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La véritable histoire de Jordan Bardella et de la princesse Caroline Bourbon des Deux Siciles

Par : Lux Aurores
24 janvier 2026 à 13:51
La véritable histoire de Jordan Bardella et de la princesse Caroline Bourbon des Deux Siciles

Nous sommes en mai 2025, et Jordan Bardella, président du Rassemblement National (RN) se rend au grand prix de Monaco. Il s'agit, pour le petit-fils d'immigrés italiens qui se vante d'avoir grandi en Seine Saint-Denis, d'une consécration sous forme d'intronisation dans le milieu de la jet-set organisée grâce à l’entregent d'élus locaux du Rassemblement National. L'été précédent, il passait ses vacances en Corse avec Cyril Hanouna, après avoir échoué à devenir Premier ministre, remisant les costumes trois-pièces sortis pour l'occasion.

86•Primosophie : Tout sauf Macron, élections législatives, 7/07/2024.

Par : Marc HENRY
3 juillet 2024 à 22:48

Dimanche prochain, le 7 juillet 2024, le peuple de France va être confronté à un choix diabolique pour les élections législatives anticipées. Pour les personnes qui souhaitent voter, il faudra choisir entre trois types de candidat(e)s :

1. Celles et ceux qui se réclament de l’ex-Majorité Présidentielle (eMP) et veulent soutenir Emmanuel Macron.
2. Celles et ceux qui se réclament du Nouveau Front Populaire (NFP) classés à “gauche” et pilotés par Jean-Luc Mélenchon.
3. Celle et ceux qui se réclament de la coalition entre Les Républicains et le Rassemblement National (LR/RN), classés à “droite” pilotée par le “couple” Éric Ciotti et Jordan Bardella.

Je ne souhaite pas ici entre dans le débat de savoir si le NFP est “d’extrême gauche” ou si la coalition (LR/RN) est “d’extrême droite”. La raison est que je pense que ces étiquettes sont là pour inciter les indécis à choisir le camp eMP. Puisque entre deux extrêmes, il y a nécessairement un barycentre qui prétend être “raisonnable”. C’est le fameux “Ni-ni” qui peut arriver à séduire un électorat complètement déboussolé. Notons que la quatrième combinaison possible, de nature quantique (Droite ET gauche) s’exclut d’office. Car, le jeu politique est de nature purement déterministe, le glissement aléatoire entre idées de droite et idées de gauche étant synonyme de chaos.

Cependant, on notera que le chaos est déjà bien présent et installé dans notre beau pays. Cela tendrait à prouver que le camp eMP ne représente en rien un barycentre entre gauche et droite. Mais, bel et bien, le parti du chaos. D’où l’angoisse et la confusion chez les électrices et les électeurs. Que faire ? Qui est sincère et qui ment effrontément ? On a là, un terrain fertile pour les abstentionnistes de tout poil avec la devise : “Tous pourris…”. Pour ce qui me concerne, j’avoue, qu’après avoir voté au premier tour pour un candidat défendant la cause animale, je m’abstiendrais. Pas parce que je suis indécis ou désorienté… Mais, simplement, parce qu’il n’y aura plus de candidats défendant explicitement cette cause animale.

La crise de la COVID-19 en direct

Depuis le début de la crise de la COVID-19, j’ai toujours été à vos côtés avec ces chroniques dictées par l’actualité. Bien avant tout le monde, je vous ai mis en garde, en direct, au jour le jour, afin d’y voir plus clair. J’ai ainsi démarré le 14 avril 2020 avec ma première chronique qui expliquait ce qu’était un virus. Dans les 14 chroniques suivantes, j’ai détaillé tous les aspects techniques de cette terrible maladie. Puis, à partir de la chronique #15, je suis passé aux enjeux sociétaux de la crise. Ainsi, le 29 mai 2020, j’ai relayé le travail du Pr. Luc Montagnier démontrant l’origine artificielle du virus. Puis, le 2 juin 2020, j’ai pris la défense du Pr. Didier Raoult qui se faisait violemment attaquer. Le 12 juin 2020, j’expliquais comment se positionner face aux tests.

https://marchenry.org/2020/11/14/40pervers-paranoiaques-et-autres-tyrans/Puis, le 19 juin 2020, j’ai dénoncé l’inutilité des gels, masques et autres systèmes de “protection” contre le virus SARS-CoV-2. Et, dès le 3 septembre 2020, j’alertais sur la mise en place d’une dictature à l’échelle mondiale. Le 30 octobre 2020, je vous informais de l’arrivée d’une seconde vague. C’était l’époque où notre président actuel essayait de vous persuader que nous étions en guerre… Le 9 novembre 2020, c’était la sortie du documentaire “Hold-Up”, de Pierre Barnérias et Christophe Cossé, où je présentais l’excellent travail de la généticienne Alexandra Henrion-Caude. Puis, le 14 novembre 2020, c’était l’occasion de mettre en valeur le travail de la psychiatre Ariane Bilheran. Le 20 mai 2021, j’alertais sur les dangers des “pseudo-vaccins” à ARN modifié, qui commençaient à circuler.

