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Les priorités des DRH français pour 2024 : IA et Mobilité interne

14 juin 2024 à 14:00

Alors que le monde du recrutement est en pleine mutation, les directeurs des ressources humaines (DRH) en France adaptent leurs stratégies pour répondre à ces changements. Selon une récente étude menée par iCIMS, éditeur de logiciel SaaS de recrutement, l’implémentation de l’IA et la promotion de la mobilité interne sont les priorités clés pour l’année 2024.

Intégration de l’IA dans le recrutement

Plus de la moitié des DRH (57%) prévoient d’intégrer l’IA dans leurs processus de recrutement, tandis que 39% l’utilisent déjà. L’IA est employée pour diverses tâches, telles que :

  • Résumer les CV (38% des utilisateurs) ;
  • Consolider les données et créer des rapports d’activité (37%) ;
  • Préparer des descriptions d’emploi et des communications destinées aux candidats (33%).

Eric Gellé, Vice-Président des ventes EMEA chez iCIMS commente :

“La technologie est le fer de lance des services RH aujourd’hui. Il est essentiel de pouvoir s’appuyer sur ce type de technologie pour pouvoir permettre aux collaborateurs d’aller plus vite et se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée. L’IA est une priorité pour l’année 2024 !”.

Toutefois, l’intégration de l’IA dans les processus de Talent Acquisition et de recrutement peut-être une source d’angoisse pour certains DRH : ils sont 28% à déclarer que c’est l’un des facteurs qui les empêcherait le plus de dormir.

Concernant leurs autres sources de préoccupation, 25% des répondants déclarent qu’ils :

  • Sont surtout préoccupés par la rétention des employés les plus performants ;
  • Se concentrent sur le manque de candidats qualifiés ;
  • Sont préoccupés par les technologies et process vieillot/démodé/obsolète/désuet.

Importance de la mobilité interne

Le processus de recrutement est souvent long et onéreux pour les sociétés. Pour inciter les employés à demeurer au sein de leur entreprise, un nombre croissant de spécialistes en ressources humaines s’appuie sur la mobilité interne. Pour 90% d’entre eux, c’est une priorité pour 2024 et pour 62%, elle prend une place plus importante dans leur stratégie cette année qu’en 2023.

Pour encourager cette mobilité :

  • 44% des entreprises améliorent les compétences des collaborateurs via des formations ;
  • 42% développent des parcours de carrière spécifiques.

Le travail à distance est également utilisé pour retenir les talents :

  • 42% des personnes interrogées déclarent recruter plus d’employés en télétravail qu’en 2023 ;
  • 37% affirment en recruter juste un peu ;
  • 16% ont prévu d’en recruter moins qu’en 2023 ;
  • Seul 5% n’en recruteront pas.

Eric Gellé souligne :

“Le monde du travail s’est complètement transformé en quelques années. De nos jours, il faut avoir une approche client avec les candidats et la relation entre collaborateur et manager doit être réciproque. C’est pourquoi il est essentiel d’être agile et de s’adapter à ses collaborateurs selon leurs besoins”. 

Evolution du rôle des recruteurs

A partir des années 2000, les entreprises ont commencé à adopter une approche plus proactive et stratégique en matière de gestion des talents. En parallèle, les technologies de recrutement, notamment les plateformes de gestion des talents, l’analytique RH et l’IA, ont permis aux recruteurs de mieux comprendre les tendances du marché, d’améliorer l’efficacité des processus de recrutement et d’adopter une approche basée sur les données.

Le rôle de recruteur traditionnel a évolué vers celui de “Talent Advisor”, un conseiller stratégique, qui utilise les données pour informer les décisions, comprendre les besoins futurs de l’entreprise et aider les RH à réaliser des recrutements plus qualitatifs. Selon l’étude, 9 personnes sur 10 voient le rôle du recruteur évoluer comme Talent Advisor stratégique.

En effet, 65% des professionnels RH passent plus de temps sur la talent acquisition qu’il y a deux ans, une évolution assez récente.

Pour les CHRO (Chief Human Resources Officer), les priorités cette année sont :

  • Amélioration de la stratégie de mobilité interne et consolidation des technologies RH (28%) ;
  • Amélioration des outils d’analyse et de rapport d’activité (26%) ;
  • Investissement dans les outils d’IA (23%).

Les priorités des DRH français pour 2024 IA et Mobilité interne

L’IA : Un renfort pour les emplois, pas une menace ?

Par : Matti Yahav
14 juin 2024 à 11:30

Nous sommes au cœur de la révolution de l’IA, un moment qui promet de redéfinir le paysage du travail tel que nous le connaissons. Alors que cette révolution prend de l’ampleur, une question pressante se pose : les emplois sont-ils confrontés à une menace existentielle ? Le potentiel de transformation de l’IA devenant de plus en plus évident dans tous les secteurs d’activité, nous trouvons-nous à un tournant décisif ? Quels défis et opportunités représente l’IA pour le marché de main-d’œuvre ? Aujourd’hui, l’exploration de la manière dont l’IA remodèle le marché du travail révèle qu’il ne s’agit pas de remplacer des emplois, mais plutôt de les améliorer.

Une évolution des rôles professionnels

L’étude du passé révèle que de nombreux rôles ont disparu au fil du temps, laissant place à de nouvelles opportunités. Les emplois de rêve d’antan, comme travailler dans des magasins de disques remplis de vinyles et de CD, ont largement disparu. De même, des fonctions telles que celles d’opérateur de cartes perforées dans les années 50 ou d’opérateur téléphonique dans les années 30, autrefois essentielles, ont été rendues obsolètes par les progrès technologiques. Pourtant, ces changements ont ouvert la voie à de nouvelles carrières. Les emplois les plus demandés aujourd’hui, tels que les community managers, n’existaient pas il y a quelques décennies, ce qui témoigne de la nature dynamique du marché de l’emploi. Cette évolution démontre un schéma récurrent : à mesure que les anciens emplois disparaissent, de nouveaux rôles, différents et souvent plus passionnants, apparaissent, reflétant les besoins et les capacités en constante évolution de notre société.

Historiquement, chaque révolution technologique a entraîné des changements économiques importants, alimentant des croissances économiques sans précédent, et créant des industries et des rôles professionnels entièrement nouveaux presque du jour au lendemain. Aujourd’hui, nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution avec l’IA. Cette technologie transforme l’économie, modifie le marché du travail et suscite de profondes questions sociales et éthiques. Ces transformations suscitent souvent, dans un premier temps, des craintes et des résistances, mais elles débouchent en fin de compte sur un élargissement des possibilités économiques et une amélioration de la qualité de vie. Embrasser ces changements plutôt que d’y résister permet d’en exploiter tout le potentiel.

L’essor de l’économie des services

L’impact de l’IA sur le travail est déjà évident. Les données de diverses plateformes révèlent une augmentation constante du travail en freelance. Malgré les fluctuations des offres d’emploi traditionnelles, le travail en freelance est de plus en plus répandu. En 10 ans, il y a eu une augmentation de 92 % de freelances en France (Eurostat, Statista), surtout depuis la crise sanitaire de 2019. Cette tendance est le reflet d’une évolution plus large vers une économie du travail à la tâche, dans laquelle l’IA joue un rôle crucial en facilitant l’efficacité et l’innovation. Les freelances, dotés d’outils d’IA, peuvent désormais offrir des services spécialisés qui étaient autrefois réservés aux grandes entreprises, démocratisant ainsi l’accès à des ressources de haute qualité et égalisant les chances des petites entreprises et des entrepreneurs individuels.

Les vagues d’innovation sont de plus en plus spectaculaires et se produisent à intervalles plus courts. Des innovations dont l’adoption prenait autrefois des décennies sont désormais intégrées en l’espace de quelques années, voire de quelques mois. L’IA en est un excellent exemple, car elle est rapidement adoptée dans divers secteurs. Cette accélération exige de s’adapter rapidement et de garder une longueur d’avance pour tirer parti de ces avancées de manière efficace. La vitesse à laquelle l’IA est adoptée peut être attribuée à sa polyvalence et à son potentiel de révolutionner d’innombrables secteurs, de la santé à la finance en passant par les arts créatifs. Cette intégration rapide met en évidence la nécessité d’un apprentissage continu et d’une agilité dans le développement professionnel.

Répondre aux questions sociales et éthiques

Considérez les trois phases des révolutions technologiques : l’introduction d’une technologie perturbatrice, l’impact économique et les questions sociales et éthiques qui en découlent. Au cours de la révolution industrielle, les machines ont remplacé une grande partie de la main-d’œuvre, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la perte d’emplois et aux disparités économiques. L’ère des “dot-com” dans les années 90 et 2000 a mis au premier plan les questions relatives à la protection de la vie privée. Aujourd’hui, l’IA suscite des débats sur l’autonomie et l’utilisation éthique de la technologie, y compris les défis posés par les “deep fakes”. Cela souligne l’importance d’aborder non seulement les implications économiques des nouvelles technologies, mais aussi les impacts sociétaux, en veillant à ce que les progrès profitent à tous et atténuent les préjudices potentiels.

Depuis le lancement d’outils d’ IA tels que ChatGPT, on observe une augmentation exponentielle des recherches liées à l’IA. Les entreprises explorent le potentiel de l’IA dans diverses applications, de la création de premières ébauches au développement de projets complets. Cette tendance souligne le rôle de l’IA dans la modification des procédés et l’amélioration de la productivité. La capacité de l’IA à traiter et à analyser rapidement de grandes quantités de données permet aux entreprises de prendre des décisions plus éclairées, de rationaliser leurs opérations et d’innover plus rapidement que jamais.

Pour prospérer aujourd’hui, entreprises et individus sont bien inspirées d’ adopter un état d’esprit proactif et adaptable. L’IA offre un accès démocratisé aux connaissances, mais il faut dépasser les résultats moyens en y ajoutant créativité et originalité, afin de garantir compétitivité et innovation. L’adaptabilité est clé, surtout en marketing : se remettre en question, rester curieux et adopter les nouvelles technologies permet de saisir les opportunités de l’IA et de réagir aux changements rapides. Les entreprises cultivant cette adaptabilité prospéreront face aux bouleversements technologiques.

