Le fournisseur d’électricité poursuit l’ONG pour l’intrusion dans la centrale de Flamanville en mars 2022. Les quinze militants qui ont participé à l’opération risquent également un an de prison. Greenpeace dénonce une procédure bâillon.
Le mouvement d’aide juridique aux manifestants est dans le viseur de l’Intérieur qui l’accuse notamment d’inciter à la violence. «DefCo» conteste et entend se «battre contre cette décision via tous les recours possibles».
Attisées par l’urgence climatique, les tensions n’ont jamais été aussi fortes entre les organisations écologistes et l’État, qui se veut désormais implacable vis-à-vis de certains modes d’action tels que la désobéissance civile et assume la criminalisation d’un «écoterrorisme»"."
Paulo est cordiste pour les actions coup de poing de Greenpeace, Léa est décrocheuse de portraits et militante à Alternatiba et Manu se bat contre l’installation des fermes-usines en Bretagne. Tous les trois témoignent pour Mediapart de la répression dont ils ont été la cible.
En 2017, sous pression de l’extrême droite, le président de la région des Hauts-de-France avait retiré la subvention de Pastel FM, qu’il accusait de «prosélytisme religieux». La cour administrative d’appel de Douai affirme que ces accusations ne reposaient sur aucun élément matériel.