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Rocío Trujillo Sosa

Rocío Trujillo Sosa est docteure en droit public de l'Université Paris Panthéon-Assas et avocate en Colombie, où elle a notamment travaillé sur le droit à la consultation libre, préalable et informée des communautés autochtones. Ses recherches portent sur les communs en droit comparé, en particulier sur la manière dont les systèmes juridiques nationaux développent des approches plus holistiques et démocratiques de la protection des écosystèmes et des communautés locales. Elle est l'autrice de Le concept de communs naturels complexes. Étude comparée de droit de l'environnement et de la gouvernance des milieux naturels (à paraître chez LGDJ).

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L’affaire de tous, la part de Total ?

Avec cet article de Pauline Barraud de Lagerie, la revue inaugure un nouveau format : des textes courts visant à produire un éclairage sur un évènement d'actualité. La focale est ici volontairement élargie. Il s'agit de saisir dans l'actualité ce qui, sans renvoyer nécessairement et directement à la dynamique propre et distinctive des communs, a trait à des logiques de destruction et/ou de préservation des biens communs. Ici, Pauline Barraud de Lagerie porte un éclairage sur l'affaire en cours dite « Total Climat ». Elle concerne les engagements de la Société Total en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Elle débute en 2018 lors de la publication du premier plan de vigilance de Total, et la dénonciation qui s'en suit, par un groupe d'ONG et de collectivités, de ses insuffisances en matière d'atteinte grave au climat directement induites par les activités de la multinationale pétrolière. L'article de Pauline Pauline Barraud de Lagerie s'articule autour des deux jours d'audience de l'affaire, qui ont eu lieu les 19 et 20 février dernier, au tribunal Judiciaire de Paris.

© Pauline Barraud de Lagerie

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L’estuaire de la Bidassoa au Pays basque

Dans cet article au ton personnel, Dominique Cunchinabe revient avec précision et colère sur la manière dont les habitants de l'estuaire de la Bidassoa au Pays basque se sentent privés de leur commun par les institutions. Il décrit le passage d'un système éco-culturel produit et gouverné localement à un territoire organisé par des normes imposées de l'extérieur.

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Les communs pastoraux en Andalousie

Rocío Trujillo Sosa, docteure en droit public de l'Université de Paris Panthéon-Assas et avocate en Colombie nous livre une recension de l'ouvrage Comunales - El caso de los pastores trashumantes de las sierras de Andalucía nororiental. C'est depuis les montagnes du Nord-Est de l'Andalousie, et les pratiques pastorales qui s'y déploient depuis des siècles que l'ouvrage éclaire la gestion collective des pâturages, et témoigne de la double dimension, culturelle et naturelle, qui caractérise les communs pastoraux. Le regard historique permet de prendre la mesure de la résilience de ces formes de gestion collective, et des rôles qu'elles peuvent jouer dans les transitions à venir, malgré les risques et pressions actuelles qui modifient la relation des bergers entre eux comme avec leur milieu.

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Retrouver le droit de circuler

Thomas Perroud nous offre une lecture de l'ouvrage de Sarah Vanuxem inspirée de la pop-philosophie de Gille Deleuze invitant chaque citoyen·ne à se saisir de ce droit fondamental que constitue la liberté de circulation. Retrouver le droit de circuler librement  nécessite de s'attaquer au droit de propriété exclusif et absolu. Et si la vision nomade du rapport à la terre était la voie pour fonder un droit de déambuler des humains et des animaux dans le contexte actuel de crises écologique et sociale ?  Pour y réfléchir et expérimenter en commun cette vision nomade, nous pourrions, à l'instar des collectifs d'artistes-marcheurs, faire de la marche un acte politique essentiel.

© Geoffroy Mathieu, "Tuyauterie d'apport des saumures en provenance des cavernes Géosel de Manosque, Salins de Berre, Berre-l'Etang (13), 2020". Photographie publiée dans Du droit de déambuler, Sarah Vanuxem, 2024. 