Le 23 juillet 2021, je dénonçais l’extension du pass sanitaire, une loi totalement scélérate… Durant tout l’automne 2021, j’ai réalisé plusieurs chroniques soulignant le comportement démentiel du président actuel. Puis, le 15 décembre 2021, j’expliquais les dangers associés au graphène, ou bien à sa forme oxydée. Le 14 février 2022, je rendais un vibrant hommage à mon collègue et ami, le Pr. Luc Montagnier. Puis le 12 avril 2022, ce fut la calamiteuse élection présidentielle. Emmanuel Macron, toujours lui, et ses éternelles magouilles. Cette élection marquait la fin des chroniques consacrées à la crise de la COVID-19.

Mais, je n’en avais pas fini pour autant avec mes conseils. Parce que dès le 8 septembre 2022, c’est la crise climatique qui prenait le pas sur la crise sanitaire. Peu importe, j’étais toujours là pour informer avec tous les outils développés par la science ou la tradition (numérologie, astrologie, tarot…). Ainsi, ma dernière chronique N° 85 était consacrée à l’émergence de “l’intelligence” artificielle. Par conséquent, toujours là, fidèle au poste et prêt à vous informer lors de cette semaine cruciale pour l’avenir de la France.

La primosophie

En effet, avant d’aller votre pour l’eMP, prenez bien soin de relire toutes les chroniques précédentes. Car, l’esprit humain oublie très vite. Et, avant de voter, rien ne vaut un rafraîchissement de la mémoire. D’ailleurs, à l’occasion des élections, présidentielles et législatives de 2022, je me suis permis de vous présenter le concept de primosophie. Je renvoie donc à cette chronique n° 65 pour celles et ceux qui ignorent encore de quoi l’on parle. L’avantage de la primosophie, c’est qu’il est impossible de tricher. Les nombres premiers sont d’essence mathématique et se moquent de la politique…

D’où, si vous êtes indécis, la proposition de jouer avec cet outil. Le principe est simple. Vous choisissez le nom d’une personne et vous calculez son total numérologique. Ensuite, à l’aide d’un dictionnaire, vous recherchez des mots ou une suite mots ayant le même total. Évidemment, il y aura beaucoup de combinaisons possibles. D’où la nécessité de faire un choix. Par exemple, parmi les nombreux mots qui peuvent être associés à mon nom “Marc Henry” qui totalise 313, j’ai retenu le mot “véridique”. Car, c’est une réalité que j’ai horreur du mensonge…

Vous êtes prêts. Alors voici les totaux obtenus pour les quatre chefs de parti en lice pour ces législatives 2024. Et, associés à ces totaux, quatre mots-clés sélectionnés, parmi une trentaine :

Emmanuel Macron : Total = 416 -> Perversion, Turbulent, Pouvoirs, Louvoyer
Jean-Luc Mélenchon : Total = 404 -> Répression, Obstination, Aventurier, Mystique
Jordan Bardella : Total = 309 -> Xénophobie, Religieux, Mensonger, Désespoir
Éric Ciotti : Total = 306 -> Timidement, Repentir, Pitoyable, Ambassadeur

Notez bien que pour un total donné, il y a des mots peu élogieux, d’autres neutres ou, au contraire, valorisants. Les mots valorisants décrivent les tendances où aucun effort particulier n’est requis de la part de la personne concernée. À l’inverse, les mots désobligeants soulignent les aspects qu’il convient de travailler dans son incarnation actuelle. Libre à l’individu de tout faire pour s’améliorer. Ou bien, au contraire, de ne rien faire et de sombrer dans une déchéance de plus en plus profonde au fur et à mesure que le temps s’écoule.

Déchéance de la France sous la présidence d’Emmanuel Macron

Ici, j’ai fait un choix d’après mon ressenti personnel. Et, vu le bilan du président actuel, j’ai, bien évidemment, sélectionné les termes les plus désobligeants. Car, sachez que je suis né en 1958 et que, par conséquent, j’ai connu tous les présidents de cette cinquième république. Du général Charles de Gaulle au banquier Emmanuel Macron. Et, je puis vous garantir que de tous ces présidents légitimement élus, Emmanuel Macron est, de très loin, celui qui présente le bilan le plus désastreux.

Pour mémoire, je rappelle qu’Emmanuel Macron est banquier de profession. Et, je me souviens, avec nostalgie, de ma jeunesse, où l’on avait de beaux billets de banque à l’effigie des grandes figures scientifiques ou artistiques ayant contribué au rayonnement de la France de par le monde. À titre d’illustration, j’ai mis dans l’image de présentation de cette chronique, tous les billets que j’ai eus l’occasion de manipuler depuis ma naissance en 1958. Que diraient tous ces illustres personnages, s’ils pouvaient contempler l’état de la France en juillet 2024 ?

