Chaque semaine, les membres du gouvernement et de la majorité se pressent dans les médias de Vincent Bolloré. Sous couvert de «parler à tout le monde» ou par «peur» des attaques, le pouvoir sert de caution au groupe d’extrême droite. Et alimente ses obsessions.
Le présentateur de CNews s’est fait une spécialité de jeter en pâture dans ses émissions des personnes qu’il accuse de vouloir censurer les voix de droite, déclenchant contre elles des torrents de menaces de morts et d’insultes. Il sera jugé en juin pour diffamation.
Selon ses dirigeants, CNews serait une chaîne d’info comme les autres. En réalité, la télé du groupe Canal+ centre désormais ses débats sur ses obsessions sécuritaires et identitaires. De nombreux journalistes racontent à Mediapart sa dérive depuis sa reprise en main par Vincent Bolloré, en 2015.