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À partir d’avant-hierActuIA

La géolocalisation dans un monde dominé par les données

7 juin 2024 à 11:30

En 2023, le marché mondial de la géolocalisation a atteint une valeur de 18,52 milliards de dollars et pourrait enregistrer une croissance annuelle de 15,6 % sur la période 2023-2030, selon Grand View Research. La croissance du marché en France peut être expliquée par plusieurs facteurs, les services de géolocalisation devenant rapidement un aspect essentiel de la vie quotidienne de nombreuses personnes, avec une dépendance accrue aux logiciels de navigation, aux applications de covoiturage ou aux mises à jour des transports en temps réel.

L’intelligence de localisation joue un rôle décisif en connectant les éléments de données existants au contexte géospatial environnant. Dans un monde de plus en plus data driven, les données spatiales offrent une valeur ajoutée incontestable. Tous les points de données entretiennent des liens avec le monde physique, que ce soit à travers les domiciles ou les adresses professionnelles des clients. Elles peuvent révéler des informations sur leurs revenus probables, leur situation familiale et leur mode de vie. Les entreprises, qu’elles soient clientes ou concurrentes, opèrent sur divers marchés et dans différents domaines de services. De même, les modèles météorologiques et de circulation, en s’étendant dans le temps et l’espace, fournissent des informations précieuses aux décideurs qui ont à leur disposition les données et les outils appropriés.

Les cas d’utilisation des données géospatiales sont pratiquement illimités. Les institutions financières y recourent pour détecter les anomalies et identifier les potentiels cas de fraude, par exemple. En combinant des données météorologiques en temps réel avec des informations sur les assurés, ils sont en mesure d’avertir leurs clients de l’imminence d’un ouragan, d’une tempête ou d’un événement similaire. Enfin, les opérateurs de télécommunications s’appuient pour leur part sur la géolocalisation pour une meilleure compréhension des besoins des clients et pour s’assurer de l’optimisation de la planification du réseau. Trois principales tendances émergent ainsi en matière d’intelligence de localisation observées pour 2024.

Les informations de localisation, gage de meilleurs résultats en matière d’IA

L’intelligence artificielle révolutionne le fonctionnement des entreprises dans tous les secteurs d’activité. Il est nécessaire de garantir que les données utilisées pour l’apprentissage des modèles d’IA soient intègres, avec une précision, une cohérence et un contexte des plus exigeants, afin d’optimiser les performances.

Sans contexte des nuances et des dépendances d’un scénario réel donné, l’IA peut finir par baser ses recommandations sur une partie infime de la situation globale. Cela peut conduire à des résultats incomplets, inexacts ou non pertinents du point de vue du contexte, avec des conséquences potentiellement dangereuses par la suite.

Pour mieux comprendre les comportements d’achat des clients et autres acteurs du marché, les entreprises doivent ainsi utiliser des données de localisation pour enrichir leurs modèles. Cette pratique relie l’emplacement des consommateurs à diverses données, améliorant ainsi l’efficacité du modèle. Il est donc nécessaire d’intégrer des jeux de données tiers et des informations spatiales pour augmenter la valeur, la précision et l’utilité des données pour les applications d’IA.

Le geo addressing au service du succès de la livraison du dernier kilomètre

Pour répondre aux attentes croissantes des consommateurs en matière de livraison rapide et fiable, les entreprises doivent intégrer des données de localisation dans leurs processus logistiques afin d’optimiser la livraison du dernier kilomètre. C’est la dernière étape cruciale du parcours d’un colis, généralement lorsqu’il quitte un centre de distribution pour atteindre sa destination finale. Les livraisons à domicile sont devenues si courantes au quotidien qu’elles passent souvent inaperçues, jusqu’à ce qu’un problème ne survienne. La montée en popularité des services de livraison alimentaire et des achats en ligne proposant la livraison le jour même, ont en effet élevé encore davantage le niveau d’attente : les consommateurs recherchent de manière croissante des expériences rapides, abordables et sans erreur.

De plus, les problèmes de livraison du dernier kilomètre émanent souvent de données d’adresse incomplètes. Par exemple, en cas d’informations de livraison incomplètes, le livreur ne peut mener sa mission à bien ou accuser des retards sur son planning, voire celui de collègues contraints de prendre le relais; affectant à la fois l’expérience des clients et des livreurs eux-mêmes.