Il est donc aisé de comprendre que je déteste au plus haut point l’actuel président, responsable d’un chaos qui est allé en grandissant tout au long de ses deux mandats. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, j’ai bien pris soin de vous remettre en mémoire toutes les chroniques passées. Car, si vous choisissez de voter pour les candidats de l’ex-majorité présidentielle, vous ne pourrez pas dire, en cas de catastrophe future : “J’ignorais !” ou bien “J’avais oublié !”. Ma position peut donc se résumer en seulement trois mots : “Tout sauf Macron…”. Et, comme dans ma commune, l’écart est énorme entre le candidat LR/RN et le candidat NFP, je m’abstiendrais. Tout bêtement.

La primosophie et Emmanuel Macron

Comme indiqué plus haut, le danger principal avec l’actuel président est sa perversité. Car, la perversion est bel et bien associée à son nom de naissance. Cela signifie très probablement qu’il n’a pas su résoudre ce problème dans ses vies antérieures. Une chance supplémentaire lui a été donc été accordée à sa naissance pour clarifier son karma. Et, visiblement, il a choisi de se vautrer une nouvelle fois dans cette tendance maladive à accomplir des actes immoraux et agressifs. Pour bien enfoncer le clou, je vais donc déployer tout l’arsenal de la primosophie pour montrer à quel point le total 416 peut être associé à des choses peu reluisantes.

Je vous donne ainsi l’occasion de voir comment il est possible de procéder pour trouver des associations pertinentes dans le cadre de la primosophie. Pour cela, j’ai pensé très fort à ce sinistre individu et aussitôt une association m’est venue à l’esprit. Appelez cela de l’intuition si vous voulez. En vérité, je me suis connecté au vide quantique qui mémorise tout ce qui a existé depuis que l’univers existe. Et, dans cette base de données gigantesque, il y a un petit nuage correspondant à notre personnage, sur lequel je me suis consciemment branché.

La phrase qui m’est ainsi venue à l’esprit était “président particulièrement craignos”. Or, le mot “craignos”, totalise 240 en primosophie. Et, 416 – 240 = 176. D’où une recherche d’autres mots totalisant 176 qui peuvent être associés au mot “craignos”. Voilà les combinaisons obtenues : Prince craignos, Kaiser craignos, Killer craignos, Chieur craignos et Escroc craignos. On voit que c’est du lourd… Mais est-ce significatif ? Oui, car les mots “Prince” et “Kaiser” sont des mots de pouvoir qui évoquent le côté jupitérien du bonhomme. Et, la presse, n’a pas manqué, à maintes reprises, de souligner ce trait très caractéristique du personnage.

Le mot “Killer” tendrait à prouver que cet homme est fasciné par la mort. Son envie d’envoyer la jeunesse française mourir en Ukraine se trouve ici en bonne résonance. Le mot “Chieur”, quant à lui, évoque une personne qui embête ou ennuie à “mourir”… Sa déclaration du 5 janvier 2022 où il avait notamment clamé son intention d’« emmerder » les non-vaccinés est hautement révélatrice de ce côté “Chieur”. Quant au mot “Escroc”, il entre en très forte résonance avec son passé avéré de banquier.

En effet, à l’âge de 32 ans, Emmanuel Macron devient associé-gérant chez Rothschild. Il bat ainsi le record (33 ans) détenu par Grégoire Chertok, un banquier star de la rue de Messine. Il passera quatre années dans cette banque d’affaires et y gagnera son titre de “Mozart de la finance”. Et, la banque Rothschild n’est pas spécialement réputée pour son honnêteté à toute épreuve… D’où, peut-être, la très forte résonance avec le mot “Escroc” que suggère la primosophie. Vous comprenez aussi, certainement mieux, mon idée d’illustrer cette chronique avec des billets de banque…

Le “Mozart” de la finance

Il est temps, maintenant, de revenir sur le mot “Chieur”. Et, au lieu de faire référence à la facette psychologique de ce mot, de le prendre à la lettre. À savoir qu’une personne qui chie évacue sa “merde”. Et, là, hasard ou fait extrêmement signifiant, il y a une résonance avec le musicien Mozart. Sachez que le 9 novembre 2011, Flammarion a publié la correspondance complète de Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart (1756-1791). L’ouvrage, qui couvre pratiquement toute la vie du compositeur, recense près de 800 lettres échangées par Mozart avec ses proches et notamment avec son père Léopold et avec sa cousine, Maria Anna Thekla Mozart (1758-1841).

Tout d’abord, pour la petite histoire, il était courant au dix-huitième siècle de traduire les noms dès que les personnes voyageaient. Ainsi, le quatrième prénom de Mozart, “Theophilus”, signifie, en grec, “aimé de Dieu”. En Allemagne, cela devient “Gottlieb”, tandis qu’en Italie, cela devient “Amadeus”. Ensuite, ces correspondances entre Mozart et sa cousine sont remplies de références scatologiques. Ainsi, dans une de ses lettres, Mozart écrit :

Excusez ma vilaine écriture, la plume est déjà vieille, mais il y a bientôt 22 ans que je chie par le même trou et il n’est même pas encore déchiré, tous les jours, je chie dedans et mords la crotte à belles dents“. Et, sa charmante cousine lui répond, du tac au tac : “Porte-toi bien mon amour et pousse-toi le cul dans la bouche. Je te souhaite une bonne nuit mon mari, mais d’abord chie au lit et que ça pète…”. Ceci démontre que, chez Mozart, la défécation et l’expression musicale sont intimement associées.