“Lorsqu’un travailleur indépendant trouve en l’IA une solide source de productivité , cela reflète bien la situation actuelle : l’IA n’est pas une menace, mais un outil qui, utilisé de manière créative et efficace, peut considérablement améliorer la vie professionnelle” note Franck Thomas, responsable France de Fiverr. Cette dernière peut offrir des avantages concurrentiels, en permettant aux individus de fournir un travail de meilleure qualité et de manière plus efficace. Ceci, à son tour, peut conduire à une plus grande satisfaction des clients, à un développement de l’activité et à une croissance globale de la carrière.

En conclusion, la société a entamé la révolution de l’IA. Cette technologie offre un potentiel incroyable pour transformer le travail, en rendant les gens plus productifs et plus innovants. Pour les freelances, adopter l’IA n’est pas une fin en soi mais un moyen d’élever son niveau de jeu. L’avenir présente de vastes possibilités, et la clé du succès consiste à considérer l’IA comme un partenaire de progrès, travaillant aux côtés de l’ingéniosité humaine pour réaliser des avancées jusque-là inédites.

tribune matti yahav

Neurosciences : des chercheurs créent un rat virtuel pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau

14 juin 2024 à 11:00

Les humains et les animaux contrôlent leurs mouvements de manière très précise. Pour mieux comprendre comment ils y parviennent, des neuroscientifiques de l’Université de Harvard et des chercheurs de DeepMind, le laboratoire d’IA de Google, ont créé un rat virtuel qu’ils ont entraîné à imiter les mouvements de “vrais” rats en utilisant l’apprentissage par renforcement profond (deep RL).

Dirigée par le professeur Bence Ölveczky du Département de biologie organique et évolutive de Harvard, l’équipe de recherche a développé un modèle numérique biomécaniquement réaliste d’un rat. En utilisant des données à haute résolution enregistrées à partir de vrais rats, ils ont entraîné un réseau neuronal artificiel pour contrôler le corps virtuel dans un simulateur physique appelé MuJoco, (Multi-Joint Dynamics with Contact) qui intègre des forces telles que la gravité et d’autres interactions physiques.

Prédictions précises de l’activité neuronale

Bence Ölveczky, expert dans l’entraînement des “vrais” rats à des comportements complexes pour étudier leurs circuits neuronaux, commente :

“Les chercheurs ont découvert que les activations dans le réseau de contrôle virtuel prédisaient avec précision l’activité neuronale mesurée à partir du cerveau de vrais rats produisant les mêmes comportements”.

Ajoutant :

“L’exploit représente une nouvelle approche pour étudier comment le cerveau contrôle le mouvement, en tirant parti des progrès de l’apprentissage par renforcement profond et de l’IA, ainsi que du suivi des mouvements 3D chez les animaux se comportant librement”.

Une collaboration fructueuse avec DeepMind

La collaboration avec DeepMind a été déterminante dans le succès de cette recherche, ce que reconnaît volontiers Bence Ölveczky :

“DeepMind avait développé un pipeline pour entraîner les agents biomécaniques à se déplacer dans des environnements complexes. Nous n’avions tout simplement pas les ressources nécessaires pour effectuer des simulations comme celles-ci, pour entraîner ces réseaux”.

Pour Matthew Botvinick, co-auteur et directeur principal de la recherche chez Google DeepMind, travailler avec les chercheurs de Harvard a également été “une opportunité vraiment excitante”.

Il déclare :

“Nous avons beaucoup appris du défi de la construction d’agents incarnés : des systèmes d’IA qui doivent non seulement penser intelligemment, mais aussi traduire cette pensée en action physique dans un environnement complexe. Il semblait plausible que l’adoption de cette même approche dans un contexte de neurosciences puisse être utile pour fournir des informations sur le comportement et le fonctionnement du cerveau”.

Des modèles de dynamique inverse

L’étudiant diplômé Diego Aldarondo a travaillé avec les chercheurs de DeepMind pour entraîner le réseau neuronal à implémenter des modèles de dynamique inverse, une hypothèse selon laquelle notre cerveau calcule la trajectoire nécessaire pour accomplir une tâche motrice. Lorsque l’on veut prendre quelque chose, par exemple une tasse de café, le cerveau calcule la trajectoire que le bras doit suivre qu’il traduit en commandes motrices.

De même, sur la base de données provenant de rats réels, le réseau a été alimenté par une trajectoire de référence du mouvement souhaité et a appris à produire les forces pour le générer. Cela a permis au rat virtuel d’imiter un large éventail de comportements, même ceux sur lesquels il n’avait pas été explicitement formé.

Applications futures

Ces simulations ouvrent la voie à une nouvelle ère de neurosciences virtuelles, où les animaux simulés par l’IA peuvent servir de modèles pratiques et transparents pour étudier les circuits neuronaux et les maladies neurologiques. Alors que le laboratoire d’Ölveczky s’intéresse aux questions fondamentales sur le fonctionnement du cerveau, la plateforme pourrait être utilisée, par exemple, pour concevoir de meilleurs systèmes de contrôle robotique.

La prochaine étape consistera à donner au rat virtuel l’autonomie nécessaire pour résoudre des tâches complexes, similaires à celles rencontrées par de vrais rats, ce qui permettra d’enrichir la compréhension des algorithmes d’apprentissage et de la dynamique du cerveau.

Bence Ölveczky conclut :

“D’après nos expériences, nous avons beaucoup d’idées sur la façon dont ces tâches sont résolues et comment les algorithmes d’apprentissage qui sous-tendent l’acquisition de comportements qualifiés sont mis en œuvre. Nous voulons commencer à utiliser les rats virtuels pour tester ces idées et aider à faire progresser notre compréhension de la façon dont les cerveaux réels génèrent un comportement complexe”.

Références de l’article :

Université de Harvard : “Les chercheurs créent un rongeur virtuel réaliste” ScienceDaily, 11 juin 2024. www.sciencedaily.com/releases/2024/06/240611130418.htm

“Un rongeur virtuel prédit la structure de l’activité neuronale à travers les comportements”Nature, 2024 ; DOI : 10.1038/s41586-024-07633-4

Auteurs :

Diego Aldarondo, Josh Merel, Jesse D. Marshall, Leonard Hasenclever, Ugne Klibaite, Amanda Gellis, Yuval Tassa, Greg Wayne, Matthew Botvinick, Bence P. Ölveczky.

Neurosciences des chercheurs créent un rat virtuel pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau

LinkedIn déploie de nouvelles fonctionnalités d’IA générative pour ses abonnés premium

14 juin 2024 à 09:30

LinkedIn, le réseau social professionnel qui compte désormais plus d’un milliard d’utilisateurs, va faire profiter à ses abonnés premium de nouvelles fonctionnalités basées sur l’IA générative. Tomer Cohen, son directeur produit, a notamment annoncé une nouvelle recherche d’emploi conversationnelle, une assistance pour rédiger une lettre de motivation ou refaire un CV, des améliorations pour les entreprises et des cours personnalisés.

LinkedIn, filiale de Microsoft depuis décembre 2016, avait annoncé en octobre dernier de nouvelles fonctionnalités d’IA générative basées sur GPT-4 pour ses abonnés premium. Parmi celles-ci, un résumé personnalisé des publications, une optimisation des profils ou une aide à la rédaction. Après avoir été testées par certains d’entre eux, LinkedIn les étend à tous ces abonnés, avec des améliorations basées sur les retours des utilisateurs.

Recherche d’emploi conversationnelle : il est désormais possible de trouver des opportunités d’emploi facilement et rapidement à partir d’une invite textuelle, par exemple, “Trouvez-moi un poste de marketing à distance à Détroit qui paie au moins 110 000 $”.

Pour se démarquer auprès des recruteurs, ils pourront ensuite revoir leur CV grâce à des suggestions personnalisées adaptées aux offres d’emploi spécifiques. L’IA générera leur lettre de motivation qu’ils pourront modifier à leur gré.

Nouvelles améliorations pour les entreprises

En plus des innovations pour les utilisateurs individuels, LinkedIn déploie également des améliorations significatives pour les entreprises :

  • Recruiter 2024 : Cette nouvelle version permet aux recruteurs de trouver des candidats de qualité plus rapidement, avec des taux d’acceptation des InMails 40 % plus élevés et des réponses plus rapides.
  • Capacités d’IA pour les marketeurs : La fonctionnalité Accelerate aide les annonceurs à optimiser leurs campagnes avec des coûts réduits et des résultats améliorés.
  • Pages d’entreprise Premium pour les petites entreprises : Ces nouvelles pages permettent aux petites entreprises d’augmenter leur notoriété, de se démarquer de la concurrence et de générer des conversions efficaces grâce à des messages guidés par l’IA et des appels à l’action personnalisés.

Apprentissage personnalisé et coaching alimenté par l’IA

LinkedIn ajoute environ 60 nouveaux cours chaque semaine à ses plus des 22 000 cours sur sa plateforme d’apprentissage LinkedIn Learning. Parmi ceux-ci plus de 800 cours sur l’IA. Pour accélérer et à rendre plus efficace le développement des compétences, il introduit deux nouvelles fonctionnalités :

  • Les conseils d’experts AI : Les abonnés peuvent obtenir des conseils personnalisés de leaders et coachs reconnus dans divers domaines. Ces conseils sont générés par l’IA et basés sur l’expertise des instructeurs, offrant des insights adaptés aux besoins de chaque apprenant. Les instructeurs du pilote initial sont Alicia Reece, Anil Gupta, Dr Gemma Leigh Roberts et Lisa Gates.
  • Coaching Personnalisé AI : Pendant la visualisation des cours sur LinkedIn Learning, les abonnés Premium peuvent demander des résumés de contenu, des clarifications sur des sujets spécifiques, ou des exemples pertinents en temps réel, améliorant ainsi l’apprentissage et l’application des concepts.

LinkedIn déploie de nouvelles fonctionnalités d'IA générative pour ses abonnés premium

OpenAI s’associe à Oracle et Microsoft pour renforcer ses capacités de calcul

13 juin 2024 à 14:00

Oracle, Microsoft et OpenAI ont annoncé avant-hier un partenariat stratégique visant à intégrer Oracle Cloud Infrastructure (OCI) à la plateforme Microsoft Azure AI. Cette collaboration vise à offrir des capacités supplémentaires à OpenAI qui jusqu’à présent s’appuyait uniquement sur Microsoft Azure pour ses besoins de calcul.