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« On est un peu un syndic’ des communs »

Devenu un véritable marché, l'habitat temporaire n'a plus grand chose à voir avec les démarches spontanées originairement portées par des collectifs artistiques, en recherche de lieu indépendants de création et/ou de diffusion. Il donne désormais lieu a de vastes projets urbains d'occupation d'espaces vacants, mis en œuvre par de nouveaux professionnels de l'intermédiation. Que nous disent ces pratiques sur la possibilité - ou non - de favoriser l'émergence de communs urbains et de quartiers solidaires ? La Revue EnCommuns a souhaité ouvrir ce questionnement, en recueillant la parole d'acteurs de terrain. Dans cette perspective, Sébastien Broca et Corinne Vercher-Chaptal se sont entretenus avec Maxime Zaït, co-fondateur de l'une des principales structures opérant dans le champ de l'occupation temporaire à Bruxelles : l'ASBL Communa.

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Des marges des communs.

Qui décide de ce qui fait patrimoine, et pour qui ? À l'encontre de la conception dominante selon laquelle les ressources patrimoniales doivent être exclusivement gérées par des experts professionnels et des autorités dédiées, l'article rend compte de l'expérience de communautés locales qui ont mobilisé les principes de la Convention européenne de Faro pour créer leur propre patrimoine. Au travers de l'analyse transversale de trois cas, en France, en Italie et en Roumanie, l'article identifie des conditions favorables à l'émergence de communautés patrimoniales - en termes d'articulation avec les cadres et acteurs institutionnels locaux, nationaux et internationaux, de soutenabilité économique et de démocratie directe - qui ont permis la transformation remarquée de lieux abandonnés, indésirables et invisibles, et la régénération des communautés d'habitants.

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Les conditions de la liberté dans une société post-aristocratique

Dans ce texte, Jean-Fabien Spitz propose une recension de trois ouvrages, qui interrogent les conditions de la liberté et remettent en question la liberté « libérale », conçue comme absence d'entrave. La question des communs en découle. En effet, historiquement, les communs sont une modalité du contrôle démocratique des ressources matérielles et symboliques nécessaires à l'existence de la communauté. Sans ce contrôle, il n'y a pas de liberté possible, puisque l'on risque toujours d'être soumis à la domination de ceux qui possèdent ces ressources. Les communs sont donc une réponse politique et économique aux problématiques de la liberté, telles qu'elles sont ici présentées par l'auteur du point de vue de la philosophie politique.

© Photo by Ruben Mavarez on Unsplash

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Voyage à Reims. À la recherche de l’accueil inconditionnel

Voyage à Reims n'est pas un texte « clé en main » sur la fabrique d'un commun. Il s'agit plutôt d'un « texte passerelle » entre le monde complexe, sensible et politique du soin psychique et les praticiens et théoriciens des communs. Le texte relate la genèse et le déploiement de la praxis de Patrick Chemla, psychiatre et psychanalyste du service public. Fabienne Orsi a réalisé ce long entretien pour la Revue EnCommuns dans la perspective de transmettre une expérience riche d'enseignement pour la recherche et les débats sur les communs et le commoning. Ce texte donne d'autant plus matière à penser qu'il témoigne d'un ilot de résistance face à la destruction massive du service public de soin psychique, alors même que la santé mentale a été reconnue « Grande cause nationale 2025 ».

© Estampe rehaussée du "Cyclop", par Jean Tinguely, avec dédicace à Seppi Imhof (1977) © Adagp, Paris, 2025, Photo © Museum Tinguely

Il s'agit de l'estampe du Cyclop réalisée par Jean Tinguely, inspirée de l'oeuvre monumentale qu'il a réalisé en collaboration avec Niki de Saint Phalle, et plusieurs autres artistes. Une présentation de l'oeuvre est disponible sur le site du centre Georges Pompidou
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À la recherche d’un autre modèle de soin. L’expérience des centres de santé de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille

Voici le récit d'une initiative unique en France portée par la direction d'un Centre Hospitalier Universitaire. Dans ce long entretien conduit par Fabienne Orsi, François Crémieux et Johanne Menu retracent avec détails leur engagement pour le déploiement de centres de santé "hors les murs" de l'hôpital pour lutter contre les déserts médicaux. Ce faisant ils nous livrent une vision renouvelée du service public hospitalier qui s'étend et s'invente.

© Zurik_MAUMA_ cc Alain@streetavenue

« femme aux mille visages », peinture monumentale de l’artiste colombienne Zurik sur une façade de la résidence des Arnavaux, dans les quartiers Nord de Marseille dans le cadre du projet culturel du Musée des Arts Urbains de Marseille.
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