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Transformation et pérennisation de l’insertion par le numérique et … par le droit !

14 novembre 2023 à 17:37

Priorité de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, les Start-up d’Etat du Groupement d’intérêt public (GIP) “Plateforme de l’inclusion” se sont pleinement engagées dans la transformation numérique du service public de l’insertion. Les Emplois de l’inclusion, Immersion Facilitée, Dora et bien d’autres, ont pour objectif de former un écosystème cohérent pour faciliter la vie des acteurs de l’insertion et des usagers !

Les enjeux de notre accompagnement ont été doubles, une mise en conformité rapide et complète, comme nous le faisons classiquement avec les Start-up d’Etat, et la pérennisation de ces solutions numériques dans des structures juridiques adaptées.

Accompagner la conformité des SE du GIP Plateforme de l’inclusion : une mission délicate mais passionnante

Amorcée dès 2020, la conformité des Start-up de l’inclusion s’est poursuivie avec nos experts en 2023. Pour rappel l’entrée en vigueur du RGPD en 2018 exige désormais un travail d’accountability, c’est-à-dire de suivi et de mise en œuvre de documentation et procédure interne (politique de confidentialité, fiche de registre de traitement, audit et Privacy by design), permettant de démontrer la mise en conformité du service numérique.

Le point commun de ces Start-up et du travail de conformité ?

Les deux visent à aider des usagers en situation délicate sur le plan de l’insertion. Pour la CNIL, cela suppose une analyse des risques juridiques et techniques sur leur vie privée et sur leurs données, notamment eu égard aux types de données traitées : la situation économique ou encore l’accompagnement lié à une situation spécifique comme le handicap.

Pour Numéricité, cela signifie un travail de co-construction de l’argumentaire juridique se fondant sur les besoins métiers ou utilisateurs. Tout ça dans notre grande spécialité : la rédaction des terribles… mais passionnantes analyses d’impact sur la protection des données (AIPD) et ce dans un temps record !

Établir et sécuriser le service public numérique dans la durée !

Cet enjeu s’est manifesté dans la création d’un Groupement d’intérêt public « Plateforme de l’inclusion ». Nos experts en conformité l’ont notamment accompagnée sur les questions relatives au droit du numérique.

L’échange des données au sein des administrations, déjà affirmé par la loi de 2016 pour une République numérique a été renforcé au sein de la loi 3DS. Cet engagement législatif, formalisé dans le code de l’action sociale et des familles, devrait être un facilitateur pour les équipes des start-up d’États et pour nos experts. L’ouverture et la mise en commun de la donnée demeurent des éléments essentiels à l’amélioration des services publics numériques.

Le GIP, une instance dont l’objectif est de favoriser une gouvernance agile et plurielle, répond à ces problématiques, tout en conservant une composante « publique ».

L’objectif et la structure juridique du GIP permettent la mise en œuvre d’une politique publique numérique, conservant l’idée des start-up d’Etat : une co-construction au service des usagers dans le respect des sujets de conformité au RGPD, dont les citoyens se saisissent de plus en plus.

Retrouvez plus en détail notre réalisation pour le GIP Plateforme de l’inclusion

(Re)découvrez l’épisode de NuméricitéFM en compagnie d’Arnaud Denoix, directeur du GIP Plateforme de l’inclusion

La 15e édition du Concours Cleantech Open France est ouverte

11 mars 2024 à 12:30

Le Cleantech Open France, dans sa 15e édition, continue d’être un tremplin essentiel pour les innovations dans le secteur des technologies propres, soutenant activement les startups et PME. À l’occasion de la Journée internationale des startups, focus sur cet événement qui s’annonce prometteur cette année encore.

En mettant en lumière les solutions environnementales avancées, le Cleantech Open France événement joue un rôle crucial dans l’accélération du développement durable et de l’économie verte, avec un écosystème de 600 startups alumni et 100 partenaires publics et privés. Les participants bénéficient ainsi d’une visibilité exceptionnelle, d’un accès à un réseau étendu de partenaires industriels et financiers, ainsi que de la possibilité de présenter leurs innovations sur la scène mondiale.