Le supercalculateur sur lequel ChatGPT a été entraîné, construit pour OpenAI par Microsoft et hébergé sur Azure, dispose de plus de 10 000 GPU. Pour maintenir ses opérations et continuer à innover dans le domaine de l’IA générative, la start-up a aujourd’hui besoin de GPUs supplémentaires. Cela fait d’ailleurs un certain temps que, face à la pénurie et au coût des puces nécessaires pour alimenter ses projets, elle envisagerait de fabriquer ses propres puces d’IA.

Sam Altman souligne :

“Nous sommes ravis de travailler avec Microsoft et Oracle. OCI étendra la plateforme Azure et permettra à OpenAI de continuer à évoluer“.

Retour sur la collaboration Microsoft-Oracle

La collaboration entre Microsoft et Oracle a débuté officiellement en juin 2019 avec l’annonce d’une interconnexion directe entre Microsoft Azure et Oracle Cloud Infrastructure. Cet accord initial visait à faciliter l’interopérabilité entre les deux plateformes, offrant aux entreprises la possibilité de migrer et de gérer des workloads critiques entre Azure et OCI.

En novembre dernier, les deux entreprises ont annoncé un accord pluriannuel permettant à Microsoft d’utiliser l’infrastructure d’IA d’OCI, en combinaison avec l’infrastructure d’IA de Microsoft Azure, pour inférer des modèles d’IA optimisés, notamment pour alimenter les recherches conversationnelles de Microsoft Bing.

Les modèles d’inférence utilisés par Microsoft Bing et ChatGPT nécessitent en effet des milliers d’instances de calcul et de stockage ainsi que des dizaines de milliers de GPU, fonctionnant en parallèle comme un superordinateur unique sur un réseau multi-terabit.

OCI : Une infrastructure à la pointe de la technologie pour l’IA

Les fonctionnalités d’IA sur mesure d’OCI permettent aux startups et aux grandes entreprises de créer et d’entraîner des modèles plus rapidement et de manière plus fiable dans le cloud distribué d’Oracle. Pour l’entraînement des modèles de langage de grande taille (LLM), OCI Supercluster peut évoluer jusqu’à 64 000 GPU NVIDIA Blackwell ou GB200 Grace Blackwell Superchips, connectés par un réseau de cluster RDMA à très faible latence et un choix de stockage HPC. De plus, les machines virtuelles OCI Compute et les instances NVIDIA GPU bare metal d’OCI peuvent exécuter une vaste gamme d’applications d’IA, incluant la vision par ordinateur, le traitement du langage naturel et les systèmes de recommandations.

Cette infrastructure offre aux entreprises les outils nécessaires pour innover et rester compétitives dans un paysage technologique en constante évolution. Elle permet une intégration fluide et efficace des capacités d’IA, optimisant ainsi les performances et la rentabilité. Des entreprises comme Adept, Modal, MosaicML, NVIDIA, Reka, Suno, Together AI, Twelve Labs, xAI, la start-up d’Elon Musk, l’utilisent pour l’entraînement et l’inférence de leurs modèles d’IA de nouvelle génération.

Larry Ellison, président et directeur technique d’Oracle, déclare au sujet de ce partenariat avec OpenAI :

“La course à la création du plus grand modèle de langage au monde est lancée, et elle alimente une demande illimitée pour l’infrastructure d’IA Gen2 d’Oracle. Des leaders comme OpenAI choisissent OCI parce qu’il s’agit de l’infrastructure d’IA la plus rapide et la plus rentable au monde”.

Sam Altman a tenu à préciser sur Linkedin :

“Nous voulons clarifier une certaine confusion par inadvertance. Notre relation stratégique avec Microsoft en matière de cloud est inchangée. Le partenariat avec OCI permet à OpenAI d’utiliser la plateforme Azure AI sur l’infrastructure OCI pour l’inférence et d’autres besoins. Tout le pré-entraînement de nos modèles de pointe continue de se produire sur des supercalculateurs construits en partenariat avec Microsoft”.

OpenAI s'associe à Oracle et Microsoft pour renforcer ses capacités de calcul

Pure Storage et LandingAI : un partenariat stratégique pour faire progresser les modèles de vision en entreprise

13 juin 2024 à 11:00

Pure Storage, fournisseur de technologies et l’un des leaders des services de stockage de données, a annoncé récemment un investissement dans la start-up Landing AI, spécialisée dans les solutions de vision par ordinateur.

Fondée en 2009 par John “Coz” Colgrove et John Hayes, Pure Storage est réputée pour ses solutions de stockage de données flash qui optimisent les performances, la simplicité et l’efficacité du stockage pour les entreprises. Ses produits phares incluent FlashArray, une solution de stockage all-flash pour les environnements de centres de données, FlashBlade, un système de stockage en mode fichier et objet conçu pour les charges de travail analytiques, l’IA et le big data et Pure1, une plateforme de gestion et d’analyse basée sur le cloud qui fournit des informations sur les performances et la gestion proactive des environnements de stockage Pure Storage.

Grâce à son programme Evergreen Storage, l’entreprise permet à ses clients de mettre à jour leur infrastructure de stockage sans interruption, évitant ainsi des migrations de données complexes et coûteuses.

Créée en 2017 par Andrew Ng, ancien Directeur scientifique spécialisé IA chez Baidu, fondateur de deeplearning.ai, cofondateur de Coursera et de Google Brain, Landing AI se spécialise dans les solutions d’IA visuelle, en particulier dans la création de LVM (Large Vision Models) spécifiques à un domaine. Ces LVM permettent aux entreprises de résoudre plus efficacement les problèmes de vision par ordinateur en utilisant des modèles entraînés sur leurs données d’images propriétaires. Ce qui représente une avancée significative par rapport aux approches traditionnelles qui nécessitent souvent l’étiquetage intensif de vastes bibliothèques d’images.

Les LVM de Landing AI sont conçus pour être déployés à la périphérie, sur site ou dans le cloud, offrant ainsi une flexibilité maximale aux entreprises dans divers secteurs.

Andrew Ng souligne :

“La révolution du modèle de grande vision des entreprises suit la révolution du modèle de langage large, mais avec une différence essentielle : alors que le texte Internet dont les LLM ont appris est suffisamment similaire à la plupart des textes d’entreprise pour que le modèle s’applique, de nombreuses entreprises de la fabrication, des sciences de la vie, des données géospatiales, de l’agriculture, de la vente au détail et d’autres secteurs ont des images propriétaires qui ne ressemblent en rien aux images Instagram typiques trouvées en ligne”.

Le partenariat Pure Storage – Landing AI

Les deux entreprises californiennes ont décidé de combiner leurs expertises pour répondre aux besoins croissants des entreprises en matière de données visuelles. Les solutions multimodales LVM de LandingAI joueront un rôle clé dans cette collaboration, offrant aux entreprises desservies par Pure Storage des outils puissants pour traiter et analyser des données visuelles complexes.

Andrew Ng déclare :

“Les entreprises auront besoin de solutions pour appliquer l’IA générative à leurs données, qui consisteront de plus en plus non seulement en texte, mais aussi en images et vidéos plus riches. Nous sommes ravis de nous associer à Pure Storage pour répondre à ce besoin des clients”.

Rob Lee, directeur technique de Pure Storage, ajoute :

“Nous sommes ravis d’investir dans Landing AI, une société dont l’affinité produit et les synergies avec les clients s’alignent étroitement sur celles de Pure. Nous pensons que notre partenariat stratégique avec l’équipe de Landing AI, y compris ses dirigeants pionniers Andrew Ng et Dan Maloney, conduira à des avancées significatives en matière d’IA/ML pour nos clients.”

Pure Storage et Landing AI un partenariat stratégique pour faire progresser les modèles de vision en entreprise

La FAO mise sur l’IA pour la transformation des systèmes agroalimentaires mondiaux

13 juin 2024 à 09:30

L’IA et la révolution numérique en cours sont en train de transformer profondément les systèmes agroalimentaires mondiaux. Lors de la récente réunion des fédérations d’entreprises du G7, le Business 7, à Rome, le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), M. Qu Dongyu, a souligné l’urgence de faire en sorte que ces transformations profitent à tous et contribuent à relever les défis mondiaux.

Les conflits, les crises climatiques et les chocs économiques actuels ont déclenché de graves situations d’urgence alimentaire, surtout pour les populations qui dépendent de l’agriculture sous une forme ou une autre pour vivre.

Lors de son allocution d’ouverture de la 175e session du Conseil de la FAO, qui se déroule du 10 au 14 juin, le Directeur général a ainsi averti que le risque de famine était réel au Soudan, où la moitié des habitants font face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aigüe, tout en insistant sur le fait que “nous disposons aujourd’hui d’une courte fenêtre de tir pour l’éviter”.

M. Qu a en outre déclaré qu’à Gaza, la famine avait dépassé le stade de la menace pour devenir une funeste réalité dans un contexte de crise humanitaire sans précédent, où l’effondrement des systèmes agroalimentaires et des approvisionnements en eau s’ajoutait aux blocus empêchant la fourniture d’aides.

La guerre en Ukraine a causé de graves dommages au secteur agricole du pays, avec des répercussions sur la main‑d’œuvre, les infrastructures et la capacité d’exportation nationales, mais aussi sur la sécurité alimentaire mondiale.

À Haïti, plus de quatre millions d’êtres humains sont confrontés à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë, et la FAO redouble d’efforts pour soutenir l’agriculture du pays afin que la principale saison de récolte ne soit pas compromise.

M. Qu a exhorté les membres de l’Organisation à maintenir la dynamique autour des objectifs fondamentaux de celle-ci, en particulier la transformation des systèmes agroalimentaires mondiaux, et à “veiller à ne pas laisser l’histoire se répéter au travers de famines et de destructions de moyens d’existence”.

Une transformation économique et sociale majeure

Pour M. Qu, “L’IA ne génère pas seulement un tournant dans le monde technologique, mais opère une transformation économique et sociale majeure de manière générale”.

Lors du Business 7, il a souligné le potentiel de l’IA pour apporter des bénéfices à un large éventail de populations et améliorer l’efficacité et la durabilité des systèmes agroalimentaires, ajoutant “L’agriculture numérique peut révolutionner la façon dont nous produisons, distribuons et consommons la nourriture”.

