Vue normale

Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierLa Revue Pratiques

La vie secrète des vieux

4 août 2024 à 12:39

Après Bruxelles et Avignon,
La vie secrète des vieux
vient au Festival d'Automne,
au Théâtre de la Ville à Paris du 12 au 26 septembre 2024
avant de passer à l'Espace 1789 de St Ouen les 8 et 9 octobre 2024,
puis au Théâtre Cinéma de Choisy-le-Roi le 11 octobre 2024,
enfin au Points communs - Théâtre 95 de Cergy les 18 et 19 décembre 2024.

« Maintenant, je ne peux pas m'empêcher de me dire à chaque fois que je fais l'amour que c'est peut-être la dernière fois ! Alors, tâche de bien t'appliquer ! ».
Des vieux et des vieilles, mis en scène par Mohamed El Khatib parlent de l'amour, du désir et de sexualité, mais pas que. Et c'est vivifiant. La vie quoi…

Communiqués du Printemps de la psychiatrie, de l'Union syndicale de la psychiatrie, et de Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics

15 juin 2024 à 10:45

Voilà le communiqué du 12 juin 2024 du Printemps de la psychiatrie, dont Pratiques est partenaire :
Dimanche soir nous avons été saisis par l'événement : la dissolution décidée par Macron a rendu possible l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. Le pire est à nos portes. Il est urgent d'agir pour se rassembler et empêcher cette bascule périlleuse. Permettre l'installation d'un régime d'extrême droite, c'est laisser libre cours à cette logique de destructivité et de déshumanisation contre laquelle nous luttons déjà au quotidien.
Souvenons-nous de la fondation d'une psychiatrie humaniste dans la résistance antifasciste pendant la Seconde guerre mondiale avec François Tosquelles et Lucien Bonnafé qui, dans le cadre de la Résistance, luttèrent pied à pied à Saint-Alban avec celles et ceux qui se tenaient là, patient.es, religieuses, paysan.nes, réfugié.es, alors que se produisait ailleurs une « hécatombe des fous » avec 40000 mort.es de faim. C'est depuis cette position résistante et inventive que cette révolution psychiatrique s'opéra, et que se construisirent ces mouvements émancipateurs en psychiatrie que sont la psychothérapie institutionnelle, le désaliénisme, et la psychiatrie de secteur.
La destruction de l'hôpital public a été menée depuis quarante ans par les gouvernements successifs avec des attaques contre la Sécurité Sociale, contre la Solidarité comme organisatrice de notre système de santé, tentative d'effacement de ce que le Conseil National de la Résistance imagina dès le mois de mai 1943. Les dizaines de milliers de lits fermés en psychiatrie au fil des décennies, ainsi que les CMP, CATTP… ont empêché l'accès aux soins des moins malades obligé.es de se contenter de prescriptions de psychotropes à vie par leur généraliste et jeté les plus fragiles dans la rue ou en prison. Depuis la construction de la figure du schizophrène dangereux jusqu'aux fichiers Hopsyweb, les gouvernements ont désigné les « hors la norme » comme une des figures de l'ennemi. La contention est réapparue, le recours à l'isolement s'est démultiplié, les hospitalisations sans consentement se sont généralisées. Depuis la « nuit sécuritaire » de Sarkozy, nos différents collectifs œuvrent à défendre une psychiatrie humaine, celle qui permet à chacun.e, avec du temps et de la présence, de sortir de la catastrophe et de retisser les fils de l'existence humaine.
Les 24 et 25 mai nous tenions des Assises citoyennes du soin psychique à la Bourse du travail de Paris. Rassemblant patient.es, familles, soignant.es et citoyen.nes, elles furent graves et mobilisantes, joyeuses et combatives. Pierre Dardot nous rappela dans son propos la constitution récente d'une internationale fascisante à Madrid. Nous avons conclu provisoirement en insistant sur les principes qui nous portent : l'hospitalité à la folie, la défense de notre système de santé, l'accès aux soins pour tou.te.s, l'hôpital public, et la défense des soins psychiques dans le médicosocial.
On peut parier que l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir ne fera qu'aggraver la casse d'une psychiatrie soucieuse de l'humain et de l'altérité, luttant contre les processus ségrégatifs et discriminants. Le programme du Rassemblement National, en proposant d'augmenter le pouvoir d'achat des salarié.es en réduisant leurs cotisations sociales va encore réduire les moyens de la santé en général et de la psychiatrie en particulier.

