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Salud mental frágil en la era del smartphone

En mi último libro, “Retomar el control", destaco un estudio alarmante de CyberGuardians que pone en evidencia el vínculo de causalidad entre la explosión de los problemas de salud mental en menores de 20 años (x 4 entre 1997 y 2021) y el acceso indiscriminado a Internet.

Otro estudio de Sapien Labs revela una clara correlación entre la edad de acceso al smartphone y la salud mental: cuanto más joven se obtiene, más frágil la salud psicológica cuando se llega a la edad adulta.

En este contexto, iniciativas como Adolescencia Libre de Móviles están desempeñando un papel crucial al concienciar y promover una acción para retrasar el uso de smartphones entre los adolescentes.

Esta semana, el Gobierno aprobó el Anteproyecto de Ley Orgánica para la protección de los menores en entornos digitales.

Entre otras medidas:

- Eleva de 14 a 16 años la edad mínima para consentir el tratamiento de datos personales... ¿Esto significa que no podremos obligar a los niños a crear una cuenta de Gmail para usar chromebooks en los colegios, por ejemplo?

- Tipifica como delito la difusión sin autorización de imágenes pornográficas generadas por IA.

- Fomenta el conocimiento sobre los riesgos digitales y sanciona las vulneraciones de derechos, imponiendo obligaciones a grandes operadores e influencers.

Sin duda constituya un primer paso positivo pero ¿nos podemos permitir el lujo de ir avanzando poco a poco? ¿Tendremos la valentía de abordar las causas de fondo a tiempo?

Parece que el anteproyecto evita aspectos fundamentales como el modelo de negocio tóxico de las grandes plataformas y sus algoritmos y diseños, los cuales tienen como único objetivo retener la atención de los usuarios (y de los que los jóvenes son las primeras víctimas).

No nos equivoquemos: para afrontar este gran reto, estas empresas deben ser un objeto de escrutinio antes de ser consideradas como partners.

También tendremos que prestar atención a los mecanismos previstos para que estas restricciones sean efectivas y todo aquello no se quede en papel mojado.

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Hier, des millions de personnes ont subi une sorte d'apnée cognitive de plusieurs heures alors que ChatGPT était en panne

A mesure qu’on délègue des fonctions que nous exercions par nous-mêmes (la mémoire, l’orientation, etc.), on se sent souvent désemparé lorsqu’on n'a pas sous la main la prothèse numérique nous permettant d’opérer normalement :

Comment me repérer sans mon GPS ?

Quel était le numéro de téléphone mon conjoint ? (Plus de 50% des personnes ne le connaissent plus par coeur)

Depuis un an et demi, un nombre croissant de personnes deviennent dépendants de l’IA générative pour penser, élaborer des raisonnements, travailler, etc.

Cette panne de ChatGPT appelle à prendre conscience de notre vulnérabilité quand nous externalisons des aptitudes de plus en plus essentielles à des plateformes ou à nos smartphones.

Le gain parfois incontestable d’efficience qu’ils permettent a pour corollaire une dépendance progressive qui nous devrait nous inviter à être prudents et à cultiver une certaine autonomie, à l’heure où la machine semble pouvoir tout résoudre à notre place.

Résister à la tentation d’obtenir une réponse en un clic requiert certes des efforts et un certain courage, mais peut être un investissement gagnant sur le long terme.

Pourquoi ne pas commencer par :

Retenir le numéro de téléphone des 10 personnes que nous appelons le plus souvent et s’efforcer à le composer manuellement à chaque fois (coût : 4 secondes au lieu d’1)

Calculer soi-mêmes au quotidien tout ce qui n’implique pas d’intégrales ou d’opérations trop complexes (qui sont assez rares de toute façon !)

Repérer son itinéraire avant de sortir de chez soi. Demander à quelqu’un dans la rue si on s’est perdu.

Ne pas céder à la tentation de ChatGPT pour un oui ou pour un nom. Faire au moins l’effort d’esquisser une réponse par nous-mêmes avant de lui demander son avis.

Avez-vous d’autres idées de gymnastique mentale pour conserver un certain degré d’autonomie et ne pas devenir entièrement dépendant ?

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La IA y los robots están penetrando poco a poco en el campo de los cuidados a las personas mayores

La inversión de la pirámide de las edades, con cada vez más personas mayores dependientes en relación con la clase activa, sin duda ejercerá una presión creciente por automatizar —y, por ende, deshumanizar— la atención brindada a este público.