Par conséquent, lorsque le milieu financier compare Macron et Mozart, les banquiers ne pensent pas forcément à la musique divine de ce compositeur. Mais, plutôt, avec ce qui était indissociable de son génie musical : la crotte ou de manière plus prosaïque la “merde”. Allez savoir… Toujours est-il qu’il y a cet emploi spontané du verbe “emmerder” quand Macron parle des non-vaccinés et cette association avec le mot “Chieur” suggéré par la primosophie. D’où la suite de cette chronique, où j’ai essayé de voir les associations possibles avec les mots en relation avec la merde.

On n’est pas dans la merde…

Et, là, ce fut un vrai festival. Jugez vous-mêmes : la merde terminale, la meilleure merde, tandem merdique, éponge merdique, soliste de merde, présent de merde, menteur de merde, intendant de merde, culotte de merde, costume de merde, nazi merdique et slip merdique… De la merde partout et à tous les étages pour un total, à chaque fois, de 416. À ce niveau, ce n’est plus de la résonance, mais bel et bien une association intime et forte. L’association des mots “tandem” et “merdique” nous interpelle directement sur le rôle très trouble joué par Brigitte Macron. Ceci est confirmé par le fait que la phrase : “Brigitte, le chaos“, totalise aussi 416.

D’où une nouvelle recherche autour de la notion de chaos qui donne : chaos incomparable, le chaos projeté, le chaos mordant, le chaos invariable et le chaos inspiré… L’on comprend mieux ainsi sa phrase : “Moi ou le chaos”, typique d’un pervers qui dit exactement l’inverse de ce qu’il pense. Macron, c’est donc une association très forte entre la merde et le chaos avec, en prime, une virtuosité musicale digne d’un Mozart. Le chaos étant généralement synonyme de désordre, on trouve une résonance avec ce dernier terme : “le pire désordre“. Et, si l’on s’attend au pire, un total de 416, c’est aussi : “le pire effronté“.

Vous avez dit “Nazisme” ?

L’association “nazi merdique” suggère de nouvelles associations qui peuvent hautement être pertinentes. Juste un exemple. Le 29 février 2024, Macron est traité de “salaud de nazi” par une chaîne russe après ses propos sur l’envoi de troupes en Ukraine. Si l’on cherche des résonances avec le mot “salaud”, l’on obtient : salaud motivé et salaud crotté. Bref, toujours la merde, omniprésente. Et, puis, il y a également les résonances avec le mot “nazi” : nazi vindicatif, pauvre nazi, nazi installé, nazi inhérent et le sale nazi obèse. Toujours et encore un total primosophique de 416, avec le mot “sale” qui résonne avec le slip douteux ou la merde terminale.

Pour sa part, l’expression “pauvre nazi” résonne avec la finance. Et, si je cherche une résonance 416 avec le mot “pauvre”, je trouve : “pauvre mec aigri“. Il y a donc aussi de l’aigreur chez ce monsieur. Ce n’est aussi un secret pour personne qu’Emmanuel Macron a des liens étroits avec la communauté LGBT. Et, au sein de cette communauté, le terme “kiki” désignait un homme gay qui se sentait à l’aise en étant passif ou actif pendant les rapports sexuels. Eh bien, devinez la résonance que l’on obtient avec le mot “kiki” : Kiki calamiteux. Et, de fil en aiguille, retour à la case départ, puisqu’on trouve une résonance entre le mot “calamiteux” et le pouvoir jupitérien : Shah calamiteux.

Conclusion

Nous allons arrêter ici cette chronique consacrée à l’analyse primosophique associée au nom “Emmanuel Macron”. Juste pour terminer, le 27 avril 2023, une dame invective le président en ces termes : « Elles sont longues vos réformes, hein ! » La réponse spontanée du Président a été : « Oh putain, je voudrais que ça aille plus vite aussi, moi ! ». Si l’on décode bien la phrase, cet individu traite cette dame de “putain”. Et, si l’on cherche une résonance 416 avec ce mot très désobligeant, on trouve : la putain minable. Toujours cette perversité à l’œuvre, avec l’inversion très caractéristique des rôles.

Et, puis, j’ai gardé la meilleure pour la fin. Emmanuel Macron, durant sa carrière fulgurante, a été affublé de nombreux surnoms. On a déjà parlé du “Mozart de la finance”. Mais, il en existe un autre, suggéré par Laurent Fabius qui est : “”Le petit marquis poudré”. Inutile d’expliquer ici de quelle poudre on parle, car des enfants peuvent lire cette chronique. Toujours est-il que j’ai cherché une résonance 416 avec l’adjectif “poudré”. Et, voici ce que j’ai trouvé : le baron poudré… Cela ne s’invente pas. Baron ou marquis, on reste dans les sphères du pouvoir et de la domination sur le peuple.