Il a ainsi mis en avant ses avantages potentiels pour les agriculteurs et les acteurs des systèmes agroalimentaires, comme l’amélioration des données sur les prix, la minimisation des pertes et gaspillages de nourriture, le renforcement de la sécurité sanitaire des aliments, et l’encouragement à recourir à de meilleures semences, engrais et pratiques durables.

Importance des données

M. Qu a insisté sur le rôle central des données dans le domaine de l’IA et des technologies numériques. Il a souligné que des données de qualité sont essentielles pour entraîner les outils innovants et accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires. La FAO possède une base de données impressionnante (FAOSTAT) et un laboratoire d’innovation pour tester de nouvelles sources et méthodes. Cependant, ces initiatives nécessitent des investissements importants et une collaboration efficace. La FAO est prête à s’associer au Business 7 et au secteur privé pour avancer dans ce domaine.

Défis énergétiques et climat

Un autre domaine crucial de collaboration est le secteur énergétique. M. Qu a estimé que la décarbonation à l’horizon 2050 est “simplement impossible” sans s’attaquer à la consommation énergétique des systèmes agroalimentaires. Il a encouragé le secteur privé à accroître ses ambitions en matière d’action climatique et à être plus responsable vis-à-vis de leurs chaînes d’approvisionnement et des populations locales des pays dans lesquels ils trouvent, achètent et vendent leurs produits.

La FAO mise sur l'IA pour la transformation des systèmes agroalimentaires mondiaux

“Occitanie is IA” : le programme de Digital 113 pour booster l’adoption de l’IA au sein des entreprises occitanes

12 juin 2024 à 14:00

L’initiative “Occitanie is AI”, portée par le cluster Digital 113, vise à favoriser l’adoption de l’IA au cœur du tissu économique régional via la création d’un collectif et d’un parcours dédié. Deux évènements ont été organisés les 22 et 23 mai dernier à Toulouse et Montpellier pour le lancement de ce programme qui vise à faire de la Région un leader de l’IA.

L’Occitanie jouit d’un écosystème dynamique et diversifié, où se côtoient des entreprises innovantes, des laboratoires de recherche de renommée internationale, ainsi que des institutions académiques de premier plan.

Issu de la fusion des clusters régionaux FrenchSouth digital et DigitalPlace, Digital 113 s’est donné pour mission de propulser l’écosystème numérique régional au rang mondial. Il fédère, anime et accompagne les acteurs de la filière en région Occitanie Pyrénées – Méditerranée, regroupant près de 300 entreprises et plus de 17 000 emplois répartis sur 13 départements.

Sous la présidence d’Emmanuel Mouton, CEO de Synox, il promeut l’innovation, l’éthique et encourage le partage de connaissances et de ressources entre les membres. Il fait ainsi bénéficier à ses adhérents d’une plus grande proximité avec les laboratoires de recherche, les grands groupes, les pôles de compétitivité, les structures de formation et les universités, ainsi que les institutionnels, les médias, les investisseurs.

Retour sur le lancement d’Occitanie is AI

Le lancement d’Occitanie is AI a rassemblé des acteurs clés du secteur de l’IA pour discuter des enjeux et des opportunités offerts par les différentes IA.

Amélie Leclercq, Directrice Générale de Digital 113, explique :

“Nous voulions proposer une meilleure compréhension des différentes formes d’IA, y compris les IA génératives, et expliquer l’essor actuel de ces technologies.”

Un des moments forts a été la keynote intitulée “L’IA et l’IA générative, pourquoi un tel essor ?”, présentée par Luc Truntzler et Luc Marta de Andrade, Président du Think Tank NXU, qui ont exploré les raisons de la croissance rapide de l’IA générative et ses impacts potentiels sur divers secteurs d’activité. Luc Truntzler a également réalisé une démonstration en direct des techniques avancées de prompting, illustrant les applications concrètes de l’IA.

Des exemples concrets d’applications

L’événement a mis en lumière plusieurs cas d’usages pertinents pour les petites et moyennes entreprises, démontrant comment l’IA peut être intégrée pour améliorer la productivité et favoriser l’innovation.

Les partenaires et sponsors du programme

L’initiative “Occitanie is AI” compte parmi ses partenaires Digital 113, Numeum, le MEDEF, ANITI, Ekitia, La Mêlée, AD’OCC, les métropoles de Toulouse et Montpellier et la Région Occitanie. Elle bénéficie du soutien de différents sponsors : Alsatis Services, Datasulting, Kaliop, KPC Group, MDP, Microsoft, RTS, U-need et Youngdata.

Un programme en huit étapes

Amélie Leclercq, Directrice Générale de Digital 113, a souligné lors du lancement du programme la volonté de rendre l’IA accessible à toutes les entreprises, notamment les TPE et PME régionales, grâce à un parcours en huit étapes. En leur offrant les ressources et le soutien nécessaires à chaque phase, il guidera les entreprises depuis la phase d’acculturation jusqu’à la labellisation en IA.

Tout au long de l’année 2024, différents évènements, ateliers, formations, masterclasses, webinaires seront proposés. Pour retrouver l’agenda du programme, cliquer ici.

Occitanie is IA le programme de Digital 113 pour booster l'adoption de l'IA au sein des entreprises occitanes

Mistral AI confirme une levée de fonds de 600 millions d’euros

12 juin 2024 à 11:00

Il y a un mois, le Wall Street Journal révélait que Mistral AI préparait une levée de fonds qui devait tripler sa valorisation, la portant à environ 6 milliards de dollars. Ce mardi 11 juin, la jeune licorne a confirmé un tour de table record de 600 millions d’euros, ce qui la valorise à 5,8 milliards de dollars.

Si cette série B était attendue, elle souligne néanmoins la confiance des investisseurs dans la capacité de ses trois cofondateurs, Arthur Mensch, Timothée Lacroix et Guillaume Lample, à créer un sérieux concurrent aux entreprises américaines leaders du secteur de l’IA générative comme Open AI, Anthropic ou Google, ambition qu’ils ne cachent pas.

Le tour de table, mené par General Catalyst, a impliqué de nombreux investisseurs, parmi lesquels l’éditeur américain de logiciels Salesforce, Nvidia, IBM, Cisco, Lightspeed, Andreessen Horowitz, Bpifrance et BNP Paribas.

La levée de fonds d’amorçage de Mistral AI, réalisée alors que la start-up n’avait qu’un mois, a atteint un montant record de 105 millions d’euros pour la France. En décembre dernier, une levée de série A de 385 millions d’euros, la valorisait à près de 2 milliards d’euros, la faisant passer au rang de licorne. Le tour de table avait été dirigé par le fonds de capital-risque Andreessen Horowitz, avec la participation des fonds LightSpeed Venture Partners et General Catalyst, Salesforce, via son fonds dédié à l’IA générative, la banque BNP Paribas, le transporteur CMA CGM et Databricks.

Arthur Mensch commente sur Linkedin :

“Nous annonçons un financement de série B de 600 millions d’euros pour notre premier anniversaire. Nous sommes reconnaissants à nos investisseurs, nouveaux et existants, de leur confiance et de leur soutien continus pour notre expansion mondiale. Cela accélérera notre feuille de route alors que nous continuons à mettre l’IA de pointe entre les mains de tous”.

Ce nouveau financement va lui permettre d’investir dans de nouveaux GPU pour ses modèles de pointe, de recruter de nouveaux talents pour son équipe qui compte aujourd’hui 60 collaborateurs et poursuivre son expansion à l’international. Mistral AI vise surtout le marché américain où elle a récemment installé une antenne en Californie, à San Francisco, pour laquelle elle publie plus d’une vingtaine d’emplois sur son site.

La start-up qui a passé des accords de distribution avec Microsoft, AWS et Databricks pour ses modèles commerciaux, continue en parallèle à contribuer à l’open source et se veut avant tout une société indépendante.

Mistral AI confirme une levée de fonds de 600 millions d'euros

OVHcloud accélère la démocratisation de l’IA avec les nouveaux GPUs NVIDIA Tensor Core et des modèles IA de pointe

12 juin 2024 à 09:30

OVHcloud, leader européen du cloud, renforce son engagement pour la démocratisation de l’IA avec des innovations significatives, annoncées à Station F, lors de l’évènement Adopt AI. Le groupe propose désormais une gamme étendue de GPU NVIDIA Tensor Core ainsi que des modèles d’IA de pointe, dont Mixtral 8x22B et Llama3, pour répondre aux besoins croissants des entreprises en matière d’IA.

Le groupe continue de promouvoir un Cloud ouvert, transparent et de confiance, en réponse à un marché IA en plein essor. Son ambition est de fournir aux entreprises les outils et les capacités optimales tout en répondant aux préoccupations liées à la sécurité, la confidentialité des données et les coûts.

Élargissement de l’offre GPU et services associés

OVHcloud propose désormais une gamme complète de GPUs NVIDIA Tensor Core, notamment les H100, L4 et L40S, disponibles sur son Public Cloud. Ces GPUs, conçus pour les besoins actuels et futurs des ingénieurs en IA, permettent de gérer efficacement des charges de travail complexes, de l’entraînement de modèles à l’inférence des derniers LLMs.

Que ce soit pour provisionner et gérer des instances GPU ou pour les exploiter via les services OVHcloud Managed Kubernetes, les ingénieurs en machine learning et en opérations (MLOps) peuvent bénéficier d’un vaste portefeuille de solutions PaaS proposées par OVHcloud. Ils peuvent ainsi utiliser des bases de données managées telles que Vector DB, pgvector et Qdrant, optimisées pour les charges de travail IA et permettant de stocker et manipuler efficacement de grandes quantités de données vectorielles, cruciales pour l’entraînement et l’inférence de modèles.

En fournissant des services managés pour Kafka, une plateforme de streaming de données en temps réel, OVHcloud permet aux modèles d’IA de bénéficier de données actualisées pour une performance optimale, tandis que l’Object Storage High-Performance offre un stockage flexible et rapide, essentiel pour gérer les vastes ensembles de données nécessaires à l’entraînement et à l’inférence efficace des modèles d’IA.

Serveurs Bare Metal dédiés avec GPU NVIDIA L40S

Pour les entreprises nécessitant une puissance de calcul élevée, OVHcloud introduit de nouveaux serveurs dédiés Bare Metal équipés de GPUs NVIDIA L40S. Ces serveurs, disponibles dans la gamme High Grade avec des processeurs AMD EPYC 9354, sont idéaux pour des applications intensives en IA telles que le deep learning et le calcul haute performance. Ils offrent une flexibilité de configuration permettant d’intégrer jusqu’à quatre GPUs NVIDIA L40S de 48 Go chacun, répondant ainsi aux besoins des charges de travail les plus exigeantes.

