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Monothéismes du futur : des religions sans avenir ?

Par : centurion24
7 mai 2024 à 12:37

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Pour le troisième rendez-vous du séminaire LEM-IREL Revisiter les monothéismes cette saison, Renaud Rochette intervient lundi 13 mai de 17h30 à 19h30 à la MSH Raspail (salle 33, envoi du lien de connexion sur demande à irel@ephe.psl.eu) pour Monothéismes du futur: des religions sans avenir ?.

La science-fiction est un genre dans lequel on trouve des sociétés construites: parfois, le décalage avec nos sociétés est faible, parfois, ces sociétés fictives sont complètement exotiques. Par cet artifice, les auteurs peuvent développer un discours sur leur société et leur évolution potentielle. On pourrait penser que la construction de ces sociétés fictives comporte des éléments religieux ou spirituels. Or, en science-fiction, la religion est souvent négligée. À travers plusieurs exemples, nous verrons pourquoi la dimension scientifique du genre explique en partie l’existence de sociétés futures sans religion, mais aussi qu’à l’inverse, plusieurs auteurs profitent de ces sociétés et religions fictives pour proposer une réflexion sur le rôle des religions et de la spiritualité dans nos sociétés.

Renaud Rochette est enseignant-chercheur à l'IREL (EPHE-PSL) et spécialiste à la fois du christianisme (en particulier othodoxe) et des religions de fiction auxquelles il a déjà consacré plusieurs cycles de conférences à l'IREL en ce qui concerne le cinéma, les séries, la littérature de science-fiction ou l'animation japonaise.

Cette saison 2023-2024, le séminaire LEM-IREL Revisiter les monothéismes (animé par Constantin Macris, Joëlle Soler et Anna Van den Kerchove) a organisé une journée d'études le 11 octobre sur les Lectures monothéisantes des polythéismes antiques dans l'historiographie moderne et une conférence le 13 mars sur Mystique et modernité.

 

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Un dossier sur la formation des cadres religieux musulmans en Europe

Par : centurion24
7 décembre 2023 à 12:48

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À l'automne 2021 (7 et 8 octobre), l'IREL avait réuni son réseau européen pour organiser avec le GSRL un colloque sur La formation des cadres religieux musulmans en France et en Europe. La plupart des interventions sont désormais librement disponibles par écrit dans le dernier numéro de la revue Eurostudia (volume 14, 1-2) sous la direction de Sylvie Toscer-Angot, Philippe Gaudin et Renaud Rochette. «Interroger la formation des cadres religieux musulmans comme politique publique en Europe, écrivent-ils dans leur Introductionest un révélateur, un analyseur de nouvelles pratiques, qui déstabilisent un ordre reçu et révèlent un sujet complexe à la croisée de logiques politiques, religieuses et éducatives.»

 

Cela nécessite d'abord de définir la notion de cadre religieux musulman qui «comprend aujourd’hui une large palette de fonctions et de professions liées à l’islam, à l’exercice du culte ou à l’enseignement de la religion. Il s’agit donc aussi bien — selon les contextes spécifiques de chaque pays — des professeurs de religion islamique, des imams, des aumôniers intervenant en milieu fermé que des gestionnaires des associations et lieux de culte islamiques». Une notion sur laquelle interviennent pour le passé Pierre Vermeren (Perspective historique de la formation des cadres religieux musulmans en France coloniale) et pour le présent Dominique Avon (Les «hommes de religion» sunnites et l’autorité politique. Une subordination à géométrie variable dans le monde arabe contemporain).

