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Nomination du nouveau Directeur exécutif du Haut conseil pour le climat

Le Haut conseil pour le climat a le plaisir d’annoncer la nomination de Said Rahmani au poste de Directeur exécutif du Haut conseil pour le climat.

Ingénieur du Corps des Ponts, des Eaux et Forêts, Said Rahmani a intégré de 2009 à 2011 le cabinet du Ministre d’État en charge de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de la Mer à l’occasion du Grenelle de l’Environnement et des négociations internationales sur le climat de la COP15, puis le cabinet du Ministre en charge de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique.

Said Rahmani dispose également d’une solide expérience de cadre dirigeant, acquise au sein du groupe General Electric qu’il a rejoint de 2011 à 2017 en tant que directeur de la stratégie pour la France et pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Il a ensuite occupé le poste de directeur des opérations puis de directeur général adjoint du groupe où il a contribué entre autres à la diversification stratégique du groupe dans les énergies renouvelables et la transition énergétique.

A partir de 2017, Said Rahmani a représenté la France auprès de l’Agence Internationale pour les Énergies Renouvelables (IRENA) au sein de l’Ambassade de France à Abou Dabi, où il a pris une part active dans le renforcement du partenariat stratégique de la France et des Emirats Arabes Unis dans les domaines de la transition énergétique, du climat, de la biodiversité et de l’innovation.

Son parcours diversifié dans les secteurs public et privé en France et à l’international lui a permis de développer une approche à la fois stratégique et opérationnelle du développement durable, ainsi qu’une maîtrise de la complexité de ses enjeux dans des contextes multidisciplinaires et multiculturels sur des secteurs couvrant entre autres l’environnement, le climat, l’énergie, les transports, l’aménagement, la finance durable, la diplomatie, l’innovation et l’industrie.

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Le HCC présente son rapport annuel « Renforcer l’atténuation, engager l’adaptation »

Le rapport Neutralité carbone 2021 constate une amélioration mitigée du rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre et du suivi des politiques publiques. Ces dernières sont encore insuffisamment alignées sur la trajectoire de réduction des émissions prévue par la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), alors que les objectifs européens vont demander un rehaussement des efforts au niveau national. Les impacts du réchauffement climatique se faisant déjà ressentir sur l’ensemble des régions françaises, les politiques d’adaptation doivent devenir plus opérationnelles.

Après une année de pandémie, le changement climatique reste au cœur des préoccupations des Français, dont plus de 80% pensent que le territoire sera obligé de prendre des mesures importantes pour s’adapter aux nouvelles conditions climatiques.

Le rythme de baisse des émissions s’est accentué en 2019, mais doit encore pratiquement doubler d’ici 2021 pour s’aligner avec les objectifs climatiques. Des progrès ont été réalisés, dont certains d’ordre structurel, dans les secteurs des bâtiments, de l’industrie, et de la transformation d’énergie. Les émissions des transports stagnent de façon préoccupante, alors que le secteur agricole, porté par une faible ambition, voit ses émissions diminuer lentement. La plupart des régions de France ont vu leurs émissions diminuer sur la période 2015-2018, parfois de manière significative. L’importante baisse des émissions observée en 2020 est temporaire et non structurelle, mais pérenniser les investissements décarbonés du Plan de relance pourrait accélérer des changements structurels et créer les filières et emplois associés sur le long-terme.

Trop d’incertitudes persistent encore sur la mise en œuvre des politiques publiques. Elles sont globalement trop peu alignées avec les orientations de la SNBC pour garantir l’atteinte des objectifs bas-carbone à l’horizon 2030. Une seule des 22 orientations sectorielles analysées voit ses objectifs probablement atteints, alors que six ne sont pas encore mises en œuvre.

Le pilotage et le suivi des politiques publiques reste partiel, malgré les efforts récents. L’élaboration en cours de plans d’action par ministères est une avancée positive à souligner. Sur le plan régional, onze des treize régions de métropole ont mis à jour un plan de développement durable (SRADDET), une avancée qui doit progressivement converger avec la stratégie et les calendriers nationaux. L’évaluation des lois au regard du climat a peu évolué, mais le suivi du plan de relance démontre un effort de transparence notable qui doit encore mieux prendre en compte les enjeux de la transition bas-carbone.

Le rehaussement de l’objectif de l’Union européenne de réduction des émissions d’ici 2030 à -55% entrainera une hausse de l’ambition pour la France. Les mécanismes de marché et le prix du carbone ne seront pas suffisants et ne dispenseront pas de renforcer les politiques publiques nationales. Les calendriers et des efforts devront être ajustés, en particulier dans les secteurs des transports et de l’agriculture.