Yaniv Fdida, Chief Product and Technology Officer, OVHcloud, commente :

“Nous sommes incroyablement enthousiastes de démocratiser plus avant l’IA pour nos clients Public Cloud et Bare Metal en offrant un vaste choix de GPU NVIDIA sélectionnés avec soin pour un positionnement tarifaire idéal apte à satisfaire les différents scénarii IA allant de l’entraînement de modèles à l’inférence”.

Solutions IA intégrées et simplifiées

OVHcloud met un point d’honneur à rendre l’IA accessible et simple d’utilisation pour les entreprises, de la phase d’idéation à la production. Les services AI Notebooks, AI Training et AI Deploy sont conçus pour permettre aux data scientists et ingénieurs en machine learning de travailler sans se soucier des complexités liées à l’infrastructure. Ces solutions serverless sont facturées à la minute et offrent une grande facilité d’utilisation.

Nouveaux modèles open-source disponibles via AI Endpoints

La solution serverless AI Endpoints d’OVHcloud permet aux utilisateurs d’accéder à une variété de modèles d’IA via des endpoints API, facilitant ainsi l’intégration de l’IA dans diverses applications. Parmi les nouveaux modèles disponibles figurent Mixtral 8x22B et Llama 3, répondant à la demande croissante pour des modèles open-source performants et flexibles.

Disponibilité et tarification

Les GPUs NVIDIA H100, L4 et L40S sont disponibles immédiatement dans l’univers Public Cloud d’OVHcloud. Les nouveaux serveurs dédiés Bare Metal HGR-AI-2 avec GPUs NVIDIA L40S proposés à partir de 2969,99 euros par mois sont disponibles en France et au Canada. Les modèles d’IA tels que Mixtral 8x22B et Llama 3 sont quant à eux accessibles via OVHcloud AI Endpoints.

OVHcloud accélère la démocratisation de l’IA avec les nouveaux GPUs NVIDIA Tensor Core et des modèles IA de pointe

BrainTale, partenaire du projet PR[AI]RIE-PSAI, lauréat de l’AMI « IA Cluster »

11 juin 2024 à 15:00

BrainTale, medtech française spécialisée dans l’étude de la substance blanche du cerveau, annonce son soutien au projet PR[AI]RIE – Paris School of AI, lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt IA-Cluster. Porté par l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL) en partenariat avec l’Université Paris Cité, le CNRS, l’Inria et l’Institut Pasteur, ce projet a reçu une dotation de 75 millions d’euros de ce programme visant à renforcer la recherche et l’enseignement en IA en France.

Lancé en juin 2023, l’AMI “IA-Cluster”, une initiative du Secrétariat Général pour l’Investissement (SGPI) déployée dans le cadre de France 2030, a pour objectif de faire émerger en France des leaders académiques européens et mondiaux dans le champ de l’IA et de ses applications, capables d’innover et d’avoir un impact significatif sur l’économie. Il vise également à consolider les pôles d’excellence de recherche et de formation en IA existants, tels que les quatre instituts 3IA, initiés en 2019.

Le projet PaRis Artificial Intelligence Research InsitutE – Paris School of AI, qui a reçu la plus haute dotation de cet AMI, réunit les mêmes acteurs que l’institut 3IA PRAIRIE. Ce dernier a pour objectif de catalyser les échanges entre les mondes académique et industriel, de former les nouvelles générations de chercheurs en IA et de jouer un rôle d’animation de la communauté.

PR[AI]RIE – Paris School of AI : un pôle d’excellence en IA

PR[AI]RIE-PSAI élargira le positionnement de l’Institut en fédérant les initiatives interdisciplinaires de recherche et de formation de ses partenaires.

Il proposera un cursus complet allant de la licence au doctorat en IA, dès septembre 2025, et vise à multiplier le nombre annuel de thèses en IA. Avec des programmes d’entrepreneuriat, l’objectif est de favoriser l’émergence de 50 nouvelles entreprises deep tech d’ici 2030. Le consortium constitué par l’Université Paris Cité, le CNRS, l’Inria et l’Institut Pasteur, PSL, renforce la position internationale de ce projet dont l’impact s’étendra à tous les domaines d’activité de l’Université, notamment en recherche, formation et innovation.

BrainTale, mesurer la substance blanche du cerveau

En s’associant à PR[AI]RIE – Paris School of AI, BrainTale lui permet de répondre à l’un des objectifs de l’AMI “AI-Cluster” : diffuser l’IA dans l’économie réelle, et ce, grâce à ses dispositifs médicaux déjà disponibles et utilisés.

Depuis sa création par Julie Rachline et Vincent Perlbarg en 2018, BrainTale, spin-off de l’Assistance-Publique Hôpitaux de Paris, développe des outils de mesure de la substance blanche du cerveau, non invasifs et cliniquement validés, destinés aux patients souffrant de maladies cérébrales, notamment la sclérose en plaques, l’adrénoleucodystrophie (ALD) ou la sclérose latérale amyotrophique, les maladies neurodégénératives comme  la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson, ainsi que les traumatismes crâniens.

La substance blanche, qui constitue 60 à 80 % du cerveau humain, joue un rôle crucial dans son bon fonctionnement et son vieillissement, qu’il soit normal ou pathologique. En intégrant l’IA dans ses produits de santé, BrainTale vise à améliorer les diagnostics et les traitements de ces maladies neurologiques, à accélérer le développement de nouvelles thérapies et permettre une prise en charge personnalisée des patients.

Vincent Perlbarg, cofondateur et directeur scientifique de BrainTale, conclut :

“Les défis scientifiques, techniques et éthiques du développement de l’IA dans le domaine de la santé en général et en neurologie en particulier, sont à la hauteur des enjeux soulevés par le vieillissement de la population mondiale et la dramatique augmentation de l’incidence des maladies cérébrales dégénératives. BrainTale, en s’associant à PR[AI]RIE renforce sa capacité à efficacement intégrer les techniques les plus performantes en IA dans des solutions de diagnostic et de suivi des maladies neurologiques”.

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Suresnes s’engage pour une IA responsable et au service de ses habitants

11 juin 2024 à 12:30

Comme de nombreuses municipalités ou collectivités territoriales, la Ville de Suresnes a commencé à déployer des solutions d’IA pour mieux accompagner les usagers dans leurs démarches, tout en veillant à ce que cette technologie soit utilisée de manière éthique, transparente et dans le respect des droits des citoyens, ce qui nécessite une acculturation à l’IA de ses agents. Elle a ainsi lancé le programme “Initiative IA responsable” pour familiariser ses équipes avec les principes et enjeux de l’IA et co-construire avec eux et l’ensemble de ses administrés une Charte d’utilisation.

Le 21 mai dernier, Suresnes a organisé le colloque “Ma Ville et l’IA”, qui a réuni autour de tables rondes différents acteurs de l’IA et des collectivités comme Christian Estrosi, maire de la smart city Nice, qui lui ont apporté un éclairage expert.

Lors de l’annonce de l’évènement, Guillaume Boudy, son maire, également Vice-président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, déclarait :

” Le colloque « Ma Ville et l’IA » s’adresse à tous ceux qui s’intéressent à l’intelligence artificielle et à ses applications dans la vie quotidienne des habitants. Ce sera l’occasion de rencontrer des experts et des praticiens qui expliqueront les possibilités de l’IA, sans masquer les inquiétudes qu’elle peut susciter chez des habitants qui craignent d’être fichés, repérés ou de voir leurs données divulguées.

Il y a donc un vrai sujet autour de l’IA responsable sur laquelle nous souhaitons nous engager pour comprendre les usages d’aujourd’hui, ceux qui pourront être développés pour un meilleur service aux habitants à un moindre coût, et les garanties qui pourront être fournies à nos concitoyens “.

En lançant ce programme “Initiative IA responsable” la ville de Suresnes veut répondre à la fois à la rapidité du déploiement de cette technologie et à la complexité de ses enjeux.

Thomas Klein, Conseiller municipal délégué aux Systèmes d’information et à l’Intelligence artificielle responsable, souligne :

“Il a fallu 16 ans pour atteindre les 100 millions d’utilisateurs de téléphonie mobile. Pour Internet, c’était 7 ans, Facebook 4, et ChatGPT c’était 3 mois  La révolution est déjà en marche. Si nous, collectivités locales, ne nous saisissons pas de ces sujets, d’autres acteurs vont le faire pour nous”. 

Initiative IA responsable

Ce programme comporte deux grands volets : le déploiement de solutions concrètes d’IA au bénéfice des habitants mais également des agents, et l’acculturation de ces derniers.

Des solutions concrètes pour améliorer les services municipaux

Certaines solutions ont déjà été déployées par la municipalité ou sont en passe de l’être :

  • Automatisation des tâches administratives : Suresnes a mis en place des solutions d’IA génératives pour automatiser les comptes rendus de réunions. Ces outils, développés en collaboration avec Microsoft, permettent de gagner un temps précieux au quotidien, libérant ainsi les agents municipaux pour des tâches à plus forte valeur ajoutée, notamment auprès des Suresnois qui en ont le plus besoin ;
  • Chatbot SIA : une assistance numérique pour les habitants : un chatbot est actuellement testé sur le site municipal pour guider les habitants dans leurs démarches administratives. En plus de la version textuelle, une déclinaison vocale est en test pour répondre aux appels en dehors des heures ouvrables et réduire les temps d’attente pendant les heures de travail, améliorant ainsi l’accessibilité des services municipaux ;
  • Comptes rendus des conseils municipaux : en partenariat avec Google, Suresnes travaille à rendre les comptes rendus des Conseils municipaux plus interactifs. Grâce à l’IA, ces documents seront indexés pour faciliter les recherches et permettre aux citoyens de poser des questions concrètes sur le contenu des débats et des délibérations. Les informations pourront être enrichies avec des éléments de contexte et d’actualité ;
  • Un centre de contact optimisé : Pour répondre à la variété des questions posées par les habitants, Suresnes collabore avec Genesys et NXO afin de développer des solutions permettant d’analyser en temps réel les demandes et de fournir des réponses interactives aux agents du centre de contact. Cette innovation vise à améliorer l’efficacité et la rapidité des réponses apportées aux citoyens.