El problema es que lo que necesitan de verdad las personas mayores, al igual que los niños, es contacto con otras personas. La mera presencia humana es un elemento ineludible en la atención integral a la tercera edad: hasta los cuidados más triviales constituyen una oportunidad para interactuar.

El despliegue de los robots en las residencias de mayores o en los cuidados a domicilio será paulatino, de tal modo que primero se hablará de experimentos o proyectos piloto, "siempre de la mano de los profesionales". Predominarán la sorpresa y la fascinación por la novedad.

Pasada esta fase, si sucede lo mismo que en otros campos, es previsible que estos robots dispongan de una mayor autonomía y en algunos casos se conviertan en el principal interlocutor de las personas mayores más aisladas.

Como ya sucede con los adolescentes, aunque de forma muy distinta, es probable que nazca una espiral en la que estos dispositivos provoquen ensimismamiento.

La IA y los robots traen consigo una incuestionable eficiencia pero no podemos pasar rápidamente por las cuestiones éticas que plantea su despliegue:

¿Ganaremos sustituyendo las interacciones entre humanos por interacciones entre máquinas y humanos?

Artículo referencia, aquí.

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Le miroir pour les tribus de l’Omo

Récemment, quelqu’un m’a rapporté une conversation qu’il avait eue avec le grand photographe Hans Silvester, qui a passé des décennies auprès des peuples de la Vallée de l’Omo, en Éthiopie.

Interrogé sur les innovations qui avaient modifié la vie de ces tribus, par ailleurs si isolées du monde moderne, Silvester cita deux points:

➜ La kalachnikov

➜ Le miroir

On imagine facilement comment le premier peut avoir bouleversé les moeurs et les équilibres de ces nomades. Mais quid du miroir ?

Un des signes distinctifs des peuples de l’Omo tient aux remarquables peintures corporelles dont ils sont couverts de la tête aux pieds et dont l’exécution était une activité éminemment sociale. Impossible de se maquiller de la sorte seul : l’un peignait le visage de l’autre, et vice-et-versa.

Avec l’introduction du miroir, ils ont commencé à peindre leur propre visage au lieu de s’occuper de celui de l’autre et ce temps partagé est devenu un acte individuel.

Comment ne pas penser à l’impact que le smartphone a produit depuis 15 ans dans notre société ?

‌Tel le miroir pour les tribus de l’Omo, cet objet bien pratique n’a-t-il pas provoqué un repli sur soi dont nous sommes en train de payer un lourd tribu ?

‌Solitude en forte hausse dans tous les pays occidentaux depuis le début des années 2010 ; augmentation vertigineuse du nombre d’heures qu’on passe seul ; narcissisme dont témoignent les millions de selfies postées chaque seconde.

‌Cet exemple nous rappelle par ailleurs que même les technologies qui nous semblent les plus anodines —le miroir !— ne sont pas neutres et sont susceptibles de modifier de façon inattendue les bases d’une société.

‌Alors, quand une technologie est capable non seulement de refléter notre image mais bien de nous décoder, de nous interrompre, de nous inciter à choisir une option plutôt qu’une autre, etc., sa puissance est toute autre.

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[Photo de Hans Silvester issue du site du Printemps de la photo]

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Google annonce «AI Overview» qui promet de révolutionner nos recherches sur internet

Avec le nouveau moteur de recherche annoncé par Google pour le courant de cette année, au lieu d'afficher des résultats comme cela a toujours été le cas, la plateforme affichera d'abord une réponse générée par l'IA, de type ChatGPT.

À mon avis, il s'agit là d'une nouvelle étape franchie par l'entreprise pour cesser d'être un outil entre les mains des utilisateurs et offrir des « solutions de vie ».

Lorsqu'il était président de Google, Eric Schmidt disait que les gens n'attendaient pas de Google qu'il réponde à leurs questions, mais qu'il leur indique la prochaine chose à faire.

Petit à petit, le moteur de recherche s'oriente dans cette direction, réduisant l'effort que nous devons fournir (et donc notre liberté) et augmentant son pouvoir prescriptif sur nos vies. Les implications de ce changement sont innombrables :

  • Après avoir conditionné toute l'industrie du marketing numérique autour du positionnement sur le moteur de recherche (pour exister, il fallait apparaître en tête de Google), le géant change les règles du jeu et propose une boîte noire encore plus indéchiffrable dans laquelle les entreprises et les éditeurs de contenu n'auront d'autre choix que de prier pour être pris en compte dans la recommandation formulée par Google.