Ainsi, voilà. Cette chronique peut se résumer à trois mots : tout sauf Macron (TSM). Pas besoin de se casser la tête. Et, si, d’aventure, vous êtes dans une commune où il y a un duel LR/RN contre NFP, c’est parfait. Allez jardiner, car l’issue du vote ne peut être que conforme à TSM. Pas besoin de se casser la tête. Laissons une chance à LR/RN ou NFP d’exercer le pouvoir. Parce que, si chaos il y a, ce sera entièrement la faute d’Emmanuel Macron et la faute de ceux qui le soutiennent dans sa démarche perverse et destructrice. Cool Raoul, rien ne peut être pire que ce que nous avons vécu jusqu’à aujourd’hui.


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Des réseaux d’influence prorusses ont soutenu Jordan Bardella pendant la campagne des européennes

14 juin 2024 à 12:39
Ces derniers mois, des réseaux prorusses ont fait la promotion de la liste du RN aux européennes et ont tenté de décrédibiliser des médias et «fact-checkers» français. Les services de l’État ont alerté le parti. Interrogée par Mediapart, Marine Le Pen a dénoncé un «mensonge» et «du n’importe quoi», avant d’être démentie par son propre parti, qui a confirmé nos informations.

À Croix, dans le Nord, le vote RN souligne le séparatisme des riches

14 juin 2024 à 11:06
Bastion historique de la droite, cette commune qui compte parmi les villes les plus riches de France a vu Bardella arriver en tête aux européennes. Les fractions supérieures des classes populaires ont aussi voté pour l’extrême droite, au grand désarroi des gauches locales qui sont unies depuis quatre ans.

Le tournant patronal du Rassemblement National, prélude de son arrivée au pouvoir ?

Déjeuners avec les grands patrons français, positionnement géopolitique de plus en plus atlantiste, opposition au libre-échange largement adoucie… Porté par d’excellents sondages, le Rassemblement National prépare activement sa potentielle arrivée au pouvoir en se rapprochant des milieux économiques et en tournant définitivement la page de l’ère Philippot. Qu’il s’agisse de rencontres avec des figures du monde des affaires, de changements programmatiques ou de refonte des alliances avec les autres partis d’extrême-droite, le RN est toujours discret sur ces évolutions. Il sait en effet que son électorat populaire en sera la première victime.

Mais où était Jordan Bardella ? Pendant des semaines, l’ultra-favori de l’élection européenne a séché tous les débats télévisés, envoyant ses lieutenants à sa place. Certes, en acceptant les invitations, il aurait été la cible de toutes les attaques et avait donc plus à perdre qu’à gagner. Bien sûr, il a aussi fait quelques meetings et tourné des vidéos pour ses réseaux sociaux. Mais le dauphin de Marine Le Pen semble surtout s’être employé à convaincre un groupe jusqu’alors assez réticent à l’arrivée du pouvoir du RN : le patronat.

Opération séduction devant les patrons

En plus des discours officiels adressés au MEDEF, à la confédération des PME, aux mouvements des entreprises de taille intermédiaires (METI), à FranceInvest ou à Croissance Plus, le jeune prodige lepéniste et sa patronne ont multiplié les déjeuners secrets avec nombre de figures du monde des affaires français. De Pierre Gattaz, ancien président du MEDEF, à Henri Proglio, ancien PDG d’EDF et Veolia, en passant par des membres du clan Dassault, de plus en plus de personnalités du monde de l’entreprise veulent échanger avec les deux têtes du Rassemblement National. Sophie de Menthon, dirigeante du mouvement patronal Ethic, Alexandre Loubet, directeur de campagne de Jordan Bardella et Sébastien Chenu, député RN, se chargent alors de caler les rendez-vous et de réserver des restos chics et discrets.

Certes, les motivations des intéressés divergent : certains sont déçus par Macron – qui a pourtant redoublé d’efforts depuis 10 ans pour séduire ce groupe social – tandis que d’autres cherchent surtout à nouer des contacts « au cas où ». Habitués à ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, les grands chefs d’entreprises ont longtemps entretenu des contacts tant avec le Parti Socialiste (PS) qu’avec la droite (UMP/Les Républicains), avant que Macron ne rassemble ces deux écuries autour de sa personne. Mais cette ère semble sur sa fin : ne pouvant se représenter, le chef de l’Etat fait face à une guerre des égos entre ses successeurs potentiels. Édouard Philippe, Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Bruno Le Maire… les candidats sont nombreux, mais aucun ne se détache vraiment du lot. Pour les grands patrons français, qui ont toujours vécu en grande partie de la commande publique, il serait donc hasardeux de tout miser sur le camp macroniste. Dès lors, prendre attache avec le Rassemblement National est une façon d’assurer la préservation de leurs intérêts.