L’appel à candidature cette édition 2024 est ouvert jusqu’au 17 mai 2024 (Inscriptions ICI). La sélection des participants sera ensuite faite courant mai-juin par les experts de l’écosystème du Cleantech Open France et les finalistes des neuf filières clés seront annoncés en juillet. Ils seront invités à présenter leur projet à des experts du domaine en septembre lors de la finale et le gagnant pourra participer en présentiel ou en ligne au Cleantech Open Global Forum aux USA.

Neuf filières clés pour le Cleantech Open France 2024

Le Cleantech Open France cible neuf filières clés pour encourager les innovations dans le domaine des technologies propres. Ces secteurs incluent l’énergie, l’eau, les matériaux, la chimie verte, la mobilité, l’agriculture, la gestion des déchets, l’air, et l’habitat durable. Cette diversité reflète l’engagement du concours à soutenir un large éventail de solutions durables face aux défis environnementaux actuels.

L’édition 2023 du Cleantech Open France avait permis de sélectionner plus de 200 projets pour plus de 1500 évaluations. 80 jurés avaient ensuite départagé les 45 finalistes.

15e-edition-Concours-Cleantech-Open-france

À la découverte de Bioptimus, la start-up française qui veut accélérer l’innovation dans la biomédecine grâce à l’IA

11 mars 2024 à 11:00

À l’occasion de la Journée internationale des startups, nous vous proposons de découvrir Bioptimus, une jeune pousse qui ne cache pas son ambition : révolutionner la biologie grâce à l’intelligence artificielle générative. Issue de l’esprit innovant de vétérans de Google et Owkin, la startup française a récemment levé 32 millions d’euros, affirmant sa position comme pionnière dans l’exploration de nouvelles frontières scientifiques.

Bioptimus : une vision commune

Bioptimus s’est la rencontre du Professeur Jean-Philippe Vert et de Zelda Mariet, Rodolphe Jenatton, Felipe Llinares, David Cahané et Eric Durand. Des scientifiques aux parcours illustres, notamment au sein de Owkin et Google Deepmind, et unis par une vision commune : transcender les limites actuelles de la biologie en intégrant l’IA générative au cœur de leurs recherches. Une ambition de taille certes, mais qui promet d’inaugurer une ère nouvelle où la complexité biologique serait démystifiée, ouvrant la porte à des avancées sans précédent. Le Professeur Jean-Philippe Vert explique :

“En exploitant la puissance des modèles de base de l’IA formés sur d’énormes quantités de données biologiques et multimodales à différentes échelles, nous visons à capturer les lois de la biologie qui jusqu’à présent sont restées trop complexes pour être correctement comprises. Cette compréhension holistique de la biologie sera cruciale pour accélérer les percées scientifiques et les innovations dans les sciences biomédicales et environnementales.”

Incubée chez Owkin, la startup bénéficie de l’expertise d’une équipe renommée, de données distinctives couvrant diverses échelles biologiques et d’une capacité de calcul avancée, travaille à la création d’un modèle d’IA de référence conçu pour relier différents niveaux biologiques, des molécules aux cellules, et jusqu’aux organismes entiers.

32 millions d’euros et des partenariats stratégiques

Le démarrage de Bioptimus a été propulsé par une levée de fonds significative, orchestrée par Sofinnova Partners et Bpifrance. Cette injection de capital, appuyée par des investisseurs des deux côtés de l’Atlantique, témoigne de la confiance en la capacité de la startup à marquer de son empreinte le domaine de l’IA en biologie. Les partenariats noués avec Owkin et AWS ne font qu’accentuer cette dynamique, en fournissant à Bioptimus des ressources inestimables pour le traitement et l’analyse de données multimodales. Par ailleurs, la jeune pousse compte à son board Edward Kliphuis de Sofinnova Partners, Laurent Higueret de BpiFrance et Alban de La Sablière d’Owkin mais également Thomas Clozel en tant que conseil stratégique.