  • Bien qu'il reste à voir dans quelle mesure les résultats de recherche traditionnels continueront d'apparaître plus bas, Google cessera en partie de donner des options aux utilisateurs et leur présentera UNE option magique. Cela participe à l'infantilisation de l'utilisateur et accroît considérablement le pouvoir de la plateforme sur nos vies.

Il est frappant de constater que les exemples fournis par l'entreprise (comme celui de cette image et des campagnes précédentes) tournent souvent autour de la question « Que faire de mes enfants à tel ou tel endroit ». Il semble que le géant soit particulièrement intéressé par le fait que nous lui déléguions ce que nous faisons avec les enfants.

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El movimiento Adolescencia Libre de Móviles en Madrid invita a padres a reclamar ante la AEPD el tratamiento de datos de Google en sus centros educativos

Si tenéis hijos menores de 14 años en institutos que usan Google Workplace for Education, supone que les hayan creado una cuenta de Gmail antes de la edad legal para hacerlo.

Por esto el movimiento Adolescencia Libres de Móviles en Madrid (ALMMA) invita a todos los padres de niños que se encuentren en esta situación a que presenten una reclamación ante la Agencia española de protección de datos (AEPD).

Existen casos de niños a los que han echado de su instituto al negarse los padres a que se les cree tal cuenta (dicho de otra manera, por exigir que se cumpla la ley).

En Dinamarca este tipo de denuncia llevó a que las autoridades dictaran una resolución según la cual el sistema de transmisión de datos a través de Chromebooks y Google Workplace carecía de una base legal.

La protección de los datos de los menores es un aspecto esencial pero, más allá de este, en España prácticamente no existe debate sobre el despliegue digital en la educación.

Sin embargo, estudios de la UNESCO, la OECD y otras instituciones alertan de que la utilización de herramientas de este tipo en las aulas y para hacer los deberes tiene un impacto más negativo que positivo sobre la educación.

En un contexto de deterioro global de los aprendizajes según los últimos informes PISA, no podemos tomarnos este tema a la ligera y dejar que la industria digital utilice las aulas como terreno de experimentación.

Artículo referencia, aquí.

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Google anuncia 'AI Overview' que promete revolucionar la forma de realizar búsquedas

En lugar de mostrar los resultados como siempre ha sido el caso, el buscador mostrará primero una respuesta generada por la IA, al estilo de ChatGPT.

En mi opinión se trata de un paso más por parte de la compañía para dejar de ser una herramienta en manos de los usuarios y ofrecer “soluciones de vida”.

Cuando era presidente de Google, Eric Schmidt dijo que la gente no esperaba de Google que respondiera a sus preguntas sino que les dijera la próxima cosa que tenía que hacer.

Poco a poco, el buscador avanza en esta dirección, reduciendo el esfuerzo que tenemos que hacer (y por ende, nuestra libertad) y aumentando su poder de prescripción sobre nuestras vidas.

Las implicaciones de este cambio son innumerables:

- Después de haber condicionado toda la industria del marketing digital en torno al posicionamiento en buscadores (para existir, había que aparecer en los primeros puestos en Google), el gigante cambia las reglas del juego y propone una caja negra aún más indescifrable en el que las empresas y los editores de contenidos no tendrán otra opción que la de rezar para que se les tome en cuenta en la recomendación formulada por Google.

- Aunque queda por ver en qué medida los resultados de búsqueda tradicionales seguirán apareciendo más abajo, Google dejará en parte de dar opciones a los usuarios y les presentará UNA opción mágica. Esto participa de la infantilización del usuario y aumenta considerablemente el poder de la plataforma sobre nuestras vidas.

- Llama la atención que los ejemplos proporcionados por la compañía (como el de esta imagen y de campañas previas) giren a menudo en torno a la cuestión “Qué hacer con mis hijos en tal sitio”. Parece que al gigante le interesa especialmente que deleguemos en él lo que hacemos con niños.

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La carte Starlink

Cette carte permet de visualiser en direct les satellites de Starlink, la méga-constellation d'Elon Musk visant à connecter toute la terre à internet.