Pour empêcher cette catastrophe nous appelons à rejoindre toutes les initiatives et manifestations citoyennes, associatives et syndicales qui vont se tenir autour du mot d'ordre de Front Populaire.
Dans nos pratiques et dans nos vies, dans la rue et par nos votes, pour que les 30 juin et 7 juillet prochains les urnes ne soient pas le tombeau de nos libertés, mobilisons-nous !

Pour celui du 13 juin 2024 de nos amis de l'Union syndicale de la psychiatrie, voir sur leur site.

Et pour celui du 13 juin 2024 de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, c'est ici.

Quelle boussole pour quelle psychiatrie ?

13 juin 2024 à 14:07

L'ACSERF (Association Culturelle et Scientifique d'Etude recherche et formation) et l'I.C.E (Institut Contemporain pour l'Enfance) proposent, le vendredi 11 octobre 2024 de 8h30 à 17h00 Salle Le CAPITOLE, à Alès en Cévennes, un colloque sur le thème :

Quelle boussole pour quelle psychiatrie ?

Aujourd'hui de nombreux soignants sont littéralement déboussolés dans le monde de la psychiatrie, comme dans le médico-social. Certaines options “scientifiques”, le rouleau compresseur des neurosciences, la naturalisation de la vie psychique et la protocolisation des soins dénaturent leur travail. La relation, la créativité, le langage sont mis à l'écart, ils sont réputés n'avoir plus de valeur ni d'intérêt thérapeutique. Disqualifiés dans leur savoir-faire, leur savoir-être, leur savoir-dire, ces soignants se sentent abandonnés, incapables de maintenir une éthique du soin, impuissants à changer le cours des choses et poussés vers la sortie.

Le constat est alarmant mais il n'est pas définitif.

Au cours de cette journée, nous voulons justement montrer qu'une psychiatrie humaniste est plus que jamais nécessaire, que le renoncement et la démission ne sont pas les seules issues.
Sortons de la sidération et de l'accablement pour renouer avec le désir d'être là, avec nos engagements humanistes vis-à-vis de ceux qui souffrent et avec notre respect de la singularité.
Il faut absolument empêcher la disparition d'une psychiatrie où le temps et la parole sont nos principaux alliés. Il faut absolument redonner une boussole à nos pratiques.
Nous verrons avec nos invités que les réponses sont scientifiques, cliniques, éthiques mais aussi poétiques, sociétales, politiques et qu'elles s'inscrivent dans l'histoire et dans la transmission.

Avec la participation de Marie Allione, Fleur Caix, Claude Sternis, Marie-Jean Sauret, Roland Gori (sous réserve), Claude Allione, Joseph Mornet, Jean-Noël Trouvé, Antoine Devos Bernard Golse

Tarif normal 25 €
Tarif adhérent 2024 20 €
Tarif réduit (chômeurs ; étudiants) 5 €

Inscriptions : acserf.ales@gmail.com

TRACES. Médiations thérapeutiques/symbolisation, clinique de la forme et de l'éphémère

12 juin 2024 à 19:18

L'ACSERF (Association Culturelle et Scientifique d'Etude recherche et formation) et Asphodèle vous proposent, jeudi 10 octobre 2024 à 18h30, à l'IFSI (institut formation soins infirmiers), avenue du dr Jean Goubert, du Centre Hospitalier d'Alès en Cévennes (30103) une soirée présentation-discussion du livre TRACES. Médiations thérapeutiques/symbolisation, clinique de la forme et de l'éphémère. (ouvrage dirigé par Claude Sternis)

Ce livre et cette soirée s'adressent aux psychologues, psychothérapeutes, art-thérapeutes, éducateurs, rééducateurs, enseignants, médecins, artistes, et à tout professionnel ou étudiant désireux de nourrir ses élaborations, ses rêveries, ses projets et sa pratique en matière de trace produite ou reçue.

En présence de Claude Sternis, Fatiha Nefzaoui, Christelle Nguyen et Alain Millot.