Les deux-tiers de la population française sont déjà fortement ou très fortement exposés au risque climatique. Les politiques d’adaptation doivent être rapidement développées, en complément des stratégies d’atténuation. Il s’agit de se préparer en identifiant les impacts du changement climatique à l’échelle locale et les secteurs prioritaires à l’aide d’outils robustes et fiables et permettre le développement de services climatiques coordonnés. Une stratégie nationale d’adaptation doit être élaborée au même titre que la SNBC, dotée d’objectifs quantifiés et de délais précis, en identifiant les secteurs prioritaires avec l’ensemble des parties prenantes. Les régions, départements, métropoles, communautés de communes, sont d’ores et déjà en première ligne.

Afin d’accélérer la transition bas-carbone, le Haut conseil pour le climat recommande de :

Clarifier des politiques publiques encore peu lisibles. Les mesures en place et les calendriers de décarbonation actuels orientent insuffisamment les investissements, faute de perspectives claires et stables à moyen et long termes, et d’horizons temporels trop éloignés.

Finaliser au plus vite les stratégies locales et les faire converger vers les objectifs nationaux, car ces documents permettent à l’ensemble des acteurs publics et privés de s’approprier les enjeux de décarbonation.

Pérenniser les aides et investissements inscrits au sein des plans de relance qui contribuent aux changements structurels bas-carbone.

-Améliorer les processus d’évaluation et de suivi des politiques publiques, qui permettent de disposer de retours d’expériences rapides et d’accélérer les progrès.

Intégrer systématiquement l’adaptation au changement climatique dans les politiques aux échelons nationaux et territoriaux car les impacts d’un climat qui change se font déjà sentir.

Télécharger le communiqué de presse 

Télécharger le rapport annuel 2021 

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Le HCC présente un avis portant sur le projet de loi climat et résilience

Alors que la décennie en cours est cruciale pour répondre à l’urgence climatique, le projet de loi « portant sur la lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets » constitue une opportunité importante de rattraper dans les années à venir le retard pris par la France dans ses budgets carbone. Le Haut conseil pour le climat (HCC) publie aujourd’hui un avis, en amont du processus législatif, analysant la contribution du projet de loi à la transition bas-carbone et le processus d’évaluation du projet de loi au regard du climat.

Dans cet avis, le Haut conseil pour le climat examine la portée des mesures proposées au regard de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

Le projet de loi met l’accent sur les mesures de pilotage et de conduite de la transition bas-carbone, qui devraient renforcer la cohérence de l’action publique avec les objectifs climat, tel que recommandé par le HCC, et faciliter la mise en place de mesures ambitieuses. L’engagement de ces mesures aux changements structurels nécessaires à une transition de long-terme dépendra des actions concrètes prises par l’Etat ainsi que par les collectivités territoriales et nécessitera un suivi.

Le projet de loi inscrit de nombreuses mesures visant à l’atténuation des émissions de GES. La plupart des vingt et une mesures quantifiées par l’étude d’impact ont un effet potentiel limité sur le niveau des émissions, soit à cause de leur périmètre d’application restreint ou des délais allongés de mise en œuvre.

L’examen du texte par le Parlement devra permettre le renforcement des mesures retenues dans l’approche plus large de la stratégie de décarbonation. Une attention particulière devra être portée au calendrier de mise en œuvre des actions afin de tenir le rythme de baisse attendu à partir de 2024 et le budget carbone de la période 2024-2028. L’efficacité de ces mesures dépendra également des textes d’application qui seront pris ultérieurement par le gouvernement.

D’autre part, le HCC a analysé la qualité de l’étude d’impact accompagnant le projet de loi. Cette dernière va plus loin dans l’évaluation des articles au regard du climat que celles des précédents projets de loi car elle se réfère à la SNBC, ce qui constitue une évolution positive. Néanmoins, le HCC regrette le manque de transparence méthodologique et de synthèse permettant de s’exprimer sur l’impact global attendu des mesures proposées sur la trajectoire de réduction des émissions de GES, ainsi que l’absence de discussion de la plus-value stratégique des réformes proposées. L’étude d’impact devra être mise à jour une fois la loi promulguée afin de guider la préparation des décrets d’application.

Afin de garantir l’atteinte des objectifs climatiques en France, le dispositif de suivi et d’évaluation doit être inscrit dans le texte de loi, et son pilotage au sein de la stratégie d’ensemble du gouvernement doit être renforcé.

Télécharger le communiqué de presse en entier
Télécharger l’avis portant sur le projet de loi climat et résilience 

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