Voici la progression :
- 120 unités en 2019
- 960 en 2020
- 1.920 en 2021
- 3.840 en 2022
- 5.601 maintenant

Mais SpaceX ne compte pas s'arrêter là : l'entreprise a demandé à la Commission fédérale des communications (FCC) l'autorisation d'en déployer 42.000. Si on ajoute celles de OneWeb, Amazon et StarNet/GW, on dépasse les 100.000.

En tout, on a lancé 12 x plus de satellites en 2023 qu'en 2016.

On ne peut pas vraiment parler de "face cachée du numérique" car dans ce cas, elle est bien visible, mais cette fuite en avant doit tout de même nous interroger sur ce qu'on est prêt à sacrifier pour nous connecter toujours davantage :

- Pollution visuelle et difficulté à observer le ciel
- Far West spatial à l'image du far west numérique
- Risques posés par le nombre croissant de débris
Etc.

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Sedentarité cognitive

Nous faisons face à un risque élevé de sédentarité cognitive.

L’an dernier, l’OMS avertissait du risque d’une pandémie de sédentarité, avec les conséquences sanitaires que cela impliquait : cardiopathies, obésité, etc.

L’automobile et l’ordinateur, parmi d’autres innovations, nous ont aidé à nous déplacer plus rapidement et à accéder à n’importe quelle information ou produit sans même que nous devions nous mettre debout. Avec l’e-commerce et les livraisons à domicile, il ne suffit que de marcher jusqu’à sa porte d’entrée pour recevoir ce que nous désirons sans besoin de descendre dans la rue.

Même si le fait d’aller prendre l’air et de faire un tour permet à notre corps de ne pas rester inert (ainsi que de nous de bonne humeur), la frénésie de la vie quotidienne rend difficile de résiter à obtenir quelque chose en un clic quand cela permet d’économiser du temps et des efforts. Et pour palier cela, nous allons à la salle de sport.

Maintenant que nous avons l’option d’externaliser à la technologie non seulement notre activité physique mais aussi cognitive, nous affrontons un risque de sédentarité pas uniquement physique, mais aussi cognitive.

Dans les deux dernières décennies, nous sommes passés de connaître par coeur plusieurs dizaines de numéros de téléphone à un stade où plus de la moitié de la population ne se souvient même pas de celui de son conjoint. Mais si on en restait là, ce ne serait pas la fin du monde.

Si on commence à avoir recours à ChatGPT pour nous assister dès que nous devons résoudre la moindre problème ou formuler un argument, cette sédentarité cognitive court le risque de s’étendre devant la facilité et la rapidité que les IA génératives permettent.

Allons-nous finir par aller à des salles de sport de l’esprit 1 heure par jour pour ne pas perdre nos capacités mentales ?

O devrions-nous peut-être anticiper cela et nous rappeler que chaque petit effort intellectuel nous construit et évite l’atrophie de notre pensée —même s’il coût un peu de temps et d’efforts.

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Limitar Internet a 3 Gigas por semana

Racionar internet a 3 Gigas por semana. Esto es lo que sugiere la exministra de Educación francesa Najat Vallaud-Belkacem en una tribuna publicada en el diario de ese mismo país Le Figaro. Entiendo que este mensaje haya podido molestar e incluso chocar. Hace pocos años, yo también habría levantado los ojos al cielo leyendo esta propuesta. Y hoy sigo dubitativo en cuanto al carácter realista de una medida como esta.

Sin embargo, vamos a tener que ser creativos e inventar un nuevo repertorio de acciones para conseguir que sean más útiles que destructivas para el ser humano unas tecnologías concebidas para superarnos y que permiten explotar las vulnerabilidades humanas de forma tan sofisticada. CyberGuardians acaba de publicar un estudio tan novedoso como inquietante en el que muestra que los problemas de salud mental en España han aumentado un 300% entre 1997 y 2021 (sí, se han multiplicado por 4 en tan solo 24 años) y sobre todo, que la curva de aumento está estadísticamente correlacionada al despliegue de la fibra óptica en cada provincia.

¿Quién hubiese dicho que un acceso ilimitado a internet iba a tener tal efecto? Pues es el caso. Y este es únicamente uno de los reflejos de la relación cada vez más desigual que mantenemos con tecnologías capaces de someternos y frente a las cuales tenemos un margen de maniobra individual muy limitado.