Ainsi, les entreprises intègrent de plus en plus des solutions de geo addressing et d’enrichissement des données pour obtenir des informations pertinentes sur leurs clients. Le geo addressing combine le géocodage avec la vérification et l’auto-complétion des adresses, assurant ainsi des livraisons réussies et une expérience client fluide.

L’intelligence de localisation, moteur de l’intégrité des données

Cependant, afin de maximiser le potentiel des données de localisation, les entreprises doivent d’abord s’attaquer à la qualité de leurs données. Nous avons pu constater que 41% reconnaissent que la mauvaise qualité des informations de localisation constitue le principal frein à l’utilisation optimale des données de localisation dans leur organisation. Il est crucial de normaliser et de vérifier les données pour garantir leur adéquation à leur utilisation prévue.

En somme, l’impact des données de localisation repose sur un solide cadre de gouvernance des données, alignant le personnel, les processus et la technologie pour permettre aux entreprises de comprendre et de faire confiance aux données et métadonnées de localisation pour répondre à leurs impératifs. En abordant les problèmes de qualité des données et en éliminant les silos, les entreprises peuvent avancer vers le parcours pour l’intégrité de leurs données.

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Marketing : comprendre et surmonter les hésitations relatives à l’utilisation de l’IA

25 avril 2024 à 16:00

Les solutions technologiques basées sur l’IA s’étant développées très rapidement au point d’envahir notre quotidien, on comprend aisément pourquoi certains marketeurs – y compris les plus avertis – éprouvent quelques réticences à les adopter pleinement.

Principal problème relevé par ces derniers : le fait que les outils d’IA fournissent des informations parfois erronées. Près d’un marketeur sur deux qui recourt à l’IA générative a en effet déjà reçu des informations générées par l’IA qu’il savait inexactes. Plus préoccupant, un marketeur sur trois seulement serait capable d’identifier avec certitude si des informations fournies sont inexactes.

La partialité de l’IA est également un sujet : les outils d’IA sont connus pour être parfois sources d’informations biaisées. Si les équipes qui créent les modèles d’IA ne sont pas assez diversifiées, si elles n’ont pas connu suffisamment d’expériences différentes, les modèles d’IA seront alimentés avec des informations à la partialité proportionnelle à ce manque de diversité.

En outre, les marketeurs ne veulent pas dépendre trop largement des technologies d’IA. Ils se sont efforcés d’affûter leurs compétences dans le domaine de l’e-mail marketing, la rédaction de contenus, l’analyse de données ou encore le SEO… Ils ne veulent pas cesser d’utiliser et perdre ces compétences durement acquises. Au passage, il apparaît indispensable de rappeler que l’IA n’a pas pour vocation de remplacer l’humain, elle l’aide à travailler plus rapidement, jusqu’à gagner 25 jours par an !

La question mérite donc d’être posée : comment mieux contrôler les informations fournies par ces outils et trouver l’équilibre entre IA et compétences humaines ?

S’assurer de l’exactitude du contenu généré par l’IA

L’IA est en théorie un merveilleux outil, qui peut néanmoins s’avérer assez imprévisible. La principale raison étant que les modèles qui alimentent la plupart, voire tous les outils d’IA générative, ne peuvent qu’extraire du contenu daté d’il y a deux ans ou plus. Difficile dans ce contexte de compter sur des informations fiables sur un sujet qui évolue très rapidement, au fil de l’actualité. Les sujets de niche sont ainsi également sources de réponses inexactes de la part de la machine. Les outils d’IA ne restituent que les informations dont ils ont été nourris. Ils ne peuvent les trouver par eux-mêmes.

Si l’on ne peut donc jamais être sûr de l’exactitude des résultats, il est possible, par contre, de choisir la façon dont on tire parti de l’IA générative. L’IA peut fournir des résultats assez précis lorsqu’il s’agit de sujets bien documentés, durables et facilement vérifiables. En dehors de ce genre de contenu, il faut rester vigilant et ne pas hésiter à vérifier via un moteur de recherche.

Les meilleures pratiques éthiques et vérification des données fournies par l’IA

Apprendre à utiliser l’IA à bon escient – Les outils d’IA ne conviennent pas à toutes les tâches. Les résultats seront insuffisants, non pertinents voire biaisés, pour tout ce qui demande de la créativité, de l’originalité, ou de construire une opinion ou un certain point de vue, comme sur des sujets controversés ou politiques.