Entrée Libre
Inscriptions : acserf.ales@gmail.com

Capture Traces
La trace (psychique, graphique, de pied, de main, de pinceau, de stylo…) est, quand elle devient volontaire, adressée, un marqueur fondamental de l'humain. Jaillissement et projection de nous-mêmes, inscription mémorielle, passeur de cette humanité, elle construit pas à pas, sillon après sillon, notre symbolisation, donc notre identité et notre altérité, du geste à l'empreinte, de l'empreinte au dessin, du dessin à la parole et à l'écriture.
Dans cet ouvrage, coécrit par des cliniciens s'occupant de publics divers (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées…), nous nous intéressons à la genèse de cette trace, à son déploiement créateur et salvateur, à partir de médias très variés (mais également à ce qui l'entrave, handicap physique, sensoriel, relationnel…).
Nous y parlons donc de la trace (essentielle à l'heure de toutes les dématérialisations), de l'expression (la « pulsion à créer des formes », « gestaltung » de Prinzhorn), de l'éphémère et du pérenne de ces formes, plastiques, du corps, d'écriture. Pourquoi et comment tracer ? Qu'est-ce que cela raconte de nous, de notre histoire ? Avec quel rapport au nom, à l'apprentissage ? De quoi notre résistance potentielle au dessin ou à l'écrit est-elle l'indice ? Pourquoi et comment proposer la trace, la penser ? Et comment l'accueillir ? Inspiration, intrusion ou métissage, son impact vient-il de l'autre et de son dehors ou de notre dedans ? En quoi celui qui fait cette trace, tout comme celui qui la voit, sont-ils transformés par cette rencontre ?

Toubib. 12 années dans la vie d'un étudiant en médecine

8 juin 2024 à 19:12

Le 19 juin 2024 sortira ce film documentaire réalisé par Antoine Page.

Bac en poche, Angel, 18 ans, choisit de « faire médecine ». Antoine, son frère réalisateur, décide de suivre son parcours, et se lance dans un film qui durera douze ans.
Douze ans d'apprentissage, du marathon d'examens aux premières consultations, de l'adrénaline des stages en hôpitaux aux méditations solitaires d'un jeune médecin de campagne.
Douze ans de vie ponctués de remises en question et de prises de conscience, qui conduiront Angel à s'engager en faveur d'une médecine sociale.
Trajectoire singulière sur fond de pandémie, Toubib est un voyage au cœur de notre « état de santé » : ce qui nous lie à la vie, à la mort.

Toubib Affiche cl min

Pour plus d'information, cliquer sur ce lien vous renvoie sur le site présentant le film.

Assises citoyennes du soin psychique 2024

28 mai 2024 à 17:22

Après les Assises citoyennes du soin psychique,
résister ...
debout toutes et tous, citoyens concernés par le soin psychique,
... et créer !

Et pour passer un été à mijoter les ingrédients récoltés pendant ces deux journées
dans la perspective d'en proposer des cocktails à décoiffer à la rentrée
voilà pour ceux qui voudraient se remettre dans le bain
et pour ceux qui ne s'y sont pas jetés, les liens
pour accéder aux enregistrements vidéo
de ces travaux.
De quoi s'occuper
cet été.
Capture d écran 2024 01 21 à 11 22 39
le 24 mai 2024 (cliquer sur le titre pour ouvrir la page correspondante sur YouTube)
Ouverture
Introduction
Résister et créer dans les institutions et leur marge (avec Pierre Dardot et le groupe Psy-psy)
Immersion en lieux de soins et processus créatif (avec Clara Bouffartique et Joy Sorman)
le 25 mai 2024
Libertés et droits (avec Dominique Simonnot et Sarah Massoud)
Retours des ateliers
Conclusion

Et quelques témoignages et réactions ici ou là :
- docteur BB sur le blog de Mediapart

Enfin, les actes de ces Assises, agrémentés de témoignages, compléments et ornements en associations libres, paraîtront dans un très prochain numéro de Pratiques.

Pour participer au bilan de ces Assises 2024, et au-delà à quelles perspectives pour le Printemps de la Psychiatrie et la mobilisation citoyenne pour tenir bon dans la tourmente actuelle et créer un à venir du soin psychique : retrouvons-nous
le 23 juin 2024 à 14h
à l'AERI
57 rue Etienne Marcel 93100 Montreuil


Pour suivre l'actualité, revenez voir cet article de temps en temps.

Les voies de la médecine utopique, l'émission de radio n°29 : L'accueil en psychiatrie, une question de soin. Parcours militant d'un psychiatre.