Acculturation des agents municipaux

Suresnes va progressivement former ses équipes aux principes et enjeux de l’IA. Des ateliers de recherche et des études de cas concrets seront organisés pour initier les agents à cette technologie. L’objectif est de les familiariser avec l’IA et de les sensibiliser à l’importance de l’éthique dans son utilisation.

D’ailleurs, pour assurer que l’utilisation de l’IA soit alignée avec des principes éthiques stricts, dans le respect des droits des citoyens, la ville va établir une Charte de l’IA avec ses agents et ses habitants.

Sensibilisation des jeunes

La Ville de Suresnes a également l’intention de mettre en place des interventions spécifiques pour sensibiliser les jeunes à l’IA. Son objectif est de développer leur esprit critique tout en les préparant aux compétences essentielles pour leur avenir.

Guillaume Boudy conclut :

“Les collectivités commencent tout juste à implanter cette technologique et agents comme élus peinent encore souvent à en saisir les contours. À Suresnes nous voulons construire avec pragmatisme une IA responsable. Le but est évidemment d’exploiter toutes les opportunités qu’elle offre pour rendre l’action publique plus efficace plus transparente et accessible.

Mais il est essentiel de répondre aux inquiétudes et de fournir les garanties indispensables sur la fiabilité des réponses, la sécurité des données, le respect de la vie privée ainsi que la garantie qu’en toutes circonstances on pourra toujours avoir un contact humain et ne pas s’enfermer dans les impasses de guichets numériques virtuels”.

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La GenAI est sexy, mais en vaut-elle vraiment la peine ?

11 juin 2024 à 11:30

L’intelligence artificielle générative (GenAI) suscite un engouement considérable, marquant potentiellement le début d’une ère nouvelle en technologie. Tandis que la France et l’Europe peinent à tenir le rythme face aux géants américains et chinois dans le domaine de l’IA, la GenAI émerge comme un catalyseur possible de transformation profonde, notamment en France et en Europe. Mais derrière cet enthousiasme, quelle réalité se dessine ?

De nombreuses initiatives, à la fois publiques et privées, menées par des innovateurs tels que Mistral.ai, Probabl.ai, ou The H Company œuvrent à rattraper un retard scientifique significatif. Cependant, ces investissements vers la GenAI sont aujourd’hui principalement dirigés vers la recherche. Les géants du CAC 40, quant à eux, semblent également déployer de gros efforts en R&D dans la création et la spécialisation de modèles fondationnels français (ou non).

L’écueil majeur rencontré en IA ces dix dernières années réside dans notre incapacité à transférer l’IA des laboratoires vers le terrain. La question se pose alors : la GenAI ne va-t-elle pas renvoyer tous les efforts des dernières décennies dans les laboratoires ?

L’IA générative est certes impressionnante et ouvre de nombreuses possibilités d’utilisation pour les entreprises. Cependant, elle distrait souvent les acteurs économiques des plans stratégiques Data & IA établis depuis des années en France. Les modèles de langage de grande taille (LLM) adoptent une approche « one-size-fits-all » qui peut rendre les organisations moins attentives à leur stratégie globale de données, les détournant ainsi de cas d’usage métier spécifiques, bien que moins séduisants.

Il est crucial de ne pas laisser la GenAI détourner les entreprises des opportunités immédiates et tangibles offertes par des technologies plus matures comme le deep learning, qui, en particulier en dehors des LLM, est prêt pour un déploiement massif. Des domaines comme la vision par ordinateur (computer vision) ont atteint une maturité qui permet une industrialisation à grande échelle. Si tous les investissements se concentrent exclusivement sur la GenAI, nous risquons de négliger ces technologies prêtes à l’emploi. Cela pourrait nous priver des moyens nécessaires pour industrialiser et déployer des applications pratiques de deep learning, telles que la reconnaissance d’images et l’analyse vidéo, qui peuvent transformer divers secteurs industriels et impacter positivement l’environnement.

Dans ce contexte, les récents engagements du président Emmanuel Macron, qui a annoncé des investissements supplémentaires de l’État dans l’IA, sont une occasion de renforcer nos efforts dans l’industrialisation et le déploiement de ces technologies. Si ces investissements visent à propulser la France et l’Europe en leaders de la recherche en IA, essayons également de devenir leader dans son industrialisation !
La GenAI, avec ses promesses de révolution industrielle et d’innovation sans précédent, mérite une attention critique et nuancée. Pour les entreprises françaises et européennes, l’enjeu est de taille : il ne s’agit pas seulement d’adopter cette technologie parce qu’elle est à la mode, mais de l’industrialiser de manière stratégique.
L’intégration judicieuse de la GenAI doit renforcer les opérations existantes, catalyser la croissance et améliorer la compétitivité sur le long terme. Plutôt que de suivre aveuglément la vague, les entreprises sont appelées à naviguer avec discernement, alignant innovation et stratégie opérationnelle pour transformer véritablement l’essai en un succès durable.

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Suivi médical à distance : Quantiq annonce une levée de fonds de 2,6 millions d’euros

11 juin 2024 à 11:00

Quantiq, une DeepTech française, vient d’annoncer la finalisation d’une première levée de fonds de 2,6 millions d’euros. Ce financement, réalisé auprès d’un pool de business angels et de la BPI, lui permettra de finaliser la certification médicale de sa technologie en Europe et aux USA, de mener de nouvelles études cliniques et de poursuivre ses ambitions dans le domaine de la santé connectée.

Une technologie de rupture pour le suivi médical

Fondée en 2020 par Alain Habra et Fabien Niel, Quantiq développe une technologie innovante capable de transformer n’importe quelle caméra, webcam ou smartphone en un dispositif médical. Cette solution permet de mesurer en seulement 30 secondes les paramètres vitaux à distance, comme la pression sanguine et la fréquence respiratoire, mais également des indicateurs physiologiques clés tels que la cohérence cardiaque, la variabilité du rythme cardiaque ou le stress.

Le principe repose sur la mesure du taux d’absorption de la lumière par le sang circulant sous la peau du visage du patient. En combinant expertises médicales, physique, traitement d’images avancé et IA, Quantiq est en mesure de fournir des diagnostics précis et rapides.

Répondre à la pénurie de dispositifs médicaux

Le suivi des patients est crucial, surtout pour les 2 milliards de personnes souffrant de maladies chroniques. Actuellement, la production de dispositifs médicaux est insuffisante : seulement 100 millions d’unités sont produites chaque année, alors que pour répondre aux besoins, un milliard seraient nécessaires. Quantiq entend pallier cette insuffisance grâce à sa technologie accessible et facile à intégrer via une API.

Validation clinique et perspectives de certification

Quantiq a déjà mené des études cliniques sur près de 500 patients dans plusieurs hôpitaux français, le CHU de Bordeaux, le CHR de Metz-Thionville et l’Hôpital Saint-Joseph de Paris, démontrant une fiabilité et une précision comparables aux standards hospitaliers actuels, et supérieures à celles des autres solutions de RPPG (Remote Photoplethysmography). D’autres études sont en cours, notamment avec le Médipôle Lyon Villeurbanne, pour continuer de valider et affiner la technologie.

De nombreux acteurs clés de la santé européens (hôpitaux, plateformes de télésurveillance, de la médecine à domicile) se disent prêts à adopter sa solution dès qu’elle aura obtenu la certification médicale CE Class IIA .

Les 2,6 millions d’euros levés permettront non seulement à Quantiq de finaliser le processus de certification médicale en Europe et aux USA mais également de poursuivre les études cliniques pour valider de nouvelles constantes, comme la détection des fibrillations atriales, responsables de 30 % des AVC dans le monde, et la mesure du taux d’hémoglobine alors que 1,6 milliard de personnes souffrent d’anémie.

.Alain Habra, PDG de Quantiq, conclut :

“Cette levée de fonds marque une étape clé dans notre développement et notre mission de réduire les inégalités d’accès aux diagnostics et aux soins. Nous disposons à présent de toutes les clés de succès pour devenir le hub de la santé sur smartphone du secteur médical et nous nous en réjouissons”.

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MACMIA, projet porté par l’IMT, lauréat de l’AMI “Compétences et métiers d’avenir”

10 juin 2024 à 14:00

L’Institut Mines-Télécom (IMT) annonce le lancement du projet MACMIA (Massification des Compétences et Métiers de l’Intelligence Artificielle), lauréat de l’AMI “Compétences et métiers d’avenir” (CMA). MACMIA a pour objectif de diversifier, d’étendre et de rendre accessible à un plus large public la formation en IA et Science des Données des écoles d’ingénieurs et de management de l’Institut Mines-Télécom, de l’ESIGELEC, de l’UTT (Université de Technologie de Troyes) et de plusieurs CMQE (campus des métiers et des qualifications d’excellence).

Lancé en décembre 2021 pour une durée de cinq ans, l’AMI CMA vise à identifier les projets de formation en phase avec les 10 priorités stratégiques nationales du plan France 2030 : IA et technologies numériques, hydrogène vert, énergies renouvelables, batteries, décarbonation de l’industrie, alimentation et agriculture, santé, espace, culture.

L’objectif est d’accélérer la mise en œuvre de formations pour répondre aux besoins de compétences des entreprises pour ces secteurs et d’informer les actifs quel que soit leur statut (apprenti, lycéen, étudiant, salarié, demandeur d’emploi, indépendant, libéral ou entrepreneur) sur ces formations initiales ou continues.

Le projet MACMIA

MACMIA, qui s’inscrit pleinement dans les objectifs de l’AMI CMA, a reçu un financement de 5,9 millions d’euros. Couvrant huit régions, il est soutenu pour son déploiement territorial par des pôles de compétitivité comme Cap Digital, CIMES, et Cité de l’IA / MEDEF, ainsi que des grandes entreprises telles que Festo, Valeo, Assystem, Cisco, Capgemini, et Carrefour. Des PME innovantes comme ESII et CILcare font également partie des partenaires économiques.

Il se distingue par une approche innovante et transdisciplinaire, mettant en place une filière de formation complète pour les techniciens, ingénieurs, et managers avec une double compétence en IA et Industrie du futur. Il couvre ainsi plusieurs domaines de formation en double compétence : IA embarquée et mobilité intelligente, IA et santé, IA et distribution. Le projet place également l’humain au cœur de la transformation numérique et de l’automatisation en formant des ingénieurs cogniticiens.