Si une information paraît inexacte, il faut la vérifier – Les moteurs de recherche permettent d’accéder à un large inventaire de sources fiables. Plus les données sont récentes, mieux c’est.

Ne pas faire cavalier seul – Surtout si le besoin est de créer du contenu qui aborde un sujet potentiellement polémique, ou pouvant avoir de graves répercussions. Mieux vaut demander à une tierce personne de relire avant de le publier.

Ne pas confondre utilisation de l’IA pour stimuler votre créativité, et le pur plagiat – En équipe, il faut décider du pourcentage de contenu qui doit être modifié avant de le considérer comme propriétaire.

L’IA ne remplacera jamais la créativité de l’être humain ni les liens que ce dernier sait établir. Une machine n’a pas de vécu et ne peut ni se former une opinion, ni gérer et former un employé. Elle représente un merveilleux outil pour les marketeurs, mais est inutile sans un regard humain, une vision stratégique et une bonne implémentation. Il ne faut donc pas voir l’IA comme un moyen de sauter des étapes, mais bien comme un moyen d’accélérer la création de contenu.

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Vidéoconférence truquée : un employé chinois vire plus de 25 millions de dollars US à des escrocs

6 février 2024 à 12:00

Grâce au perfectionnement des modèles d’IA de synthèse vocale, cloner une voix est aujourd’hui très facile. Les deepfakes permettant de récupérer une vidéo pour faire dire ce que l’on veut à une personne sont aujourd’hui monnaie courante, des escrocs s’en sont inspirés pour améliorer “l’arnaque au président”. C’est un employé d’un centre financier chinois, à Hong Kong, qui en a fait l’amère expérience : croyant participer à une visioconférence avec son directeur financier et des collègues, il a versé aux fraudeurs la coquette somme de plus 25 millions de dollars.

“L’arnaque au président” consiste à voler l’identité d’un dirigeant d’entreprise et à faire effectuer un faux ordre de virement par un salarié. Les escrocs n’ont pas attendu l’arrivée des IA génératives de voix pour tenter d’arnaquer les gens par téléphone mais la sophistication de ces dernières leur a permis d’être plus convaincants.

L’un des premiers cas d’arnaque par clonage vocal grâce à l’IA signalés, date de mars 2019. Le PDG d’une société d’énergie au Royaume-Uni a cru parler au téléphone avec un supérieur hiérarchique, le directeur général de la société mère allemande de l’entreprise, qui lui a demandé d’envoyer en urgence 243 000 $ à un fournisseur hongrois. Certain de reconnaître l’accent et l’intonation de son patron, il a obéi.

L’année suivante, c’est un directeur de banque qui s’est fait abusé par le clonage de voix : on lui a fait croire que le PDG d’une entreprise sur le point de faire une acquisition lui demandait de débloquer 35 millions de dollars par virement.

Bien que connaissant ce chef d’entreprise, le banquier des Emirats Arabes Unis, rassuré par les mails de confirmation, n’a pas douté de l’identité de l’auteur de l’appel et a donné l’ordre d’effectuer le virement.

Pour cloner une voix, il suffisait aux escrocs d’aller récupérer des messages audio sur Tik Tok, YouTube ou Facebook, les vidéos publiées sur ces réseaux sociaux sont aujourd’hui également utilisées pour améliorer les deepfakes.

Cette arnaque à la visioconférence a été dévoilée le 4 février dernier par RTHK (Radio Television Hong Kong), la police cherchant à alerter sur ce nouveau genre de menaces.

Selon le surintendant principal par intérim, le baron Chan, l’employé a reçu un message prétendument du directeur financier de l’entreprise l’invitant à un appel vidéo pour discuter de transactions confidentielles qui devaient être effectuées. Celui-ci, conforté par la présence de collaborateurs à cette visioconférence alors qu’il était en fait face à des vidéos préenregistrées, a effectué 15 transactions sur cinq comptes bancaires locaux, pour un total de 200 millions de dollars de Hong Kong, soit plus de 25,5 millions de dollars américains.

Il aurait suffi à l’employé d’essayer d’interagir avec ses collègues durant la visioconférence pour s’apercevoir qu’ils n’étaient pas réels, mais il n’a réalisé la supercherie qu’après les avoir appelés, la réunion terminée.