 

Cela nécessite ensuite de comparer entre pays, non seulement pour «faire un état des lieux des situations à l’échelle européenne» mais aussi pour «examiner si on peut observer des politiques, des dynamiques transnationales ou des évolutions convergentes en matière de formation des cadres religieux musulmans». Cela commence pour la France avec trois articles: ceux de Philippe Gaudin (La question de la formation des cadres musulmans comme politique publique en France. Le cas des diplômes universitaires (DU) de formation civile et civique), Francis Messner (Former des spécialistes en sciences humaines et sociales de l’islam ou des imams ? Les projets et réalisations de l’université de Strasbourg) et Cédric Baylocq (Orientations et leçons d’un quart de siècle de tentatives de formation universitaire des ministres du culte musulman en France). La situation dans quatre autres pays européens est ensuite analysée par Leni Franken pour la Belgique (A Belgian Imam Training: Mission Impossible ?), Andrea Rota pour la Suisse (La formation des cadres musulmans en Suisse : d’un casse-tête à l’autre ?), Jordi Moreras pour l'Espagne (Quelle formation pour quels imams ? La formation des cadres religieux musulmans en Espagne) et Sylvie Toscer-Angot pour l'Allemagne (La formation des professeurs de religion islamique et des imams en Allemagne : enjeux, défis et perspectives).

 

«Sans imaginer qu’il existerait un modèle de formation à l’échelle européenne, peut-on quand même discerner des points communs à ces différents pays européens du point de vue de la prise en compte publique de la formation des cadres religieux musulmans ? La réponse à cette question est positive au moins sur un point: une des préoccupations majeures des pouvoirs publics est que ces formations ne soient pas dépendantes de structures émanant de pays étrangers, ce qui correspond à un changement de paradigme récent observable dans la plupart des États occidentaux.»

 

Lire en ligne le numéro sur La formation des cadres religieux musulmans en Europe et télécharger ses articles

 

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Mercredi de l'IREL : "Fin du franco-judaïsme ?"

Par : centurion24
20 février 2023 à 16:35

Date de l'Événement: 

Mercredi, 15 mars, 2023

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MERCREDI 15 MARS 2023

Rencontre avec Martine Cohen

autour de son livre "Fin du franco-judaïsme ? Quelle place pour les Juifs dans une France multiculturelle ?"

Débat avec Rita Hermon-Belot et Stéphanie Laithier

 

«Le franco-judaïsme est fini, bel et bien mort ! affirment bien des observateurs de la scène juive française. Pourtant d'autres parlent encore de rêve français. Vision naïve ou ambition renouvelée ? L'israélitisme du 19e siècle, tout entier contenu dans le slogan consistorial «Patrie et religion», ne fut en fait que la première forme du franco-judaïsme. Deux institutions créées au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, le CRIF et le FSJU, ont accompagné la pluralisation du judaïsme français et sa sécularisation.

Dans les années 1980, un nouveau franco-judaïsme s'est affirmé en célébrant publiquement «la communauté» réunie autour d'une double fidélité à la France et à Israël, confirmant ce que le philosophe Levinas avait pressenti dès 1950 : la «fin du judaïsme confidentiel».

Cette synthèse harmonieuse serait-elle mise à mal aujourd'hui par le communautarisme des milieux ultraorthodoxes, présents au sein des écoles juives et même du Consistoire, et la politisation du CRIF ? Mais un pluralisme religieux inédit est apparu avec le succès croissant des courants libéraux et l'émergence d'une orthodoxie moderne au sein desquels des femmes jouent un rôle majeur. Et si l'adhésion enchantée à la France n'est certes plus de mise, le développement des relations interreligieuses et interculturelles apparaît comme une des réponses au nouvel antisémitisme. Aurait-on là aussi les ferments de recomposition d'un autre franco-judaïsme, celui des solidarités à construire ?»

 

Martine Cohen est sociologue émérite au CNRS et membre du GSRL.

Rita Hermon-Belot est directrice d'étude de l'EHESS (Pluralité religieuse et laïcité dans l’histoire française, 18e-20e siècle) et membre du CéSor.

Stéphanie Laithier est enseignante-chercheuse à l'IREL

 

Lieu : Maison des Sciences de l'Homme
54 boulevard Raspail, Paris 6e (métros Sèvres-Babylone, Saint-Placide et Rennes)
 
 

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