Frente a esta realidad, podemos elegir cerrar los ojos y minimizar la gravedad de la situación. O, aunque no nos guste lo que observamos, tener la valentía de enfrentarnos a ella y probar vías para retomar el control.

¿Quizás se pudiera empezar limitando el acceso al internet desde móvil?

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Retomar el control a nivel local

Claro que lo ideal sería regular la tecnología a nivel global. Pero a la espera de que la ONU consiga hacerlo de forma efectiva, se puede actuar a todos los niveles, incluido el local.

Sí, políticas municipales pueden conseguir ayudar a los ciudadanos a retomar el control.

Aquí tres ejemplos muy diversos:

  1. En Seine-Port, un pueblo del departamento de Seine-et-Marne et Francia, una normativa municipal a sido adoptada por referendum el pasado mes de febrero “para un buen uso de las pantallas”. El uso del smartphone se prohibe delante de los comercios, de las escuelas y cuando se camina por la calle. Los padres son incitados a prohibir las pantallas en las habitaciones o durante las comidas.

  2. En Nueva York, el alcalde Eric Adams declaró hace unas semanas: “No podemos dejar a la big tech que monetice la vida privada de los niños y comprometa su salud mental. Describe las redes sociales como una “toxina ambiental”, en gran parte responsable del deterioro profundo de la salud mental de los jóvenes neoyorkinos —aunque parece que las medidas que acompañan estas declaraciones se estén tomando sobre todo a nivel del Estado de Nueva York.

  3. San Francisco es el terreno de juego y de experimentación de varios gigantes digitales, pero a pesar de serlo, ha sido capaz de imponer su autoridad y proteger a sus ciudadanos haciendo respetar sus propias reglas:

  • En 2019 fue una de las primeras ciudades en prohibir el reconocimiento facial en el espacio público.

  • El mismo año, obligó a todos los comercios a que aceptasen el dinero en efectivo como medio de pago, frente a gigantes como Amazon Go (las tiendas físicas del gigante del e-commerce), garantizando un acceso a cualquier servicio a aquellos que no dispongan de un smartphone o tarjeta de crédito.

Es cierto que entre las medidas que pueda tomar un ayuntamiento hay mucha declaración de intenciones. Pero la política local también es la que está más cerca de los ciudadanos en su día a día. Estos reglamentos no tienen el peso de un RGPD, un DMA o un DSA de la Unión Europea pero como mínimo, las acciones que llevan a cabo tienen el poder de dejar una huella en la mente de las personas.

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"Ne commettons pas les mêmes erreurs avec l’IA que celles que nous avons commises avec les réseaux sociaux”

Dans une réflexion très alignée avec le Manifeste OFF, Nathan Sanders et Bruce Schneier expliquent comment l’évolution dérégulée des réseaux sociaux dans la dernière décennie offre des leçons directement transposables aux compagnies et technologies d’IA.

Ils se concentrent sur les 5 questions suivantes :

1. PUBLICITÉ. Le degré de manipulation que l’IA va permettre à travers des annonces ultra-personnalisées pourrait être très nocif, en particulier si ce type de publicité est introduite dans les échanges avec des chatbots.

2. SURVEILLANCE. “Il est difficile d’exagérer la magnitude de l’espionnage auquel nous soumettent les réseaux sociaux”. La même pression pour capter nos données personnelles risque d’être exercée sur nous dans nos interactions avec des IA conversationnelles.

3. VIRALITÉ. L’objectif d’atteindre l’audience la plus grande possible sur les réseaux a privilégié les contenus agressifs, fondés sur la haine et a favorisé la désinformation. L’IA a le potentiel d’amplifier ce problème en automatisant la production de contenus conçus pour être viraux selon de tels critères.

4. ENFERMEMENT. Les réseaux font tout ce qui est possible pour que l’utilisateur ne puisse pas les quitter facilement, en établissant un coût élevé pour passer de l’un à l’autre. Les plateformes d’IA font courir le même risque de rendre difficile de changer de service car plus on en utilisera un, mieux il nous connaîtra et mieux il fonctionnera.

5. MONOPOLES. Les réseax sociaux ont commencé en créant de très bons produits pour leurs utilisateurs individuels. Puis ils ont privilégié les clients B2B pour finir par se centrer sur leurs propres intérêts, en détriment des deux premiers —protegés par les effets de réseaux qui empêchent l’entrée de nouveaux acteurs. La même logique menace de s’appliquer aux plateformes d’IA dont la position dominante ne les incitera pas à se préoccuper de leur impact social.