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IA générative et droit : Lefebvre Dalloz annonce le lancement de GenIA-L

1 février 2024 à 11:40

Lefebvre Dalloz, la marque qui réunit les expertises du groupe Lefebvre Sarrut en France, notamment en matière de connaissance juridique et fiscale, annonce le lancement de  GenIA-L, une solution d’IA générative conçue pour les professionnels du droit et du chiffre, entraînée exclusivement sur ses bases de données juridiques.

Lefebvre Dalloz occupe une place de premier plan dans le paysage juridique et fiscal français. En combinant édition, formation, logiciels et services, la marque offre une réponse complète aux besoins des entreprises (DRH, DAF, directeurs juridiques, conformité), du secteur public, des professions réglementées (notaires, experts comptables, avocats…) et des étudiants.

GenIA-L a été développée spécifiquement pour les professionnels du droit (avocats, notaires, commissaires de justice, greffiers) et les professionnels du chiffre (experts-comptables, commissaires aux comptes). Elle est conçue pour offrir une réponse instantanée à toute question juridique formulée en langage naturel, tout en assurant la fiabilité et l’exactitude des informations fournies. Grâce à son accès aux bases de données juridiques exhaustives de Lefebvre Dalloz, cette IA garantit des réponses correctement sourcées, permettant ainsi aux utilisateurs de bénéficier d’une expertise fiable et précieuse.

Anne Greze, Directrice marketing et membre du Comité de direction de Lefebvre Dalloz, commente :

“Nous sommes très fiers d’être le 1er acteur en France à lancer une solution d’IA générative utilisant des contenus juridiques fiables pour les professionnels du droit et du chiffre. Cette solution va révolutionner leur activité quotidienne en leur permettant des gains de productivité significatifs et de se concentrer sur des activités stratégiques à plus haute valeur ajoutée”.

GenIA-L offre une gamme complète de fonctionnalités pour répondre efficacement aux besoins des professionnels du droit et du chiffre, notamment :

  • Synthèse Automatique : Rédaction automatique d’une synthèse basée sur les fonds Lefebvre Dalloz à chaque question posée.
  • Questions et Réponses : Une série de questions pertinentes accompagnées de leurs réponses respectives pour approfondir les sujets abordés.
  • Check-list Juridique : Liste détaillée des modalités juridiques à prendre en compte pour la question posée.
  • Tableau de Cas Pratiques : Présentation didactique des principaux cas de figure avec les règles de droit correspondantes.
  • Explication Juridique Structurée : Analyse approfondie des bases légales et des arguments en lien avec la question posée.
  • Explication en langage non-expert : Réécriture de l’explication juridique en langage clair et accessible aux non-initiés.

GenAI et secteur juridique

Le rapport sur l’impact de l’Intelligence artificielle générative sur les professions juridiques récemment publié par L’European Legal Technology Association (ELTA), qui a d’ailleurs reçu le soutien de Lefebvre Sarrut, montre que les professionnels du droit sont majoritairement prêts à adopter la GenAI. Comme beaucoup, ils s’inquiètent toutefois de la confidentialité et la sécurité des données ainsi que des biais des algorithmes.

Si Lefebvre Dalloz assure être le 1er acteur à lancer une solution d’IA générative fiable à l’adresse des professionnels du droit, il va se retrouver sous peu en concurrence avec LexisNexis.

Fin octobre dernier, l’éditeur de solutions juridiques annonçait le lancement de Lexis+ AI. Cette autre solution d’IA générative conversationnelle facilite les résumés jurisprudentiels et de doctrine, permet de traduire et faciliter la rédaction des documents et la génération de mémos juridiques ou encore des clauses contractuelles. Elle a été entraînée sur l’intégralité du contenu LexisNexis (plus de 100 milliards de documents dans le monde) et est présentée LexisNexis comme un outil fiable et sécurisé, le plus mature du marché et “sans hallucination”.

Lexis+ AI a été lancé aux Etats-Unis après plusieurs mois de beta-testing avec les plus grands cabinets d’avocats et des juristes d’entreprise. La solution va être très prochainement déployée dans l’ensemble des pays du groupe, notamment en France, en tenant compte des spécificités du droit français et européen.

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