Au cœur des ambitions de Bioptimus réside le développement d’un modèle d’IA générative dédié à la biologie. Cette technologie, par sa capacité à créer de nouvelles données à partir de celles existantes, promet de révéler les mystères de mécanismes biologiques complexes. L’approche novatrice de Bioptimus vise à interconnecter les divers niveaux d’organisation biologique — des molécules aux organismes entiers — afin de catalyser des percées scientifiques majeures. Pour les co-fondateurs de la startup, l’IA générative va transformer radicalement la biotechnologie et de contribuer à l’avènement de la médecine personnalisée. En permettant une compréhension plus profonde des systèmes biologiques, Bioptimus cherche donc à se positionner à l’avant-garde des efforts pour adapter les traitements médicaux aux spécificités individuelles, marquant un tournant décisif dans la lutte contre des maladies jusqu’ici intractables.

Les perspectives sont prometteuses, même si les défis considérables, notamment en termes d’intégration de données hétérogènes et de respect des cadres éthiques et réglementaires. Bioptimus incarne l’esprit d’innovation qui caractérise la recherche contemporaine en IA et biologie. En s’appuyant sur des technologies de pointe et des partenariats stratégiques, la startup s’engage dans une voie ambitieuse pour tracer de nouvelles voies thérapeutiques. Alors que nous célébrons la Journée internationale des startups, Bioptimus se profile comme un acteur clé de la prochaine révolution biotechnologique, illustrant parfaitement la synergie entre l’intelligence humaine et artificielle.

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Mais où sont-elles passées ?

Par : oliv1953
25 février 2023 à 18:06

Par Olivier ESCHAPASSE

Les femmes étaient majoritaires dans le milieu de l’informatique, jusqu’à dans les années 70. Dans les années 80, encore 40 % des diplômes informatiques étaient délivrés à des femmes en Europe et aux Etats-Unis. Et pourtant…

En 2018, une étude du Centre d’Information et Documentation Jeunesse (CIDJ) montrait que la mixité des métiers était réelle que pour 17% d’entre eux, c’est-à-dire que des femmes y étaient présentes au minimum à 40% des effectifs ! Dans le monde du numérique, elles ne sont aujourd’hui que 30%, toutes professions confondues, et, pour certaines spécialités, moins de 20% ! Pourtant, point besoin de biscoteaux pour développer un algorithme !

Parmi toutes les raisons qui pourraient expliquer cet état de fait, en voici quelques-unes remarquables et quotidiennes.

Déjà, ce n’est qu’en 1972 que Polytechnique ouvre ses portes aux femmes. 
Sur le plan sociologique, les études montrent qu’une profession se masculinise quand elle devient un enjeu sociétal majeur et c’est le cas du numérique. Inversement, elle se féminise quand elle perd du grade. C’est ainsi que les professions liées à l’enseignement, à l’assistanat ou aux soins sont de plus en plus massivement féminisées (avec les salaires revus à la baisse qui vont avec).
Sur le plan culturel, les stéréotypes des caractéristiques féminines comme la douceur, la patience ou l’empathie tiennent bon! Cela voudrait-il dire que leur contraire serait aussi vérité ? les hommes seraient brutaux, intolérants et enfermés dans un égotisme exacerbé ?
Plus grave peut-être, cela se fait avec la complicité des parents qui, contrairement à ce qu’ils font pour leur fils (61%), ne proposent pas les métiers de la tech à leurs filles (30%) ! Pourtant, si 56% des lycéennes disent être intéressées par l’informatique ou le numérique, seules 37% d’entre elles envisagent de s’orienter vers une école d’informatique ou une école d’ingénieur…
Une étudiante, pourtant intéressée par le métier d’ingénieur (comme sa mère), m’a dit que se retrouver dans une classe de Grande École à quelques filles au milieu d’une masse de garçons n’était pas une perspective très réjouissante ou attrayante pour elle! Ne plus avoir de copine, ce n’est pas drôle! Elle s’est orientée vers le droit.
Une autre, pourtant jeune, m’a raconté que son instituteur de primaire disait dans sa classe que les filles ne comprenaient rien aux Maths !
Résultat : si 57 % de l’ensemble des diplômés de l’enseignement supérieur sont des femmes, seulement 25 % ont obtenu un diplôme dans les filières du numérique, et 13 % de ces diplômées travaillent dans ce secteur.