L’unique point avec lequel je suis en désaccord est quand les auteurs disent que la différence entre les réseaux sociaux et l’IA est qu’il n’est pas trop tard pour réguler cette dernière…

Aussi négatif l’impact psychologique, social et politique que les réseaux ont déjà produit, il n’est pas trop tard non plus pour les réguler bien davantage !

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Gemini, la nueva IA de Google, decide forzar su algoritmo a favor de la diversidad

Un soldado nazi negro, un Papa mujer, un senador americano de principios del siglo XIX de color…

Esta es la curiosa manera de la que Gemini —la nueva IA de Google para generar imágenes— ha decidido sesgar su algoritmo a favor de más diversidad.

En un afán de equilibrio y precisión, también ha afirmado que resultaba “difícil determinar” quién de Adolf Hitler o Elon Musk había tenido el impacto más negativo en la sociedad. O que una persona atraída por los menores “no puede controlar por quién se siente atraída”.

Estos errores han provocado la ira del CEO de Google y sin duda seran objeto de correcciones pero nos recuerdan que:

  1. La IA no es neutra y suele vehicular los valores defendidos por sus concebidores. En este caso, estas insensateces se deben a la voluntad de Google de contraponerse a Dall-E —el servicio equivalente ofrecido por OpenAI—, considerado demasiado cerrado a la diversidad.

  2. Puede fácilmente volverse loca. Este episodio de Gemini sucedió días después de que ChatGPT empezara a delirar el día 20 de febrero sin que nunca se hayan determinado las causas precisas.

  3. Estas herramientas escapan a la comprensión de sus propios creadores ya que el nivel de autonomía que se les da les permite tomar iniciativas que ellos mismos no prevén.

¿Quizás debamos hacer un esfuerzo para emplear tales herramientas de forma puntual y selectiva para no depender demasiado de ellas?

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Quelqu’un qui passerait 1.000 heures en une année à regarder des vidéos pourra s’acheter un super smartphone à 900€ sur Amazon

Tout le monde connaît l’adage : “Si vous ne payez pas pour un produit, c’est que c’est vous le produit.”

Alors si on commence à vous payer pour utiliser un produit, je vous laisse imaginer ce que vous êtes.

Pour rendre ses utilisateurs encore plus accro, TikTok lance son nouveau service, TikTok Lite, où l’utilisateur est rémunéré en pièces virtuelles pour passer le plus de temps possible connecté :

300 à l’inscription. 4500 pièces s’il se connecte tous les jours pendant 10 jours. 150 de plus pour chaque Like, etc.

Nul doute que les techniques de gamifications les plus sophistiquées garantiront pour beaucoup une course effrénée incitant à en gagner le plus possible.

Seulement voilà :

Il faut gagner 10.000 pièces virtuelles pour arriver à 1 Euro (oui, 1 pièce = 0,0001€).

Celles-ci peuvent soit être utilisées pour acheter des petites icônes virtuelles sur TikTok (et donc y passer encore plus de temps), soit être échangées contre des bons d’achat Amazon.

Ainsi, grâce à TikTok Lite, quelqu’un qui passerait 1.000 heures en une année à regarder des vidéos pourra s’acheter un super smartphone à 900€ sur Amazon.

Ceux qui mordront à l’hameçon seront, comme toujours, les plus vulnérables.

Si on souhaite préserver notre liberté, il devrait être interdit (non pas régulé) de commercer avec notre attention de façon aussi agressive.

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Cultura de la dopamina

Nuestra manera de consumir imágenes, música, información o relaciones se ve cada vez más inmersa en la inmediatez.

Esta aceleración nos permite absorber cada vez más. Pero ¿nos hace aporta más satisfacción o tiene más bien el efecto inverso?

Cuando se habla de dopamina, uno piensa enseguida en las redes sociales, en las cuales muchos parámetros están destinados a maximizar la secreción de esta hormona —la misma que entra en juego en la adicción a las drogas o a los juegos de apuestas, conocida por producir una sensación de bienestar a corto plazo, y seguidamente, una sensación de falta que invita a volver a producir la acción que produjo esta breve recompensa inicial.

Pero la “cultura de la dopamina” de la que habla Ted Gioia penetra en nuestras vidas mucho más allá, incluso en los que no son adictos a las redes.