Sensibilisation aux métiers d’avenir

Afin de rendre les métiers de l’IA et des Sciences des données attractifs, MACMIA déploie des actions de sensibilisation dès le secondaire. Des programmes axés sur la diversité, l’inclusion ou mixité, tels que le programme « Ambassadrices » de l’Institut Mines-Télécom et « Les Filles de l’IA » des CMQ, seront mis en place en coopération avec des associations. MACMIA introduit également des modalités pédagogiques innovantes, comme des jeux sérieux pour l’orientation des jeunes, l’intégration des modèles de langage IA dans les cours, et une pédagogie active via des projets en partenariat avec des entreprises.

Formations supérieures

Le projet MACMIA vise à former des experts métiers, des chefs de projet, des spécialistes de l’IA (machine learning, vision par ordinateur, IA générative, grands modèles de langage – LLM) pour répondre aux besoins émergents des secteurs technologiques et industriels, avec une focalisation sur la double compétence pour les ingénieurs et managers.

Il propose un continuum de formations, allant de Bac+3 jusqu’à Bac+8 : licence, master, et doctorat spécialisés en IA et Science des données.

Formation continue

Une offre de formation professionnelle continue est aussi proposée pour permettre aux professionnels en activité d’acquérir ou de renforcer leurs compétences en IA. Cela inclut des programmes de courte et longue durée, des certifications et des diplômes adaptés aux besoins des entreprises. La formation continue sera également disponible en ligne via un LMS intégré, offrant flexibilité et accessibilité aux apprenants tout au long de leur carrière, sur le portail web qui sera prochainement lancé dans le cadre de ce projet. Un moteur de recommandation IA aidera à personnaliser les parcours de formation.

MACMIA, projet porté par l'IMT, lauréat de l'AMI “Compétences et métiers d’avenir”

Ingénierie : l’impact de l’IA et de l’automatisation

10 juin 2024 à 11:30

Les technologies d’IA, de ML et d’automatisation sont en train de remodeler en profondeur les industries. Une récente enquête de Deloitte indique que 93 % des entreprises manufacturières estiment que l’IA sera une technologie clé pour stimuler la croissance et l’innovation.

L’industrie manufacturière a tout à gagner car elle s’appuie sur différents systèmes d’ingénierie qui génèrent de grandes quantités de données, lors de la curation des données, de la conception, ou encore lors de la création de modèles d’IA dans la fabrication des produits. Ces systèmes peuvent être liés à la gestion du cycle de vie des produits (PLM), la planification des ressources de l’entreprise (ERP), ou encore le pilotage de la production (MES). En outre, il existe une grande diversité de données dans l’écosystème des fournisseurs, des équipementiers, des régulateurs et d’autres parties prenantes.

D’autre part, les fusions et acquisitions courantes dans cette industrie, entraînent la nécessité d’intégrer constamment de nouveaux concepts, de nouvelles données et une nouvelle culture au sein des entreprises.

L’IA et le Machine Learning (ML) au service des résultats de l’entreprise

Au cours des dernières années, l’IA et l’automatisation ont eu un impact significatif sur l’industrie manufacturière en offrant la possibilité d’examiner les données historiques, de les nettoyer et de les rationaliser. L’IA peut supprimer les informations en double et réduire le nombre de biais afin d’assurer la normalisation de la base de données.

Les systèmes traditionnels d’ingénierie ont permis jusqu’à aujourd’hui de traiter, conserver et réutiliser les connaissances existantes. Ces systèmes transitent vers l’IA de nouvelle génération. Ils offrent une plus grande précision et une meilleure traçabilité, qui sont des atouts importants pour la recherche et le développement de la plupart des chaînes de valeur des produits. Les grands modèles de langage permettent désormais d’apporter l’échelle nécessaire au traitement et à l’extraction des connaissances à chaque fois que cela est nécessaire.

Les algorithmes d’IA peuvent piloter des analyses prédictives de la demande et de l’offre en utilisant des modèles ML simples, des modèles de réseaux neuronaux ou des réseaux neuronaux profonds.

Intégration et centralisation des données

Les outils alimentés par l’IA peuvent collecter et intégrer des données provenant de divers systèmes d’enregistrement, tels que les logiciels de CAO/FAO, les appareils IoT, les systèmes ERP, et plus encore, et compléter les entreprises grâce à leurs capacités d’IA. Par exemple, un réseau neuronal artificiel a été utilisé pour une entreprise aérospatiale mondiale afin d’aider à équilibrer les moteurs d’avion.

Nettoyage et préparation des données

L’automatisation peut contribuer au nettoyage et à la préparation des données pour l’analyse, en réduisant les efforts manuels et le temps requis pour le nettoyage des données. Par exemple, une classification et un résumé de documents juridiques ont été fournis à une entreprise d’informatique et d’électronique grand public.

Maintenance prédictive

Les modèles de maintenance prédictive pilotés par l’IA analysent les données provenant de capteurs et d’appareils IoT pour prédire quand un équipement ou une machine est susceptible de tomber en panne. Par exemple, une société minière mondiale utilise des camions lourds de type mammouth pour transporter le minerai. Un travail a été mené avec leurs équipes pour développer les modèles de diagnostic et de pronostic pour les camions afin d’identifier et de prédire les défaillances. L’ensemble du processus a été développé dans le cadre d’un projet de retour sur investissement.

Recommandations contextuelles et optimisation des performances

L’ingénierie des connaissances peut être utilisée pour développer des systèmes de recommandation qui fournissent aux utilisateurs des contenus, des produits ou des services pertinents en fonction de leurs préférences et de leur comportement. Cela peut grandement améliorer l’expérience de l’utilisateur en rendant les interactions plus efficaces et plus satisfaisantes.

Le contrôle et l’optimisation des performances des produits par le biais de tests utilisateurs permettent d’identifier et de résoudre les problèmes qui ont une incidence sur l’expérience des utilisateurs, ce qui débouche sur des conceptions plus accessibles.
Les ingénieurs logiciels peuvent développer des solutions logicielles personnalisées et des outils d’automatisation qui rationalisent divers processus de fabrication. Cela permet de réduire le travail manuel, de minimiser les erreurs et de garantir une qualité constante des produits, ce qui améliore l’expérience des opérateurs et des utilisateurs finaux.

Maximiser le potentiel de l’IA

Il n’est pas facile pour les fabricants d’intégrer les capacités de l’IA dans leurs systèmes et infrastructures existants. Il existe une résistance culturelle, un manque de talent et l’incapacité d’absorber les nouveaux algorithmes d’IA dans les systèmes existants. Ainsi, il est essentiel de préparer l’organisation à surmonter les obstacles, à conduire le changement et à favoriser une culture de l’innovation pour que l’adoption de l’IA soit couronnée de succès. Les chefs d’entreprise doivent ainsi identifier les freins technologiques qui entravent l’adoption de l’IA, telles que l’infrastructure obsolète, le manque de talents qualifiés ou les problèmes de cybersécurité, la croissance future de l’entreprise, et y remédier par le biais d’investissements et de formations.

Les leaders du secteur doivent ainsi devenir les fers de lance de l’innovation et du changement. Il se doivent de créer des espaces et des processus qui encouragent les employés à réfléchir, à expérimenter et à proposer des idées novatrices. Aussi, ils doivent mettre en place les formations nécessaires pour leurs employés et tirer ainsi pleinement parti des nouvelles technologies pour prendre les devants sur le secteur.

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Modèles Text-to-Video : Kling, le modèle chinois de Kuaishou, entre en lice

Par : Thomas Calvi
10 juin 2024 à 11:00

En février dernier, OpenAI dévoilait Sora, un modèle Text-to-Video capable de générer des vidéos très réalistes allant jusqu’à une minute, surpassant ainsi les modèles existants qui produisaient des vidéos de quelques secondes. Le mois dernier, lors de la conférence Google I/O 2024, Google a présenté VEO, étendant les capacités de génération vidéos de Sora à plus d’une minute. Aujourd’hui, ces deux modèles ont un sérieux concurrent : Kling, développé par l’entreprise chinoise Kuaishou Technology, qui génère des vidéos allant jusqu’à 2 minutes.

Kuaishou est surtout connu pour sa plateforme de partage de vidéos courtes, qui permet aux utilisateurs de créer, partager et visionner des vidéos de courte durée. Lancée en 2011, Kuaishou est devenue le second réseau social le plus populaire en Chine derrière TikTok et a également gagné en popularité à l’international, opérant sous le nom de Kwai dans certains marchés. L’application propose une grande variété de contenus, allant des vidéos de divertissement et des défis viraux aux tutoriels et aux vlogs personnels.

En parallèle, l’entreprise a mis en place une stratégie d’IA l’an passé, notamment dans le domaine de l’IA générative : son équipe dédiée a présenté en août 2023 sa famille de LLM KwaiYii et plus récemment son modèle texte-image Kolors.

Le dernier né de Kuaishou, Kling, actuellement en phase d’essai, permet de convertir du texte en clips vidéo d’une durée maximale de 2 minutes avec une résolution de 1080p et une fréquence de 30 images par seconde grâce, selon la société, “à une infrastructure d’entraînement efficace, une optimisation extrême de l’inférence et une infrastructure évolutive”.

Kling, tout comme Sora, est un modèle de diffusion utilisant une architecture de transformer et possédant une compréhension approfondie de la sémantique texte-vidéo. Une stratégie d’entraînement à résolution variable lui permet de prendre en charge divers formats d’image. D’après Kuaishou, il peut simuler avec précision les propriétés du monde physique grâce à une architecture auto-développée en interne et à de puissantes capacités de modélisation inspirées de la loi de mise à l’échelle physique du monde réel.

Le modèle adopte un mécanisme d’attention conjointe spatio-temporelle 3D, ce qui lui permet de mieux modéliser des mouvements spatio-temporels complexes. La technologie de reconstruction 3D du visage et du corps humain développée en interne (3D VAE) améliore l’expression des visages et du corps, et ce, à partir d’une seule image.