De Pierre Gattaz, ancien président du MEDEF, à Henri Proglio, ancien PDG d’EDF et Veolia, en passant par des membres du clan Dassault, de plus en plus de personnalités du monde de l’entreprise veulent échanger avec les deux têtes du Rassemblement National.

Pour les séduire, le parti d’extrême-droite redouble d’efforts. Sur les salaires d’abord, le parti s’oppose résolument à leur hausse, alors qu’il prétend pourtant défendre le pouvoir d’achat des Français. Le parti s’est ainsi systématiquement opposé à la hausse du SMIC ou à l’indexation des salaires sur l’inflation et préfère promettre une hausse des salaires obtenue en baissant les cotisations sociales qui assurent pourtant le bon fonctionnement de la Sécurité sociale. Une position identique à celle du camp présidentiel. Toujours en matière de pouvoir d’achat, le groupe s’oppose aussi au blocage des prix proposé par la France insoumise et ses alliés et s’est abstenu lors du vote sur l’instauration d’un prix minimum sur les produits agricoles, demande centrale des paysans mobilisés début 2024. Citons également la ferme opposition du RN à la loi Zéro Artificialisation Nette et plus largement aux règles environnementales, dont les patrons ne cessent de se plaindre qu’elles entravent leur business. Le parti s’est aussi fait le relai à de très nombreuses reprises des demandes des lobbys, par exemple dans les domaines de la santé, du bâtiment ou de l’automobile. Enfin, bien qu’il se déclare pour le retour partiel à la retraite à 60 ans, le RN n’a jamais soutenu les mobilisations syndicales pour s’opposer à la réforme conduite par Macron. 

L’enterrement définitif de l’ère Philippot

Outre cette défense constante des intérêts des grands groupes, le camp lepéniste envoie également d’autres signaux remarqués aux patrons français. Citons en particulier la tribune de Marine Le Pen sur la dette publique dans Les Echos, quotidien économique de Bernard Arnault, dans laquelle elle reprend tous les poncifs libéraux entendus depuis des décennies. Surtout, le parti semble avoir enfin réussi à s’entourer d’un aréopage de conseillers de l’ombre aux CV bien remplis. Ce « cercle des Horaces », qui rassemble hauts-fonctionnaires, anciens conseillers ministériels et cadres de grandes entreprises, fournit aux leaders du parti des notes oscillant entre guerre de civilisation et plaidoyer du libéralisme économique. Ce cabinet secret est chapeauté par François Durvye, directeur général d’Otium Capital, le fonds d’investissement du milliardaire ultra-conservateur Pierre-Edouard Stérin, un exilé fiscal en Belgique candidat au rachat de l’hebdomadaire Marianne. Durvye a notamment accueilli Marine Le Pen dans son manoir en Normandie pour préparer le débat de second tour en 2022, avec quelques conseillers clés, dont Jean-Philippe Tanguy. Issu des rangs de l’ESSEC et du parti de Nicolas Dupont-Aignan, le député RN de la Somme est l’un des plus actifs du groupe à l’Assemblée et dans les médias, en particulier sur les questions économiques.

Dès le départ de Philippot et de ses troupes, la sortie de l’euro et le référendum sur le Frexit sont abandonnés, car ils effraient les électeurs issus de la droite traditionnelle, notamment les retraités obsédés par la stabilité, dont le parti essaie de capter les votes.

Avec cette équipe de grandes fortunes et d’obsédés de la dérégulation, Marine Le Pen et Jordan Bardella sont enfin parvenus à tourner la page de l’ère Florian Philippot. Fidèle lieutenant de Marine Le Pen jusqu’en 2017, cet énarque n’avait pas seulement contribué à la fameuse « dédiabolisation » : il avait aussi lourdement pesé sur le programme du RN en l’articulant autour du souverainisme, avec une volonté explicite de dépasser le clivage gauche-droite et de réunir le camp du « non » au référendum de 2005. Jusqu’en 2017, le FN défend donc une forme de sortie de l’euro, un référendum sur le Frexit ou encore le retrait du commandement intégré de l’OTAN. Sans défendre explicitement une sortie du cadre européen et atlantiste, le parti est alors, avec la France Insoumise, très critique de ces pertes de souveraineté monétaire, militaire, économique et politique. Cet héritage est désormais très largement liquidé. Dès le départ de Philippot et de ses troupes, la sortie de l’euro et le référendum sur le Frexit sont abandonnés, car ils effraient les électeurs issus de la droite traditionnelle, notamment les retraités obsédés par la stabilité, dont le parti essaie de capter les votes.