No se trata necesariamente de ser anticuados o ascético al reinvindicar un modo de vida dirigido hacia un consumo más lento de todas estas cosas, generalmente offline. Al contrario, es pretender un mayor placer:

Puede sonar como una paradoja pero la ciencia muestra que “cuanto más dependamos de estos estímulos, menos placer recibimos”, explica Gioia. Porque a partir de cierto momento aparece la anhedonia. Un término que se refiere a la ausencia total de disfrute derivada de una experiencia que nos debería proporcionar placer.

Cuando desarrollamos una tolerancia a muchos estímulos digitales, necesitamos cada vez más para buscar una satisfacción que se va desvaneciendo.

Entonces ¿por qué no elegir algunas actividades en la columna izquierda y sustituirlas por las de la columna derecha? No con el objetivo de volver al pasado, sino para disfrutar un poco más.

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Parents anxieux, enfants anxieux

Mon fils de 8 ans doit partir en voyage de classe pendant 4 jours à la fin de l’année scolaire.

Après 45 minutes de réunion avec les parents et la maîtresse, au cours de laquelle nous sont communiquées toutes les informations possibles et imaginables, les questions des parents se multiplient :

À quel endroit précis le car va-t-il faire une pause sur la route ?

Quels types de lits y a-t-il dans les chambres ?

À quels moments recevrons-nous des photos et des points d’information ?

Plusieurs parents insistent sur ce dernier point. Ils exigent de la régularité. Il faut que nous recevions des actualisations au moins trois fois par jour.

Je constate à quel point de nombreux parents de notre génération ressentent le besoin de savoir où sont leurs enfants et ce qu’ils sont en train de faire à chaque instant.

Ils les géolocalisent pour ne pas perdre leur trace.

Je me souviens être parti au même âge en voyage scolaire pendant 2 semaines au cours desquelles nous avions envoyé une simple carte postale à nos parents. Je ne pense pas qu’aucun d’entre eux se soit inquiété à n’importe quel moment.

Ils avaient confiance en les professeurs et encadrants. Ils se doutaient qu’on les contacterait si cela était vraiment pertinent.

Quand nous sommes rentrés, nous avions beaucoup d’anecdotes à raconter. Ils n’avaient pas reçu un reportage exhaustif décrivant au préalable chaque détail du voyage.

Paradoxalement, bien qu’aucun détail de la vie de leurs enfants ne leur échappe, les parents d’aujourd’hui sont bien plus préoccupés.

Cela m'évoque l'épisode “Arkangel” de Black Mirror, dans lequel une mère finit par implanter un dispositif sur la rétine de sa fille, qui lui permet de suivre sur un écran tout ce qu’elle voit, et même de lui occulter les éléments susceptibles de lui faire peur. Ce climat d’anxiété permanente ne réussit ni à l’une, ni à l’autre.

Dans son livre récent The Anxious Generation, le psychologue Jonathan Haidt montre comment la surprotection des enfants dans le monde physique, combinée avec une absence de protection dans l’environnement numérique, est en grande partie responsable de la terrible détérioration de leur santé mentale dans les 15 dernières années.

Les enfants cherchent dans leurs dispositifs connectés la liberté qu’ils n’ont plus dans le monde offline.

Si nous souhaitons vraiment le bien-être de nos enfants, cessons de contrôler chacun de leurs mouvements. Laissons-les jouer sans supervision dans des environnements où les risques sont bas. Et en revanche, ne leur donnons pas de smartphone.

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Les jeunes Français consacrent 10 fois plus de temps aux écrans qu'à la lecture

Les jeunes Français consacrent 10 fois plus de temps aux écrans qu'à la lecture.

Ce qui frappe dans la dernière étude Ipsos pour le Centre national du livre, c’est l'évolution accélérée des habitudes : en seulement 2 ans (2022-2024), c’est 17,5% de temps de lecture quotidienne de moins.

À noter aussi que près de la moitié des lecteurs (69% chez les 16-19 ans) font autre chose sur leur écran pendant qu’ils lisent.

Les BD et les mangas sont en forte augmentation dans ce qui reste de ce temps consacré à la lecture (3/4 des lectures personnelles chez les 13-15 ans). Le “dark romance” fait son entrée dans les romans lus par les plus de 16 ans…

Mais est-ce seulement un problème de “jeunes” ?