Kuaishou publie une série de vidéos de démonstration sur son site :

un petit garçon fait du vélo dans le jardin et vit les saisons

certaines ont été partagées également sur X :

2. Traveling by train, viewing all sorts of landscapes through the windowpic.twitter.com/WqF9rlJxbh

— Angry Tom (@AngryTomtweets) June 6, 2024

Des modèles tels que Kling ont le potentiel de transformer l’industrie du cinéma, preuve en est la projection samedi prochain des “Sora Shorts”, une série de courts métrages créés avec l’aide de Sora, par cinq cinéastes ayant eu un accès anticipé au modèle d’OpenAI, dans le cadre du Tribeca Film Festival, un festival de cinéma indépendant américain.

Modèles Text-to-Video Kling, le modèle chinois de Kuaishou, entre en lice

Micron Technology présente GDDR7, sa puce de mémoire graphique pour les GPU nouvelle génération

10 juin 2024 à 09:30

Micron Technology, l’un des leaders mondiaux en fabrication de solutions de mémoire et de stockage, a annoncé jeudi dernier le lancement de l’échantillonnage de sa puce de mémoire graphique de nouvelle génération, la GDDR7, prenant en charge les GPU. Grâce à une densité de bits améliorée et une bande passante système de plus de 1,5o/s, elle élargit de manière significative les possibilités de charges de travail dans les domaines de l’IA, des jeux et du calcul haute performance (HPC).

S’appuyant sur la technologie DRAM 1β (1-bêta) et une architecture innovante, la GDDR7 de Micron offre une vitesse de mémoire impressionnante de 32 Gbit/s, tout en optimisant la consommation d’énergie. Comparée à la GDDR6, elle améliore la bande passante système de jusqu’à 60% et introduit quatre canaux indépendants pour une gestion optimale des charges de travail. Ces avancées se traduisent par des temps de réponse plus rapides, un gameplay plus fluide et des temps de traitement réduits, améliorant ainsi l’expérience utilisateur.

En termes d’efficacité énergétique, la GDDR7 surpasse la GDDR6 de plus de 50% et réduit la consommation d’énergie en mode veille jusqu’à 70%, grâce à un nouveau mode veille. De plus, les fonctionnalités avancées de fiabilité, disponibilité et maintenabilité (RAS) de la GDDR7 assurent une meilleure intégrité des données et une plus grande fiabilité des appareils sans compromettre les performances. Ces caractéristiques font de la GDDR7 une solution idéale pour les applications d’IA, de jeux et de HPC.

L’intégration de la GDDR7 dans l’offre de Micron enrichit son portefeuille de produits de pointe pour les applications d’inférence IA avancée, couvrant les composants CPU, NPU et GPU, avec des options de mémoire DDR, LPDDR et GDDR. Pour les applications de jeu, la mémoire GDDR7 de Micron permet d’améliorer le gameplay grâce à l’IA, offrant des paysages, des joueurs et des scénarios adaptables grâce à la mise à l’échelle des performances et à l’optimisation de la mémoire tampon de trame.

Les premiers résultats montrent que la GDDR7 de Micron peut augmenter le débit des tâches d’IA générative jusqu’à 33% et réduire le temps de réponse de jusqu’à 20%. Pour les jeux, les cartes graphiques équipées de GDDR7 offriront une amélioration de plus de 30% des images par seconde (FPS ou IPS) pour le ray tracing et la rastérisation, par rapport à la GDDR6 et la GDDR6X dans les résolutions 1080p, 1440p et 4K.

La transition vers la GDDR7 est soutenue par l’introduction de la signalisation PAM3, qui améliore le rapport signal/bruit (SNR), basée sur le succès de la technologie PAM4 de la GDDR6X, garantissant des performances accrues pour les futures générations de produits.

Plusieurs de ses partenaires utilisent déjà cette nouvelle puce. Parmi eux, AMD pour améliorer les performances de ses cartes graphiques et Cadence pour tester et valider ses sous-systèmes IP de mémoire, notamment l’IP GDDR7 PHY fonctionnant à des vitesses allant jusqu’à 36 Gb/s.

Praveen Vaidyanathan, vice-président et directeur général du Compute Products Group chez Micron, souligne :

“Micron est une fois de plus à la pointe de l’innovation en matière de mémoire en développant des solutions à la plus haute bande passante, construites avec un processus et une technologie d’interface avancée pour maintenir notre leadership en matière de performances graphiques. Les capacités exceptionnelles de la mémoire GDDR7 de Micron permettent d’atteindre de nouveaux niveaux de réalisme et de performance pour les applications les plus exigeantes”.

La puce Micron GDDR7 sera disponible au cours du second semestre 2024.

Micron Technology présente GDDR7, sa puce de mémoire graphique pour les GPU nouvelle génération

La Cité de l’IA : bilan et perspectives d’une initiative stratégique en Hauts-de-France

7 juin 2024 à 14:00

Lancée en 2019 à l’initiative du Medef Lille Métropole, avec le soutien de l’Etat et de la Région Hauts-de-France, la Cité de l’IA a été créée pour développer les synergies et les coopérations entre entreprises, chercheurs, et institutions sur le sujet stratégique de l’IA dans la région. Acteur clé dans l’accompagnement des entreprises des Hauts-de-France dans leur appropriation de l’IA, elle dresse aujourd’hui le bilan de ses activités et présente sa stratégie pour les trois prochaines années.

La création de la Cité de l’IA près de Lille s’inscrit dans une démarche plus large visant à faire de la région Hauts-de-France un pôle de référence en matière d’IA, en stimulant la recherche, l’innovation, et la formation dans ce domaine en pleine expansion. La Cité de l’IA se distingue par son positionnement précoce sur le sujet mais également unique en France : un accompagnement de proximité, où les grandes entreprises du territoire partagent leur expérience avec les plus petites.

Le bilan 2020-2024

Fondée sur la mise en réseau des expertises et le partage d’expériences, la méthode Cité de l’IA fait ses preuves : 84% des membres déclarent avoir accéléré l’intégration de l’IA au cœur de leur entreprise grâce à la Cité de l’IA.

Au total, plus de 2 000 entreprises de tous secteurs ont été accompagnées dans leur transformation IA depuis 2020 au travers d’événements, ateliers, formations et rencontres organisés par la Cité de l’IA. Deux voyages apprenants (learning expedition) ont été organisés pour 100 entrepreneurs de la région : le premier leur avait fait découvrir le modèle israélien, le second, le mois dernier, l’écosystème basé sur l’innovation et l’entrepreneuriat de l’Estonie, pays le plus numérisé d’Europe, axé sur la cybersécurité.

Elle produit également le podcast “Les carnets de l’IA” qui est classé dans le top 3 des podcasts “actualités tech” les plus écoutés en France. La Cité de l’IA mène d’autre part un travail de fond sur le référencement d’experts IA en région et la labellisation de solutions IA fiables et de qualité. Elle s’investit par ailleurs dans des appels à projets en IA : elle est ainsi partenaire de Bpifrance pour le déploiement en Hauts-de-France du programme IA booster 2030, qui vise à aider les PME et ETI françaises à intégrer l’IA pour améliorer leur compétitivité et moderniser leur production.

Stratégie 2027 : Quatre Axes Prioritaires

Axe 1 : S’affirmer comme la porte d’entrée de l’IA en région

Pour faciliter l’intégration de l’IA dans les entreprises, la Cité de l’IA prévoit de :

  • Analyser les besoins des dirigeants et proposer un accompagnement sur-mesure grâce au recrutement d’un customer success service ;
  • Déployer quatre nouveaux clubs métiers/techno dès la rentrée 2024 ;
  • Labelliser des formations, ateliers, séminaires et journées d’étude.

Axe 2 : Former et développer les compétences

Répondre à la demande croissante de compétences en IA est une priorité pour la Cité de l’IA qui a :

  • Co-construit des formations professionnalisantes avec les meilleures écoles et organismes de formation ;
  • Recensé plus de 40 formations certifiantes ;
  • Développé un diplôme avec l’Ecole du numérique (FGES) et une certification chef de projet IA inscrite au RNCP (3 promotions).

La Cité de l’IA désire aller encore plus loin, ce qui lui sera possible en tant que partenaire du projet MACMIA porté par l’Institut Mines-Télécom (IMT), lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt “Compétences et métiers d’avenir” de France 2030. Ce projet vise à organiser une filière de formation de techniciens, d’ingénieurs et managers, ayant une double compétence dans les domaines de l’IA et de l’Industrie du Futur, avec une offre de formations allant de Bac+3 à Bac+8. Il couvre huit régions en France, s’appuyant sur des réseaux académiques et économiques pour un impact territorial significatif.

Axe 3 : Influencer en étant le porte-voix des entreprises dans la stratégie gouvernementale

Contribuant à la dynamique France 2030, La Cité de l’IA est citée en exemple par la Commission IA dans son rapport d’avril 2024. Gilles Babinet, co-président du Conseil national du numérique, expert de l’IA pour cette Commission, désigne la Cité de l’IA en modèle inspirant pour d’autres territoires : “il faudrait beaucoup de Cité de l’IA en France !“.

Axe 4 : Mesurer le progrès collectif

Pour assurer une transformation efficace et pérenne, la Cité de l’IA lancera :

  • Le baromètre annuel de l’IA dans les Hauts-de-France, visant à monitorer l’intégration de l’IA par les acteurs économiques, scientifiques et académiques.

Objectifs 2027

La Cité de l’IA ambitionne d’embarquer 2 000 nouvelles PME et groupes, portant à 4 000 le nombre total d’entreprises accompagnées d’ici 2027. Cette stratégie vise à accélérer et massifier l’usage de l’IA dans tous les secteurs clés de l’économie régionale.

Manuel Davy, Président de la Cité de l’IA et CEO de Vekia, commente :

“La Cité de l’IA est un modèle pionnier en France, reconnu par la Commission nationale IA dans son rapport. Nous avons prouvé que l’IA est une opportunité incroyable pour nos entreprises et notre région, nos actions ont permis d’initier une véritable mise en mouvement avec beaucoup de résultats concrets. Après avoir contribué à acculturer les dirigeants à cette révolution majeure, nous ouvrons un nouveau chapitre : accélérer et massifier l’usage de l’IA dans les entreprises, faire émerger des experts référents IA et développer les compétences associées sur tous les territoires des Hauts-de-France. En France, les offres d’emplois nécessitant des compétences en IA ont été multipliées par 7 entre 2018 et 2023. Plus rapidement que chez nos voisins”.

La Cité de l'IA bilan et perspectives d'une initiative stratégique en Hauts-de-France
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