L’opposition au libre-échange, qui a toujours été une des craintes majeures des patrons vis-à-vis du RN, notamment ceux tournés vers l’export, est elle aussi en train d’être largement adoucie. Certes, le parti est contraint à un jeu d’équilibriste sur cette question, tant elle est fondamentale pour les milieux populaires victimes de la mondialisation. Dans son programme européen, le RN plaide ainsi pour une « concurrence loyale » au sein du marché européen, sans préciser ce que recouvre cette notion, ainsi que pour la « priorité nationale » dans la commande publique, formellement interdite par les traités de l’UE. Une profonde réforme de ces derniers sera donc nécessaire pour appliquer ces promesses. Le RN ne manque certes pas d’idées sur la question, notamment un référendum pour faire à nouveau primer la Constitution française sur le droit européen et la transformation de la Commission européenne en secrétariat du Conseil, institution réunissant les chefs d’Etats. Des propositions plutôt intéressantes pour que l’Union européenne soit une véritable « Europe des nations » plutôt qu’un proto-Etat supranational, mais qui nécessitent d’avoir des soutiens dans les autres Etats pour aboutir.

Or, si le RN peut théoriquement s’appuyer sur ses alliés d’extrême-droite à travers le continent, tous ne soutiennent pas une politique protectionniste. En témoigne ainsi le fait que 60% des eurodéputés du groupe Identité et Démocratie, auquel appartient le RN, ont voté pour le récent accord de libre-échange entre l’UE et la Nouvelle-Zélande ! De même, lors du vote sur les accords avec le Chili et le Kenya fin janvier, en pleine mobilisation des agriculteurs : le RN s’est abstenu, tandis que ses partenaires étrangers approuvaient largement les deux textes. De quoi sérieusement douter des promesses protectionnistes du parti.

Sur le plan géopolitique, l’évolution du Rassemblement National est également notable. Sans doute redevable au pouvoir russe, qui lui a accordé deux prêts en 2014 pour un total de 11 millions d’euros, Marine Le Pen a longtemps défendu un rapprochement avec le Kremlin, tout comme son allié italien Matteo Salvini. Cette position se matérialise notamment par le soutien à l’annexion de la Crimée et une série de rencontres, notamment une entre Marine Le Pen et Vladimir Poutine en mars 2017, juste avant l’élection présidentielle. Longtemps admiratrice du dictateur russe, Marine Le Pen a finalement été contrainte de défendre du bout des lèvres l’Ukraine depuis deux ans. Si elle a critiqué l’inefficacité des sanctions économiques contre Moscou et l’instrumentalisation du conflit à des fins politiciennes, ses propositions sur le sujet restent vagues et pleines de contradictions. Ces hésitations sont sans doute le reflet de la guerre d’influence que livre Jordan Bardella à sa patronne : le président du parti s’est, à plusieurs reprises, positionné explicitement dans le camp atlantiste et pour le maintien dans toutes les instances de l’OTAN, alors que Marine Le Pen est plus nuancée sur la question.

Recomposition de l’extrême-droite européenne

Ce tournant atlantiste et pro-européen est une forme de retour à la ligne originale du parti lorsqu’il était dirigé par Jean-Marie Le Pen. Se présentant alors comme le « Reagan français » et assumant un programme très libéral sur le plan économique, le père de Marine Le Pen était également un fervent défenseur de l’OTAN et de la construction européenne, qu’il voyait comme des remparts contre le communisme alors en place à l’Est de l’Europe. A l’époque, cette opposition frontale à la gauche permet au Front National de sortir brièvement de l’isolement politique, entre 1986 et 1988, lorsque le parti obtient ses premiers députés et apporte un soutien décisif à la droite traditionnelle pour gouverner cinq régions, qui lui offre quelques vice-présidences en échange. Excepté ce bref interlude, et malgré un affaiblissement continu depuis l’ère Sarkozy, le « cordon sanitaire » empêchant l’union des droites tient toujours de manière officielle.

Sur ce plan, l’élection européenne de 2024 pourrait marquer un tournant. L’extrême-droite progresse en effet sur tout le continent et les gouvernements reposant sur des accords entre la droite traditionnelle et l’extrême-droite se multiplient (Italie, Suède, Finlande, Croatie…). Fragilisée par plusieurs scandales, la Présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen, issue du Parti populaire européen (PPE, droite) n’exclut d’ailleurs pas de conclure une alliance avec le groupe des Conservateurs et Réformistes Européens (CRE, extrême-droite) pour se maintenir au pouvoir. Depuis plus d’un an, elle ne rate ainsi jamais une occasion d’afficher sa proximité avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, dont le parti Fratelli d’Italia détient l’une des plus importantes délégations d’eurodéputés du groupe CRE.

Rassemblant également le parti Droit et Justice polonais (PiS), les Démocrates de Suède et le parti espagnol Vox, ce groupe se distingue de l’autre groupe d’extrême-droite au Parlement européen, dénommé Identité et Démocratie (ID), sur deux aspects : la politique étrangère et la volonté de s’allier avec la droite traditionnelle. Tandis que les partis membres du groupe CRE ont toujours affirmé leur atlantisme et leur ouverture à l’union des droites, ceux du groupe ID sont davantage pro-russes et souvent isolés par leur radicalité. On retrouve notamment dans ce second groupe le Rassemblement National et la Lega de Matteo Salvini, ainsi que l’AfD allemande. Cette dernière est de plus en plus infréquentable : après les révélations sur une réunion secrète destinée à planifier un plan de « remigration » de deux millions de personnes d’origine étrangère vivant en Allemagne, l’AfD s’est à nouveau illustrée récemment en tentant de réhabiliter une partie des SS… 

La présence remarquée de Marine Le Pen au forum « Viva 2024 » à Madrid indique sa volonté de se rapprocher de partis notoirement atlantistes comme Fratelli d’Italia ou Vox.

