et entreprends de multiples projets autour de la donnée, depuis la conception de feuilles de route data jusqu’au développement de services d’exploitation de données métiers. Très souvent, je me retrouve dans une situation où les acteurs du projet ont besoin de parler le même langage, tout en mobilisant leurs propres expertises.

Mon rôle de coach est justement de traduire “le langage” des décideurs, faire remonter les besoins des utilisateurs auprès des équipes produit, être médiatrice des besoins opérationnels, et aussi de faciliter l’identification collective de points de passage. Cela se traduit concrètement par la définition des premières orientations du produit, l’identification des parties prenantes à associer, mais aussi la manière de mobiliser les utilisateurs, le mode de communication sur le produit, les risques potentiels, les compétences à mobiliser, etc.

Pour Numérique en Communs, j’ai donc proposé un exercice ouvert d’introspection à plusieurs porteurs d’initiatives liées à la valorisation des données publiques, qu’elles soient partagées en open data ou entre administrations :

En racontant nos expériences aux participants de l’atelier, nous avons pu partager des défis communs lorsqu’il s’agit de construire des produits qui se fondent sur l’exploitation de données. Leur similitude : à chaque étape, il est important de transformer des idées reçues en opportunités pour faire avancer son projet. Quelques exemples partagés pendant l’échange (nous avons partagé des exemples fictifs, mais inspirés de la réalité) :

  • J’ai besoin de 5 data-scientists pour réaliser le projet, rien d’autre” : en réalité, un projet data nécessite de s’intéresser à une pluralité de profils, tech et non tech. Une personne spécialisée en droit du numérique peut vous être utile, tout comme des compétences capables de traduire le besoin du métier en parcours (les UX designers)
  • Je sais déjà ce que je souhaite développer, pas besoin de s’adresser aux futurs utilisateurs” : en réalité, en vous adressant aux utilisateurs, vous allez pouvoir considérer l’usage des données comme un intrant pour sa structuration et sa mise en qualité. Dans le cas d’un produit data, il peut s’agir des producteurs de données, des réutilisateurs (techniques et métiers), et de décideurs (dans le cas d’un tableau de bord par exemple)
  • Le droit ne nous permet pas d’exploiter ces données, on ne peut les intégrer au prototype, il faut attendre la mise en production et l’homologation” : le fait de se poser des questions juridiques dès le démarrage du projet peut aussi être un levier pour transformer la gouvernance d’un projet, d’une politique publique ou d’une base de données
  • Commandons un logiciel sur étagère, ce sera plus simple dans la durée” : considérer la force de l’open-source est la clef. Il existe aujourd’hui des librairies très riches en matière d’exploitation et de transformation de données, tout comme d’applications de cartographie ou visualisation
  • Apprendre à des personnes non spécialisées en données à les réutiliser ne sert à rien” : bien au contraire, cela peut constituer un réel outil d’acculturation sur la manière dont les données sont produites, leur utilité pour prendre des décisions et se représenter le réel, et ainsi créer de l’engagement autour des politiques publiques qu’elles suivent

Photo de l'atelier organisé dans le cadre de NEC2023, à Bordeaux le 19 octobre 2023
Photo de l'atelier organisé dans le cadre de NEC2023, à Bordeaux le 19 octobre 2023

Quelques principes d’action pour développer des produits data avec et pour des utilisateurs non spécialistes de la donnée

Forts de ces témoignages et des questions posées par les participations de l’atelier NEC, nous avons consolidé quelques principes d’action pour guider des personnes travaillant actuellement ou prochainement sur des projets ou produits data, qu’elles aient des compétences “techniques” en données ou non.

Notre livrable pour la communauté Numérique en Communs – 5 principes d’action de projet data en commun(s) :