Ceci est vrai dans toute l’Europe et, selon le rapport DESI 2020, seulement 18 % des spécialistes des TIC sont des femmes. C’est ainsi qu’elles sont absentes des parties hautes des hiérarchies et des salaires qui vont avec. Dans le Numérique, seulement 18,5% des responsables sont des femmes selon l’étude réalisée par l’organisation AnitaB.org en 2019 et dans la Silicon Valley, le fief de la Tech mondiale, seules 13% des femmes accèdent à des postes de management dans les entreprises technologiques, les entrepreneuses ne dépassant pas 7%.

Ce retard de la société est impensable à l’heure des grands mouvements de femmes. Elles sont présentes massivement dans la rue et sur les médias et rien ne bouge, ou alors à petits pas…
Avancer à petit pas, ça ne vous évoque rien ? On utilise cette expression pour parler de l’écologie et de la transition énergétique. En général on l’utilise pour masquer le fait qu’on ne fait rien…. Ou pas grand-chose.
Si on accepte cette association, peut-être que cela voudrait dire que la vérité vraie serait que ceux qui dirigent ne souhaiteraient pas que les femmes interviennent trop dans leurs instances ? Vinciane Despret et Isabelle Stengers, 2 philosophes belges dont la légitimité est internationale, l’ont démontré dans le milieu universitaire de façon très convaincante (Les faiseuses d’histoires, Ed  « Les Empêcheurs de penser en rond » 2011)!

J’oubliais : selon le baromètre de mars 2022 réalisé par Sista et Boston Consulting Group : en 2021, les banques ont prêté 1.6 fois plus aux créateurs de startups qu’aux créatrices ! Une femme a lèvé 3,4 fois plus en s’alliant avec un homme plutôt qu’avec une femme. Par ailleurs, l’étude révèle qu’aucune levée de fonds au-dessus de 50 millions d’euros n’a été effectuée en 2021 par une équipe 100% féminine. Ces équipes sont de manière générale 4,3 fois moins bien financées que les équipes masculines et la tendance s’aggrave.

 Pourtant, statistiquement, ils prendraient moins de risques…


Une association à connaître : WHAT06

Elles sont 20 bénévoles, salariées, startupeuses ou indépendantes. Elles ont fondé What06 ((Women Hackers Action TANK)  en 2016, en particulier pour promouvoir les métiers scientifiques et techniques auprès des femmes et des jeunes filles particulièrement sous-représentées dans le monde des nouvelles technologies.

Ainsi, elles ont organisé 3 hackathons réunissant plus de 100 personnes, un workshop sur l’Intelligence Artificielle : « Ladies IA night », initiation au Deep Learning avec  50 participants dont 75% de femmes , une journée de conférences et ateliers grands-public animés par 16 spécialistes dont certains venus de loin, autour de la technologie Blockchain  et ses cas d’usages « BlockFest by WHAT06 » qui a réuni 150 personnes dont 30% de femmes , ou encore le Trophées Women_in_Tech_Sud , au Palais des Festivals de Cannes, réunissant 150 projets, 250 invites lors de la soirée de remise des Trophées  dont 30 collégiennes et lycéennes. Aujourd’hui, certaines gagnantes de ces trophées font partie de « Quelques Femmes du Numérique » qui réunit 750 femmes travaillant dans la Tech.
Les actions en milieu universitaire et scolaire sont nombreuses, ainsi « Girls Tech Day by WHAT06 » où 100 collégiennes et lycéennes ont réalisé des expériences scientifiques afin de se rendre compte par elles-mêmes que les sciences et la Tech sont non seulement à leur portée mais que ce monde est passionnant.

D’autres évènements sont en préparation, des ateliers sur l’IA, la Cybersécurité, la Programmation de Robots ou 1 Escape Game numérique.
La priorité sera donné à l’organisation de rencontres avec des « rôles modèles » qui parlent de leur métier et montrent combien il est attractif et épanouissant.

(Crédit photo : WHAT06)

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oliv1953

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