Face à cet allié encombrant dont les outrances desservent sa stratégie de notabilisation, le RN a décidé de quitter le groupe ID et de rejoindre les CRE après le 9 juin, tout comme la Lega et le Fidesz de Viktor Orban. Des ralliements qui ont été mis en scène lors d’un grand rassemblement à Madrid le 19 mai, où les leaders de l’extrême-droite européenne étaient rejoints par des figures latino-américaines dont le Président argentin Javier Milei et un ministre du gouvernement Nethanyahou. Intitulée « Viva 2024 », cette démonstration de force a permis de renforcer les liens autour d’un agent réactionnaire commun. La présence remarquée de Marine Le Pen sur place indique sa volonté de se rapprocher de partis notoirement atlantistes comme Fratelli d’Italia ou Vox, ce qui peut rassurer un certain pan de l’électorat jusqu’alors inquiet des accointances russes du RN.

Un électorat moins populaire mais toujours plus large

Cette stratégie de respectabilité s’est également incarnée par l’arrivée de plusieurs personnalités sur la liste européenne du Rassemblement National, notamment Fabrice Leggeri, ancien directeur de l’agence de gestion des frontières extérieures de l’UE Frontex, énarque, normalien et haut-fonctionnaire au Ministère de l’intérieur. Ce ralliement largement médiatisé a été mis en avant par le RN comme une preuve de plus de sa capacité à gouverner grâce à des profils expérimentés et donc supposés « sérieux ». Sauf que cette « expérience » pose question : Fabrice Leggeri est visé par des plaintes pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de tortures en raison de la coopération de Frontex avec les gardes-côtes libyens, qui appartiennent pour beaucoup à des milices pratiquant le trafic d’êtres humains. Pour le sérieux, on repassera aussi : le RN demandait la suppression de Frontex, qu’il qualifiait de « supplétif des passeurs », lorsque Leggeri la dirigeait…

Malgré les énormes incohérences du RN, notamment entre les postures prétendant défendre les Français populaires face aux riches et la réalité de son programme et de ses votes, le pari semble fonctionner. En plus de conserver son socle populaire de vote contestataire, le parti d’extrême-droite attire de plus en plus de classes moyennes et de retraités. Cette dernière catégorie d’électeurs est souvent décisive : alors que les jeunes et les plus pauvres votent peu, les seniors se déplacent massivement. Un phénomène d’autant plus fort lors d’élections intermédiaires comme les européennes, où environ 50% des électeurs s’abstiennent. Avec cette progression chez les retraités, Bardella ferait donc sauter le « plafond en béton armé » qui a longtemps empêché son parti de remporter les élections. Si une victoire du RN à la prochaine présidentielle n’est pas encore acquise, sa probabilité ne fait donc que grandir.

Si le rejet viscéral du macronisme et l’argument du « le RN, on a pas encore essayé » jouent bien sûr un rôle important, résumer l’addition de votes populaires et de votes bourgeois en faveur du parti lepéniste à la seule volonté de « renverser la table » est trop simpliste. Comme l’explique le chercheur Félicien Faury, qui a interrogé nombre d’électeurs frontistes dans le Sud de la France, le parti parvient à fédérer différentes classes sociales autour d’un discours commun visant à faire porter la douleur des réformes néolibérales sur les étrangers, qui seraient aujourd’hui « assistés ». Ainsi, le parti refuse par exemple de construire plus de logements sociaux, mais entend en expulser les immigrés pour que davantage de Français en bénéficient. Au-delà du racisme, la popularité croissante de ce genre de thèses est directement corrélée à la résignation des Français : quoi que l’on fasse, les réformes libérales finissent par s’appliquer. 

Le RN parvient à fédérer différentes classes sociales autour d’un discours commun visant à faire porter la douleur des réformes néolibérales sur les étrangers, qui seraient aujourd’hui « assistés ». 

Pour convaincre les Français qu’une autre société est possible, la gauche aura donc fort à faire. Avec une telle popularité des idées défendues par Bardella et Le Pen, invoquer la peur de l’inconnu et l’histoire du parti ne fonctionne plus. Plus que jamais, il lui faut pointer les contradictions du RN et son agenda anti-social afin de démontrer quels intérêts l’extrême-droite défendra réellement si elle parvient au pouvoir. Mais pour cela, encore faut-il que la « gauche » en question soit crédible. Les trahisons et attaques anti-sociales des parangons de la « mondialisation heureuse », du « rêve européen » et autres sociaux-démocrates rêvant de renouer avec le hollandisme sont en effet les premières raisons de l’essor initial du RN.

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Jean-François Achilli et Jordan Bardella. © Photomontage Mediapart avec AFP

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