  • Opérer une médiation constante entre les utilisateurs et les données (et le produit) : avoir accès à une base de données n’est pas l’objectif, c’est seulement un éventuel moyen pour répondre à des besoins “métiers” ou “usagers”. Une ou un responsable de produit data a la mission de garder en tête cette perspective, pour éviter par exemple que le service développé soit uniquement compréhensible – et donc utilisable – par les personnes qui connaissent la donnée par coeur. Concrètement, cela implique de s’intéresser autant à l’utilisation – donc la valeur de la donnée – qu’à sa qualité ;
  • Travailler la gouvernance – technique et organisationnelle – tout au long du projet/produit : lors de la conception, échanger avec les personnes qui produisent, reçoivent, transmettent ou transforment la donnée, non seulement pour les inclure – et mobiliser leur expertise ! – dans les différents temps forts du projet, mais aussi pour identifier les enjeux liés à la qualité de la donnée, qui est la clef de tout projet data. Concrètement, pour le projet PILOTE, cela impliquait de se poser la question du cycle de vie des données : est-ce que je dispose de données ou le projet consiste à aller en chercher ? qui les produit ? qui est responsable des mises à jour, du stockage ? ces données doivent-elles respecter des standards de qualité ? sont-elles sensibles au sens du RGPD ?
  • S’appuyer sur les forces de l’open source – et des communs – pour construire des projets data : les standards publics sont pour cela très inspirants. Tout service public numérique doit rendre son code ouvert (”public money, public code”, vivent les communs !). Au-delà du code produit, aller chercher des briques techniques dans l’état de l’art pour développer de services est souvent gage de qualité. Celles en vogue en ce moment sur les données : VueJS (développement d’applications), Apache Superset (datavisualisation), la suite ELK (import de données, requête, analyse et visualisation), Kubernetess (infrastructure de conteneurisation), Keycloack (identité et gestion des accès). Cela implique bien sûr de réaliser de la veille régulière sur ces briques, leurs mises à jour, et de s’appuyer sur la communauté de contributeurs ! Et on ne peut s’empêcher de citer Onyxia, un environnement de travail à l’état de l’art pour la data, open source et propulsé par les équipes de l’Insee, dont les cas d’usage ne font que se multiplier (voir nos travaux sur le projet DATAFID)
  • Considérer le droit comme une opportunité d’innovation et d’accélération : aujourd’hui de nombreux standards doivent s’appliquer aux services numériques développés par des acteurs publics et des questions de droit (qui vont au-delà des sujets techniques) peuvent se poser tout au long du projet, et même si cela demande du travail, c’est une opportunité ! Lors d’un projet data, on peut se rendre compte que certains textes doivent être harmonisés, ou proposer une nouvelle mouture d’une disposition juridique. Et surtout, on peut aussi imaginer des facilités de prototypage même si notre produit n’a pas été homologué : un exemple concret tout récent, la génération de données “fictives”, qui respecte le schéma des données “réelles”, afin de tester une première version d’application, avant la mise en production (en savoir plus avec le projet CM2D ici)
  • Dépasser les frontières de la documentation (technique) pour en faire une plateforme pour la communauté : si vous avez déjà travaillé dans des équipes produits, vous avez déjà dû entendre râler autour de vous lorsqu’il s’est agi de documenter une application ou un service. En réalité, documenter un produit peut en faciliter son adoption, inspirer des utilisateurs sur des usages possibles et permettre le déploiement à grande échelle. Concrètement, comme nous l’a raconté Quentin pour ChartsGouv, cela implique – bien sûr – de publier le code, les informations d’installation (comme un mode d’emploi) et d’aller plus loin en répertoriant des cas d’usages et en réunissant régulièrement la communauté. Dans le cas de l’Open Data University, c’est plus que de la documentation, c’est un plaidoyer sur la vertu pédagogique de l’open data enseigné au sein de multiples formations : qui engagent les étudiantes et étudiants à s’intéresser non seulement aux données publiques, mais aussi au secteur public en général !

Ces principes ne sont pas exhaustifs, nous espérons qu’ils pourront guider le plus grand nombre ! N’hésitez pas à nous faire part de vos retours d’expérience par mail : communication@numericite.eu !

[NuméricitéFM S03E04] – Réguler et encadrer le numérique, avec Monsieur le député Éric Bothorel

4 décembre 2023 à 15:24

Data Act, Data Governance Act, Digital Services Act, Digital Markets Act, Artificial Intelligence Act, autant de textes dont vous avez peut-être déjà entendu parler et qui constituent un paquet législatif européen dense. Force est de rappeler qu’en matière de législation du numérique, la France a été particulièrement précurseur du fait de sa culture historique de la donnée. Elle en fut particulièrement actrice au cours de sa présidence de l’Union européenne au premier semestre 2022.

Comment le législateur se mobilise-t-il afin de mieux réguler et encadrer le numérique sans freiner l’innovation ? En quoi le numérique, notamment au travers de l’opendata, est un objet de politique publique ? Ces questions, cruciales dans un monde dominé par les innovations numériques et les modèles américain et chinois, seront le coeur de nos échanges.

Pour y répondre, nous avons eu l’honneur d’être reçus à l’Assemblée Nationale par Monsieur Eric Bothorel, député de la 5ème circonscription des Côtes d’Armor. Découvrez les réponses de cet ancien professionnel de l’informatique, membre de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée, président du groupe d’études France-Taïwan et auteur du rapport pour une politique publique de la donnée, des algorithmes et des codes sources.

Framework réglementaire et législatif européen, transposition et adaptation du droit français, régulation de l’intelligence artificielle, circulation des données, numérisation des démarches : autant de sujets que nous avons pu aborder dans cet échange passionnant que nous vous invitons à écouter.

Présenté par Maxime Lubrano et co-produit avec Mehdi Rafenne.

Ecouter sur Spotify

Article / L’IA et l’Europe : comment créer un cadre pour l’innovation responsable ?

Article / Le Data Act : comment libérer les données ?

Retrouvez l’actualité d’Éric Bothorel

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