16 mai 2024 à 23:52

Nous donnons la parole à Jean-Pierre Martin, psychiatre et auteur militant en cette période où la lutte est rude pour garder son humanité au soin psychique. Pour l'accompagner dans son récit, Jean Vignes, infirmier psychiatrique et membre de la rédaction de « Pratiques, les cahiers de la médecine utopique ».

image émission 29


Si la vidéo ne démarre pas en cliquant sur l'image, vous pouvez passer par ici.


La revue Pratiques est en péril ! Soutenez son utopie solidaire et son indépendance. Faites un don.

6 mai 2024 à 15:00

Chers amis, la revue Pratiques arrive au bout de son budget malgré une gestion des plus serrées. En effet, chaque numéro coûte plus de 8000 € bien que la rédaction et les auteurs soient entièrement bénévoles.
Au moment où nous allons être diffusés par Cairn, avec l'espoir de toucher un public plus large, l'inflation associée à l'augmentation des coûts pourraient avoir raison de cette revue qui survit depuis près de 50 ans sans autre financement que celui de ses lecteurs. Il nous reste de quoi payer un seul numéro au moment où la situation du soin et des services de santé n'a jamais été aussi gravement compromise. Sans votre aide financière, cette revue, qui sert de support à l‘enseignement, à la recherche et à l'analyse critique des pratiques, va devoir déposer le bilan, alors que nous pensons plus que jamais nécessaire de continuer à porter cette parole dissidente.

Faites un don !


Et pour plus de détails.

Chers auteurs, lecteurs, militants, amis, sympathisants, la revue Pratiques arrive au bout de son budget malgré une gestion des plus serrées. En effet, chaque numéro coûte plus de 8000 Euros bien que ceux qui font le travail de rédaction, auteurs compris, soient entièrement bénévoles. Seuls sont rémunérés la secrétaire de rédaction, le maquettiste, qui pratique lui-même un tarif très militant en grande partie bénévole, ainsi que le cabinet comptable.
Au moment où nous allons être diffusés par Cairn, avec l'espoir de toucher un public plus large, l'inflation associée aux augmentations du papier et autres fournitures est en passe d'avoir raison de cette revue qui a réussi à survivre depuis près de 50 ans sans autre financement que ses lecteurs. Or, il nous reste de quoi payer un seul numéro alors que la situation du soin et des services de santé n'a jamais été aussi gravement compromise. Cette revue, pas assez diffusée faute de moyens, sert pourtant de support à l‘enseignement, à la recherche et à conforter ceux qui ont besoin du soutien de nos analyses critiques dans leur pratique.
Sans votre aide financière, la revue va devoir déposer le bilan.
Soutenez Pratiques, son utopie solidaire et son travail indépendant.

Vous pouvez le faire de différentes manières :
• En donnant ce que vous pouvez. Même modeste, votre participation peut nous aider à passer le cap.
• En vous abonnant ou en offrant un abonnement à vos collègues, à vos soignants, à vos amis.
• En invitant vos institutions, vos associations, vos syndicats
• En la diffusant au maximum dans vos réseaux car Pratiques est une revue militante pour des soins de qualité accessibles à tous, donc fragile par essence.
• Vous pouvez également vous constituer une bibliothèque de numéros anciens à des prix très favorables car chaque dossier reste d'actualité et retrace les éléments de l'histoire de la déliquescence d'un système de santé qui fut qualifié « le meilleur du monde »

Pratiques refuse toute publicité dans ses pages, c'est la garantie de la liberté d'expression.

Depuis 1976, la revue Pratiques analyse et critique les politiques qui se succèdent dans les domaines du soin, de la médecine, de la santé. Elle tient également à faire connaître l'inventivité et les initiatives des citoyens et des soignants qui montrent que beaucoup de choses restent possibles malgré les politiques délétères.
Elle défend un accueil de la personne et de sa subjectivité dans les lieux de soin, pour tenir compte du corps et de la psyché sans les dissocier de leur environnement.
La revue persiste à défendre un accès de la population, sans condition, à des soins de qualité grâce à une sécurité sociale solidaire et universelle.
Nous, auteurs, rédacteurs, voulons continuer de porter une parole dissidente. Plus que jamais, nous devons défendre et développer un service public de qualité, des initiatives hors des sentiers battus, une pensée qui ouvre sur une vie riche et créative.

La rédaction vous remercie très sincèrement de votre intérêt et de votre aide.

❌
❌