Je serais curieux de connaître le temps réel de lecture dans les autres tranches d’âge, notamment chez les 30-45 ans :

De plus en plus d’amis me disent qu’ils ne lisent jamais. Quand on a couché ses enfants après une dure de journée de travail, les écrans omniprésents offrent une solution facile pour évacuer le stress.

Et pourtant, ça n’a pas l’air de marcher si bien que ça : l’anxiété ou les problèmes de sommeil ne cessent d’augmenter dans toutes les tranches d'âge.

Les smartphones permettent une évasion facile, certes, mais ils fomentent aussi un va-et-vient constant d’une application à l’autre. Ils excitent nos cerveaux et leur simple proximité contribue à augmenter le niveau de cortisol, l’hormone associée au stress.

Ouvrir un livre est plus exigeant, plus intimidant pour beaucoup et ce d’autant plus quand cela fait un certain temps qu’on ne l’a pas fait. A très court terme, il faut reconnaître qu’il est plus facile d'appuyer sur un bouton, de se laisser guider, de scroller, etc. que de se plonger dans un roman ou un essai.

Mais un livre nous respecte davantage : le fait de l'ouvrir ne nous introduit pas dans une bataille effrénée d’une multitude d'acteurs pour capter notre attention et la monétiser, en harponnant nos données au passage.

Comme explique le neuroscientifique Michel Desmurget, les livres augmentent notre intelligence non seulement intellectuelle mais aussi sociale et émotionnelle.

La bonne nouvelle est que, une fois plongé dans un livre, on a souvent du mal à le lâcher.

Alors, comment produire cette étincelle nécessaire à rallumer le goût et l’habitude de la lecture ?

1. Cantonner la présence des smartphones à des lieux bien précis de la maison. En particulier, pas dans la chambre à coucher.

2. Établir un temps quotidien où les écrans et ne rentrent pas et pendant lequel on ne se donne que le droit de prendre un livre. Par exemple, pendant les trajets en transports en commun.

3. Se fixer un nombre de livres à lire chaque mois ou chaque année et s’y tenir.

4. Toujours avoir en tête le suivant sur sa liste avant de finir le précédent. Sinon, c’est trop facile de décrocher.

Ce n’est sans doute pas une formule magique mais il faut parfois se fixer quelques règles pour reprendre le contrôle.

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"No cometamos con la IA los mismos errores que cometimos con las redes sociales."

En una reflexión muy alineada con el Manifiesto OFF, explican Nathan Sanders y Bruce Schneier cómo la evolución desregulada de las RRSS en la última década ofrece lecciones que directamente trasladables a las compañías y tecnologías de IA.

Se centran en los 5 temas siguientes:

1. PUBLICIDAD. El grado de manipulación que la IA podría permitir a través de anuncios a medida personalizados podría ser muy dañino, especialmente si se introduce publicidad ultrafocalizados en intercambios con chatbots.

2. VIGILANCIA. "Es difícil exagerar hasta la magnitud del espionaje al que las RRSS nos someten". La misma presión por captar nuestros datos se va a ejercer sobre nuestras interacciones con IAs conversacionales.

3. VIRALIDAD. El afán por llegar a la máxima audiencia en redes ha privilegiado contenidos agresivos, basados en el odio y favorecido la desinformación. La IA tiene el potencial de amplificar este problema, al automatizar la producción de contenidos potencialmente virales.

4. ENCERRAMIENTO. Las RRSS hacen todo lo posible para que el usuario no las pueda abandonar fácilmente, con un coste elevado para pasar de una a otra. Las plataformas de IA también nos hacen correr el mismo riesgo de dificultar el hecho de pasar de una a otra porque el conocimiento que adquieran de cada uno de nosotros hará que funcionen mejor.

5. MONOPOLIOS. Las plataformas sociales empezaron con grandes productos; luego se centraron en el beneficio de sus clientes B2B, y eventualmente en sus propios intereses en detrimento de los dos primeros —protegidos por efectos de red que dificultan la entrada de otros actores.


La misma lógica amenaza aplicarse a las plataformas de IA cuya posición dominante no crea incentivos para que tengan que prestar atención a su impacto social.

El único punto con el que estoy en desacuerdo es que dicen que la diferencia entre RRSS e IA es que para regular la segunda no es demasiado tarde...


Por muy negativo que haya sido ya el impacto psicológico, social y político de las redes, tampoco es demasiado tarde para regularlas mucho más!

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